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Commission des affaires sociales • Membre • 26 févr. 2026

Horizons & Indépendants • Président • 25 janv. 2025

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Paul Christophe
2026 Feb 25 23:19:58
Eh oui !
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Paul Christophe
2026 Jan 28 23:41:34
Entre 1962 et 1984, plus de 2 000 mineurs originaires de La Réunion ont été déplacés vers la France hexagonale. Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, ces enfants ont été envoyés dans des départements métropolitains, principalement ruraux. Cette initiative répondait alors à des objectifs démographiques, économiques et de lutte contre l’exode rural, tristement jugés prioritaires. Cette politique n’a que tardivement trouvé sa place dans le débat public national et elle demeure insuffisamment connue de nos concitoyens.

Ces déplacements n’étaient pas le fruit de décisions individuelles librement consenties, ils relevaient de choix administratifs violents, souvent opaques, pensés à l’échelle des territoires et imposés sans considération effective de l’intérêt supérieur des enfants ni respect de leurs droits fondamentaux. De nombreux parents n’ont pas été informés de la portée réelle des décisions qu’ils prenaient. Les fratries ont été séparées, les liens familiaux rompus, sans perspective de retour et de reconstruction.

Beaucoup de ces enfants ont ensuite grandi dans un environnement culturel, social et affectif profondément éloigné de celui dans lequel ils avaient été élevés. Pour certains, cette transplantation s’est accompagnée d’une atteinte durable à leur identité, allant jusqu’à des modifications de leur état civil, à laquelle se sont ajoutées des situations de maltraitance, de violence, d’abandon, voire d’exploitation. Les conséquences psychologiques et sociales de ces situations se sont prolongées bien au-delà de l’enfance. Si la souffrance ici évoquée ne se présente pas de manière uniforme, ses effets sont constants : perte de repères, difficulté à se construire, sentiment d’injustice durable.

Depuis plus de vingt ans, un travail progressif a permis de faire émerger cette vérité. La médiatisation des témoignages au début des années 2000, l’engagement constant des associations et la résolution adoptée par l’Assemblée nationale en 2014 ont constitué des étapes importantes. Les travaux de la commission nationale présidée par Philippe Vitale ont ensuite permis de documenter précisément les faits, d’identifier les victimes et de mesurer l’ampleur des défaillances.

Toutefois, la reconnaissance, à elle seule, ne suffit plus. Il nous revient de prolonger cet héritage. Adopter cette proposition de loi, c’est assumer avec lucidité les conséquences dramatiques de ces faits et franchir une étape décisive. La mémoire et la réparation ne sont pas des symboles creux. Elles incarnent l’engagement du droit en faveur du devoir, de la justice et du respect de la personne humaine. Elles participent également à la transmission d’une réalité historique indispensable à la compréhension de notre passé collectif.

Votre proposition de loi, chère Karine, vise à établir de façon exhaustive ce qui a été vécu, à rétablir une dignité et à permettre aux personnes concernées d’achever leur parcours mémoriel avec la considération qui leur a trop longtemps été refusée. Il prévoit ainsi la création d’une commission de reconnaissance, l’instauration d’une journée nationale d’hommage ou encore la création d’une maison de l’accueil et de la protection de l’enfance – un lieu de ressources, de recueillement et de réflexion. Enfin, l’ouverture d’un droit à réparation apportera une réponse concrète à celles et ceux qui ont subi les conséquences les plus lourdes de cette politique.

Mes chers collègues, adopter cette proposition de loi, c’est affirmer que la République ne se dérobe pas face à ses manquements et qu’elle sait traduire sa responsabilité historique en actes utiles et attendus. C’est pourquoi le groupe Horizons & indépendants votera en faveur de ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR, sur plusieurs bancs des groupes EPR et EcoS, sur quelques bancs du groupe Dem ainsi que sur les bancs des commissions.)
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Paul Christophe
2026 Jan 28 22:52:42
Je vous remercie toutes et tous parce que ce sujet nous a rassemblés autour d’un vote unanime. Par les temps qui courent, ce n’est pas courant. Cela signifie aussi que cette cause avait tout son sens et je suis très heureux d’avoir pu la défendre avec Marie-Charlotte Garin. Je remercie également l’administrateur qui nous a accompagnés, le monde associatif qui nous a sensibilisés à ce sujet, ainsi que toutes les parties prenantes que nous avons auditionnées. La rédaction qu’ils nous ont conduits à adopter ne permet pas de résoudre tous les problèmes, mais nous pourrons déposer d’autres propositions de loi. En tout cas, je serai très heureux que nos collègues sénateurs puissent le voter conforme et que l’on apporte enfin une réponse tangible à toutes ces femmes qui restent trop souvent victimes de ces agissements. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem. – M. le président de la commission des lois applaudit également.)
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Paul Christophe
2026 Jan 28 22:33:47
En effet, madame Leboucher, nous avons déjà eu cette discussion en commission et vous ne serez pas surprise par mes arguments.

Nous nous sommes interrogés sur l’inscription de cette mention dans le texte puisque nous avons, dans le cadre des auditions, entendu des associations auxquelles nous avons toutes et tous rendu hommage dans la discussion générale. Le devoir de respect entre époux, prévu à l’article 212 du code civil depuis la loi du 4 avril 2006, inclut déjà l’obligation de vivre sans violence. Robert Badinter – auteur de l’amendement dont est issue cette disposition – disait, en 2006, qu’il s’agissait de « moderniser l’article 212, en introduisant la notion de respect, base d’une vie de couple harmonieuse et préalable indispensable à la prévention des violences conjugales ». Cette interprétation nous a également été confirmée par les services du ministère de la justice, qui estiment que « la doctrine analyse l’introduction de ce devoir de respect entre époux comme la consécration de l’égalité entre les époux symbolisant la fin de l’autorité du mari sur l’épouse et impliquant le respect de la volonté de chacun des époux. Cette affirmation du respect de la volonté des époux participe de la lutte contre les violences au sein du couple, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, ou économiques. » Cela englobe bien l’ensemble des violences ; votre amendement paraît ainsi redondant et, selon les magistrats auditionnés, susceptible de fragiliser la jurisprudence.

En outre, nous nous sommes rapprochés de nos collègues du Sénat pour nous accorder sur une écriture qui pourrait faire l’objet d’un vote conforme dans les deux chambres. En effet, nous ne débattons pas pour faire beau mais pour être utiles et je serais très contrarié si nos travaux devaient entretenir des espoirs qui ne seraient pas confirmés au Sénat. L’absence d’accord entre les deux chambres empêcherait de surcroît le texte d’être promulgué dans un temps qui, vous me l’accorderez, est court au regard des échéances électorales. En l’état, j’espère qu’il pourra être adopté avant l’été ; c’est l’objectif que nous nous sommes assigné.

Vous me pardonnerez donc de vous inviter, comme en commission, à retirer l’amendement ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable.
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Paul Christophe
2026 Jan 28 22:19:35
Eh oui !
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Paul Christophe
2026 Jan 28 19:53:33
Imaginez cette voisine que vous entendez crier de douleur. Imaginez-la cacher ses marques aux regards indiscrets de personnes qui ne viendront pourtant pas l’aider. Imaginez le courage dont elle fait preuve en se rendant seule au commissariat. Les policiers l’interrogent, elle répond, elle se confie, elle raconte l’enfer dans lequel elle vit. Il lui faudra du temps et du soutien avant de se décider à demander le divorce. Son mari, lui, veut la faire payer. S’il ne peut plus le faire physiquement, alors il le fera financièrement, avec l’appui du droit.

Ce cauchemar ne relève malheureusement pas de la fiction. C’est la vie de cette épouse condamnée à un divorce pour faute à ses torts exclusifs pour avoir refusé d’avoir des relations sexuelles avec son mari violent. Le juge utilisera même contre elle son propre dépôt de plainte pour violences conjugales, afin de caractériser un prétendu manquement à ses obligations matrimoniales. Imaginez la violence d’un tel jugement pour cette femme.

Ces derniers jours, certains commentateurs suggéraient que notre proposition de loi serait symbolique, presque superflue, et qu’elle ne ferait que supprimer un principe archaïque absent de notre droit. Pourtant, la condamnation de la France pour avoir laissé perdurer une telle jurisprudence date d’à peine un an. Pourtant, depuis l’examen en commission de notre proposition de loi, les micro-trottoirs se multiplient et les témoignages affluent.

Je suis d’ailleurs frappé de voir qu’aucune des personnes interrogées ne demande jamais aux journalistes ce qu’est le devoir conjugal. Aucune d’entre elles. Comme si nous le savions tous. Comme si nous l’avions collectivement intégré. Notre usage des mots a certes changé. On ne parle plus de « viol légal » ou de « présomption de consentement ». Mais visiblement, encore aujourd’hui, les mots « devoir conjugal » évoquent une soumission des femmes à laquelle nous nous sommes trop habitués.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ils sont édifiants. Un homme sur quatre avoue avoir déjà eu un rapport avec une femme en doutant de son consentement. Un homme sur quatre considère qu’il est normal qu’une femme ait un rapport sexuel par devoir et non par envie. En défense de la dignité humaine, il nous revient de leur dire qu’ils se trompent.

Avec Marie-Charlotte Garin et Véronique Riotton, nous avons affirmé une vérité simple : le consentement doit être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Avec Sarah Legrain ou la sénatrice Laurence Rossignol, nous disons que le corps de l’autre ne nous appartient jamais, et ce, y compris dans le cadre du mariage. Nous ne sommes pas redevables sexuellement envers notre conjoint. Le mariage n’est pas une forme de disponibilité sexuelle et ne fait pas disparaître la nécessité du consentement. Cette violence institutionnelle n’est ni légitime ni tolérable.

Ces décisions judiciaires fondées explicitement sur le devoir conjugal sont graves et suffisent, à elles seules, à justifier l’intervention du législateur. Alors que 57 % des Françaises disent avoir déjà eu des rapports non désirés, comment pourrions-nous dire que leurs souffrances ne comptent pas ? Comment pourrions-nous dire qu’il n’existe aucun lien entre ces décisions judiciaires et une culture qui autorise encore certains hommes à se croire propriétaires du corps de leur épouse ?

Les magistrats et les avocats nous réclament ce texte afin qu’aucune plaidoirie ne vienne plus remettre en cause le libre consentement. Mais je veux croire que cette proposition de loi aura une portée plus grande que sa seule dimension juridique. Je veux croire qu’elle participe à un changement plus profond et à la construction d’une culture nouvelle où le respect entre partenaires est une valeur cardinale.

En modifiant l’article 215 du code civil, nous affirmons que la communauté de vie ne crée aucune obligation entre époux d’avoir des relations sexuelles. Cette courte modification a aussi une vertu profondément pédagogique : elle fera du consentement une norme sociale énoncée à voix haute au moment de la cérémonie du mariage. Ainsi, toutes les générations réunies autour des futurs mariés, comme le symbole de notre société tout entière, entendront ce que nous attendons du couple : respect et solidarité.

Ce texte ne fragilise pas le mariage. Il dit simplement ce que la République accepte et ce qu’elle n’accepte plus. Il ne crée pas une rupture. Il met enfin le droit à la hauteur de nos valeurs. Ma corapporteure Marie-Charlotte Garin et moi-même vous invitons donc à voter unanimement en faveur de cette proposition de loi. (Applaudissements sur de nombreux bancs.)
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Paul Christophe
2026 Jan 14 14:39:13
Le Groenland n’est pas à vendre – encore moins à prendre – pas plus que la France et ses partenaires européens. Les États-Unis semblent pourtant l’avoir oublié : sans même avancer une quelconque excuse morale, l’impérialisme américain fait son grand retour. Danemark, Canada, Venezuela : il apparaît très vite que les alliances comptent moins que les intérêts, le droit moins que la force.

L’ombre de l’aigle américain cherchant à repérer sa prochaine proie plane désormais sur le monde. Notre allié se comporte en prédateur et n’attend qu’une faiblesse de notre part pour attaquer.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’Europe était abîmée par les épreuves qu’elle avait traversées dans sa chair et sur ses terres. À l’époque, elle ne souhaitait pas devenir une puissance armée, mais seulement construire un espace commercial suffisant pour lui offrir prospérité et paix.

La loi du plus fort, elle, n’a jamais disparu. Vous ne trouverez dans nos rangs aucune forme de naïveté sur la réalité de ce monde et de sa violence. Si nous ne changeons pas la donne, l’Europe sera faible dans le monde et la France faible dans l’Europe.

Nous refusons de voir notre pays relégué au rang de simple commentateur. Redressons-nous ! Soyons fiers de qui nous sommes, défendons nos valeurs et nos intérêts !

L’Europe est belle quand elle est unie. Elle peut encore être notre force, si nous le décidons.

Il nous revient de nous ressaisir, ou le monde le fera à notre place.

Pour la souveraineté européenne, la France doit être à l’initiative. Comment le gouvernement compte-t-il renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe et de la France ?
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Paul Christophe
2025 Dec 16 15:44:00
Au sein du groupe Horizons & indépendants, nous ne voudrions pas qu’on se méprenne au sujet de la crise agricole que nous connaissons. Les révoltes actuelles ne sont pas seulement dues aux abattages obligatoires, si douloureusement nécessaires pour lutter contre les différentes épidémies. Il ne s’agit pas de la valeur marchande d’un animal mais de plusieurs années de travail, d’investissement et de sacrifices. On n’informe pas un agriculteur de l’abattage de son troupeau par un simple e-mail. On ne discute pas avec lui en lui envoyant un gendarme. Nos agriculteurs méritent mieux.

Ce qui met le feu à nos campagnes, c’est de devoir travailler 60 heures par semaine pour finir sur la paille.

Avec le traité de libre-échange avec le Mercosur, la future politique agricole commune, la prochaine taxation des engrais par le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et tant de normes européennes qui s’additionnent sans cohérence, c’est l’agriculture française elle-même que l’on met en péril. Pour la première fois de notre histoire, en 2025, notre balance commerciale agricole est négative. Reconnaissons-le, c’est un échec collectif. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Au-delà des chiffres, n’oublions pas la dimension humaine. La profession ne sait plus à qui elle doit s’adresser faute d’interlocuteur de proximité. Il nous faut être sur le terrain, à leurs côtés, et trouver des solutions humaines et respectueuses de leur travail et de leur engagement. Nous ne devons pas abandonner nos agriculteurs ; ils sont le cœur battant de nos territoires.

Monsieur le premier ministre, que pouvons-nous faire pour que la France reste une terre agricole prospère ? (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
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Paul Christophe
2025 Dec 11 10:42:44
Ainsi, dans 34 % des cas, le juge ne peut réaliser l’entretien individuel avec l’enfant, alors qu’il s’agit d’une obligation légale. Sans ces échanges, comment s’assurer que la parole de l’enfant est entendue et défendue ?

Derrière ces chiffres, il y a des visages, des enfants brisés par les épreuves de la vie, par une famille insécurisante ou violente, par une justice qui manque sa cible, faute de temps et d’écoute ; il y a des enfants qui ne comprennent pas ce qui leur arrive et qui se sentent invisibles. Pourtant, les décisions qui sont alors prises changent leur vie.

Il y a aussi des langues qui ne se délient jamais, par peur de déranger, par crainte de causer des soucis. Pour franchir le pas de la confidence, il faut avoir confiance en son représentant, et cette confiance, elle se construit.

L’État doit être à la hauteur de chacun des enfants de la République, encore plus quand ceux-là n’ont plus que lui sur qui compter. C’est pour eux que nous légiférons aujourd’hui, pour que chaque enfant puisse être accompagné d’un avocat. Chacun de nous le sait pour l’avoir été un jour, un enfant n’a pas les mots, pas les codes, pas les moyens de se défendre seul. En revanche, il a des droits et des adultes autour de lui qui, eux, ont le devoir de l’accompagner.

Ce texte est un acte de dignité collective. Il rappelle avec force que l’enfant n’est pas un accessoire de la procédure, une variable d’ajustement dans les conflits des adultes. Il dit que la République doit offrir à chacun de ses enfants un soutien, une protection, mais surtout une voix.

Nous ne pouvons que constater que ce texte est d’une nécessité implacable et que sa mise en œuvre relève aujourd’hui d’une urgence. Notre groupe tient toutefois à souligner que cet accompagnement devra se faire par des avocats spécialisés. Nous resterons ainsi vigilants quant au bon déploiement de la certification de spécialisation en droit des enfants.

Par ailleurs, nous souhaitons attirer votre attention sur les risques de conflit qui pourraient exister entre l’avocat et l’administrateur ad hoc, sur des questions aussi importantes que la situation de l’enfant et un éventuel appel de la décision du juge des enfants. Nous devons en effet préserver l’enfant de toute nouvelle difficulté judiciaire.

Enfin, afin que cette réforme puisse être effective, il conviendra de garantir son financement dans le temps.

La justice doit être rendue à hauteur d’enfant, il y va de notre responsabilité et de notre honneur. Aussi, le groupe Horizons & indépendants, très largement engagé en faveur de la protection de l’enfance, est fier d’apporter son plein soutien à ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR et sur quelques bancs des groupes EPR, SOC et Dem.)
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Paul Christophe
2025 Dec 11 10:42:37
Mais il se heurte à la réalité des tribunaux et à la surcharge des juridictions pour mineurs.
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Paul Christophe
2025 Dec 11 10:41:01
…cette phrase résonne en moi, car c’est bien pour eux et pour leurs familles que nous sommes réunis.

Trop souvent, nous avons été alertés par les associations et les professionnels dévoués qui les accompagnent chaque jour – travailleurs sociaux, éducateurs, avocats, magistrats – et, disons-le, parfois par les enfants eux-mêmes.

Nous entendons leur appel. La justice est souvent lourde, brutale, longue ; un enfant ne devrait jamais affronter seul la dureté et la profondeur des conflits qu’elle traite. La justice doit d’abord permettre à un enfant d’être écouté, d’être reconnu victime pour l’aider, demain, à se relever et à se réaliser plus tard en tant qu’adulte. Désormais, nous pouvons le dire avec force : nous avançons enfin, dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

Chaque année, plus de 200 000 enfants sont concernés par les décisions d’un juge aux affaires familiales. Des milliers d’autres traversent des procédures liées à des violences intrafamiliales – en 2023, 6 400 ordonnances de protection ont été délivrées, dont 89 % dans des foyers où vivent des enfants.

Plus de 300 000 mineurs sont suivis par l’aide sociale à l’enfance en France. Bien sûr, le juge des enfants est investi d’une mission de premier ordre, et son professionnalisme ne sera jamais remis en cause.
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Paul Christophe
2025 Dec 11 10:40:48
Les enfants sont des voyages qu’il faut accompagner avec tendresse et vigilance, nous dit Philippe Claudel. Alors que nous nous apprêtons à offrir à chaque enfant le droit d’être représenté par un avocat,…
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:47:15
Combien avait-il raison ! On ne construit rien sur des illusions. Chez Horizons, nous disons non à l’aveuglement, non au dérapage, non à l’irréalisme. Mais parce que nous ne sommes pas les artisans du chaos, nous nous abstiendrons, dans notre très grande majorité. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RN.)
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:46:40
Ce texte est dépourvu d’équilibre, de vision et de responsabilité. Ce budget ne prépare rien, n’anticipe rien. Il affaiblit même la France. Pire, il fait entrevoir un avenir sombre pour notre jeunesse, qui héritera de cette dette. Pierre Mendès France disait qu’il ne faut jamais sacrifier l’avenir au présent…
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:46:06
Personne ne peut feindre la surprise. S’il y a bien une chose qu’on ne peut résolument pas reprocher à mon groupe, c’est sa constance et son sérieux. (Rires sur les bancs du groupe RN.) Dans cet hémicycle, de jour comme de nuit, nous avons défendu nos entreprises, notre tissu productif et la prospérité de nos territoires. Notre pays se doit de faire face au choc démographique majeur qui se profile et au vieillissement de sa population. Il nous faut préparer l’avenir.

Ce budget de la sécurité sociale n’est pas à la hauteur des défis qui se dressent devant nous. Il devait viser un déficit de 17 milliards mais les concessions faites aux uns et aux autres le portent à hauteur de 24 milliards d’euros – 24 milliards de dette supplémentaire. Quant au déficit cumulé du pays, il devrait atteindre un taux situé entre 5,1 % et 5,3 % du PIB, alors que la raison imposait de rester sous les 5 %.
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:45:46
Depuis le début, je n’ai pas vu la gauche se presser pour construire une solution de compromis. Un compromis oblige chacun à faire des concessions. Avec vous, c’est uniquement à sens unique, au mépris des équilibres budgétaires. Nous l’avons dit dès le 16 octobre : nous ne voterons pas n’importe quoi.
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:45:23
Quant aux socialistes, ils avancent avec la naïveté de ceux qui se croient fins stratèges. Ils veulent gouverner le pays, mais ils semblent découvrir qu’avec quelque soixante députés, soit une minorité de cet hémicycle, ils ne peuvent pas porter seuls un budget national.

Le groupe Horizons & indépendants n’a jamais fui ses responsabilités. (Rires sur les bancs du groupe RN.) Nous avons tendu la main, nous nous sommes montrés ouverts au dialogue.
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:45:19
Pourquoi ? Parce qu’ils veulent le chaos.
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:45:15
Ils se cachent, ils fuient leur propre vote, ils n’assument rien.
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:43:40
C’est à n’y rien comprendre.
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Paul Christophe
2025 Dec 09 19:42:59
Les deux plus grandes erreurs économiques commises dans notre pays – le retour sur l’âge de départ à la retraite sous François Mitterrand et les 35 heures – sont le péché originel de l’héritage la gauche. Ces décisions ont sciemment ignoré une réalité démographique déjà connue et visible. Elles ont volontairement fragilisé les trajectoires budgétaires des décennies suivantes. Quarante ans plus tard, la gauche persiste dans l’aveuglement. Elle refuse d’assumer le recul de l’âge de départ à la retraite, pourtant si nécessaire. Elle préfère flatter l’illusion plutôt que de dire la vérité !

Nous voyons médusés tous les populistes, de La France insoumise au Rassemblement national, s’allier pour défendre ensemble la retraite à 60 ans ! Qui peut sérieusement croire que cette promesse bancale est tenable ? Qui peut imaginer que nous pourrions financer une retraite de vingt-deux ans en moyenne par un système conçu pour n’en financer que cinq ? Cette promesse, c’est du vent ! Du vent qui coûte des milliards d’euros.

Depuis la dissolution, la gauche réclame le pouvoir : un gouvernement, un premier ministre. Elle n’a obtenu ni l’un ni l’autre. En négociant seule avec le gouvernement, elle s’est retrouvée propriétaire du budget de ce dernier. Elle a été aidée dans sa tâche par les extrêmes, qui ont soutenu les mêmes taxes, les mêmes dépenses, les mêmes dérives. Ensemble, ils ont voté pour alourdir la fiscalité, non seulement de nos entreprises, mais aussi de nos concitoyens, en touchant même à leur épargne ; ils ont approuvé des milliards de dépenses nouvelles, souvent sans financement, distribuant l’argent public comme s’il était magique. Ce déferlement fiscal a un résultat clair : moins d’investissements, moins de croissance et plus de déficit. Par conviction ? Allons ! On ne sauve pas un pays en détruisant sa compétitivité. Il n’y a là aucune vision, et encore moins du courage. C’est au mieux de l’incompétence, au pire du calcul politicien. Ainsi La France insoumise et le Rassemblement national voteront-ils contre la copie finale d’un texte qu’ils ont pourtant contribué à écrire.
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Paul Christophe
2025 Dec 06 00:34:42
Il n’a pas bien lu, le rapporteur !
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Paul Christophe
2025 Dec 05 23:18:54
On aurait pu vivre un moment de vérité, mais nous sommes de nouveau tombés dans le soir des mensonges. Mensonge sur la réalité démographique, puisque vous savez très bien que là où nous avions 4,1 cotisants pour 1 retraité à la création de notre système de retraites, nous sommes tombés à 1,7 cotisant pour 1 retraité, et que là où nous liquidions à l’époque seulement 5,5 années de pension, nous en sommes à 22,5 années de pension. Même François Mitterrand, pendant sa campagne présidentielle de 1988, affirmait qu’il y avait un problème démographique, que celui-ci percuterait l’année 2000 et que chacun devrait faire un effort.

Mensonge aussi sur la question des carrières longues, cher Paul Molac : avec la réforme proposée en 2023, nous avons fait en sorte qu’un jeune qui commence à 16 ans, au lieu de cotiser 180 trimestres, ne cotise plus que 172 trimestres, soit 43 années ; si bien qu’en commençant à 16 ans, vous pouvez vous arrêter à 59 ans et non à 64 ans.

Mensonge encore sur le financement, puisque vous présentez une facture déséquilibrée sans dire qui vous ferez payer demain. Seront-ce les salariés, parce qu’il faudra augmenter leurs cotisations ? Seront-ce les retraités, parce qu’il faudra baisser leurs pensions ? Ou reporterez-vous le poids de ce déficit sur les générations futures ?

Le dernier mensonge, chers collègues, c’est celui de votre réelle volonté de compromis, puisque vous venez de trahir celui-ci en rejetant l’article 44, qui prévoyait le gel des pensions et que nous aurions pu améliorer. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)

Voilà pourquoi nous resterons fidèles à nos convictions. Nous ne mentirons pas aux Français et nous opposerons à la suspension de la réforme. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
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Paul Christophe
2025 Dec 05 13:35:22
Le débat sur cette partie consacrée aux recettes révèle un point essentiel sur lequel il convient de revenir avec lucidité. Le gouvernement annonce plus de 4,5 milliards d’euros de compensations supplémentaires au profit de la sécurité sociale – 2,5 milliards au titre des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires et 2 milliards pour mieux compenser les allégements généraux de cotisations. Certes, ces montants amélioreront mécaniquement le déficit de la sécurité sociale – cachant ainsi le renoncement à l’ensemble des efforts demandés dans le projet initial – mais c’est un trompe-l’œil, comprenez-le bien, car c’est l’État qui devra financer ces compensations. L’ensemble des votes de cette Assemblée conduiront à aggraver le déficit de l’État de plus de 5 milliards d’euros. Est-ce vraiment sérieux ?

J’affirme avec gravité qu’on ne peut pas rééquilibrer un budget en en creusant un autre. Ces compensations sont devenues nécessaires parce que vous avez renoncé à assumer une politique sérieuse et responsable de maîtrise des dépenses.

À chaque fois que l’on refuse de hiérarchiser les priorités, de trancher, de réformer, on se retrouve à acheter sa survie politique et budgétaire en opérant des transferts qui n’améliorent ni la situation du pays ni celle des générations futures. Or elles paieront la facture en dernière instance.

Au bout du compte, le déficit de la sécurité sociale aura été artificiellement réduit, et celui de l’État, largement aggravé. Le groupe Horizons & indépendants se refuse à valider un tel montage. La vérité budgétaire n’est pas négociable. La sincérité des comptes publics est un devoir envers les Français. Aussi, nous ne voterons pas en faveur de cette partie du PLFSS. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe HOR. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes SOC et Dem. – Brouhaha.)
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