đŸ‡«đŸ‡· Tous concernĂ©s, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧VĂ©rification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
đŸ›ïžPourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thĂšmes qui vous intĂ©ressent
  • 💬 Partagez vos idĂ©es et avis sur le travail lĂ©gislatif en cours
đŸ‡«đŸ‡· Tous concernĂ©s, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

đŸ˜±Pseudo oubliĂ©
â„čSaisir l'adresse mail liĂ©e au pseudo oubliĂ© :
đŸ˜±Mot de Passe oubliĂ©
â„čSaisir l'adresse mail liĂ©e au Mot de Passe oubliĂ© :
🔎Chercher
â„čConseil : Quelques mots-clĂ©s suffisent 😉
Historique
14 juin 2017 : Nouvelle proposition de loi
14 juin 2017 : ⚡Urgence dĂ©clarĂ©e par 🧭Gouvernement Philippe

21 juin 2017 : Confiée à Commission (du Sénat) des finances

13 juil. 2017 : adopté par Sénat

28 juil. 2017 : đŸ—łïžVote sur la loi (premiĂšre lecture) 👍AdoptĂ©



3 aoĂ»t 2017 : đŸ—łïžVote sur la loi (nouvelle lecture) 👍AdoptĂ©

4 août 2017 : modifié par Sénat


10 août 2017 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par De droit (article 61 alinéa 1 de la Constitution)

8 sept. 2017 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

📜Loi organique pour la confiance dans la vie politique

TITRE IER

DISPOSITIONS RELATIVES AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Article 1

I. – La loi n° 62‑1292 du 6 novembre 1962 relative Ă  l’élection du PrĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel est ainsi modifiĂ©e :

1° L’article 3 est ainsi modifié :

a) Le neuviÚme alinéa du I est ainsi modifié :

– aprĂšs les mots : « sous pli scellĂ©, », sont insĂ©rĂ©s les mots : « une dĂ©claration d’intĂ©rĂȘts et d’activitĂ©s et » ;

– la premiĂšre occurrence du mot : « conforme » est remplacĂ©e par le mot : « conformes » ;

– les mots : « deux mois au plus tĂŽt et un » sont remplacĂ©s par les mots : « six mois au plus tĂŽt et cinq » ;

– aprĂšs les mots : « nouvelle dĂ©claration », sont insĂ©rĂ©s les mots : « de situation patrimoniale » ;

– est ajoutĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e :

« La dĂ©claration d’intĂ©rĂȘts et d’activitĂ©s ne comporte pas les informations mentionnĂ©es au 10° du III du mĂȘme article L. O. 135‑1. » ;

a bis) Au dĂ©but du dixiĂšme alinĂ©a du mĂȘme I, sont ajoutĂ©s les mots : « Les dĂ©clarations d’intĂ©rĂȘts et d’activitĂ©s et » ;

b) L’avant‑dernier alinĂ©a du mĂȘme I est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e :

« Trente jours aprĂšs son dĂ©pĂŽt, cette dĂ©claration est rendue publique, dans les limites dĂ©finies au III du mĂȘme article L.O. 135‑2, par la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique qui l’assortit d’un avis par lequel elle apprĂ©cie, aprĂšs avoir mis l’intĂ©ressĂ© Ă  mĂȘme de prĂ©senter ses observations, l’exhaustivitĂ©, l’exactitude et la sincĂ©ritĂ© de la dĂ©claration et la variation de la situation patrimoniale entre le dĂ©but et la fin de l’exercice des fonctions prĂ©sidentielles telle qu’elle rĂ©sulte des dĂ©clarations, des observations que le dĂ©clarant a pu lui adresser ou des autres Ă©lĂ©ments dont elle dispose. » ;

b bis) (Supprimé)

c) Au quatriĂšme alinĂ©a du II, la rĂ©fĂ©rence : « de l’article L. 52‑8 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences : « des articles L. 52‑7-1 et L. 52‑8 » ;

d) Au neuviĂšme alinĂ©a du mĂȘme II, la seconde occurrence du mot : « quatriĂšme » est remplacĂ©e par le mot : « avant‑dernier » ;

2° À la fin de l’article 4, la rĂ©fĂ©rence : « loi organique n° 2016‑506 du 25 avril 2016 de modernisation des rĂšgles applicables Ă  l’élection prĂ©sidentielle » est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence : « loi organique n°      du      pour la confiance dans la vie politique ».

II. – (Non modifiĂ©)

TITRE IER BIS

DISPOSITIONS RELATIVES
AUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Article 1 bis

(Conforme)

.........................................................................................................................

TITRE II

Chapitre IER A

Dispositions relatives Ă  l’indemnitĂ© parlementaire

(Division et intitulé supprimés)

Article 2 a

Chapitre IER

Dispositions relatives aux conditions d’éligibilitĂ© et aux inĂ©ligibilitĂ©s

.........................................................................................................................

Articles 2 et 2 bis a

(Conformes)

Article 2 bis

(Suppression conforme)

Chapitre II

Dispositions relatives aux incompatibilités

.........................................................................................................................

Article 5

L’article L.O. 146‑1 du code Ă©lectoral est ainsi rĂ©digé :

« Art. L.O. 146-1. – Il est interdit Ă  tout dĂ©putĂ© de :

« 1° Commencer Ă  exercer une fonction de conseil qui n’était pas la sienne avant le dĂ©but de son mandat ;

« 2° Poursuivre une telle activité lorsque celle-ci a débuté dans les douze mois précédant le premier jour du mois de son entrée en fonction ;

« 3° Fournir des prestations de conseil aux sociĂ©tĂ©s, entreprises, Ă©tablissements ou organismes mentionnĂ©s aux 1° à 7° de l’article L.O. 146 ;

« 4° (Supprimé) ».

.........................................................................................................................

Articles 6 bis et 7

(Conformes)

.........................................................................................................................

Article 8 bis

I. – Le code Ă©lectoral est ainsi modifié :

1° L’article L.O. 144 est abrogé ;

2° Au premier alinĂ©a de l’article L.O. 319, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 relative au DĂ©fenseur des droits, les mots : « , d’acceptation des fonctions de membre du Conseil constitutionnel ou de DĂ©fenseur des droits ou de prolongation au-delĂ  de six mois d’une mission temporaire confiĂ©e par le Gouvernement » sont remplacĂ©s par les mots : « ou d’acceptation des fonctions de membre du Conseil constitutionnel ou de DĂ©fenseur des droits ».

II. – Le II de l’article 2 de la loi organique n° 2013-906 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique est abrogĂ©.

III. – Le 2° de l’article 1er de l’ordonnance n° 58‑1066 du 7 novembre 1958 portant loi organique autorisant exceptionnellement les parlementaires Ă  dĂ©lĂ©guer leur droit de vote est abrogĂ©.

Article 8 ter

I. – (Non modifiĂ©)

I bis. – (SupprimĂ©)

II. – Les dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs qui se trouvent, Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur de la prĂ©sente loi organique, dans le cas d’incompatibilitĂ© prĂ©vu au II de l’article L.O. 145 du code Ă©lectoral, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant du 1° du I du prĂ©sent article, peuvent continuer Ă  exercer leurs fonctions au sein d’une institution ou d’un organisme extĂ©rieur pour la durĂ©e pour laquelle ils ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s.

Chapitre III

Dotation de solidarité locale

Article 9

I. – La loi organique n° 2001-692 du 1er aoĂ»t 2001 relative aux lois de finances est ainsi modifiĂ©e :

1° Le I de l’article 7 est ainsi modifié :

a) À la seconde phrase du troisiĂšme alinĂ©a, le mot : « deux » est remplacĂ© par le mot : « trois » ;

b) AprÚs le 2°, il est inséré un 3° ainsi rédigé :

« 3° Une dotation de solidarité locale. » ;

2° Au premier alinĂ©a de l’article 11, aprĂšs le mot : « imprĂ©visibles », sont insĂ©rĂ©s les mots : « et sur la dotation de solidaritĂ© locale » ;

3° AprĂšs le mĂȘme article 11, il est insĂ©rĂ© un article 11‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. 11‑1. – I. – Tous les ans, le bureau de chaque assemblĂ©e adresse au Gouvernement la liste des projets que les dĂ©putĂ©s et les sĂ©nateurs proposent au titre de la dotation de solidaritĂ© locale.

« Les montants concernĂ©s sont rĂ©partis de maniĂšre Ă©quitable entre les dĂ©putĂ©s et les sĂ©nateurs. Un mĂȘme projet ne peut ĂȘtre proposĂ© par plusieurs dĂ©putĂ©s ou sĂ©nateurs.

« Il est interdit Ă  un dĂ©putĂ© ou Ă  un sĂ©nateur de prĂ©senter un projet d’une commune ou de l’un de ses groupements lorsqu’il siĂšge au sein de l’organe dĂ©libĂ©rant de cette commune ou de ce groupement.

« La liste mentionnĂ©e au premier alinĂ©a du prĂ©sent I prĂ©cise, pour chaque projet, le nom de l’éventuel bĂ©nĂ©ficiaire, le montant proposĂ©, la nature du projet Ă  financer et le nom du dĂ©putĂ© ou du sĂ©nateur Ă  l’origine de cette proposition. Chaque assemblĂ©e la publie dans un format ouvert, aisĂ©ment rĂ©utilisable et exploitable par un systĂšme de traitement automatisĂ©.

« II. – Peuvent ĂȘtre inscrites sur cette liste, les subventions rĂ©pondant aux critĂšres cumulatifs suivants :

« 1° Leur montant ne dĂ©passe pas 20 000 euros et n’excĂšde pas la moitiĂ© du montant total du projet concerné ;

« 2° Elles ne présentent pas un caractÚre récurrent ;

« 3° Le dĂ©lai prĂ©visionnel d’exĂ©cution du projet est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  quatre ans.

« III. – Peuvent bĂ©nĂ©ficier de la dotation de solidaritĂ© locale :

« 1° Les associations rĂ©gies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association, les associations rĂ©gies par le droit local d’Alsace‑Moselle et les fondations pour :

« a) Financer des activités culturelles, sociales ou sportives ;

« b) Contribuer au développement de leurs actions humanitaires ;

« 2° Les Ă©tablissements français d’enseignement Ă  l’étranger, les organismes publics et privĂ©s qui concourent aux actions de soutien et d’accompagnement des Français Ă©tablis hors de France, pour :

« a) Financer des activités culturelles, sociales ou sportives ;

« b) Contribuer au développement de leurs actions en matiÚre de développement économique de la France ;

« 3° Les communes et leurs groupements, pour financer un projet d’investissement relatif à :

« a) La mise en accessibilité des équipements publics pour les personnes handicapées ;

« b) La préservation du patrimoine culturel, historique et des sites patrimoniaux remarquables ;

« c) La revitalisation artisanale et commerciale ;

« d) L’établissement et l’exploitation des rĂ©seaux ouverts au public et la fourniture au public de services de communications Ă©lectroniques ;

« e) L’accueil des jeunes enfants et des personnes ĂągĂ©es.

« IV. – AprĂšs l’entrĂ©e en vigueur de la loi de finances, les dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs peuvent rĂ©affecter les montants qu’ils ont proposĂ©s au titre de la dotation de solidaritĂ© locale Ă  d’autres projets, en respectant les critĂšres fixĂ©s aux I à III du prĂ©sent article. La demande de rĂ©affectation est publiĂ©e dans les conditions prĂ©vues au dernier alinĂ©a du mĂȘme I.

« V. – Avant le 31 mai de chaque annĂ©e, le Gouvernement publie la liste des projets ayant bĂ©nĂ©ficiĂ©, au cours du prĂ©cĂ©dent exercice, de la dotation prĂ©vue au I du prĂ©sent article. Elle est publiĂ©e dans les conditions prĂ©vues au dernier alinĂ©a du mĂȘme I. » ;

4° Le 9° de l’article 54 est abrogĂ© Ă  compter du 1er janvier 2024.

II. – Le prĂ©sent article entre en vigueur le 1er septembre 2017.

Chapitre IV

Renforcement des obligations de publicité
de la « réserve ministérielle »

Article 9 bis

Avant le 31 mai de chaque annĂ©e, le Gouvernement publie les critĂšres d’éligibilitĂ© et la liste de l’ensemble des subventions accordĂ©es, au cours du prĂ©cĂ©dent exercice, par tout membre du Gouvernement, pour des travaux divers d’intĂ©rĂȘt local au titre de la « rĂ©serve ministĂ©rielle ».

Cette liste prĂ©cise, pour chaque subvention, le nom du bĂ©nĂ©ficiaire, le montant versĂ©, la nature du projet financĂ© et le nom du ministre, du membre du Parlement ou de l’élu local l’ayant proposĂ©e. Le Gouvernement la publie dans un format ouvert, aisĂ©ment rĂ©utilisable et exploitable par un systĂšme de traitement automatisĂ©.

TITRE II BIS

DISPOSITIONS RELATIVES
AUX OBLIGATIONS DÉCLARATIVES

Article 9 ter

I. – (Non modifiĂ©)

II. – L’article 10‑1‑2 de la loi organique n° 94‑100 du 5 fĂ©vrier 1994 sur le Conseil supĂ©rieur de la magistrature est ainsi rĂ©digé :

« Art. 10‑1‑2. – I. – S’ils ne sont pas soumis Ă  cette obligation Ă  un autre titre, les membres du Conseil supĂ©rieur de la magistrature adressent au prĂ©sident de la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique une dĂ©claration exhaustive, exacte et sincĂšre de leur situation patrimoniale, dans les deux mois qui suivent l’installation dans leurs fonctions et dans les deux mois qui suivent la cessation de leurs fonctions.

« II. – La dĂ©claration de situation patrimoniale de chaque membre du Conseil supĂ©rieur concerne la totalitĂ© de ses biens propres ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, ceux de la communautĂ© ou les biens indivis. Ces biens sont Ă©valuĂ©s Ă  la date du fait gĂ©nĂ©rateur de la dĂ©claration comme en matiĂšre de droits de mutation Ă  titre gratuit.

« La déclaration porte sur les éléments suivants :

« 1° Les immeubles bùtis et non bùtis ;

« 2° Les valeurs mobiliÚres ;

« 3° Les assurances vie ;

« 4° Les comptes bancaires courants ou d’épargne, les livrets et les autres produits d’épargne ;

« 5° Les biens mobiliers divers d’une valeur supĂ©rieure Ă  un montant fixĂ© par voie rĂ©glementaire ;

« 6° Les véhicules terrestres à moteur, les bateaux et les avions ;

« 7° Les fonds de commerce ou clientÚles et les charges et offices ;

« 8° Les biens mobiliers et immobiliers et les comptes dĂ©tenus Ă  l’étranger ;

« 9° Les autres biens ;

« 10° Le passif.

« Le cas Ă©chĂ©ant, la dĂ©claration de situation patrimoniale prĂ©cise, pour chaque Ă©lĂ©ment mentionnĂ© aux 1° à 10° du prĂ©sent II, s’il s’agit de biens propres, de biens de la communautĂ© ou de biens indivis.

« La dĂ©claration de situation patrimoniale adressĂ©e Ă  l’issue des fonctions comporte, en plus des Ă©lĂ©ments mentionnĂ©s aux mĂȘmes 1° à 10°, une prĂ©sentation des Ă©vĂ©nements majeurs ayant affectĂ© la composition du patrimoine depuis la prĂ©cĂ©dente dĂ©claration, ainsi qu’une rĂ©capitulation de l’ensemble des revenus perçus par le membre du Conseil supĂ©rieur et, le cas Ă©chĂ©ant, par la communautĂ© depuis le dĂ©but de l’exercice des fonctions.

« III. – Toute modification substantielle de la situation patrimoniale fait l’objet, dans un dĂ©lai de deux mois, d’une dĂ©claration complĂ©mentaire dans les mĂȘmes formes.

« Aucune nouvelle dĂ©claration n’est exigĂ©e du membre du Conseil supĂ©rieur qui a Ă©tabli depuis moins d’un an une dĂ©claration en application du prĂ©sent article, des articles 4 ou 11 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique, de l’article L.O. 135‑1 du code Ă©lectoral, des articles L. 131‑10 ou L. 231‑4‑4 du code de justice administrative ou des articles L. 120‑13 ou L. 220‑11 du code des juridictions financiĂšres, et la dĂ©claration mentionnĂ©e au dernier alinĂ©a du II du prĂ©sent article est limitĂ©e Ă  la prĂ©sentation et Ă  la rĂ©capitulation prĂ©vues au mĂȘme dernier alinĂ©a.

« La dĂ©claration de situation patrimoniale ne peut pas ĂȘtre communiquĂ©e aux tiers.

« IV. – La Haute AutoritĂ© peut demander au membre du Conseil supĂ©rieur de la magistrature soumis au I du prĂ©sent article toute explication nĂ©cessaire Ă  l’exercice de sa mission de contrĂŽle des dĂ©clarations de situation patrimoniale. En cas de dĂ©claration incomplĂšte ou lorsqu’il n’a pas Ă©tĂ© donnĂ© suite Ă  une demande d’explication adressĂ©e par la Haute AutoritĂ©, cette derniĂšre adresse Ă  l’intĂ©ressĂ© une injonction tendant Ă  ce que la dĂ©claration soit complĂ©tĂ©e ou que les explications lui soient transmises dans un dĂ©lai d’un mois Ă  compter de cette injonction.

« V. – La Haute AutoritĂ© peut demander au membre du Conseil supĂ©rieur de la magistrature soumis au I du prĂ©sent article communication des dĂ©clarations qu’il a souscrites en application des articles 170 à 175 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts et, le cas Ă©chĂ©ant, en application de l’article 885 W du mĂȘme code.

« Elle peut, si elle l’estime utile, demander les dĂ©clarations mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du prĂ©sent V souscrites par le conjoint sĂ©parĂ© de biens, le partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou le concubin de tout membre du Conseil supĂ©rieur de la magistrature soumis au I du prĂ©sent article.

« À dĂ©faut de communication dans un dĂ©lai de deux mois Ă  compter de la demande des dĂ©clarations mentionnĂ©es aux deux premiers alinĂ©as du prĂ©sent V, elle peut demander copie de ces mĂȘmes dĂ©clarations Ă  l’administration fiscale, qui les lui transmet dans un dĂ©lai de trente jours.

« La Haute AutoritĂ© exerce le droit de communication prĂ©vu Ă  la section I du chapitre II du titre II de la premiĂšre partie du livre des procĂ©dures fiscales, en vue de recueillir toutes informations utiles Ă  l’accomplissement de sa mission de contrĂŽle.

« Elle peut, aux mĂȘmes fins, demander Ă  l’administration fiscale de mettre en Ɠuvre les procĂ©dures d’assistance administrative internationale.

« Les agents de l’administration fiscale sont dĂ©liĂ©s du secret professionnel Ă  l’égard des membres et des rapporteurs de la Haute AutoritĂ© au titre des vĂ©rifications et contrĂŽles qu’ils mettent en Ɠuvre pour l’application du prĂ©sent article.

« VI. – La Haute AutoritĂ© apprĂ©cie, dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la rĂ©ception de la dĂ©claration, l’évolution de la situation patrimoniale du membre du Conseil supĂ©rieur de la magistrature telle qu’elle rĂ©sulte de ses dĂ©clarations, des Ă©ventuelles observations et explications qu’il a pu formuler ou des autres Ă©lĂ©ments dont elle dispose.

« Lorsque les Ă©volutions de la situation patrimoniale n’appellent pas d’observations ou lorsqu’elles sont justifiĂ©es, la Haute AutoritĂ© en informe le membre du Conseil supĂ©rieur.

« Lorsqu’elle constate une Ă©volution de la situation patrimoniale pour laquelle elle ne dispose pas d’explications suffisantes et aprĂšs que le membre du Conseil supĂ©rieur a Ă©tĂ© mis en mesure de produire ses observations, la Haute AutoritĂ© transmet le dossier au parquet.

« Lorsqu’elle constate un manquement Ă  l’obligation de dĂ©claration de situation patrimoniale ou un dĂ©faut de rĂ©ponse Ă  une injonction prĂ©vue au IV du prĂ©sent article, la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique saisit le ministre de la justice.

« VII. – Le fait, pour un membre du Conseil supĂ©rieur soumis au I du prĂ©sent article, de ne pas dĂ©poser la dĂ©claration de situation patrimoniale, d’omettre de dĂ©clarer une partie substantielle de son patrimoine ou de fournir une Ă©valuation mensongĂšre de son patrimoine est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

« Peuvent ĂȘtre prononcĂ©es, Ă  titre complĂ©mentaire, l’interdiction des droits civiques, selon les modalitĂ©s prĂ©vues aux articles 131‑26 et 131‑26‑1 du code pĂ©nal, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique, selon les modalitĂ©s prĂ©vues Ă  l’article 131‑27 du mĂȘme code.

« Le fait, pour un membre du Conseil supĂ©rieur soumis au I du prĂ©sent article, de ne pas dĂ©fĂ©rer aux injonctions de la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique ou de ne pas lui communiquer les informations et piĂšces utiles Ă  l’exercice de sa mission est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

« Le fait de publier ou de divulguer, de quelque maniĂšre que ce soit, tout ou partie des dĂ©clarations ou des informations mentionnĂ©es au prĂ©sent article est puni des peines prĂ©vues Ă  l’article 226‑1 du code pĂ©nal.

« VIII. – Un dĂ©cret en Conseil d’État, pris aprĂšs avis de la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique, prĂ©cise les conditions d’application du prĂ©sent article, notamment le modĂšle, le contenu et les conditions de mise Ă  jour et de conservation des dĂ©clarations de situation patrimoniale. »

III. – (Non modifiĂ©)

.........................................................................................................................

Article 9 quinquies

(Suppression conforme)

TITRE III

DISPOSITIONS RELATIVES AU MÉDIATEUR DU CRÉDIT AUX CANDIDATS ET AUX PARTIS POLITIQUES

Article 10

(Conforme)

TITRE IV

DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES

Article 11

L’article 2 est applicable :

1° Aux députés, à la date de publication de la présente loi organique ;

2° Aux sénateurs, le 2 octobre 2017.

L’administration fiscale dispose d’un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de l’entrĂ©e en vigueur de l’article 2 de la prĂ©sente loi organique pour transmettre aux dĂ©putĂ©s et aux sĂ©nateurs l’attestation prĂ©vue Ă  l’article L.O. 136‑4 du code Ă©lectoral. Cette attestation constate la situation fiscale Ă  la date d’application de l’article 2.

Article 12

I. – Dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi organique, tout dĂ©putĂ© ou sĂ©nateur complĂšte la dĂ©claration mentionnĂ©e au III de l’article L.O. 135‑1 du code Ă©lectoral qu’il a adressĂ©e au prĂ©sident de la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique ainsi qu’au bureau de l’assemblĂ©e Ă  laquelle il appartient, afin d’y faire figurer les Ă©lĂ©ments prĂ©vus au 5° du III du mĂȘme article L.O. 135‑1 dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la prĂ©sente loi organique.

II. – (Non modifiĂ©)

III. – Les interdictions mentionnĂ©es aux 1° et 3° de l’article L.O. 146-1 du code Ă©lectoral ainsi que celles mentionnĂ©es au premier alinĂ©a et au 2° de l’article L.O. 146‑2 et Ă  l’article L.O. 146‑3 du mĂȘme code s’appliquent Ă  tout dĂ©putĂ© ou sĂ©nateur Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi organique.

Tout dĂ©putĂ© ou sĂ©nateur qui se trouve dans les cas d’incompatibilitĂ© prĂ©vus au 3° de l’article L.O. 146‑1 du code Ă©lectoral, dans celui prĂ©vu au 2° de l’article L.O. 146‑2 du mĂȘme code ou dans celui prĂ©vu Ă  l’article L.O. 146‑3 dudit code met fin Ă  cette situation dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la mĂȘme date.

IV et V. – (Non modifiĂ©s)

Article 13

L’article 9 n’est pas applicable aux crĂ©dits ouverts au titre de la « rĂ©serve parlementaire » avant l’exercice 2018.

.........................................................................................................................

Article 15

(Conforme)

Article 16

I. – Le chapitre IV du titre V de la loi organique n° 99‑209 du 19 mars 1999 relative Ă  la Nouvelle‑CalĂ©donie est ainsi modifié :

1° L’article 196 est ainsi modifié :

a) Le 8° du I est complété par un d ainsi rédigé :

« d) Les sociĂ©tĂ©s, entreprises ou organismes dont l’activitĂ© consiste principalement Ă  fournir des conseils aux sociĂ©tĂ©s, entreprises, Ă©tablissements ou organismes mentionnĂ©s aux a Ă  c du prĂ©sent 8° ; »

b) Le V est ainsi rédigé :

« V. – Il est interdit Ă  tout membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs de :

« 1° Commencer Ă  exercer une fonction de conseil qui n’était pas la sienne avant le dĂ©but de son mandat ;

« 2° Poursuivre une telle activité lorsque celle-ci a débuté dans les douze mois précédant le premier jour du mois de son entrée en fonction ;

« 3° Fournir des prestations de conseil aux sociétés, entreprises, établissements ou organismes mentionnés au 8° du I ;

« 4° (Supprimé) » ;

c) AprÚs le V, il est inséré un V bis ainsi rédigé :

« V bis. – Il est interdit Ă  tout membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs d’acquĂ©rir le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil.

« Il est interdit Ă  tout membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs d’exercer le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme :

« 1° Dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil, s’il en a acquis le contrĂŽle dans les douze mois prĂ©cĂ©dant le premier jour du mois de son entrĂ©e en fonction ;

« 2° Dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil aux sociĂ©tĂ©s, entreprises, Ă©tablissements ou organismes mentionnĂ©s au 8° du I du prĂ©sent article. » ;

d) Au VII, les mots : « dont il n’était pas habituellement le conseil avant son Ă©lection » sont supprimĂ©s ;

2° L’article 197 est ainsi modifié :

a) AprÚs le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dĂ©rogation au premier alinĂ©a, au plus tard trois mois aprĂšs son entrĂ©e en fonction ou, en cas de contestation de l’élection, la date de la dĂ©cision du Conseil d’État, le membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs qui se trouve dans un cas d’incompatibilitĂ© mentionnĂ© au V bis de l’article 196 met fin Ă  cette situation soit en cĂ©dant tout ou partie de la participation, soit en prenant les dispositions nĂ©cessaires pour que tout ou partie de celle-ci soit gĂ©rĂ©e, pendant la durĂ©e de son mandat, dans des conditions excluant tout droit de regard de sa part. » ;

b) Au deuxiÚme alinéa, les mots : « du délai prévu au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « des délais prévus aux premier et deuxiÚme alinéas » ;

c) AprÚs la premiÚre phrase du quatriÚme alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Cette dĂ©claration Ă©numĂšre Ă©galement les participations directes ou indirectes qui confĂšrent le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil. »

II – Dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article, tout membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs complĂšte la dĂ©claration mentionnĂ©e au cinquiĂšme alinĂ©a de l’article 197 de la loi organique n° 99‑209 du 19 mars 1999 relative Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la prĂ©sente loi organique, afin d’y faire figurer ses Ă©ventuelles participations directes ou indirectes confĂ©rant le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil.

III. – (Non modifiĂ©)

IV. – Les interdictions mentionnĂ©es aux V et V bis de l’article 196 de la loi organique n° 99‑209 du 19 mars 1999 prĂ©citĂ©e, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la prĂ©sente loi organique, Ă  l’exception de celles mentionnĂ©es au 2° du V et au 1° du V bis du mĂȘme article 196, s’appliquent Ă  tout membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi organique.

V. – Tout membre d’une assemblĂ©e de province ou du congrĂšs qui se trouve dans les cas d’incompatibilitĂ© prĂ©vus au 3° du V et au 2° du V bis de l’article 196 de la loi organique n° 99‑209 du 19 mars 1999 prĂ©citĂ©e met fin Ă  cette situation dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi organique.

VI et VII. – (Non modifiĂ©s)

Article 17

La loi organique n° 99‑209 du 19 mars 1999 relative Ă  la Nouvelle‑CalĂ©donie est ainsi modifiĂ©e :

1° L’article 64 est ainsi modifié :

a) Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention :   « I. – » ;

b) Sont ajoutés des II à IV ainsi rédigés :

« II. – Il est interdit au prĂ©sident du congrĂšs de compter parmi les membres de son cabinet :

« 1° Son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 2° Ses parents ou les parents de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 3° Ses enfants ou les enfants de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin.

« La violation de cette interdiction emporte de plein droit la cessation du contrat.

« Un dĂ©cret en Conseil d’État dĂ©termine les modalitĂ©s selon lesquelles le prĂ©sident du congrĂšs rembourse les sommes versĂ©es en violation de cette interdiction.

« Aucune restitution des sommes versĂ©es ne peut ĂȘtre exigĂ©e du membre du cabinet.

« Le fait pour le prĂ©sident du congrĂšs de compter l’une des personnes mentionnĂ©es aux 1° à 3° parmi les membres de son cabinet est puni de la peine prĂ©vue au II de l’article 110 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives Ă  la fonction publique territoriale.

« III. – Le prĂ©sident du congrĂšs informe sans dĂ©lai la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique du fait qu’il compte parmi les membres de son cabinet :

« 1° Son frĂšre ou sa sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de celui‑ci ou celle‑ci ;

« 2° L’enfant de son frĂšre ou de sa sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de cet enfant ;

« 3° Son ancien conjoint, la personne ayant été liée à lui par un pacte civil de solidarité ou son ancien concubin ;

« 4° L’enfant, le frĂšre ou la sƓur des personnes mentionnĂ©es au 3° du prĂ©sent III ;

« 5° Le frĂšre ou la sƓur de la personne mentionnĂ©e au 1° du II.

« Lorsqu’un membre de cabinet du prĂ©sident du congrĂšs a un lien familial au sens du II ou du prĂ©sent III avec un autre membre du congrĂšs, il en informe, sans dĂ©lai, le prĂ©sident du congrĂšs et la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique.

« IV. – Lorsque la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique constate en application du III du prĂ©sent article, de sa propre initiative ou Ă  la suite d’un signalement, que le prĂ©sident du congrĂšs emploie comme collaborateur une personne mentionnĂ©e au mĂȘme III d’une maniĂšre qui serait susceptible de constituer un conflit d’intĂ©rĂȘts, au sens de l’article 2 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique, elle peut faire usage d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser cette situation. Elle rend publique cette injonction.

« Le III et le prĂ©sent IV s’appliquent sans prĂ©judice des articles 432‑10 à 432‑13 et 432‑15 du code pĂ©nal. » ;

2° L’article 114 est ainsi modifié :

a) Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention :   « I. – » ;

b) Sont ajoutés des II à IV ainsi rédigés :

« II. – Il est interdit au prĂ©sident et aux autres membres du gouvernement de compter parmi les membres de leur cabinet :

« 1° Leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 2° Leurs parents ou les parents de leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 3° Leurs enfants ou les enfants de leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin.

« La violation de cette interdiction emporte de plein droit la cessation du contrat.

« Un dĂ©cret en Conseil d’État dĂ©termine les modalitĂ©s selon lesquelles le prĂ©sident et les membres du gouvernement remboursent les sommes versĂ©es en violation de cette interdiction.

« Aucune restitution des sommes versĂ©es ne peut ĂȘtre exigĂ©e du membre du cabinet.

« Le fait pour le prĂ©sident et les membres du gouvernement de compter l’une des personnes mentionnĂ©es aux 1° à 3° parmi les membres de leur cabinet est puni de la peine prĂ©vue au II de l’article 110 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives Ă  la fonction publique territoriale.

« III. – Le prĂ©sident et les membres du gouvernement informent sans dĂ©lai la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique du fait qu’ils comptent parmi les membres de leur cabinet :

« 1° Leur frĂšre ou leur sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de celui‑ci ou celle‑ci ;

« 2° L’enfant de leur frĂšre ou de leur sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de cet enfant ;

« 3° Leur ancien conjoint, la personne ayant été liée à eux par un pacte civil de solidarité ou leur ancien concubin ;

« 4° L’enfant, le frĂšre ou la sƓur des personnes mentionnĂ©es au 3° du prĂ©sent III ;

« 5° Le frĂšre ou la sƓur de la personne mentionnĂ©e au 1° du II.

« Lorsqu’un membre de cabinet du prĂ©sident ou des membres du gouvernement a un lien familial au sens du II ou du prĂ©sent III avec le prĂ©sident ou un autre membre du gouvernement, il en informe sans dĂ©lai le prĂ©sident ou le membre du gouvernement dont il est le collaborateur et la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique.

« IV. – Lorsque la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique constate en application du III du prĂ©sent article, de sa propre initiative ou Ă  la suite d’un signalement, que le prĂ©sident ou un membre du gouvernement emploie comme collaborateur une personne mentionnĂ©e au mĂȘme III d’une maniĂšre qui serait susceptible de constituer un conflit d’intĂ©rĂȘts, au sens de l’article 2 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique, elle peut faire usage d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser cette situation. Elle rend publique cette injonction.

« Le III et le prĂ©sent IV s’appliquent sans prĂ©judice des articles 432‑10 à 432‑13 et 432‑15 du code pĂ©nal. » ;

3° L’article 161 est ainsi modifié :

a) Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention :   « I. – » ;

b) Sont ajoutés des II à IV ainsi rédigés :

« II. – Il est interdit aux prĂ©sidents des assemblĂ©es de province de compter parmi les membres de leur cabinet :

« 1° Leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 2° Leurs parents ou les parents de leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 3° Leurs enfants ou les enfants de leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin.

« La violation de cette interdiction emporte de plein droit la cessation du contrat.

« Un dĂ©cret en Conseil d’État dĂ©termine les modalitĂ©s selon lesquelles les prĂ©sidents des assemblĂ©es de province remboursent les sommes versĂ©es en violation de cette interdiction.

« Aucune restitution des sommes versĂ©es ne peut ĂȘtre exigĂ©e du membre du cabinet.

« Le fait pour les prĂ©sidents des assemblĂ©es de province de compter l’une des personnes mentionnĂ©es aux 1° à 3° parmi les membres de leur cabinet est puni de la peine prĂ©vue au II de l’article 110 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives Ă  la fonction publique territoriale.

« III. – Les prĂ©sidents des assemblĂ©es de province informent sans dĂ©lai la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique du fait qu’ils comptent parmi les membres de leur cabinet :

« 1° Leur frĂšre ou leur sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de celui‑ci ou celle‑ci ;

« 2° L’enfant de leur frĂšre ou de leur sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de cet enfant ;

« 3° Leur ancien conjoint, la personne ayant été liée à eux par un pacte civil de solidarité ou leur ancien concubin ;

« 4° L’enfant, le frĂšre ou la sƓur des personnes mentionnĂ©es au 3° du prĂ©sent III ;

« 5° Le frĂšre ou la sƓur de la personne mentionnĂ©e au 1° du II.

« Lorsqu’un membre de cabinet d’un prĂ©sident d’une assemblĂ©e de province a un lien familial au sens du II ou du prĂ©sent III avec un autre membre de la mĂȘme assemblĂ©e de province, il en informe sans dĂ©lai le prĂ©sident de cette assemblĂ©e de province et la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique.

« IV. – Lorsque la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique constate en application du III du prĂ©sent article, de sa propre initiative ou Ă  la suite d’un signalement, qu’un prĂ©sident d’une assemblĂ©e de province emploie comme collaborateur une personne mentionnĂ©e au mĂȘme III d’une maniĂšre qui serait susceptible de constituer un conflit d’intĂ©rĂȘts, au sens de l’article 2 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique, elle peut faire usage d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser cette situation. Elle rend publique cette injonction.

« Le III et le prĂ©sent IV s’appliquent sans prĂ©judice des articles 432‑10 à 432‑13 et 432‑15 du code pĂ©nal. »

Article 18

La loi organique n° 2004‑192 du 27 fĂ©vrier 2004 portant statut d’autonomie de la PolynĂ©sie française est ainsi modifiĂ©e :

1° L’article 86 est ainsi modifié :

a) Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention :   « I. – » ;

b) Sont ajoutés des II à IV ainsi rédigés :

« II. – Il est interdit au prĂ©sident de la PolynĂ©sie française et aux autres membres du gouvernement de la PolynĂ©sie française de compter parmi les membres de leur cabinet :

« 1° Leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 2° Leurs parents ou les parents de leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 3° Leurs enfants ou les enfants de leur conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin.

« La violation de cette interdiction emporte de plein droit la cessation du contrat.

« Un dĂ©cret en Conseil d’État dĂ©termine les modalitĂ©s selon lesquelles le prĂ©sident de la PolynĂ©sie française et les autres membres du gouvernement de la PolynĂ©sie française remboursent les sommes versĂ©es en violation de cette interdiction.

« Aucune restitution des sommes versĂ©es ne peut ĂȘtre exigĂ©e du membre du cabinet.

« Le fait pour le prĂ©sident de la PolynĂ©sie française et les autres membres du gouvernement de la PolynĂ©sie française de compter l’une des personnes mentionnĂ©es aux 1° à 3° parmi les membres de leur cabinet est puni de la peine prĂ©vue au II de l’article 110 de la loi  n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives Ă  la fonction publique territoriale.

« III. – Le prĂ©sident de la PolynĂ©sie française et les autres membres du gouvernement informent sans dĂ©lai la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique du fait qu’ils comptent parmi les membres de leur cabinet :

« 1° Leur frĂšre ou leur sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de celui‑ci ou celle‑ci ;

« 2° L’enfant de leur frĂšre ou de leur sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de cet enfant ;

« 3° Leur ancien conjoint, la personne ayant été liée à eux par un pacte civil de solidarité ou leur ancien concubin ;

« 4° L’enfant, le frĂšre ou la sƓur des personnes mentionnĂ©es au 3° du prĂ©sent III ;

« 5° Le frĂšre ou la sƓur de la personne mentionnĂ©e au 1° du II.

« Lorsqu’un collaborateur de cabinet du prĂ©sident de la PolynĂ©sie française ou d’un membre du gouvernement de la PolynĂ©sie française a un lien familial au sens du II ou du prĂ©sent III avec le prĂ©sident ou un autre membre du gouvernement de la PolynĂ©sie française, il en informe sans dĂ©lai le prĂ©sident ou le membre du gouvernement dont il est le collaborateur et la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique.

« IV. – Lorsque la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique constate en application du III du prĂ©sent article, de sa propre initiative ou Ă  la suite d’un signalement, que le prĂ©sident de la PolynĂ©sie française ou un membre du gouvernement de la PolynĂ©sie française emploie comme collaborateur une personne mentionnĂ©e au mĂȘme III d’une maniĂšre qui serait susceptible de constituer un conflit d’intĂ©rĂȘts, au sens de l’article 2 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique, elle peut faire usage d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser cette situation. Elle rend publique cette injonction.

« Le III et le prĂ©sent IV s’appliquent sans prĂ©judice des articles 432‑10 à 432‑13 et 432‑15 du code pĂ©nal. » ;

2° L’article 129 est ainsi modifié :

a) Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention :   « I. – » ;

b) Sont ajoutés des II à IV ainsi rédigés :

« II. – Il est interdit au prĂ©sident de l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française de compter parmi les membres de son cabinet :

« 1° Son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 2° Ses parents ou les parents de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ;

« 3° Ses enfants ou les enfants de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin.

« La violation de cette interdiction emporte de plein droit la cessation du contrat.

« Un dĂ©cret en Conseil d’État dĂ©termine les modalitĂ©s selon lesquelles le prĂ©sident de la PolynĂ©sie française rembourse les sommes versĂ©es en violation de cette interdiction.

« Aucune restitution des sommes versĂ©es ne peut ĂȘtre exigĂ©e du membre du cabinet.

« Le fait pour le prĂ©sident de l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française de compter l’une des personnes mentionnĂ©es aux 1° à 3° parmi les membres de son cabinet est puni de la peine prĂ©vue au II de l’article 110 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives Ă  la fonction publique territoriale.

« III. – Le prĂ©sident de l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française informe sans dĂ©lai la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique du fait qu’il compte parmi les membres de son cabinet :

« 1° Son frĂšre ou sa sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de celui‑ci ou celle‑ci ;

« 2° L’enfant de son frĂšre ou de sa sƓur, ou le conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou concubin de cet enfant ;

« 3° Son ancien conjoint, la personne ayant été liée à lui par un pacte civil de solidarité ou son ancien concubin ;

« 4° L’enfant, le frĂšre ou la sƓur des personnes mentionnĂ©es au 3° du prĂ©sent III ;

« 5° Le frĂšre ou la sƓur de la personne mentionnĂ©e au 1° du II.

« Lorsqu’un collaborateur de cabinet du prĂ©sident de l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française a un lien familial au sens du II ou du prĂ©sent III avec un autre reprĂ©sentant Ă  cette assemblĂ©e, il en informe sans dĂ©lai le prĂ©sident de l’assemblĂ©e et la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique.

« IV. – Lorsque la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique constate en application du III du prĂ©sent article, de sa propre initiative ou Ă  la suite d’un signalement, que le prĂ©sident de l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française emploie comme collaborateur une personne mentionnĂ©e au mĂȘme III d’une maniĂšre qui serait susceptible de constituer un conflit d’intĂ©rĂȘts, au sens de l’article 2 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative Ă  la transparence de la vie publique, elle peut faire usage d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser cette situation. Elle rend publique cette injonction.

« Le III et le prĂ©sent IV s’appliquent sans prĂ©judice des articles 432‑10 à 432‑13 et 432‑15 du code pĂ©nal. »

Article 19

I. – La section 1 du chapitre II du titre IV de la loi organique n° 2004‑192 du 27 fĂ©vrier 2004 portant statut d’autonomie de la PolynĂ©sie française est ainsi modifiĂ©e :

1° L’article 111 est ainsi modifié :

a) Le 8° du I est complété par un d ainsi rédigé :

« d) Les sociĂ©tĂ©s, entreprises ou organismes dont l’activitĂ© consiste principalement Ă  fournir des conseils aux sociĂ©tĂ©s, entreprises, Ă©tablissements ou organismes mentionnĂ©s aux a Ă  c du prĂ©sent 8° ; »

b) Le V est ainsi rédigé :

« V. – Il est interdit Ă  tout reprĂ©sentant Ă  l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française de :

« 1° Commencer Ă  exercer une fonction de conseil qui n’était pas la sienne avant le dĂ©but de son mandat ;

« 2° Poursuivre une telle activitĂ© lorsque celle‑ci a dĂ©butĂ© dans les douze mois prĂ©cĂ©dant le premier jour du mois de son entrĂ©e en fonction ;

« 3° Fournir des prestations de conseil aux sociétés, entreprises, établissements ou organismes mentionnés au 8° du I ;

« 4° (Supprimé) » ;

c) AprÚs le V, il est inséré un V bis ainsi rédigé :

« V bis. – Il est interdit Ă  tout reprĂ©sentant Ă  l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française d’acquĂ©rir le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil.

« Il est interdit Ă  tout reprĂ©sentant Ă  l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française d’exercer le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme :

« 1° Dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil, s’il en a acquis le contrĂŽle dans les douze mois prĂ©cĂ©dant le premier jour du mois de son entrĂ©e en fonction ;

« 2° Dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil aux sociĂ©tĂ©s, entreprises, Ă©tablissements ou organismes mentionnĂ©s au 8° du I du prĂ©sent article. » ;

d) Au VII, les mots : « dont il n’était pas habituellement le conseil avant son Ă©lection » sont supprimĂ©s ;

2° Le II de l’article 112 est ainsi modifié :

a) AprÚs le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dĂ©rogation au premier alinĂ©a, au plus tard trois mois aprĂšs son entrĂ©e en fonction ou, en cas de contestation de l’élection, la date de la dĂ©cision du Conseil d’État, le reprĂ©sentant Ă  l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française qui se trouve dans un cas d’incompatibilitĂ© prĂ©vu au V bis de l’article 111 met fin Ă  cette situation soit en cĂ©dant tout ou partie de la participation, soit en prenant les dispositions nĂ©cessaires pour que tout ou partie de celle‑ci soit gĂ©rĂ©e, pendant la durĂ©e de son mandat, dans des conditions excluant tout droit de regard de sa part. » ;

b) Au deuxiÚme alinéa, les mots : « du délai prévu au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « des délais prévus aux premier et deuxiÚme alinéas » ;

c) AprÚs la premiÚre phrase du quatriÚme alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Cette dĂ©claration Ă©numĂšre Ă©galement les participations directes ou indirectes qui confĂšrent le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil. »

II. – Dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent article, tout reprĂ©sentant Ă  l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française complĂšte la dĂ©claration mentionnĂ©e au cinquiĂšme alinĂ©a du II de l’article 112 de la loi organique n°2004‑192 du 27 fĂ©vrier 2004 portant statut d’autonomie de la PolynĂ©sie française, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la prĂ©sente loi organique, afin d’y faire figurer ses Ă©ventuelles participations directes ou indirectes confĂ©rant le contrĂŽle d’une sociĂ©tĂ©, d’une entreprise ou d’un organisme dont l’activitĂ© consiste principalement dans la fourniture de prestations de conseil.

III et IV. – (Non modifiĂ©s)

V. – Tout reprĂ©sentant Ă  l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française qui se trouve dans un des cas d’incompatibilitĂ© prĂ©vus au 3° du V et au 2° du V bis de l’article 111 de la loi organique n° 2004‑192 du 27 fĂ©vrier 2004 prĂ©citĂ©e, met fin Ă  cette situation dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi organique.

VI et VII. – (Non modifiĂ©s)

Délibéré en séance publique, à Paris, le 4 août 2017.

 Le Président,

 Signé : Gérard LARCHER

🚀