C’est une véritable batterie souveraine, zéro carbone et made in France. Depuis trop longtemps, les investissements dans l’hydroélectricité sont freinés par l’instabilité réglementaire, le manque de visibilité et les procédures – bref, cette maladie française qui consiste à compliquer ce qui fonctionne. L’hydroélectricité est sans doute l’une des plus belles expressions du génie français. C’est l’intelligence de l’homme – et de la femme, évidemment – qui travaille la nature. Nos barrages ont façonné nos paysages. Ils font partie de notre patrimoine. Ils racontent aussi une certaine idée de la France : une France qui bâtit, qui produit et qui prépare l’avenir. Dans le grondement de leurs turbines résonne encore une ambition : celle d’un peuple qui croyait dans le travail, le progrès et la production. Nos barrages sont bien davantage que des ouvrages de pierre : ils sont des fragments de souveraineté dressés au cœur de nos terres. Ils racontent l’histoire de la France qui construit, qui invente et qui ose, la France qui ne renonce pas, la France qui propose. Vive la France !
Un tel dispositif fragilise nos centrales et accélère leur vieillissement. Un prix honnête de l’électricité devrait prendre en compte cette vétusté accélérée. Bilan de tout cela : 40 % d’augmentation de la facture d’électricité pour les Français, le tout sans consultation, sans vote et sans légitimité. Pourtant, nos barrages ont un véritable rôle à jouer face aux énergies intermittentes. Ils peuvent stocker l’énergie en utilisant l’électricité lors des pics de production pour se réalimenter en eau.
Résultat : la France a connu l’équivalent d’un mois de prix négatifs en 2025. On paie nos voisins pour qu’ils acceptent gratuitement notre électricité. Dans n’importe quel autre secteur, produire pour perdre de l’argent, ça s’appelle une faillite. Toutefois, ce système aberrant ne s’arrête pas là : on priorise l’utilisation de l’énergie verte instable sur l’énergie nucléaire. Cette idée brillante s’appelle la modulation. Concrètement, on soumet nos centrales nucléaires à des arrêts forcés pour utiliser en priorité l’électricité instable.
Pendant des décennies, notre pays a reposé sur un mix énergétique simple et efficace. Le nucléaire produit en continu, l’hydroélectricité s’adapte aux besoins, offrant une énergie abondante, pilotable, décarbonée et souveraine, une énergie bon marché qui a donné à notre industrie un avantage concurrentiel redoutable. Puis un jour, badaboum ! Les idéologues ont remplacé les ingénieurs. L’extrême gauche décroissante, les ayatollahs verts et les technocrates bruxellois pilotés par le grand capital se sont retrouvés autour de la même table. C’était une alliance improbable. Comme souvent avec les plans des technocrates et des gauchistes, tout a marché, sauf le résultat. Ils ont imposé une énergie instable : les panneaux photovoltaïques et les éoliennes. On nous promettait l’écologie ; nous avons obtenu l’importation de matériels chinois, la pollution des sols et la destruction des paysages. On nous promettait l’indépendance énergétique ; nous avons obtenu la dépendance vis-à-vis de la Chine : les panneaux viennent de Chine, les batteries viennent de Chine, les terres rares viennent de Chine, les éoliennes viennent du même endroit. La facture, quant à elle, arrive bien en France. Sans parler des conditions d’extraction des terres rares : mines à ciel ouvert, bains d’acides, exploitation d’enfants au Congo. Au fond, on s’achète une bonne conscience écologique au détriment des droits humains, de notre souveraineté et même de l’environnement. La nature étant ce qu’elle est, n’en déplaise aux écolos, nous ne maîtrisons ni la force du vent, ni l’intensité du soleil. La production de ces énergies intermittentes est décorrélée de la consommation.
Enfin, n’oublions pas que le budget de la sécurité sociale pour 2025 a été adopté à grand renfort de 49.3, sans débat, sans légitimité, dans le plus profond mépris des représentants de la nation et des Français. Pour toutes ces raisons, l’UDR votera en faveur de la motion de rejet préalable.
Quel héritage la Macronie et ses complices laisseront-ils aux générations à venir ? Après avoir fait les poches des retraités, vous continuerez le braquage en augmentant les cotisations sociales et patronales.
Vous nous demandez d’approuver un déficit des comptes de la sécurité sociale qui s’élève à 21,6 milliards d’euros, alors même que vos copains, qui sont à la Cour des comptes, vous alertent sur le fait que le système est hors de contrôle. J’en veux pour preuve leur rapport du 26 mai 2025. Pour mémoire, il y avait 10 milliards de déficit en 2023, contre 15 milliards en 2024. Les Mozart de la finance ont encore frappé, mais ils ont surtout abandonné la France et les Français. Quelle incompétence ! Alors, vous avez tenté des innovations. Je pense par exemple à France Travail, grâce à qui le taux de chômage s’élève aujourd’hui à 8 %, alors que la moyenne européenne est en dessous de 6 %. Je pense aussi à France Santé, dont voici le bilan : 65 % des Français ont renoncé à se soigner, 87 % du territoire est classé désert médical et le montant de la fraude sociale atteint 14 milliards d’euros. Il n’y a pas si longtemps, il y a eu France Magouille, avec des alliances contre nature entre les gauchistes et les LR, et maintenant, vous inventez France Faillite, avec un premier ministre et un gouvernement faillitaires dans un pays au bord du dépôt de bilan, et votre funeste dette de 3 600 milliards – on ne sait même plus son montant exact, tellement il est énorme !
Neuf cents euros net par mois…Voilà la retraite moyenne d’un agriculteur, donc même pas encore pour tous ! Sept cent quarante euros par mois…Voilà la pension moyenne d’un conjoint collaborateur et, là aussi, même pas pour tous. Pourtant, ces hommes et ces femmes ont participé à la grandeur de la France, à la reconstruction économique de notre pays ; ils ont contribué à la prospérité des Trente Glorieuses et des décennies suivantes ; ils ont permis à la France d’assurer sa prospérité et sa souveraineté alimentaire et de devenir une grande puissance agricole. Au lendemain de la guerre, lorsque la France devait se relever, ils ont été de ceux qui ont répondu présents. Sur les terres de Bresse, de Bretagne, du Sud-Ouest et du Nord comme dans nos territoires ultramarins, ils ont modernisé leurs exploitations, investi, travaillé sans compter. Ils ont accepté les sacrifices, les journées interminables, les semaines sans repos, des revenus souvent modestes ; malgré la pluie, malgré le soleil brillant et dans le froid de l’hiver, toujours dans les champs, toujours auprès des bêtes. Ils l’ont fait pour une certaine idée de la France. Ils l’ont fait pour nourrir notre pays. Ils l’ont fait pour bâtir l’agriculture la plus performante et la plus admirée du monde, qu’elle était. La puissance agricole française n’est pas née dans les bureaux des administrations : elle est née dans les champs, dans les étables, dans les vergers, elle est née du courage, du travail et de l’abnégation des générations successives d’agriculteurs. Quand une profession nourrit un pays, on ne peut pas abandonner ses membres à l’heure de la retraite. Le groupe UDR partage donc l’objectif de revaloriser les pensions des retraités prévu dans ce texte. Mais on ne construit pas de bonnes retraites avec de mauvais revenus, ni l’avenir agricole de la France à coups de formulaires, de contrôles et de contraintes administratives. On ne construit pas non plus l’avenir de la France et de l’agriculture avec les petits hommes gris de l’OFB – l’Office français de la biodiversité –, de l’Ademe – l’Agence de la transition écologique –, ou encore de l’Agence Bio, ni d’autres parmi les centaines d’agences qui existent. À ce propos, si on cherche les moyens de financer l’augmentation des retraites, simplifions les structures de toutes ces agences et nous trouverons les ressources nécessaires pour donner des retraites dignes à nos retraités. Le véritable enjeu est aussi de redonner de la rentabilité aux exploitations, de réduire les charges qui pèsent sur le travail, d’alléger le poids des prélèvements et des normes, et de permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier avant de pouvoir vivre honorablement de leur retraite. Il est temps de changer de logique, de passer d’une culture de la défiance à une culture de la confiance. Nous défendons une agriculture forte, compétitive et fière, une agriculture rentable qui produit, qui innove, qui transmet. Nous le devons aux générations futures mais aussi en reconnaissance à l’engagement de nos anciens. Redonnons à l’agriculture française la place qu’elle mérite ! Refaisons de la France le grenier à blé de l’Europe ! Je conclurai en citant Jean-Jacques Rousseau : « L’agriculture est le premier métier de l’homme ; le plus honnête, le plus utile, et par conséquent le plus noble qu’il puisse exercer. » Vive la France et vive les agriculteurs !
Nous le devons aux victimes d’hier et aux générations d’aujourd’hui. C’est aussi un message fort d’espoir et de confiance en l’avenir envoyé à nos concitoyens ultramarins. La France n’est jamais aussi belle et grande que lorsqu’elle est unie !
Nos agriculteurs s’adaptent, investissent et supportent les contraintes qui en découlent. Nous devons refuser fermement toute concurrence déloyale. La reconnaissance de la responsabilité de l’État et l’indemnisation relèvent d’un devoir de justice.
…on importe du bizarre, mais pas que ! On importe aussi des produits agricoles dispensés de respecter nos règles. C’est le cas en application du traité avec le Mercosur imposé par l’Europe, mais également des mesures douanières en faveur de l’Ukraine. Ce sera de nouveau le cas en vertu du traité de libre-échange qui vient d’être signé entre l’Europe et l’Australie. À chaque fois, on importe massivement des produits de mauvaise qualité, parfois dangereux pour la santé – par exemple, des poulets ukrainiens gavés aux antibiotiques et traités à l’eau de Javel, ou encore du bœuf argentin aux hormones ! Je le redis : on importe du bizarre, mais pas que ! Cette situation est profondément injuste : elle pénalise nos agriculteurs, crée une concurrence déloyale, menace notre souveraineté alimentaire et, surtout, détruit notre santé publique. En France, certaines substances sont interdites.
Cette position courageuse tranche avec celle de nos gouvernants actuels. En février 2019, Emmanuel Macron affirmait devant des élus d’outre-mer que le chlordécone n’était pas cancérigène. Comble de l’ironie : au premier rang était présent ce jour-là le ministre chargé des collectivités territoriales, un certain Sébastien Lecornu. Tirer les leçons du chlordécone, c’est réparer les erreurs du passé, mais ce n’est pas seulement cela. En effet, pendant que nos agriculteurs respectent des normes toujours plus strictes,…
Derrière ce chiffre se trouvent le plus grand scandale sanitaire et environnemental de notre histoire contemporaine et, avant tout, une immense détresse humaine. Entre 1972 et 1993, cet insecticide a été massivement utilisé en Martinique et en Guadeloupe dans les cultures de banane. Pourtant, sa dangerosité était déjà connue et les alertes scientifiques se multipliaient de manière unanime. Plus de trente ans après son interdiction, les sols, les cours d’eau et la population des Antilles continuent d’en subir les conséquences. Face à une telle situation, il est légitime que la représentation nationale reconnaisse la responsabilité de l’État. Il est également nécessaire que les victimes soient indemnisées. L’UDR soutiendra donc cette démarche. Je tiens d’ailleurs à souligner l’engagement de longue date de la présidente Marine Le Pen, qui dénonce la responsabilité de l’État, demande une reconnaissance des victimes et exige des moyens concrets, notamment un plan d’urgence interministériel.
Votre nouvelle idée est de faire 2 milliards d’euros d’économie – jusque-là, pourquoi pas – en gelant le barème des exonérations de cotisations patronales. Ce faisant, vous aggravez le matraquage fiscal, sans concertation, sans vote, sans légitimité. C’est un nouveau déni de démocratie. Votre décision menace près de 35 000 emplois en France – l’équivalent d’une ville comme Chalon-sur-Saône. Le chômage de masse se réinstalle dans notre pays – il atteint 8 % –, avec son sinistre cortège de précarité, de déclassement et d’angoisse. Vous avez inventé un nouveau concept : travailler plus pour gagner moins. C’est le fameux « en même temps » du macronisme : inflation et chômage. Finalement, le macronisme, c’est le socialisme en pire ! En une seule mesure, vous êtes capables d’augmenter le coût du travail, les défaillances d’entreprises – on en compte 70 000 cette année –, l’inflation – qui atteint presque 3 % –, le chômage, et de réduire le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité des entreprises. Pendant ce temps, le gazole est toujours aussi cher. Bravo, les Mozart de la finance ! Les salaires sont trop bas. À l’UDR, nous préconisons une solution rapide : la fin de la CSG et de la CRDS. Monsieur le ministre de l’économie, quand le ferez-vous ?
Au nom de tous les députés du groupe UDR, je tiens à adresser nos sincères condoléances à la famille et aux proches de Béatrice Bellamy. Le racket fiscal continue. Après avoir fait les poches des automobilistes, vous faites maintenant les poches des entreprises.
Quand un agriculteur effectue un prélèvement d’eau, c’est qu’il a une autorisation de l’administration. Il n’est pas rare que des associations diverses et variées – on peut imaginer de quel type – fassent annuler ces autorisations. L’administration peut alors édicter une autorisation provisoire dont la durée peut atteindre deux ans. Mais compte tenu des démarches administratives et des normes sur lesquelles l’agriculteur doit s’appuyer, l’instruction de la nouvelle demande prend un temps infini. Deux ans, ce n’est pas une durée suffisante, d’autant que la quantité de normes est en augmentation constante. Nous proposons de porter de deux à trois ans le délai d’instruction du dossier, autant pour sécuriser l’agriculteur et lui garantir qu’il aura une autorisation administrative correcte que pour les fonctionnaires – il faut aussi en parler – qui croulent sous le poids écrasant des normes. Ces normes embêtent tout le monde, autant les fonctionnaires qui doivent les appliquer que les agriculteurs qui doivent prétendument les respecter.
Nous continuerons ainsi à enliser nos agriculteurs dans des lois et des règles floues. Ils passeront leur temps à fabriquer de la paperasse au lieu de produire des aliments pour nous nourrir. Nos agriculteurs sont les plus contrôlés au monde. Cela devient insupportable ! On les traite désormais sur le mode de la défiance. Ils ne sont pourtant ni des pollueurs ni des empoisonneurs ! N’oubliez pas qu’ils vous nourrissent ! Et qu’ils le font avec leur cœur, avec leur âme, et grâce aux terres de France, qui sont les plus belles du monde. Or, avec les plus belles terres du monde, qu’a-t-on réussi à faire ? On a transformé des agriculteurs en smicards, qui travaillent pour moins de 5 euros de l’heure, et on a perdu notre autonomie alimentaire. Vous parlez de souveraineté alimentaire, cela prête à rire ! Il n’y a pourtant pas matière à plaisanterie : nous serons bientôt incapables de nourrir la population française. Je tiens d’ailleurs à rendre hommage à la proposition de loi constitutionnelle de mon ami Hervé de Lépinau, qui vise à inscrire la souveraineté alimentaire et agricole dans notre Constitution. Dites non à cet anglicisme, non à ces normes, non à ces règles, oui à nos agriculteurs ! Ayons confiance en eux ! Ils vous nourrissent !
Pour se conformer à ce concept flou, il nous faudra émettre des lois et des règles tout aussi floues, élaborées par des fonctionnaires qui ne connaissent pas nécessairement l’agriculture.