Monsieur le ministre de l’intérieur, ce week-end, dans le Cher, un terrain militaire a basculé en zone de non-droit. (« Ah ! » sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Cette zone sensible et surveillée a pourtant échappé à la République : 30 000 teufeurs sont venus de toute l’Europe, avec cocaïne, crack et drogues de synthèse en libre-service, provoquant violences et overdoses à répétition. Soixante-trois armes ont été saisies sur le théâtre des opérations. Ce n’était pas une simple soirée ni une fête entre amis, mais une provocation des gauchistes contre la République. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. – « Oh là là » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Pendant que l’extrême gauche bordélise le pays et menace notre République, la loi reste implacable pour les honnêtes gens. Un agriculteur risque 150 000 euros d’amende et trois ans de prison pour avoir simplement curé un fossé ! Les rave-parties sont un calvaire pour les riverains, pour des élus locaux, pour les agriculteurs. Ils sont les victimes de la gauche et de l’extrême gauche. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) La voilà, la nouvelle France fantasmée par LFI : une France où il est normal de squatter, de se droguer, de s’armer pour une soirée et de danser sur les bombes. Comment parler d’expression culturelle quand 30 000 squatteurs transforment nos campagnes en latrines géantes ? (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Qui accepterait d’envoyer ses enfants dans de telles manifestations ? Les complices de ce laxisme n’aiment ni la jeunesse, ni la vie, ni la fête. L’extrême gauche choisit toujours la démagogie, celle qui accepte tout, tolère tout, celle où le renoncement prend le pas sur l’éducation. On n’éduque pas à la liberté avec de telles résignations – un peuple qui se résigne est un peuple perdu. Que comptez-vous faire pour prévenir en amont ces rassemblements et redonner du sens à notre devise – Liberté, Égalité, Fraternité ? Et vive la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
…pour les black blocs ou encore pour les narcotrafiquants ! Comme d’habitude, les gauchistes font la promotion de la délinquance ! En réalité, ce débat traduit une fracture entre deux visions de la France : d’un côté, la France qui travaille, mais qui est en permanence contrôlée, réglementée, surveillée ; de l’autre, une minorité qui se croit tout permis – des pseudo-rebelles, qui agissent en enfants gâtés, sans en assumer les conséquences. Messieurs les teufeurs, la fête est finie ! La loi doit être la même pour tous. C’est précisément le sens de ce texte : renforcer les sanctions, protéger les riverains, nos agriculteurs et nos territoires. Le laxisme d’aujourd’hui, c’est le chaos de demain ! Pour toutes ces raisons, le groupe UDR votera avec détermination en faveur de cette proposition de loi. La liberté n’est pas l’absence de règles, mais le respect des règles qui nous tiennent debout. Alors, oui, la jeunesse doit pouvoir faire la fête – de belles fêtes –, mais jamais au prix du recul de la loi, de l’abandon des territoires et du reniement de la République et de la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
…et ce serait une « expression culturelle » ! C’est du vandalisme et de la délinquance ! Face aux destructions et aux pollutions, la gauche bien-pensante nous propose une charte de bonnes pratiques pour l’organisation des rave-parties. Alors là, on atteint les sommets de la malhonnêteté politique ! Collègues, allez au bout de votre idée : déclinez la charte de bonnes pratiques pour les squatteurs,…
…qu’il faut « accompagner » plutôt que sanctionner et qu’il ne faut surtout pas « stigmatiser ». Eh oui, 10 000 squatteurs transforment nos campagnes en latrines géantes,…
Et que dire de l’environnement ? Des tonnes de déchets et d’excréments laissés sur place, des sols tassés et des eaux polluées, une biodiversité massacrée : voilà la triste réalité des rave-parties illégales ! La liberté de faire la fête n’est pas celle de tout détruire. Soudainement, les écolos de salon ne disent rien sur cette pollution bien réelle. Pire, ils parlent d’une « expression culturelle »,…
…vous êtes des profiteurs du système. Vous vivez aux crochets de ceux qui bossent, le tout avec la complaisance, pour ne pas dire la complicité, des gauchistes de tous bords : socialos, écolos, cocos et anarchistes !
Des événements organisés sans autorisation, sans sécurité, sans respect de la propriété privée, rassemblent des milliers de fêtards. Les terrains deviennent des zones de non-droit. Pour les propriétaires des lieux, c’est la triple peine : squat et saccage des propriétés, points de deal violent à ciel ouvert et dépôts sauvages sans fin. Ces attroupements nécessitent systématiquement l’intervention des pompiers et des forces de l’ordre. Ceux qui hurlent « la police tue » sont heureux de la trouver pour assurer leur sécurité face aux riverains désespérés ; ceux qui caillassent nos pompiers sont heureux de les trouver en cas d’overdose – tout ça largement aux frais du contribuable ! Messieurs les teufeurs, vous n’êtes pas des rebelles,…
Bilan : plus de 150 000 euros de dégâts pour la collectivité et plus de 50 000 euros de dégâts pour les agriculteurs, sans compter les dégâts humains : comas éthyliques, overdoses, agressions et bagarres en tous genres ! Tolérer ce genre de débordement, c’est organiser le recul de la République. Les teufeurs ne risquent rien. L’organisateur de l’événement encourt seulement une amende de 1 500 euros – c’est tout ! À côté de cela, un agriculteur qui cure un fossé ou taille une haie encourt une amende de 150 000 euros et trois ans d’emprisonnement. D’un côté, la tolérance pour les fêtards et les drogués, de l’autre, la suspicion permanente pour les agriculteurs et les travailleurs !
Pas de fête sans règles, pas de liberté sans responsabilité, pas de musique au-dessus des lois : nos campagnes ne sont pas des zones de non-droit ! Il y a un an, dans le Lot, une rave-party illégale a rassemblé près de 100 000 fêtards sur des terres agricoles.
Il redonne du sens à notre action publique. Nous avons l’occasion de réparer une injustice, de soutenir ceux qui s’engagent, de protéger ceux qui en ont besoin, et de remettre, enfin, l’intérêt de l’enfant au cœur de tout. Aucune cause n’est plus juste, plus urgente, plus essentielle. Aucune cause ne mérite plus que celle des enfants. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
Peut-on accepter que l’argent public ne soit pas dirigé vers ceux qui protègent réellement ces enfants ? Peut-on accepter que celles et ceux qui s’engagent soient laissés en difficulté ? Ce texte traduit un choix de société ; le groupe UDR le soutient. Ce texte reconnaît celles et ceux qui tiennent debout quand tout vacille.
Il est temps que les moyens suivent l’enfant, parce que derrière chaque placement, il y a une histoire de fragilité ; parce que derrière chaque famille d’accueil, il y a un engagement total ; parce que derrière chaque décision publique, il y a une vie qui peut être relevée, ou abîmée. Il est question de justice et de responsabilité, mais surtout d’humanité.
Les structures et les éducateurs manquent de moyens. Malgré tout, sur le terrain, les familles d’accueil tiennent, parce que les enfants ont besoin d’un regard bienveillant, d’un cadre, d’un avenir. Ne nous trompons pas de combat ! Quand un enfant est placé, ce n’est plus sa famille d’origine qui assume son quotidien, mais les familles d’accueil, les éducateurs, les structures publiques.
Nelson Mandela disait qu’il n’y a pas de cause qui mérite plus que celle des enfants. En France, 200 000 enfants ne vivent pas chez eux, car ils ont été confiés, placés, éloignés de leur foyer – parfois pour être protégés. Derrière ce chiffre, il y a des visages, des regards, des silences lourds de ce que l’on ne dit pas ; il y a les familles d’accueil – ces femmes et ces hommes qui ouvrent leur porte, mais surtout leur cœur, pour accueillir un enfant cabossé par la vie, qui n’a plus confiance, qui teste, qui doute, qui souffre. Chaque jour, ces familles renoncent, puis recommencent, avec patience, avec fatigue, avec une force que peu d’entre nous mesurent vraiment. Pendant ce temps, le système envoie un signal incompréhensible. Dans bien des cas, les aides continuent d’être versées à ceux qui n’assument plus la charge quotidienne de l’enfant, alors que ceux qui se lèvent la nuit, qui consolent, qui accompagnent, qui construisent, doivent se battre. C’est une aberration. C’est une injustice. C’est un non-sens humain. Les départements, qui gèrent l’ASE, sont à bout de souffle sur le plan financier.
En France, les maladies cardio-neuro-vasculaires représentent plus de 1,2 million d’hospitalisations et plus de 140 000 décès par an – première cause de mortalité chez les femmes, deuxième chez les hommes, avec des victimes de plus en plus jeunes. La prévention est nécessaire, impérieuse même : à chaque retard de diagnostic, une vie bascule. Nous parlons aujourd’hui de prévention. En réalité, les causes sont nombreuses, notamment une alimentation qui se dégrade, qui appauvrit les corps, qui fabrique de la maladie. Derrière ce constat, il y a des choix politiques, par exemple les accords avec le Mercosur, qui tirent la qualité vers le bas, des standards qui s’effacent. On ne peut à la fois parler de santé publique et ouvrir grand la porte à des produits qui l’abîment. Prévenir, c’est aussi protéger : protéger ce que nous mangeons, protéger nos agriculteurs, notre santé. La prévention n’est pas seulement une assiette, mais aussi un accès. Disons-le clairement : dans nos territoires ruraux, l’accès aux soins constitue un parcours du combattant et la prévention, un luxe. Les déserts médicaux ne sont pas une image, mais une réalité, celle d’une fracture. Comment faire de la prévention quand 80 % du territoire français est un désert médical ? Même le fait de se déplacer devient un combat. Le prix du carburant explose, les contraintes s’accumulent, la mobilité se restreint, tout est fait pour éloigner des soins le patient – zones à faibles émissions (ZFE), parkings payants, franchises médicales, la liste est longue. La République ne peut accepter que le code postal détermine l’espérance de vie. Sans mobilité, pas de prévention ! Ajoutons à cela une réalité encore plus ignorée : les premières victimes des maladies cardio-neuro-vasculaires sont les femmes. Derrière ce fait, il y a des visages, des histoires, des vies brisées trop tôt : symptômes sous-estimés, douleurs minimisées, parfois même parole mise de côté. Pourtant, elles sont en première ligne, nos mères, nos sœurs, nos filles, nos épouses, nos compagnes. En dépit d’initiatives comme le Bus du cœur des femmes, les disparités en matière de diagnostic et d’accès aux soins restent trop nombreuses, les femmes consultant moins à titre préventif que les hommes. Le constat est si loin d’être anecdotique qu’il a été intégré au plan interministériel pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Ce texte est utile, nécessaire, mais il n’est qu’un début. Moins visible que les soins, la prévention est toujours plus efficace. Nous devons élaborer un parcours de santé – je dis bien parcours – simple, lisible, accessible, suivant le modèle de nos voisins suédois : un parcours qui accompagne, qui anticipe, qui protège, qui assure un suivi tout au long de la vie, avec l’aide d’une structure adaptée. S’agissant de l’article 2, faire grandement porter la prévention sur les entreprises reviendrait, d’une part, à en exclure les inactifs, les chômeurs, les retraités, d’autre part, à imposer aux entreprises une contrainte supplémentaire. Principal contributeur de notre modèle social, celles-ci, déjà fortement sollicitées, peuvent certes participer à la prévention, mais tout ne doit pas reposer sur elles. Mes chers collègues, prévenir, c’est agir avant qu’il ne soit trop tard. Prévenir, c’est faire le choix de la vie. Bref, prévenir, c’est guérir ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Je vous remercie pour votre réponse, mais permettez-moi de vous dire, avec toute la délicatesse qui s’impose, que ce que vous dites est complètement faux. Prenons le cas de l’école de Saint-Germain-du-Plain – un très beau village : une classe fermera cette année pour rouvrir dans un an. Cela signifie que l’on va déstabiliser les élèves, les professeurs et l’organisation, tout en sachant que dans un an, on rouvrira la classe. Si la carte scolaire était modifiée tous les trois ans, on ne fermerait pas cette classe ! À Gigny-sur-Saône, à Marnay ou à Saint-Cyr, les mêmes problèmes se posent, les mêmes grèves sont organisées et les parents sont contraints de manifester devant l’école pour se faire entendre. Il est faux de dire qu’il existe un dialogue avec les maires. À Cuiseaux, ville principale de notre circonscription, on a fermé une école maternelle l’année dernière, on ferme une école primaire cette année. J’espère que nous n’aurons pas à mener ce combat tous les ans et que la vision des maires sera suivie. Cela dit, nous n’avons toujours pas de réponse concernant la carte scolaire sur trois ans.
Victor Hugo affirmait : « ouvrir une école, c’est fermer une prison ». Pourtant, vous fermez beaucoup d’écoles. Après les zones à faibles émissions (ZFE), qui valent assignation à résidence pour les habitants des campagnes, après les taxes sur le gazole, qui constituent un racket fiscal, avec des prix allant jusqu’à 2,90 euros le litre, après les déserts médicaux qui privent les anciens des soins les plus élémentaires, vous fermez des classes, privant ainsi nos jeunes d’enseignement. Une classe qui ferme, c’est un village qui s’éteint. Après les déserts médicaux, vous créez les déserts scolaires. Nos campagnes meurent sous vos yeux indifférents. La situation est grave, à tel point que certains maires en viennent à inscrire des vaches dans leurs écoles pour éviter les fermetures de classes. Je veux porter ici la voix des écoles de ma circonscription, de Cuiseaux, de Saint-Germain-du-Plain, de Gigny-sur-Saône, de Marnay, de Saint-Cyr et de tant d’autres, puisque neuf classes risquent de fermer dans ma circonscription, vingt-deux dans le département. Des repères qui disparaissent, des trajets de bus qui s’allongent pour les élèves, c’est plus de précarité, plus d’angoisse. Pour les enseignants, c’est plus d’instabilité et des conditions de travail dégradées. Pour les collectivités, l’organisation devient impossible et les investissements sont fragilisés. Cette incertitude contribue à la désertification de nos campagnes. Chaque année, les potentielles fermetures de classes font planer un doute insupportable pour les élèves, les parents et les professeurs. De leur côté, les élus dénoncent une logique purement comptable au détriment de l’égalité des chances sur tout le territoire. La révision de la carte scolaire doit être faite non tous les ans, mais tous les trois ans. Trois ans pour anticiper, organiser, gouverner. Ce que vous appelez gestion, c’est de l’abandon. Moins d’écoles, c’est moins de liberté, d’égalité, de fraternité, c’est moins de France. En 2019, M. Macron avait pourtant promis que plus aucune fermeture d’école n’aurait lieu sans l’accord du maire. Que pensez-vous de cette promesse ?
La France mérite mieux, elle mérite une vraie stratégie. Je vais vous donner une solution, une vision : arrêtez les éoliennes, les panneaux photovoltaïques, les batteries des voitures électriques, qui ont détruit notre industrie, et vous aurez réglé 70 % du problème des terres rares ! En revanche, le recyclage n’en concernera qu’un pourcentage très faible, complètement diffus au sein de la production de téléphones. Regardons les choses en face et mettons un terme à cette industrie venue de Chine !
Je commencerai par un chiffre : 380 000 tonnes en 2024, c’est la production mondiale de terres rares. Avec des réserves mondiales estimées à 120 millions de tonnes, nous avons des stocks pour les deux cent cinquante prochaines années. Le seul souci, c’est la Chine, qui est spécialisée et concentre à elle seule 90 % de la production raffinée. En réalité, les terres rares sont partout dans notre quotidien : dans les téléphones et les ordinateurs, dans nos batteries, dans nos systèmes de stockage, dans nos véhicules, dans notre production d’énergie, et surtout, désormais, dans notre armement. Concrètement, sans terres rares, pas de communication, pas de système de santé, pas de déplacements, pas de système de défense – tout le monde a fait ce constat. Face à une telle situation, comment assurer notre souveraineté ? Comment garantir notre indépendance militaire, diplomatique, stratégique et économique ? Je voudrais insister sur la place des matériaux stratégiques dans les énergies renouvelables et les véhicules électriques. Il faut 200 kilogrammes de terres rares pour faire fonctionner certaines éoliennes standards et une tonne de terres rares pour une éolienne offshore ; 40 % des terres rares servent pour l’éolien et les voitures électriques. Et je ne parle pas du lithium, nécessaire aux batteries des véhicules électriques et produit par trois pays seulement dans le monde ! Et puis, il y a le grand silence. Le silence sur les mines à ciel ouvert, en Chine, où il faut 50 à 1 500 kilogrammes de roche pour extraire un seul kilogramme de terre rare. Le silence sur les conditions inhumaines d’extraction, notamment pour les enfants au Congo. Le silence sur les traitements à l’acide pour extraire les terres rares de la roche, qui infiltrent les nappes phréatiques, Le silence sur toutes les pollutions directes ou indirectes. Le voilà, le vrai visage de l’écologie ! Une transition moralement acceptable chez nous, au détriment des droits humains, de notre souveraineté et même de l’environnement ! Cet exemple est loin d’être anecdotique : la réalité est la même pour le balsa, un bois nécessaire à la construction des pales d’éoliennes, dont l’Amazonie équatorienne représente 75 % du marché. Pour chaque éolienne, ce sont 6 tonnes de balsa qui sont nécessaires. Pour un seul mât d’éolienne, il faut couper quarante arbres dans la forêt amazonienne, puis les faire venir chez nous par cargo. Voilà la face cachée de la dictature verte ! Pris de panique face à leur bêtise, ses partisans en viennent à s’inquiéter de notre dépendance aux matériaux stratégiques. C’est absurde. Ubuesque, même ! Face à ces enjeux de souveraineté qui les dépassent, ils plaident pour une meilleure filière de recyclage. De fait, seul 1 % des terres rares est recyclé. Et soudainement, nos écologistes ont une grande idée : il faut plus de recyclage. La belle affaire ! Pour rappel, c’est vous qui, en 1998, avez stoppé le projet Superphénix, qui aurait permis de produire durablement des combustibles nucléaires, puisqu’il avait pour objectif d’anticiper une hausse de la demande et de limiter notre dépendance aux importations d’uranium. On doit l’arrêt de ce projet à Mme Voynet, qui était alors ministre de l’environnement. Une fois de plus, l’hypocrisie verte dans toute sa splendeur : celle qui refuse d’exploiter nos ressources, celle qui refuse d’investir dans notre industrie et qui, après, s’étonne que nous soyons dépendants ! Collègues écologistes, vous voulez plus d’éoliennes, plus de solaire : assumez-en les conséquences ! Assumez la dépendance. Assumez les importations, la destruction de notre industrie. Assumez que votre modèle repose sur des chaînes d’approvisionnement que nous ne maîtrisons pas et qui sont antisociales et destructrices de la nature. On ne peut à la fois prêcher la souveraineté et organiser l’impuissance : grâce à vous, les États-Unis gèrent notre numérique, la Chine gère notre industrie, les ayatollahs gèrent notre pensée.
Votre réponse ne me satisfait pas : quand le baril a été acheté à 60 ou 70 dollars à la veille de la crise et que le lendemain, le litre est vendu 20 ou 30 centimes plus cher, bien avant que le prix du baril ne passe à 100 dollars… (Le temps de paroleétantécoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’orateur. – Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)