Vous n’aimez pas les infirmières ! Vous le leur direz !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 Jun 03 23:41:48
Je voudrais faire un commentaire sur l’amendement qu’a défendu Mme Stambach-Terrenoir. Vous proposez une trajectoire, mais dès lors qu’elle prévoit un taux de cadmium de 0 %, il s’agit en fait d’une interdiction pure et simple. Or, au vu des éléments fournis par les membres de l’Anses et par les autres scientifiques qui travaillent sur ce sujet, je ne sais pas comment il est scientifiquement possible d’obtenir des engrais dont la teneur en cadmium soit nulle. Par conséquent, cet amendement ne vise ni plus ni moins qu’à interdire l’utilisation des engrais phosphatés. C’est un point de vue qui se respecte, mais ce n’est pas le nôtre.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 Jun 03 19:52:49
La première étape doit donc être, me semble-t-il, de revenir vers le droit commun de l’Union européenne, en mettant fin à cette dérogation et en rendant applicable en France le seuil de 60 milligrammes. D’autres étapes de réduction du seuil pourront être prévues, mais il faudra trouver le bon rythme pour tenir compte du coût potentiel et de sa répercussion dans le prix de vente des engrais, de la décadmiation qui devrait alors être appliquée à certains intrants, ainsi que des difficultés d’approvisionnement en engrais naturellement pauvres en cadmium. La France doit-elle, après avoir été au-dessus du seuil européen, descendre en dessous ? Et ce seuil européen va-t-il lui-même évoluer ? Il reste bien sûr des inconnues, et nous savons que nos agriculteurs se plaignent régulièrement des surtranspositions. Par ailleurs, le gouvernement a pris des engagements quant aux perspectives de réduction progressive de cette teneur maximale en cadmium, ce qui pourrait être fait par voie réglementaire, démarche qui mérite, elle aussi, d’être prise en considération. Je ne doute pas, mes chers collègues, que nous saurons trouver dans cet hémicycle le moyen d’aller dans ce domaine vers des solutions progressives, à la fois réalistes et ambitieuses. Pour autant, nous ne parviendrons probablement pas à un consensus sur ce sujet. En tout état de cause, je souhaite que notre débat d’aujourd’hui, comme celui que nous avons eu la semaine passée en commission des affaires économiques, soit marqué par la recherche de solutions efficaces, par la mesure, par l’écoute de la diversité des opinions personnelles, par le respect mutuel et par la volonté de nous tenir éloignés des caricatures – dont certains parfois usent et abusent.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 Jun 03 19:50:28
Les travaux de notre commission sur ce sujet ont été empreints de sérieux et d’écoute. Nous savons qu’il existe des différences de points de vue et d’approche sur ce sujet, mais tous les orateurs ont rappelé leur vigilance quant à la protection de la santé des consommateurs, notamment des plus jeunes, ainsi que leur attachement à la prise en compte des besoins du monde agricole. Nous faisons confiance à l’expertise scientifique et aux progrès technologiques pour nous guider vers les meilleures solutions, en tenant compte bien entendu de la réalité des pratiques et des risques sanitaires pouvant être liés à la présence de résidus de cadmium dans certains aliments. Dans ces débats, nous gagnons toujours, je le crois, à nous garder des postures et des présentations caricaturales – il y en a eu beaucoup – et à entendre le point de vue des professionnels d’horizons variés. Lors de l’examen de la précédente proposition de loi de M. Biteau, qui prévoyait une interdiction pure et simple de tout engrais phosphaté présentant des traces de cadmium, notre commission n’avait pas adopté d’amendement proposant une approche de compromis qui aurait consisté à prévoir une trajectoire de réduction du taux maximum de cadmium dans les engrais phosphatés. Cette nouvelle proposition de loi a le mérite de s’inscrire dans cet état d’esprit, et la discussion s’est donc surtout concentrée sur la trajectoire et sur le rythme de réduction proposé, son réalisme, sa nécessité et sa compatibilité avec les besoins de nos agriculteurs. Parmi la dizaine d’amendements examinés par notre commission, un débat s’est noué notamment autour d’un amendement proposant un rythme moins rapide de réduction de la teneur maximale en cadmium des engrais phosphatés, soit trois paliers successifs jusqu’en 2035. Cet amendement n’ayant pas été adopté en commission, la proposition de loi prévoit donc, sans changement par rapport à la trajectoire initialement prévue, un rythme de réduction beaucoup plus rapide : 40 milligrammes dès 2027 et 20 milligrammes dès 2030. Je rappelle que le cadmium est une substance naturellement présente dans les engrais phosphatés et que cette présence est déjà réglementée au niveau de l’Union européenne par le règlement 2019/1009, le seuil européen étant fixé à 60 milligrammes de cadmium par kilogramme d’anhydre phosphorique. La France a obtenu de l’Union européenne une dérogation pour bénéficier d’un seuil plus élevé, soit 90 milligrammes de cadmium, afin notamment de tenir compte de ses importations d’engrais phosphatés en provenance du Maroc.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 Jun 03 19:50:02
…mais dont le dispositif était différent : elle visait à abroger l’autorisation d’épandre des engrais contenant du cadmium pour protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium. L’organisation de la niche du groupe écologiste ne nous avait pas permis d’en débattre en séance, mais je veux souligner aujourd’hui que c’est le vote du président Attal, en conférence des présidents, qui a permis l’inscription de cette nouvelle proposition de loi à notre ordre du jour.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 Jun 03 19:49:38
Notre assemblée examine aujourd’hui en séance publique une proposition de loi abordant un sujet sensible : celui de la présence de résidus de cadmium dans notre alimentation et du lien entre ces résidus et l’utilisation de certains engrais. La commission des affaires économiques, mercredi dernier, a débattu de cette question pour la seconde fois puisqu’elle l’avait déjà fait, le 4 février dernier, lors de l’examen d’une proposition de loi de notre collègue Benoît Biteau, qui s’inscrivait dans la même démarche…
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 30 12:08:39
Très bien !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 30 11:34:18
Cela relève de la commission des lois !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 30 10:41:55
C’est bien le problème du prix plancher !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 30 10:08:40
Mais ils n’ont pas la même structuration.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 29 19:32:27
Tout à fait !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 29 09:54:10
Il s’agit d’une pêche durable !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 29 09:37:37
Non !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 28 17:47:26
Oh, ça va !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 28 16:09:22
Nous examinons aujourd’hui une proposition de loi de notre collègue et ancienne ministre du logement, Valérie Létard, qui vise à faciliter l’accès au logement de nos concitoyens en procédant à des ajustements législatifs destinés à mieux mobiliser le bâti existant. Elle est ainsi en prise avec les difficultés d’accès au logement, mal vécues par bon nombre de nos concitoyens. Près de 3 millions de demandes de logement social sont aujourd’hui en attente et l’offre trop limitée de logements à louer ou à acquérir sur le marché privé a conduit, face à l’importance de la demande, à maintenir les prix à un niveau très élevé. Pour beaucoup de nos concitoyens, l’accès à un logement adapté à leurs besoins est hors d’atteinte, et le logement, premier poste de dépense des ménages, pèse très lourd sur leur budget. Se loger n’est pourtant pas un luxe, mais un besoin fondamental. Sans logement adapté, il peut être difficile, notamment pour les plus jeunes, de trouver un emploi à une distance raisonnable ou d’envisager d’agrandir la famille. Comme l’ont montré des travaux récents menés par notre commission dans le cadre d’une mission d’information sur l’évolution du pouvoir d’achat, c’est une tendance durable : les loyers restent élevés, les transactions ont ralenti entre 2001 et 2020 et le prix des logements anciens a été multiplié par 2,3 dans l’Hexagone. D’une façon générale, le poids du logement dans le budget familial a plus que doublé entre les années 1960 et 2020, passant de moins de 18 % à près de 28 % de la consommation finale des ménages. Pour trouver un meilleur équilibre entre l’offre et la demande de logements, il faut bien sûr bâtir davantage de logements neufs, mais aussi agir sur l’offre de logements anciens, avec pragmatisme et sans perdre de vue la nécessité d’améliorer leurs performances énergétiques. La proposition de loi de notre collègue Valérie Létard ne permettrait certes pas, à elle seule, d’inverser la tendance et de résoudre l’ensemble des difficultés, mais elle contient des mesures qui pourraient contribuer à les atténuer en ouvrant un peu plus largement les possibilités d’investissement dans l’ancien et en facilitant la réalisation de certains travaux. Le texte prévoit en son article 1er d’élargir, pour les logements anciens, les conditions d’éligibilité au statut du bailleur privé – ce dispositif dit Jeanbrun, monsieur le ministre, que nous avons créé dans la loi de finances pour 2026 –, notamment en rendant éligibles les logements ayant fait l’objet de travaux représentant 20 % de l’ensemble de l’investissement, contre 30 % actuellement. La proposition de loi vise aussi, par son article 2, à faciliter, à titre expérimental, le recours aux groupements momentanés d’entreprises (GME) en établissant comme principe l’absence de solidarité entre cotraitants pour les contrats de moins de 100 000 euros. Enfin, elle permet, avec l’article 3, de souscrire un prêt pour financer des travaux d’intérêt collectif en copropriété, en ayant recours à tout mécanisme de sûreté équivalent aux cautions solidaires. L’examen en commission de cette proposition, sur laquelle une quarantaine d’amendements avaient été déposés, a donné lieu à des échanges constructifs et a permis d’aboutir à un texte modifié, qui a été adopté avec une très large majorité, indépendamment des sensibilités politiques qui sont les nôtres. Nous savons bien que nous devons trouver sans tarder de nouveaux moyens pour accroître l’offre de logements anciens et les travaux qui la soutiennent. Lors de cet examen, les articles de la proposition de loi ont fait l’objet d’une réécriture à l’initiative, pour les articles 1er et 3, de la rapporteure, qui a notamment souhaité introduire, pour l’éligibilité au dispositif Jeanbrun, une condition relative aux gains de performance énergétique des logements concernés, alors que le texte, dans sa version initiale, supprimait la condition de réhabilitation lourde. Elle a aussi souhaité préciser explicitement que les logements issus de la transformation de bureaux sont éligibles au moment de leur achat au dispositif Jeanbrun, au même titre que tous les autres logements. Par ailleurs, un amendement de notre collègue Danielle Brulebois a conduit à une réécriture de l’article 2, qui met fin à la possibilité pour les cocontractants de travaux de rénovation énergétique, quand le marché est inférieur à 100 000 euros, de prévoir une clause de solidarité. Les contrats devront ainsi comporter la mention expresse de l’absence de solidarité juridique des cotraitants et non plus la mention expresse de l’existence ou non de la solidarité juridique des cotraitants. C’était une demande des acteurs du secteur du bâtiment, dont on sait très bien qu’il repose largement sur de petites entreprises artisanales. Les mesures proposées par cette proposition de loi sont certes ciblées et limitées, mais elles me semblent bienvenues pour soutenir le secteur du bâtiment et la rénovation de logements anciens au profit de ceux qui cherchent à mieux se loger. Je salue l’initiative de la rapporteure Valérie Létard : quelle que soit l’issue du parcours législatif de cette proposition de loi, je ne doute pas qu’elle sera de nature à inspirer le projet de loi « relance logement », que le gouvernement a prévu de soumettre au Parlement, en commençant par le Sénat, d’ici quelques semaines. Une fois cette proposition de loi adoptée, nous aurons donc l’occasion de nous retrouver en commission et dans l’hémicycle pour l’examen du projet de loi.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 28 00:10:28
Mais non ! Vous ne pouvez pas dire ça !
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 27 18:22:52
Il faudrait donc continuer dans cette voie ?
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 27 17:50:21
J’interviens pour rappeler les modifications apportées en commission des affaires économiques à l’article 17, qui permettra au gouvernement de modifier les règles de classement des élevages selon leur niveau de risque ou de nuisance, les conditions de cessation d’activité, les procédures d’évaluation environnementale et de participation du public ainsi que l’articulation entre les autorisations environnementales et les règles d’urbanisme. Lors de ses travaux, la commission a fait sien le double objectif que vise cet article : la transposition de la directive européenne et la simplification des démarches administratives pour les exploitations. Je ne reviens pas sur l’exemple qu’a développé tout à l’heure notre collègue Thierry Benoit du groupe Horizons & indépendants à propos des bâtiments d’élevage : les projets d’extension ou de construction d’outils d’exploitation font l’objet de très nombreux recours. L’article 17 du présent texte, qui vise surtout à faire évoluer le cadre administratif et juridique des élevages, a été enrichi en commission par l’adoption de plusieurs amendements : le délai accordé au gouvernement pour harmoniser le cadre réglementaire applicable aux bâtiments d’élevage et réviser les seuils a été réduit de douze à six mois ; la participation du public dans les procédures liées aux élevages a été encadrée ; et il a été précisé que les ordonnances prises dans le cadre de cet article ne pourront pas imposer des règles plus strictes que celles que prévoit la directive européenne.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 20 23:46:44
Étant donné l’importance de l’article 2, je tenais à rappeler la teneur des travaux en commission. L’article vise à permettre à la France de prendre des mesures conservatoires concernant les produits importés contenant des substances phytopharmaceutiques ou des médicaments vétérinaires interdits – ou dont l’autorisation n’a pas été renouvelée – dans l’Union européenne pour des motifs sanitaires ou environnementaux. Il vise aussi à permettre au gouvernement de suspendre, de restreindre ou d’encadrer l’importation ou la mise sur le marché de certaines denrées alimentaires. Il oblige le gouvernement à la transparence en prévoyant la remise au Parlement d’un rapport annuel dans lequel seront recensées toutes les substances concernées et les mesures conservatoires prises. La commission a adopté plusieurs amendements pour renforcer ou préciser les dispositions de l’article. Ainsi, par l’adoption d’un amendement de Mme Trouvé, nous avons élargi le champ du dispositif pour inclure explicitement les produits transformés contenant des substances interdites. Par celle d’un amendement de Mme Belluco, nous avons étendu le dispositif aux produits horticoles et, par celle d’un amendement de Mme Hignet, nous avons rendu plus stricte l’interdiction de l’importation des produits traités avec des substances interdites dans l’Union européenne, en supprimant la condition limitant la possibilité d’interdiction aux seuls cas de risque avéré pour la santé. La commission a également fixé à la nation l’objectif de plaider, au niveau européen, pour obliger l’ensemble des opérateurs à prouver le respect de normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal équivalentes à celles de l’Union européenne – c’était un amendement de M. Potier. M. Taupiac a fait adopter un amendement visant à instaurer une amende administrative à l’encontre des opérateurs mettant sur le marché des produits contrevenant aux règles édictées. La commission a adopté un amendement de M. Gumbs, sur lequel nous pouvons tous nous accorder, visant à reconnaître la spécificité des territoires ultramarins. Enfin, M. le rapporteur a fait adopter un amendement tendant à reconnaître un statut spécifique à l’aspersion antigel des cultures. Il me semblait intéressant de présenter le panorama des dispositions adoptées et construites par la commission lors de l’examen de l’article 2.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 19 23:32:50
Nous avons été nombreux, après les épizooties et les crises sanitaires que nous avons connues, à soutenir l’action des vétérinaires dans tout le pays et à reconnaître leur engagement dans la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ainsi que d’autres pathologies, désormais bien connues, qui fragilisent de nombreux élevages. Nous ne ferons pas ce soir un cours de sémantique. Qu’on utilise l’anglicisme – – ou qu’on parle de l’approche « une seule santé », il s’agit d’un concept central, promu par les vétérinaires. Il repose sur l’idée que la santé humaine et la santé animale sont étroitement interdépendantes, dans tous les écosystèmes. Les vétérinaires jouent un rôle clé – nous aurons l’occasion d’y revenir. La question de la sécurité sanitaire des aliments, la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et la gestion des crises sanitaires comme le covid devraient nous conduire à inscrire dans la loi le concept de, défendu par l’ensemble des pays européens. D’ailleurs, l’ensemble du gouvernement était réuni à Lyon, début avril, pour participer à un sommet international consacré à l’approche « une seule santé ». Si nous avons introduit cette disposition en commission, c’était aussi pour rendre hommage au travail des vétérinaires et pour leur réaffirmer notre soutien.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 19 23:32:37
J’ai beaucoup de mal à comprendre que l’on veuille supprimer la référence au concept international qu’est, sur lequel le ministère de l’agriculture travaille depuis de nombreuses années.
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💬 • Stéphane Travert, Président de la commission des affaires économiques • 2026 May 19 18:53:43
Nous examinons enfin ce projet de loi d’urgence pour les producteurs, et plus généralement pour le monde agricole, que nous avions appelé de nos vœux parce que les agriculteurs l’attendaient. Ils nous l’avaient clairement dit lorsque nous les avions rencontrés au Salon de l’agriculture, en février. Dans la commission des affaires économiques et dans celle du développement durable, à qui la délégation au fond a été donnée pour les articles 5 à 10 et 14, nous avons mené un travail important sur ce projet de loi, qui comptait vingt-trois articles avant son examen en commission et en compte désormais quarante-cinq. La commission a procédé à l’audition des représentants des grandes filières agricoles, qui nous ont sensibilisés à leurs besoins et à leurs aspirations. Après que le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres, le 8 avril, nos rapporteurs Jean-René Cazeneuve et Julien Dive ont mené, en quelques semaines, un travail considérable d’audition et d’analyse, afin de recueillir les observations et les propositions des professionnels, syndicats, associations, filières en vue d’améliorer le texte qui nous était proposé. La commission des affaires économiques a été saisie de 660 amendements, dans une ambiance respectueuse et constructive, qui a permis un débat attentif et éclairé ; je m’en félicite. Je tiens à saluer le travail mené en commission avec l’ensemble des parlementaires, de tous les bancs. Avant cela, j’avais été conduit à déclarer irrecevables certains amendements au titre de l’article 45 de la Constitution, parce que leur lien, même indirect, avec les dispositions du projet de loi n’était pas suffisamment établi. Ils représentent environ 18 % du total de ceux qui avaient été déposés, contre 22 % pour la loi d’orientation agricole de 2024. Ce fut le cas pour ceux concernant la fiscalité agricole, la gouvernance des Safer, l’étiquetage des produits alimentaires, l’autorisation ou l’importation de produits phytosanitaires ou encore l’aval de la chaîne de transformation et de distribution des produits agricoles et alimentaires. Ces sujets mériteraient un débat, mais nous ne leur avons pas trouvé d’accroche dans les articles du projet de loi. J’espère qu’ils pourront être abordés – ils devront l’être – dans de prochains textes. Au total, notre commission a adopté 191 amendements, ce qui est considérable. Je note également – cela prouve la qualité de nos travaux – que ces amendements provenaient de groupes politiques très variés, tant de la majorité que de l’opposition. Le présent projet de loi prévoit notamment le lancement de projets d’avenir agricole, qui pourront jouer un rôle structurant afin de soutenir l’essor économique des filières. Le texte aborde la question des importations d’aliments pouvant présenter des résidus de produits non autorisés et potentiellement dangereux, celle de la préférence pour les produits européens dans la restauration collective, renforcée en commission, ou encore celle des moyens dont disposent les Safer pour conduire leurs activités. Il renforce en outre la protection des exploitations agricoles contre le vol – auquel nous avons ajouté les dégradations commises à cette occasion – encadre davantage les contrats dits amont entre les producteurs agricoles et leurs premiers acheteurs, régule les prix de manière à protéger la rémunération des producteurs. Plusieurs articles autorisent le gouvernement à légiférer par voie d’ordonnance, ce qui appelle la vigilance des parlementaires ; ils concernent le contrôle de la sécurité sanitaire des aliments, celui de la santé, le bien-être des animaux, la protection des végétaux, le financement et la gestion des informations pour la sécurité sanitaire en agriculture, la création d’une police spéciale adaptée à la spécificité de l’élevage des animaux et les installations classées pour la protection de l’environnement. Concernant les négociations de contrats en amont, la commission a prévu de renforcer les sanctions pour méconnaissance des règles relatives à la contractualisation, en particulier pour les opérations de contournement des organisations de producteurs et des appellations d’origine protégée (AOP) par les acheteurs. Nous avons ajouté, après l’article 19, d’autres articles afin de reconduire l’expérimentation prévue par la loi tendant à renforcer l’équilibre dans les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, dite Descrozaille, en matière de règlement des différends dans le cadre des litiges sur les négociations commerciales, afin d’encadrer le contenu des clauses de révision des conventions par la prise en compte d’indicateurs, ou encore afin de lutter contre certaines pratiques commerciales problématiques. Certains points, notamment ceux concernant, à l’article 4, le type de produits servis en restauration collective, nécessiteront des ajustements ou des correctifs. Nous devrons également trouver le moyen de simplifier et de rééquilibrer ce que nous avons adopté à l’article 19 sur la négociation des contrats dit Hamon. Les règles établies sont destinées à mieux protéger nos agriculteurs. Je remercie une nouvelle fois nos rapporteurs pour le travail effectué en commission, qui a permis d’améliorer le texte et d’en renforcer l’ambition. Je vous invite, mes chers collègues, à apporter à ce texte et au monde agricole qui nous regarde tout le soutien qu’ils méritent.