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Thomas Portes
2026 May 29 22:06:19
Vous voulez parler des violences ? Parlez des violences de Sainte-Soline, des ordres donnés par la police, qui ont mutilé des manifestants, se sont rendus coupables de tirs tendus, contraires à la doctrine. D’autant que le responsable est connu, côté politique : c’est le ministre de l’époque, Gérald Darmanin ! Madame la ministre, qu’avez-vous à dire là-dessus ? C’est silence radio sur la répression de celles et ceux qui se mobilisent.
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Thomas Portes
2026 May 29 22:06:16
Les miliciens ont fondé votre idéologie politique !
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Thomas Portes
2026 May 29 22:06:03
Une fois de plus, vous montrez votre véritable visage. Quant au collègue du RN qui tout à l’heure parlait de milices issues de nos rangs, je rappellerai que les milices appartiennent à votre propre histoire politique !
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Thomas Portes
2026 May 29 22:05:57
Il est 21 h 53, et le Rassemblement national mentionne des « invasions de gens du voyage ».
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Thomas Portes
2026 May 29 22:03:13
Vous caricaturez nos propos, monsieur François Cormier-Bouligeon, en soutenant que nous chercherions à supprimer toutes les sources d’irrigation. Si les agriculteurs et les agricultrices sont inquiets, c’est à cause de l’avenir et à cause du modèle agricole que vous défendez. Les agriculteurs s’inquiètent de perdre une agriculture de proximité, de constater qu’une minorité accapare l’eau !

Madame la ministre, vous pouvez toujours nous faire de grandes leçons de principes républicains, nous assumons d’être du côté de la désobéissance civile, quand elle est au service de l’intérêt général ! Contrairement à vous, nous ne nous rendons pas à des réunions pour recevoir des fiches de Vincent Bolloré ! Vous avez mangé avec l’argentier de l’extrême droite ! Qui écrit les fiches que vous lisez dans cet hémicycle ? Vous faites honte à la République : vous déjeunez avec Vincent Bolloré et vous sacrifiez ici, avec vos amis, l’agriculture de proximité !
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Thomas Portes
2026 May 28 15:48:38
Alors ne nous donnez pas de leçons en matière de budget ou de finances publiques : vous êtes un gouvernement illégitime, qui n’a permis le vote d’aucun budget dans ce pays – c’est la réalité !
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Thomas Portes
2026 May 28 15:48:10
Mais justement, nous aimerions bien pouvoir débattre d’un PLF : je suis parlementaire depuis 2022 et je n’ai jamais eu l’occasion de me prononcer sur un seul budget de la nation ! C’est bien beau de nous dire de déposer des amendements dans le cadre de la discussion budgétaire, mais encore faudrait-il qu’elle ait lieu !

Vous avez aussi invoqué un contexte marqué par la frugalité et l’austérité pour expliquer pourquoi il n’y avait pas d’argent pour la petite enfance. Nous sortons pourtant de débats portant sur la loi d’actualisation de la programmation militaire au cours desquels pas moins de 36 milliards d’euros supplémentaires ont été mis sur la table ! Et vous ne pourriez pas consacrer quelques millions d’euros aux enfants de ce pays ?
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Thomas Portes
2026 May 28 15:48:05
Madame la ministre, vous nous invitez à déposer des amendements dans le cadre de l’examen du PLF.
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Thomas Portes
2026 May 28 15:39:30
Il s’agit un amendement d’appel visant à vous alerter quant à l’insuffisance du financement alloué aux collectivités et aux communes. Dans le projet de loi de finances pour 2025, 86 millions d’euros leur étaient attribués, un chiffre largement insuffisant. L’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité – qui n’est pas dirigée par un Insoumis ! – a tiré la sonnette d’alarme au sujet de cette sous-dotation. Récemment, le Comité des finances locales a rendu un avis très défavorable sur les modalités de la compensation.

L’accueil de la petite enfance doit être assuré par le service public. Si on veut demander aux collectivités de faire toujours plus – comme c’est le cas depuis des années –, il faut leur attribuer des moyens. Il ne faut pas attaquer les dotations publiques, ne pas les réduire, ne pas demander de faire toujours plus avec toujours moins de moyens. Mettez l’argent public – il y en a ! – au service de la petite enfance, de l’accueil de nos gamins, et arrêtez de le verser à des entreprises qui gavent leurs actionnaires. Accordez la priorité aux enfants et au service public de la petite enfance.
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Thomas Portes
2026 May 28 15:33:56
J’ai d’abord une pensée pour toutes celles et tous ceux qui exercent les métiers de la petite enfance : les accompagnants éducatifs, les assistants maternels, les directeurs de crèches, les auxiliaires de puériculture, les gardes d’enfant à domicile. Indispensables pour notre pays, ils ont été oubliés et sacrifiés par les gouvernements d’Emmanuel Macron, au fil de choix politiques aux conséquences mortifères, à la fois pour ces professionnels et pour les enfants qu’ils accueillent.

Depuis 2017, Emmanuel Macron a accéléré la déréglementation du secteur de la petite enfance et accentué sa dégradation. La maltraitance institutionnelle qui pèse sur les professionnels de la petite enfance accroît dans des proportions dramatiques les risques de maltraitance individuelle. Comme le disait notre collègue William Martinet, cette maltraitance ne tombe pas du ciel. Elle ne peut non plus se résumer à une succession d’erreurs individuelles ou d’actes malveillants. Elle trouve son origine dans le modèle économique des crèches.

Nous n’oublierons pas qu’au plus haut niveau de l’État, la ministre Aurore Bergé a menti devant une commission d’enquête parlementaire pour protéger ses amis des grands groupes privés et donner la priorité aux crèches privées. En Macronie, la santé des enfants ne compte pas quand il s’agit de gaver une poignée d’actionnaires et les groupes privés. En Macronie, les droits de nos enfants sont constamment bafoués alors qu’ils sont les plus dépendants et les plus vulnérables d’entre nous. Un quart des professionnels de l’enfance indiquent avoir travaillé dans un environnement maltraitant.

En 2024, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales nous a alertés à nouveau : la qualité d’accueil et la sécurité des enfants ne sont toujours pas assurées dans la majorité des établissements. Pourtant, vous n’avez rien fait s’agissant des facteurs qui favorisent la maltraitance – dégradation des conditions de travail des professionnels, formation insuffisante, pénurie de personnel et marchandisation du secteur.

Une assistante maternelle porte 5 000 tonnes de charges du début à la fin de sa carrière. Elle passe la totalité de ses journées agenouillée. C’est un métier pénible, non reconnu, presque exclusivement féminin et à peine payé au salaire minimum. Voilà l’effet de vos politiques. La conséquence en est directe : la moitié des crèches déclarent un manque de personnel placé auprès des enfants ; 14 000 places de crèche sont gelées chaque année du fait de cette pénurie massive de professionnels. On ne peut pas refonder le droit à la garde d’enfants sans professionnels formés pour les garder. L’année dernière, pour la première fois depuis vingt ans, le nombre de places d’accueil était en baisse. Quarante pour cent des enfants de moins de 3 ans ne disposaient d’aucune solution d’accueil.

Pourtant, lors de la campagne présidentielle en 2022, Emmanuel Macron promettait devant les acteurs de la solidarité « un véritable droit à la garde d’enfants », un environnement sûr et stimulant pour eux, un soutien aux parents, une égalité d’accès à l’accueil. Des promesses, toujours des promesses ! Dès son élection, le conte de fées s’achève et, comme toujours avec Emmanuel Macron, seuls les riches sont servis. Dans ce pays, les ménages aisés le sont toujours mieux que les autres : la proportion des plus riches ayant recours à un mode d’accueil est supérieure de 45 points à celle des plus défavorisés.

La France est en dessous de la moyenne de l’OCDE s’agissant de l’accueil des enfants des milieux populaires en crèche. Un quart des communes de France n’offrent toujours aucune solution de garde. Vous nous parlez souvent de l’Allemagne pour justifier vos réformes libérales. En Allemagne, le droit à la garde est un droit opposable : les familles peuvent exiger une compensation financière si rien ne leur est proposé. Et cette obligation pour les communes allemandes a fait doubler le taux d’accueil des jeunes enfants. Macron, lui, a progressivement remplacé le service public de la petite enfance par le versement d’argent public aux actionnaires de crèches privées lucratives. La majorité des places de crèche sont désormais aux mains du privé, financées à 80 % par l’État – c’est une source de rentabilité juteuse !

Ce sont toujours les mêmes qui sont punis, toujours les mêmes qui sont gâtés ! Des coûts pour le contribuable, des profits pour les fortunes privées ! Le système néolibéral encourage la suroccupation et la logique gestionnaire de compression des coûts, et se déchaîne sur les plus fragiles d’entre nous, particulièrement les enfants.

La proposition de loi vise à permettre la compensation financière des communes de moins de 3 500 habitants pour leur mission d’accueil de la petite enfance. C’est une étape nécessaire, mais très largement insuffisante – vous le savez, monsieur le rapporteur !

L’heure du grand changement est venue pour nos enfants. La démarchandisation de la petite enfance apparaît désormais comme une impérieuse nécessité. Il faut rompre, madame la ministre déléguée chargée de la ruralité, avec des logiques libérales incompatibles avec l’avenir de nos enfants. Il faut en finir avec ce monde de malheur.

Pour cela, une échéance arrive : 2027. Nous avons un programme, une équipe et une candidature. Dès 2027, avec Jean-Luc Mélenchon, nous ferons la gratuité des crèches publiques dans le pays et un service public de la petite enfance. Nous revaloriserons les salaires des professionnels épuisés, sous-payés et en sous-effectif, tout en reconnaissant la pénibilité des métiers. Après dix ans de macronisme, il est temps d’en finir avec ces politiques qui épuisent les âmes et brisent les vies. Nos enfants valent mieux que vos misérables profits et vos amis actionnaires inutiles ! Avec nous, c’est carré : les crèches seront gratuites dès 2027.
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Thomas Portes
2026 Apr 08 14:18:08
Monsieur le ministre, étiez-vous informé des échanges entre le porte-parole de votre ministère et des journalistes ? Pourquoi n’avez-vous pas confié à l’Inspection générale de la justice une enquête administrative, afin d’identifier les responsables des violations du droit au sein de vos services ? Vous avez une responsabilité politique. Nous demandons la démission du porte-parole de votre ministère et des explications claires sur les violations du secret de l’instruction !
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Thomas Portes
2026 Apr 08 14:16:29
Ma question s’adresse à M. le ministre de la justice. Jeudi dernier, notre camarade et eurodéputée Rima Hassan a subi une garde à vue illégale et indigne d’un État de droit. L’acharnement judiciaire, politique et médiatique qu’elle subit depuis plus de deux ans, au nom de son engagement contre le génocide à Gaza, témoigne de la disparition progressive de l’État de droit sous le règne d’Emmanuel Macron. Alors qu’Israël continue d’assassiner les Palestiniens dans la bande de Gaza, amplifie la colonisation en Cisjordanie et annexe une partie du Liban, la France se terre dans le silence, préférant organiser la chasse aux soutiens de la Palestine.

Je veux redire ici, au nom du groupe parlementaire de La France insoumise, notre totale et pleine solidarité avec notre camarade et eurodéputée Rima Hassan. Cet acharnement judiciaire et médiatique s’est accompagné d’un piétinement total de l’État de droit. Pendant l’intégralité de sa garde à vue, le secret de l’instruction a été violé pour alimenter une presse aux ordres et organiser une campagne de calomnie contre une députée et contre La France insoumise. Cette stratégie a malheureusement déjà été utilisée contre Raphaël Arnault ou contre mon collègue Carlos Martens Bilongo.

Nous nous félicitons de l’ouverture d’une enquête du parquet de Paris pour violation du secret de l’enquête, mais cela n’écarte pas la responsabilité politique des ministres de l’intérieur et de la justice. Les révélations du confirment que nous sommes face à un véritable scandale d’État. En France, en 2026, c’est au plus haut niveau de l’État, par la voix du porte-parole de votre ministère, monsieur Darmanin, qu’une campagne de calomnie politique contre la première force d’opposition du pays a été planifiée, organisée et orchestrée de manière convenue.
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Thomas Portes
2026 Mar 24 12:42:54
Une école publique ferme chaque jour dans notre pays depuis quarante ans, alors que le nombre d’élèves reste stable sur la même période. Voilà le résultat de la logique de prétendue rationalisation libérale.

En Seine-Saint-Denis, dans le département le plus jeune de France, la Macronie ferme des classes à chaque rentrée scolaire. Au collège Honoré-de-Balzac de Neuilly-sur-Marne, la fermeture de deux classes a été annoncée. Dans cet établissement, la note moyenne des élèves aux épreuves écrites du brevet ne dépasse pourtant pas 8,2/20. Moins de 40 % d’entre eux atteignent 8/20 en français et en mathématiques. L’établissement vient d’être intégré au Plan 800 collèges contre l’échec scolaire. Voilà bien la politique du « en même temps » : désigner une école comme prioritaire tout en augmentant ses effectifs pour les porter à vingt-neuf élèves par classe, contre une moyenne européenne s’établissant à vingt et un élève par classe.

Après des semaines de mobilisation des parents d’élèves et des professeurs ainsi que plusieurs interpellations du rectorat, aucune solution satisfaisante n’a été trouvée. Je me tourne donc vers vous, monsieur le ministre : vous engagez-vous à maintenir ces deux classes au collège Honoré-de-Balzac, qui sont essentielles aussi bien pour les enseignants que pour les élèves ?

À Noisy-le-Grand aussi, j’ai tiré la sonnette d’alarme à de nombreuses reprises sur la situation à la maternelle Joliot-Curie. Des enfants de 3 à 5 ans ont vu passer dix enseignants différents en un an. L’année dernière, ils sont restés plusieurs mois sans cours, quand ils n’étaient pas entassés dans des classes comptant jusqu’à quarante-cinq élèves. Pleurs, anxiété, troubles du sommeil, décrochage progressif : la détresse de ces enfants est le résultat de vos politiques de destruction de l’école publique.

À Neuilly-Plaisance, autre école maternelle, même problème. À l’école Victor-Hugo, une enseignante est absente depuis près de quatre mois, toujours sans remplacement. Les cours se donnent à quarante enfants par classe, contre une moyenne de dix-neuf élèves dans le premier degré pour les autres pays européens membres de l’OCDE. À la rentrée 2025, la fermeture d’une classe avait déjà dégradé les conditions d’apprentissage. Après l’alerte donnée par la communauté éducative, après avoir interpellé le rectorat, je m’adresse à vous monsieur le ministre : ferez-vous durablement remplacer cette enseignante absente ?

En Seine-Saint-Denis, les remplacements durables sont devenus l’exception, l’absence de cours la norme. Un élève du département perd plus d’un an de scolarité du fait du non-remplacement des professeurs : l’école de l’inégalité des chances.

Allez-vous – comme nous vous le demandons – renforcer et mutualiser les brigades de remplacement avec les départements limitrophes, puisque celle de notre département est structurellement insuffisante ?

Classes surchargées, absence d’adultes encadrants, salles trop petites, bâtiments mal isolés et vétustes, présence de nuisibles… pour les élèves de Seine-Saint-Denis, les politiques d’austérité mettent toutes les chances du côté de la précarité. La dégradation des conditions d’apprentissage de nos enfants donne lieu à des situations dignes de la science-fiction. À Noisy-le-Grand, la municipalité a distribué des vuvuzelas aux enseignants pour pallier le dysfonctionnement d’une alarme incendie. Cet hiver nos élèves apprenaient en gants et en écharpe, du fait de l’absence d’isolation et de chauffage des bâtiments.

Pour les 550 nouveaux élèves à accueillir l’année prochaine dans le département, seuls neuf postes sont prévus au lieu des trente-cinq qui seraient nécessaires au bon accompagnement des élèves. Il s’agit d’une conséquence directe de la suppression de milliers de postes d’enseignants décidée dans votre projet de loi de finances pour 2026 et sur laquelle nous n’avons pas pu voter.

Depuis mon élection il y a quatre ans, parents d’élèves et enseignants nous interpellent quasiment chaque semaine sur des problèmes dans les écoles publiques du département, pour lequel nous exigeons un plan d’urgence éducation. Il manque au moins 5 000 enseignants et 3 000 postes de vie scolaire, des accompagnants d’élèves en situation de handicap, des conseillers principaux d’éducation, des médecins scolaires et des psychologues pour accompagner les enfants, dont beaucoup sont en détresse.

Monsieur le ministre, vous et votre gouvernement financez la scolarité privée à hauteur d’au moins 12 milliards d’euros par an, dans la plus grande opacité, tout en consacrant, en moyenne, 2 300 euros de moins à un élève de Seine-Saint-Denis qu’à un élève parisien. Allez-vous continuer à soutenir le séparatisme scolaire des plus riches, tandis que vous abandonnez les élèves les plus défavorisés ?
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:32:50
Nous nous abstiendrons sur ce texte, qui est un texte d’affichage, qui ne répond à aucun enjeu pour l’accès au sport des habitantes et des habitants de ce pays.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:31:34
Comme toujours, la Macronie a choisi de faire équipe avec le secteur privé marchand qui, lui, a explosé depuis 2019. La création de l’Agence nationale du sport a ouvert la gouvernance du sport à des acteurs privés, mais n’a pas permis l’octroi de nouveaux financements.

Fédérations, clubs, bénévoles et licenciés : nous demandons une plus grande implication des premiers concernés. Nous soutenons certaines des orientations de ce texte, comme la consolidation d’une stratégie nationale du sport, l’évaluation régulière de la politique sportive ou la pérennisation des politiques et des financements du sport. Mais, une fois de plus, vous présentez un texte d’affichage : aucune disposition contraignante, aucune augmentation des financements ou du plafonnement de la taxe Buffet, aucune mesure effective pour assurer l’égalité d’accès au sport !

En France, nous avons besoin d’un plan d’urgence pour la construction et la rénovation des stades, des piscines, des gymnases et des terrains extérieurs. Nous avons besoin d’éducateurs en nombre suffisant pour que le sport soit un vecteur d’insertion professionnelle pour les jeunes. Nous avons besoin d’en finir avec les logiques de marchandisation. Nous avons besoin d’une grande politique publique, qui donne la priorité au sport populaire, d’une régie publique et de coopératives pour libérer le sport des logiques d’accaparement et d’élitisme.

Notre projet pour le sport est le même que notre projet pour la République : que l’ouvrier, le paysan, le chômeur y trouve la joie de vivre et le sens de la dignité. Nous défendons un sport populaire, antiraciste et anticolonial, loin du modèle marchand que vous développez, loin de la privatisation que vous accélérez.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:31:24
Les 15 milliards d’euros de budget du sport et les dizaines de milliers d’emplois publics associés dépendent exclusivement de taxes volatiles et très éloignées des valeurs sportives – comme celle sur les paris en ligne, qui sont problématiques.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:30:53
Les premières victimes de vos politiques sont, sans surprise, les habitants des quartiers populaires. Derrière les champions, il y a la réalité vécue par les habitants. En Seine-Saint-Denis, 51 % des élèves, à la fin de la classe de sixième, ne savent pas nager. On y comptait 39 piscines en 2024, soit 60 mètres carrés de bassin pour 10 000 habitants – quatre fois moins que dans les autres départements de France.

La disparition progressive de tels lieux est un désastre social. L’économie du sport représente presque 3 % du PIB, mais ne fait toujours pas l’objet d’un financement pérenne.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:30:40
En parallèle, l’abandon progressif de l’investissement public mène à un effondrement sans précédent du nombre d’infrastructures sportives : seulement 12 % des équipements sont neufs et l’on compte 50 équipements sportifs pour 10 000 habitants.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:30:34
Le sport business d’Emmanuel Macron est le symbole d’une évolution néolibérale mortifère.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:29:55
Destruction du service public, creusement des inégalités sociales et territoriales, privatisation des profits et socialisation des pertes, désastre écologique et atteinte aux libertés fondamentales : le sport concentre tous les échecs de la Macronie.

Les terrains de jeux devraient pourtant être des lieux d’émancipation individuelle et collective ; la pratique sportive, un outil au service de l’éducation populaire et de l’amélioration de la santé.

Alors que notre modèle sportif repose depuis les années 1960 sur la forte présence de l’État, la Macronie a choisi de livrer le secteur au marché. La libéralisation a rendu le sport malade de l’argent : clubs de foot surendettés, mécènes milliardaires, marchandisation des sportifs, affaires de dopage, paris truqués, partenariats avec des États qui commettent des crimes de guerre, publicité aux montants mirobolants…
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:29:42
En quarante ans, les enfants ont perdu 25 % de leur capacité physique ; l’ouvrier a 30 % de chances en moins de pratiquer un sport qu’un cadre ; les non-diplômés sont deux fois moins nombreux à pratiquer un sport ; une femme sur deux renonce à la pratique sportive.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:29:18
Depuis la cérémonie de clôture, Emmanuel Macron a éteint la flamme olympique et réduit en cendres le budget alloué au sport. Au point qu’en 2025, la ministre des sports a organisé elle-même la fronde du monde sportif contre les coupes budgétaires. Un an plus tard, après le passage en force de votre budget, le constat est sans appel : 38 % des effectifs amputés, des centaines d’emplois supprimés, des aides cruciales pour les plus jeunes, telles que le pass’sport, réduites.
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Thomas Portes
2026 Feb 16 16:28:04
Entre avril 2023 et septembre 2024, 20 000 personnes ont été expulsées de leurs lieux de vie, dont 5 000 mineurs. Les Jeux de Paris ont permis un véritable nettoyage social ainsi qu’une nouvelle restriction des libertés fondamentales. Derrière l’opération de communication d’Emmanuel Macron, les Jeux ont consisté en plus de vidéosurveillance algorithmique et de scanners corporels, en des centaines d’assignation à résidence ainsi qu’en la création de nouveaux délits facilitant la répression des mouvements sociaux et des manifestants.

Pilotés par un gouvernement démissionnaire, les JO ont déroulé le tapis rouge aux chefs d’État criminels et aux sponsors milliardaires tout en exploitant des travailleurs sans papiers au forfait jour et sans protection en cas d’accident du travail. Certains sont même morts sur les chantiers des Jeux ! Exclusion de l’espace public a rimé avec restriction d’accès aux services publics. Le ticket de métro parisien coûtait 4 euros. Quatre euros !

De ces JO, je retiens avant tout la puissance de l’expression populaire et anticoloniale : celle des membres de la délégation algérienne, qui ont rendu hommage à leurs compatriotes assassinés lors du crime d’État français du 17 octobre 1961, celle de la mobilisation populaire massive contre la présence officielle d’Israël qui, en plein génocide à Gaza, aurait dû défiler sous bannière neutre, celle d’une délégation palestinienne massive, plus nombreuse que jamais, alors qu’à Gaza pleuvaient les assassinats ciblés visant les sportifs !
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Thomas Portes
2026 Feb 12 22:28:29
Elle conteste votre présidence !
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