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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 29, 12:19:46
Nous nous réjouissons du vote de l’article 1er car il va contribuer à une moindre précarisation des AESH en leur offrant une fonctionnarisation et un nouveau statut. Toutefois, il n’épuise pas le sujet puisqu’on peut avoir en même temps un statut de fonctionnaire et un salaire de misère. Ces deux amendements concernent donc les revenus des AESH. Le premier demande un rapport sur la revalorisation de la grille de rémunération, qu’il s’agisse du niveau des indices ou du rythme des changements d’échelon. Le second rapport demandé traiterait du temps de travail et de la possibilité pour les accompagnants de passer à temps plein. L’enjeu est de prendre en compte le travail réalisé par les AESH en dehors de leur présence auprès des enfants, lequel justifie pleinement le statut de fonctionnaire que nous venons de leur accorder.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 29, 12:18:45
Si vous en êtes d’accord, madame la présidente, je présenterai également l’amendement no 2.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 29, 11:08:54
C’est honteux !
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:13:49
Dans l’immédiat, au-delà du nombre de places, il faut redonner aux universités les moyens de bien faire leur travail ; une fois encore, dans le PLF pour 2027, le compte n’y est clairement pas. Dans l’immédiat, toujours – puisque vous voulez des propositions, et j’en ai formulé un certain nombre –, dans le cadre d’une nouvelle réforme du bac que vous avez évoquée sans davantage de détails, il est urgent de reconsidérer le poids et les modalités du contrôle continu. Nous pourrions réduire significativement son importance dès le bac 2027 pour commencer à renouer avec la promesse d’un bac qui serait à la fois une échéance réincarnée mais aussi, demain, la garantie d’un accès effectif au supérieur, ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être.

Supprimer Parcoursup n’est ni une finalité ni une solution miracle, mais un préalable indispensable pour amorcer une réforme profonde des modalités d’accès au supérieur et, plus largement, pour renouer avec la promesse émancipatrice et républicaine de l’éducation, voire pour redéfinir plus largement la place de notre jeunesse dans la société en investissant en elle à la hauteur de ses ambitions, car une société qui demanderait à sa jeunesse de réduire ses ambitions serait une société qui finirait par renoncer aux siennes. Nous ne voulons pas d’une jeunesse qui soit obligée d’apprendre à se contenter de moins. – 
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:12:44
Je l’ai écrit !

Outre le fait que massification ne vaut pas diversification, le véritable succès de Parcoursup réside surtout dans le développement sans précédent d’un marché de l’enseignement privé lucratif dans lequel le bon côtoie le très mauvais.

Force est de constater qu’à ce jour, vous n’avez rien fait pour réguler le secteur. Nous persistons pourtant à croire à l’idée que le savoir ne doit pas être un business comme un autre et qu’il est nécessaire d’œuvrer à sa démarchandisation.

Vous venez d’annoncer la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur. Soit ! C’est ce qu’il aurait fallu créer chaque année depuis dix ans pour faire véritablement baisser la pression, en parallèle d’un effort significatif de revalorisation et de promotion des filières techniques et professionnelles. Les besoins sont bien plus grands que ce que vous nous proposez. C’est un véritable plan de rattrapage, avec une loi de programmation actualisée, dont le pays a besoin pour ouvrir au bas mot 150 000 places supplémentaires dans les années à venir, assurer la disponibilité des mètres carrés dans les établissements du supérieur et la formation des enseignants en nombre suffisant.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:12:13
Quand un outil ne remplit pas les objectifs pour lesquels il a été créé, il doit être supprimé. C’est la conclusion à laquelle une évaluation objective aurait dû naturellement vous conduire. Nous y voilà par la force des choses !

Parcoursup constitue aujourd’hui davantage un outil de régulation et de sélection qu’une plateforme d’aide à l’orientation. C’est un outil de gestion de la pénurie qui fait œuvre de cache-misère. L’accès à l’enseignement supérieur s’est massifié sans que les moyens adéquats aient été mobilisés.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:11:29
J’en viens maintenant à la question de savoir si Parcoursup répond aux objectifs qui lui ont été assignés. La loi de 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants devait réformer l’accès au premier cycle du supérieur en poursuivant un triple objectif : corriger les défauts majeurs de la plateforme antérieure, APB ; améliorer les taux de réussite en licence ; garantir un droit d’accès à l’enseignement supérieur et ainsi en démocratiser l’accès. Le constat est sans appel : les principales critiques formulées à l’égard de Parcoursup sont strictement identiques à celles qui étaient émises à l’encontre d’APB ; les taux de réussite en licence – je ne parle pas de la première année de licence, mais bien de l’ensemble du cycle – ne se sont que très marginalement améliorés ; en ce qui concerne la démocratisation de l’accès au supérieur, la persistance des inégalités socioculturelles et le poids des déterminismes sociaux ne se sont pas atténués depuis le déploiement de la plateforme.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:11:18
Certaines formations ont pris en compte l’écart à la moyenne de la classe plutôt que les notes brutes ; cette expérimentation mériterait aussi d’être généralisée.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:09:08
Nous avons aussi pointé l’inégale qualité de l’accompagnement d’un établissement à l’autre et fait le constat sans appel que, comme souvent, ceux qui ont le plus besoin d’être accompagnés sont ceux qui le sont le moins. En matière d’accompagnement, l’insuffisance de la formation des professeurs principaux saute aux yeux ainsi que le manque criant de psychologues de l’éducation nationale (psy-EN). Monsieur le ministre, vous savez aussi que les cinquante-quatre heures qui devraient être consacrées à l’orientation sont loin d’être effectives partout et que les quatre demi-journées du plan Avenir demeurent un mirage pour beaucoup d’élèves.

Mais c’est principalement le manque de transparence de la plateforme qui fait l’objet de critiques. Elle donne en effet l’impression de jouer son avenir au gré des résultats d’un algorithme opaque. C’est effectivement un peu plus complexe que cela : les algorithmes nationaux de Parcoursup ne permettent que la mise en correspondance des demandes et des offres de formation et interviennent pour modifier, le cas échéant, l’ordre des sélections des commissions d’examen des vœux, afin de prendre en compte les quotas de boursiers et des quotas territoriaux. C’est surtout l’existence d’algorithmes locaux, propres aux formations, qui est décriée, car la transparence quant aux critères d’analyse, aux modalités de traitement algorithmique et à la prise en compte de tel ou tel critère reste largement insuffisante, voire inexistante. C’est inacceptable.

Au-delà de ces considérations techniques, les jeunes déplorent que le système accorde une prépondérance à l’année de première sur celle de terminale, puisque désormais tout ou presque est joué avant les écrits du baccalauréat, ce qui contribue grandement à le dévitaliser. À cet égard, l’enjeu central en matière d’équité des procédures d’examen des candidatures, que ce soit sur Parcoursup ou sur une nouvelle plateforme, réside prioritairement dans l’harmonisation des pratiques d’évaluation entre les établissements. Il faut enfin instaurer un référentiel unique de notation des devoirs et d’évaluation des compétences, véritable serpent de mer de l’éducation nationale ; dans l’immédiat, il est vital de supprimer la mention du lycée d’origine dans les dossiers Parcoursup car elle peut constituer une source de discrimination territoriale, ce qui est largement documenté dans de multiples domaines.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:08:40
Tous les motifs de la colère lycéenne du moment étaient déjà clairement identifiés : le calendrier de Parcoursup, qui accommode le rythme des adultes plus que l’intérêt des lycéens, et, en corollaire, le stress généré par un interminable processus à étages, où la peur de rater une étape règne en maître, stress qui s’ajoute à la tension permanente générée par le contrôle continu et qui affecte la santé mentale de milliers de jeunes à travers le pays.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:08:26
N’hésitez pas, messieurs les ministres, à sortir ce rapport d’information de dessous les armoires qu’il cale peut-être dans vos bureaux, pour voir comment nos propositions pourraient être utilement déployées dès 2027, qui doit être une année de transition avant la suppression de Parcoursup.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:08:15
…dans un monde où vous n’envisagiez pas ni de la supprimer, ni de la remplacer. Ce n’est qu’il y a quinze jours que vous avez pris contact avec nous pour échanger sur nos travaux.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:07:00
Nous redisons que l’ensemble des moyens libérés par la baisse de la démographie doivent immédiatement servir à mettre des professeurs devant chaque classe – c’est la priorité. S’agissant des emplois du temps complexes issus de la réforme Blanquer, rien de concret n’a été annoncé, si ce n’est la garantie d’une heure de pause méridienne – quelle concession, merci beaucoup ! En ce qui concerne le bâti scolaire, grands seigneurs, vous octroyez un prêt aux régions tout en défendant des mesures qui portent atteinte à leurs capacités budgétaires dans le cadre de l’examen du PLF. Renoncez-y, ce sera déjà un bon début !

J’en viens maintenant au sujet central, l’orientation et Parcoursup. Les socialistes n’ont cessé de demander la suppression de Parcoursup. La réussite technique cache un échec politique manifeste par rapport aux objectifs que le législateur avait assignés à la plateforme – j’y reviendrai.

Il y a quelques mois, mon collègue Gumbs et moi-même avons mené une mission flash sur Parcoursup. Nous avons remis nos conclusions en février, dans l’indifférence générale. Ni le ministère de l’éducation nationale, ni celui de l’enseignement supérieur n’ont daigné ne serait-ce qu’accuser réception de nos cinquante et une propositions transpartisanes pour améliorer la plateforme,…
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:06:15
Depuis le début de la mobilisation, les députés socialistes ont exigé des réponses politiques, un débouché nécessaire aux revendications des jeunes. Il y a eu de premières avancées de votre part. Entre les partisans du, tel Jean-Michel Blanquer qui ne trouve rien de mieux à dire que « c’est pire ailleurs, alors taisez-vous ! » et ceux qui prônent le tout ou rien, nous prendrons tout ce qu’il y aura à prendre pour notre jeunesse ; elle n’a pas le luxe d’attendre les hypothétiques suites de l’élection présidentielle.

S’il est urgent d’éviter l’enlisement du conflit, nous restons plus que sceptiques en entendant certaines des annonces qui ont été faites ; elles ne doivent pas se réduire à des écrans de fumée. Je pense d’abord aux annonces de créations de postes dans l’éducation nationale. Si les 800 suppressions de postes initialement annoncées dans le secondaire sont annulées, celles du premier degré sont maintenues à ce stade. Ce n’est pas acceptable.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 19:05:06
Près de deux mois après le début de la mobilisation lycéenne, vous avez enfin fait quelques annonces en direction de la jeunesse. Les députés socialistes veulent d’abord saluer la formidable mobilisation d’une jeunesse qui s’inquiète pour son avenir, une jeunesse qui ne se résout pas à subir des choix politiques mais qui veut être actrice des décisions qui la concernent. Comme souvent, nous ne pouvons que déplorer qu’il ait fallu des semaines de cortèges, de blocus, une première réponse uniquement répressive, avec des milliers de gardes à vue discutables, des mains arrachées et des vies brisées, pour que vous preniez la mesure de ce qui se passe dans le pays. Nous pensons à celles et ceux qui ont payé dans leur chair leur engagement, à l’image de Farès à Saint-Étienne. Bravo au mouvement lycéen qui a obtenu en quelques semaines ce que nous n’avons pas réussi à obtenir en dix ans par notre travail parlementaire !

Vous avez fait le choix de promouvoir maladroitement vos solutions de sortie de crise en contactant dimanche de jeunes influenceurs sur les réseaux sociaux. C’est un nouveau message de défiance envoyé aux corps intermédiaires, aux associations et aux syndicats de lycéens mais aussi un sacré paradoxe, quand on y pense, pour un gouvernement qui a voulu interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage du portable au lycée.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 17:48:35
Il faut lire le rapport !
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 28, 17:32:39
Qui devrait le permettre !
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 22, 13:11:34
Il est identique aux précédents. Les publics bénéficiaires de l’aide alimentaire sont de plus en plus nombreux en raison de la montée de la précarité, et souffrent davantage de malnutrition que la moyenne de nos concitoyens. Il importe donc de doter les associations de solidarité alimentaire de produits frais, locaux, de qualité, notamment de fruits et de légumes. Les amendements identiques permettent à la fois d’encourager une politique de solidarité dans une période qui en a bien besoin, de lutter contre la précarité alimentaire et de lutter contre le gaspillage de la production agricole, c’est pourquoi nous les soutenons.

J’en profite pour défendre d’ores et déjà l’amendement de repli no 2971 rectifié, qui arrivera à la fin de cette discussion commune. Il tend à renvoyer à un décret le calcul du plafond des exonérations sociales sur ces dons agricoles. Je doute toutefois que nous ayons l’occasion d’en discuter, au vu du nombre de groupes soutenant les amendements identiques.
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 13, 18:49:15
On ne va pas applaudir ceux qui l’ont creusée !
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Pierrick Courbon
• 2026 Oct 07, 14:33:35
Merci Macron !
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Pierrick Courbon
• 2026 Jul 21, 22:50:46
Oui, excellent !
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Pierrick Courbon
• 2026 Jul 20, 18:16:00
Nous concluons le parcours législatif de cette proposition de loi qui traite d’un enjeu majeur de santé publique, la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires, qui représentent la deuxième cause de mortalité dans notre pays.

Les chiffres liés à ces maladies – près de 1,2 million d’hospitalisations et environ 140 000 décès pour l’année 2022 – illustrent la nécessité pour les pouvoirs publics d’agir, en prévenant, bien sûr, monsieur le rapporteur, mais aussi en garantissant un accès à un système de soins de proximité et de qualité.

Les facteurs de risques liés à ces maladies sont multiples et divers, mais il ne faut pas occulter la corrélation très forte qui existe entre ces derniers et les inégalités d’accès aux soins, d’accès à l’information et donc à la prévention, ou encore les inégalités de pouvoir d’achat, lequel a une incidence sur la capacité à bénéficier d’une alimentation de qualité. Comme l’a révélé Santé publique France, l’incidence de ces maladies est malheureusement bien plus élevée auprès des populations socialement défavorisées : leur incidence est 30 % plus forte dans des communes dites défavorisées – ce chiffre atteint même 60 % pour certaines pathologies.

Je salue donc la prise en compte particulièrement large de l’ensemble des facteurs de risques au sein de l’article 1er, mais également la volonté de lutter contre les « inégalités sociales et territoriales » dans le cadre de la stratégie nationale pluriannuelle.

Dans le même sens, à l’article 2, je me réjouis de la préservation de l’amendement de notre collègue Califer, que je salue pour l’ensemble de son travail sur ce texte, pour que les dangers de la sédentarité – véritable bombe à retardement sanitaire – soient pris en compte dans les actions annuelles de prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires et dans les visites médicales de mi-carrière.

En France, 54 % des hommes et 44 % des femmes de 18 à 74 ans sont en surpoids ou obèses, ce qui constitue l’un des principaux terrains de développement des maladies cardio-neuro-vasculaires. Sensibiliser à la sédentarité doit donc, à l’école comme au travail, être au cœur de l’ensemble des politiques de prévention.

Plus globalement, le groupe des députés Socialistes et apparentés appelle à un véritable choc de prévention. À l’automne dernier, la Cour des comptes dressait un constat particulièrement sévère sur la prévention et la prise en charge des maladies cardio-neuro-vasculaires, et en particulier des AVC. Elle soulignait notamment le fait que la prévention était terriblement insuffisante et trop peu ciblée, en particulier en matière de dépistage et de contrôle de l’hypertension artérielle.

Il est malheureusement évident que la France ne dispose pas d’une véritable politique de prévention primaire, notamment sur les facteurs de risques et l’amélioration de nos comportements quotidiens. À titre d’exemple, en 2022, les dépenses de soins préventifs par habitant s’élevaient à 457 euros en Allemagne, contre seulement 186 euros en France.

La proposition de loi de notre collègue Yannick Neuder est bienvenue, car elle permettra indéniablement de renforcer les politiques préventives, notamment par un meilleur ciblage des rendez-vous de prévention, mais aussi par un dépistage précoce dès la sixième année pour les enfants ou encore par un renforcement des visites médicales de mi-carrière.

Toutefois, nous ne pouvons que regretter que l’ambition collective n’ait pas été plus forte autour de ce texte, pour que celui-ci puisse incarner un véritable tournant dans la lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires.

Le recul sur la rédaction finale de l’article 2, qui prévoyait initialement une obligation d’organisation par les employeurs d’une action de prévention relative aux maladies cardio-neuro-vasculaires et à leurs facteurs de risques, est particulièrement éclairante. Certes, nous pouvions nous inquiéter de la potentielle non-application d’une telle mesure étant donné l’insuffisance des effectifs de l’inspection du travail et de la médecine du travail, mais rendre facultatif ce volet important de la proposition de loi ne va pas dans le bon sens.

Surtout, nous serons bien entendu vigilants et exigeants, madame la ministre, pour que les bonnes intentions qui président à cette proposition de loi soient accompagnées par des moyens suffisants pour les hôpitaux et pour l’ensemble des structures liées à la prévention dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027.

Vous l’aurez compris, le groupe Socialistes et apparentés soutiendra les conclusions de la commission mixte paritaire, qui n’aura proposé que des ajustements à la marge de ce texte, dans la lignée de notre soutien à la proposition de loi lors de la première lecture. Nous espérons que cette proposition de loi permettra d’améliorer réellement la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires, et que nous pourrons d’ici quelques années en saluer le bilan positif lors d’une évaluation qu’il faudra réaliser en temps utile.
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Pierrick Courbon
• 2026 Jul 20, 17:13:49
Enfin ! Plus d’un an après son adoption au Sénat et après un cheminement assez discontinu à l’Assemblée, ce texte arrive au terme de son parcours législatif. Son objectif initial était de doter le sport professionnel français d’une organisation et d’un cadre de gouvernance rénovés, afin de lui permettre de répondre aux enjeux économiques, éthiques, auxquels il est confronté.

La proposition de loi réaffirme ainsi le rôle central des fédérations dans l’organisation et la régulation des disciplines dont elles ont la responsabilité. Elle renforce aussi la transparence de la gouvernance et la prévention des conflits d’intérêts. À ce titre, l’objectif premier du texte est rempli.

En renouvelant le cadre de négociation des droits télévisuels, devenus la principale source de revenu du sport professionnel, et en donnant un coup d’accélérateur à la lutte contre le piratage, responsable d’une indéniable perte de valeur et de ressources, le texte entend aussi conforter le modèle économique du sport professionnel, en proie à d’importantes difficultés financières – que personne ne méconnaît.

Il n’en demeure pas moins que ce texte entérine, peut-être « à l’insu de son plein gré », la logique d’un sport professionnel chaque jour plus financiarisé, devenu ultra-dépendant des moyens et du bon vouloir des diffuseurs comme des paris sportifs. Si le football incarne la quintessence de cette évolution, que certains – dont je fais partie – considèrent comme une dérive, nous pouvons nous féliciter des apports du débat parlementaire pour muscler le texte et déployer un certain nombre de garde-fous législatifs.

Si ce texte vole au secours d’un football français décrit comme étant à l’agonie sur le plan économique, rappelons que celui-ci s’est mis dans cette situation tout seul, comme un grand, sans intervention extérieure, du seul fait des choix opérés par certains de ses dirigeants. D’ailleurs, quelques-uns de ses représentants n’ont pas eu de mots assez durs pour qualifier notre travail. À les écouter, nous nous apprêtions à tuer le football professionnel et, dans une moindre mesure, le rugby professionnel avec nos propositions farfelues de solidarité financière, d’encadrement des salaires ou encore de prise en compte de l’avis – purement consultatif – des supporters.

Nous nous réjouissons au contraire de plusieurs avancées au service de l’intérêt général, dont les socialistes sont parfois à l’origine ou auxquelles ils ont pris toute leur part. Je citerai notamment la régulation du métier d’agent sportif ; l’instauration d’obligations faites aux acteurs quant au développement du sport féminin ; le renforcement du principe de solidarité avec le sport amateur ; l’instauration d’une instance de dialogue permanent destinée à garantir le principe de concertation avec les supporters, notamment en cas de modification du calendrier des compétitions. Il conviendra, madame la ministre, de s’assurer du bon fonctionnement de cette instance de dialogue, car nous sommes au fait des dysfonctionnements de l’Instance nationale du supportérisme (INS), ou plutôt de sa marginalisation dans l’exercice des missions qui lui sont pourtant confiées par le code du sport.

Je salue aussi la reconnaissance indirecte, pour la première fois, de l’existence de l’actionnariat populaire – les à la française ; l’inscription, dans le marbre de la loi, d’un écart maximal de un à trois pour la répartition des droits télévisuels, afin d’assurer un meilleur « partage du gâteau » ; la reconnaissance du problème majeur qu’est devenu la multipropriété. Celle-ci constitue un système de contournement des mécanismes de régulation financière, de cristallisation des positions des clubs et de vassalisation de certaines entités sportives, condamnées à jouer les seconds rôles au service de grandes et richissimes locomotives européennes. À cet égard, l’inscription du principe d’aléa sportif dans le code du sport constitue une avancée historique. Je salue également l’expérimentation de la publicité virtuelle au service de la diversification des ressources des clubs.

Néanmoins, nous nourrissons quelques regrets : si l’abandon de certaines dispositions a été nécessaire au compromis, il s’agit là d’occasions manquées. Je pense tout d’abord au plafonnement des rémunérations des dirigeants du sport professionnel – qui devraient faire preuve d’exemplarité face à la très grande frugalité à laquelle les clubs amateurs sont astreints.

Des regrets également en ce qui concerne l’exposition du sport au plus grand nombre : notre proposition phare, équilibrée, visant à obliger les détenteurs de droits télévisuels à garantir un accès gratuit, en clair, à un pourcentage défini de matchs n’a pas pu être discutée en séance publique et n’a pas non plus été retenue en CMP – même s’il s’en est fallu de peu, madame la ministre.

Des regrets encore à propos de l’accessibilité de brefs extraits et des images d’archives pour la réalisation de magazines sportifs mono- ou pluridisciplinaires, qui ont malheureusement tendance à se raréfier.

Des regrets, enfin, au sujet de la multipropriété : l’Assemblée nationale avait voté une interdiction pure et simple, mais nous avons reculé. Je salue néanmoins l’initiative du président Portier consistant à porter ce combat à l’échelle européenne grâce à une proposition de résolution européenne – nous espérons pouvoir la discuter prochainement.

Le texte issu de la CMP est plus que jamais un texte de compromis et d’équilibre. Il est par définition imparfait, mais nous nous en satisferons. Nous voterons en sa faveur.
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Pierrick Courbon
• 2026 Jul 09, 18:32:06
L’article 4 , introduit au Sénat et supprimé par la commission, prévoit que la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives (CNPV) rende public son avis dans un délai fixé à sept jours. Cela permettrait d’éviter les situations où la Commission se réunit et transmet un avis au ministre de l’intérieur, que ce dernier se garde bien de communiquer, de sorte que les associations qui font l’objet d’une procédure de dissolution n’en sont pas informées.

Je note que le sous-amendement no 1082 propose de porter ce délai à quatorze jours. Si c’est une condition à l’adoption de notre amendement, nous sommes prêts à l’accepter.
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