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Florence Herouin-Léautey
2026 Jun 01 23:26:50
Il vise à prévoir la présence de représentants de l’enseignement public au sein du conseil académique de l’enseignement privé lorsqu’il exerce les compétences prévues au nouvel article L. 442-20-4 du code de l’éducation.

En effet, ces compétences reprennent pour partie celles aujourd’hui exercées par la commission de concertation académique, au sein de laquelle les représentants de l’enseignement public ne siègent pas. Toutefois, la proposition de loi transfère également à cette nouvelle formation la compétence consistant à émettre un avis sur les locaux et les subventions attribués aux établissements d’enseignement privé. Or cette compétence relève actuellement de la formation restreinte du conseil académique de l’éducation nationale, au sein de laquelle siègent des représentants de l’enseignement public.

Compte tenu de l’impact structurel des avis rendus sur l’organisation de l’enseignement, qu’il s’agisse de l’enseignement public ou de l’enseignement privé sous contrat, il apparaît nécessaire d’associer pleinement les représentants de l’enseignement public aux travaux du conseil académique de l’enseignement privé.
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Florence Herouin-Léautey
2026 Jun 01 19:32:35
Je veux dire ma déception que l’on n’ait pas retenu les sous-amendements que nous avions déposés pour inclure les personnels de ce que l’on appelle les « garderies ». Le gouvernement, on le sait, a reculé sur les projets éducatifs de territoire (PEDT). Il fut un temps où 90 % des territoires étaient couverts par un PEDT, si bien que les accueils de mineurs étaient déclarés et les règles d’honorabilité et le contrôle de l’inscription aux fichiers s’appliquaient à l’ensemble des encadrants. Aujourd’hui, dans 70 % des territoires, faute de PEDT, les accueils collectifs du matin, du midi et du soir ne sont pas déclarés et aucun contrôle n’est réalisé.

J’appelle l’attention de l’Assemblée sur cette situation qui met en évidence la difficulté du gouvernement à penser de façon globale à la sécurité de tous les enfants du pays, quels que soient les temps d’accueil et les modalités d’organisation de ces temps. Il est impératif de pouvoir vérifier et garantir l’honorabilité des adultes qui encadrent les enfants en garderie.
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Florence Herouin-Léautey
2026 Jun 01 17:55:15
Je vous avoue que le 18 ou le 19 novembre, cela m’est assez égal. Je n’ai aucune difficulté à me rallier à la date du 18 novembre, afin de clarifier les enjeux de chaque journée. Cependant, si j’ai proposé la date du 19 novembre, c’est parce que je trouvais intéressant que ce jour-là, qui correspond sur le calendrier international à la prévention des abus faits aux enfants, il soit laissé aux victimes, dans l’espace public de notre pays, à l’initiative des préfets, la possibilité de se retrouver, en dehors de toute procédure judiciaire, de toute parole libérée ou non, entendue ou non, suivie d’effets ou non. Il importe que la reconnaissance de la nation envers ces 7 millions de victimes soit matérialisée dans l’espace public – pas nécessairement dans les établissements scolaires, car il me paraît crucial de dissocier les deux.

Effectivement, si les programmes d’Evar et d’Evars – éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle – étaient correctement suivis, comme le prévoient les textes, nous n’aurions pas besoin d’ajouter la mention, comme le fait l’amendement, d’une séance d’information et d’échange à ce sujet.

Ce qui m’importe, c’est que cette journée de commémoration puisse se tenir dans la société civile.
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Florence Herouin-Léautey
2026 May 11 19:32:11
Nous proposons que soit créée dans chaque poste diplomatique ou consulaire une commission d’évaluation des besoins d’accompagnement scolaire des enfants handicapés français à l’étranger, équivalant à une MDPH – tout en laissant au pouvoir réglementaire le soin de préciser les conditions dans lesquelles cette commission prendra ses décisions.

Nos compatriotes expatriés n’ont pas de recours sur place. Cela a été dit maintes fois dans cet hémicycle, les délais sont longs et atteignent parfois neuf à douze mois. Pour nos compatriotes vivant à l’étranger avec un enfant en situation de handicap, sans rattachement à un département, la procédure à distance est très complexe et difficile. Il faut leur proposer des solutions.
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Florence Herouin-Léautey
2026 May 11 19:16:48
La disposition, on l’a dit, a été rejetée en CMP puis à nouveau en commission. D’après vous, monsieur le ministre, ces PAS représentent des moyens supplémentaires, mais on ignore comment ils peuvent être garantis. Dans un contexte de raréfaction des moyens de l’éducation nationale, le risque demeure que les pôles d’appui deviennent un outil de gestion de la pénurie. De nombreuses alertes nous parviennent en ce sens : pénurie d’AESH, pénurie d’enseignants, pénurie des moyens de remplacement nécessaires pour envoyer des personnels en formation afin de réussir l’école inclusive et sortir de l’échec que l’on connaît trop souvent avec les élèves et les familles.

Sur la méthode, rien n’a changé. Un témoignage au sein d’une table ronde organisée avant le retour du texte en nouvelle lecture ne vaut ni bilan, ni évaluation, ni audition de l’ensemble des corps interministériels et intercatégoriels concernés par la mise en œuvre des pôles d’appui à la scolarité.

Par ailleurs, ce que vous appelez vous-même une organisation de service n’a pas attendu le vote du Parlement pour se déployer. Pour ma part, je ne comprends toujours pas pourquoi notre délibération est attendue pour la mettre en œuvre.

Oui, il faut changer de braquet pour que davantage d’élèves bénéficient de l’inclusion dans nos écoles, mais sans braquer ni les communautés éducatives ni leurs représentants. Les conditions n’étant pas réunies, nous ne voterons pas le rétablissement des pôles d’appui à la scolarité.
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Florence Herouin-Léautey
2026 May 11 18:25:29
Il tend à rétablir le dispositif initialement prévu à l’article 2, avec l’objectif de mieux piloter les politiques de l’éducation inclusive – tout le monde, sur nos bancs, partage la conviction de son absolue nécessité. Dans nos débats, nous voyons que nous peinons à parler des mêmes choses et à voir les mêmes réalités derrière certains chiffres. Or chaque année, ces réalités sont très concrètes pour des milliers d’enfants et de parents : un enfant reçoit une notification une AESH mais, comme elle n’est pas là, l’école ne l’accueille pas et l’un des parents – la maman, bien souvent – doit arrêter de travailler pour s’occuper de lui, parce que rien d’autre n’est prévu pour l’accueillir sur le temps scolaire, pour le stimuler et pour participer à son développement.

Il est absolument nécessaire de créer un observatoire qui puisse nous renseigner à la fois sur la scolarisation – et le nombre d’heures passées à l’école – et sur l’insertion professionnelle de ces jeunes en situation de handicap.

Un tel outil nous serait utile. En effet, au sujet du déploiement des PAS, par exemple, il vous est reproché de ne pas disposer d’un bilan étayé, ni d’une tendance ou d’une étude d’impact sur les différents dispositifs de votre ministère.

On pourrait également y ajouter le suivi du nombre d’enfants en situation de handicap déscolarisés, ou partiellement déscolarisés, en raison du manque structurel de moyens pour accompagner l’ensemble des enfants de la République dans leur scolarité.
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Florence Herouin-Léautey
2026 May 11 17:52:06
J’apporte mon soutien aux amendements du collègue Fait. Si nous discutons aujourd’hui de l’école inclusive, c’est parce que l’école a trop souvent exclu et laissé de côté certains enfants, du fait de leurs handicaps, de leurs troubles, de leurs particularités.

Bien sûr, nos examens sont organisés de manière à garantir l’égalité des candidats. Cependant, un minimum d’adaptations est requis ; ces adaptations remontent du terrain, parce que le ministère de l’éducation nationale est confronté à de plus en plus de situations de ce genre, en raison de la plus grande scolarisation des enfants en situation de handicap. Pour que ces derniers puissent poursuivre leur scolarité, il est nécessaire de faciliter leur accès aux examens – lesquels ne sont pas toujours adaptés à leur cas, du fait de l’absence antérieure de tels élèves – en remettant en question certaines pratiques, notamment en matière de communication non verbale. Les adaptations sont indispensables, à moins de vouloir mettre définitivement en échec les enfants concernés.
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Florence Herouin-Léautey
2026 May 11 16:44:11
Si ces amendements étaient maintenus et adoptés, les députés socialistes n’auraient d’autre choix que de voter contre la proposition de loi.
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Florence Herouin-Léautey
2026 May 11 16:39:09
Douze mois ont passé depuis la première lecture ; douze mois durant lesquels le flou a persisté pour les professionnels de l’éducation, qui font chaque jour au mieux pour accompagner les enfants en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers. Ces douze mois auraient pu être utiles pour expliciter, améliorer et changer. Il n’en a rien été. La représentation nationale, qui s’était émue de la méthode cavalière employée par le gouvernement précédent pour introduire dans le texte les pôles d’appui à la scolarité, aurait pu être sollicitée, associée. Il n’en a rien été. Ce n’est que lors de ces deux dernières semaines qu’un bilan, réalisé sur six mois, de février à juin 2025, nous a été communiqué. Six mois, c’est un peu court pour décider d’une généralisation.

Nous ne savons toujours pas de quels moyens disposeraient ces pôles d’appui à la scolarité. Alors que le gouvernement a acté la suppression de 4 000 postes au sein du ministère de l’éducation nationale, comment projeter une école plus inclusive ? Le sort des 132 000 AESH, deuxième métier de votre ministère, est resté au point mort, alors qu’elles sont toujours 98 % à travailler à temps incomplet et à survivre avec un salaire inférieur au smic. Est-il concevable de continuer de faire prendre en charge la vulnérabilité par la précarité ?

Les messages envoyés sont contradictoires. Pourtant, la baisse démographique représente une occasion unique pour l’école de la République. Elle devrait nous permettre non de réduire les moyens, mais de les stabiliser pour renforcer l’environnement pédagogique, améliorer les conditions de travail du personnel et rendre l’inclusion concrète, et pas seulement déclarative. Si les PAS démontrent une ambition nouvelle, sans moyens spécifiques, ils seront une nouvelle promesse vaine. Pourtant, des milliers d’enfants et leurs familles ont urgemment besoin que soit tenue la promesse faite en 2005, celle d’une école qui garantirait à chaque enfant en situation de handicap, avec ses troubles, ses particularités, le droit d’être scolarisé dans une école ordinaire, de grandir avec ses pairs et de bénéficier d’une équipe de professionnels pour l’accompagner, avec sa famille, dans sa scolarité.

Selon une étude réalisée en 2023, un quart de ces enfants n’ont accès à aucune heure de classe et la moitié à moins de douze heures par semaine. Depuis, il y a eu l’expérimentation des PAS, qui aurait dû se traduire par un suivi, afin de nous apprendre si ce pilotage infléchit ou non cette terrible réalité – mais nous n’en savons rien ! La création d’un observatoire, défendue par mon groupe, est une nécessité pour comprendre les effets de cette politique publique.

Nous promouvons un autre projet pour l’école inclusive, qui passe par une transformation profonde de notre manière de penser l’école et les temps de l’enfant. L’école sera inclusive quand elle disposera en son sein des moyens humains, matériels et pédagogiques pour répondre à tous les besoins, ponctuels, évolutifs ou durables.

Du fait de la réduction des moyens que vous avez souhaitée, l’injonction faite à l’école de s’adapter à chaque enfant est vécue comme une difficulté supplémentaire pour les personnels. Il n’est pas possible d’entendre, en Ille-et-Vilaine, que les PAS permettront de réduire le nombre de notifications d’AESH afin d’en contrôler le coût ; dans l’Ain, que les psychologues et les enseignants spécialisés seront laissés de côté ; dans l’Hérault, que les moyens alloués aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (Itep) seront redirigés vers les PAS ; en Seine-Saint-Denis, que des Rased fermeront pour que des PAS puissent être ouverts. Afin de franchir les dernières étapes vers une école pleinement inclusive, nous aurons besoin de tout le monde. Tous ces acronymes derrière lesquels se cache un engagement quotidien pour les enfants extra-ordinaires – AESH, Pial, Rased, Ulis, UEMA, PEJS et j’en passe – recouvrent des structures qui méritent d’être renforcées pour ne pas laisser des familles entières sans solution pendant des mois, parfois des années.

J’ajoute que l’inclusion ne se joue pas uniquement dans la salle de classe ; elle se construit pendant tous les temps de vie de l’enfant : le scolaire, le périscolaire, l’extrascolaire, les loisirs, les vacances. Nous défendons une véritable logique de complémentarité associant l’éducation nationale, les collectivités territoriales, les associations d’éducation populaire, le secteur médico-social et, bien entendu, les familles. Pour réussir l’inclusion, nous devons aussi réinvestir la formation, pour les enseignants bien sûr, mais aussi pour les AESH, pour les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), pour les animateurs et pour les assistants d’éducation (AED), avec des moyens de remplacement garantis. Il nous faut construire des lieux d’apprentissage et d’émancipation plus accessibles, plus coopératifs et plus attentifs aux besoins fondamentaux des enfants.

Sur ces différents points, l’expérimentation du dispositif des PAS n’a pas fait la démonstration de sa valeur ajoutée. Il n’est pas suffisamment mature pour entrer dans la loi. Tel était le sens du compromis qui avait été trouvé en commission et qui avait conduit le groupe socialiste à voter en faveur de la proposition de loi. J’appelle nos collègues de la majorité à rester fidèles à ce compromis en retirant leurs amendements de rétablissement des PAS.
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Florence Herouin-Léautey
2026 Feb 23 22:20:45
C’est odieux !
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Florence Herouin-Léautey
2026 Jan 28 15:28:17
Il y a quarante ans, une femme courageuse tentait de briser la loi du silence en révélant, sur le plateau de l’émission « Les dossiers de l’écran », le viol que lui avait fait subir son père à l’âge de 15 ans. Nous sommes en 1986, cette femme s’appelle Eva Thomas. Son courage aurait dû forcer l’admiration et durablement réveiller les esprits. Pourtant, il a donné lieu de la part de téléspectateurs à des réactions sordides qui démontrent à quel point l’inceste a été banalisé dans la société.

Voici quelques-unes de ces réactions abjectes, lues à une heure de grande audience : « J’ai des relations quotidiennes avec ma fille de 13 ans. Pourquoi empêchez-vous les gens d’être heureux ? » « Je suis amoureux de ma fille adoptive. Ma famille le sait et l’accepte. Pourquoi semez-vous la zizanie dans les familles ? » « Où commence, où se termine l’inceste ? J’ai une fille de 10 ans et j’aime la caresser. » Je vous engage à regarder cette émission, disponible sur le site internet de l’INA, l’Institut national de l’audiovisuel.

Eva Thomas n’a pas été la seule victime à subir la banalisation de l’inceste. En 1999, Christine Angot devait elle aussi être moquée et humiliée sur le plateau de l’émission « Tout le monde en parle » alors qu’elle tentait de briser l’omerta.

Ces réactions immondes nous font réaliser le chemin parcouru depuis les années 1980. Il faudrait néanmoins être terriblement naïf pour penser que notre société a pris conscience du caractère massif et systémique de l’inceste. Bien sûr, la publication en mai 2021 du livre de Camille Kouchner a permis de libérer la parole, en ouvrant notamment la voie au mouvement MeToo inceste. Mais pour les victimes, qu’est-ce que cela a fondamentalement changé ? Malgré les préconisations formulées il y a trois ans par la Ciivise – Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants –, l’inceste n’est toujours pas considéré comme un crime dans notre code pénal. Les cousins, qui représentent pourtant un quart des agresseurs, ne sont toujours pas intégrés à la définition pénale des violences sexuelles incestueuses. L’imprescriptibilité des crimes sur mineurs n’est toujours pas décidée.

Mes chers collègues, force est de constater que l’inceste est encore un tabou qui suscite la gêne, le malaise, et finalement l’indifférence.

Il suffit pourtant de regarder les chiffres pour comprendre que, sans le savoir, nous connaissons toutes et tous une personne brisée par l’inceste : un ami, une ancienne camarade de classe, un cousin, une voisine, une tante… En effet, plus de 7 millions de nos concitoyens ont été victimes d’inceste au cours de leur vie et 130 000 enfants sont victimes chaque année d’une agression sexuelle ou d’un viol commis par un membre de leur famille. Malgré cette ampleur, seuls 1 % des parents agresseurs sont condamnés par la justice. Pire encore, comme M. Christian Baptiste le rappelait, ce sont parfois les parents protecteurs qui sont poursuivis et condamnés par la justice, au nom du droit de garde et d’hébergement et parce qu’ils refusent de confier leur enfant au parent agresseur.

Je tiens à remercier mon collègue Christian Baptiste pour cette proposition de résolution. La création d’une commission d’enquête nous permettra, je l’espère, de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements qui paralysent notre système judiciaire, entretiennent l’impunité, privent les victimes de la réparation que notre pays leur doit – dysfonctionnements que les victimes continuent de dénoncer dans un climat de cécité et de silence assourdissant. Il y va de la confiance avec laquelle les adultes accueillent la parole de l’enfant pour ce qu’elle est, sans la travestir ni la minimiser et cela, à tous les niveaux – institutionnel, sociétal ou familial. Il y va enfin du respect des droits de l’enfant en tant que personne à part entière et sujet de droit.

Permettez-moi enfin de saluer une jeune femme très courageuse dont les droits ont été bafoués et qui suit nos débats depuis les tribunes de l’hémicycle. Depuis plusieurs années, Aline Guyon se bat pour obtenir justice pour sa sœur. À 16 ans, elle a fugué de chez ses parents pour échapper aux griffes de sa mère, qui l’agressait sexuellement depuis sa prime enfance, et à celles de son père, qui a commencé à la violer à l’âge de 15 ans. Qu’a fait la justice pour punir ses agresseurs ? Rien, et l’affaire est désormais classée sans suite. Mais aujourd’hui, Aline a le courage de se battre pour sa sœur, désormais majeure, mais qui, à 21 ans, est encore sous l’emprise de ses géniteurs et soumise à leurs pulsions dégueulasses qu’elle a considérées trop longtemps comme normales.

Alors oui, je suis en colère. J’ai déposé une proposition de loi visant à créer un crime spécifique d’inceste et à renforcer la protection des victimes. Nous soutiendrons cette proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête ainsi que toutes les initiatives qui viseront à protéger les victimes, afin de leur signifier que la loi les voit, les entend, les croit et les protège.
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Florence Herouin-Léautey
2026 janv. 15
Ce ne sont pas les classes moyennes !
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Florence Herouin-Léautey
2026 Jan 13 23:54:52
Mais ce sont les maires qui dirigent les EPCI !
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 23 15:01:24
Elle n’a pas posé de question.
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 18 10:56:17
Bien sûr ! Vous n’avez vraiment peur de rien !
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 11 22:34:34
Si certains députés sont présents dans l’hémicycle depuis ce matin, c’est pour travailler !
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 11 20:02:10
On parle de gens qui travaillent !
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 05 16:38:31
Les quoi ? Les infirmières scolaires ? Mais il n’y en a plus !
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 05 16:32:59
Il n’y a pas d’insultes !
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 02 16:12:39
…redonner aux enseignants la dignité et la reconnaissance que la République leur doit – qu’en pensez-vous ?

Je vous le demande, monsieur le premier ministre, parce que, depuis le 23 novembre, vous êtes resté curieusement silencieux. Peut-être est-ce parce que les conclusions rendues ce jour-là ne sont pas celles qu’espérait le président de la République et qu’elles soulignent l’absence de politique éducative de sa part. La Convention citoyenne nous appelle à penser l’éducation et la lutte contre les inégalités au-delà des murs des établissements scolaires, à redonner toute leur place aux loisirs et à l’éducation populaire, à remettre l’intérêt supérieur des enfants au cœur de notre projet. Qu’en pensez-vous ?
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 02 16:12:04
C’est pourtant le même Jean-Michel Blanquer qui, devenu ministre de l’éducation nationale, a détricoté cette réforme positive. Ce choix est le symbole d’une société qui manque de considération et de visée enthousiasmante pour ses enfants.

Huit ans après, la Convention citoyenne nous fait plusieurs propositions : restructurer les rythmes scolaires selon les besoins des enfants – qu’en pensez-vous ? ; créer un ministère de l’enfance capable de coordonner tous les acteurs des temps de l’enfant – qu’en pensez-vous ? ;…
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 02 16:11:51
Jean-Michel Blanquer le disait en 2010 : « Le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants. » Les socialistes avaient mis fin à cette absurdité avec la réforme des rythmes scolaires de 2013.
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Florence Herouin-Léautey
2025 Dec 02 16:11:09
« Nous sommes une génération pleine d’envie, mais qui manque de temps. » Ces mots sont ceux de Sofiane, jeune participant à la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, qui a réuni 133 citoyens et 20 enfants que je remercie pour leur engagement et pour la clarté de leurs constats : notre société fait l’impasse sur ses enfants et sur ceux qui ont pour mission de les accompagner.

Tous les scientifiques disent que la semaine de quatre jours décrétée sous la présidence de Nicolas Sarkozy est une aberration qui épuise les élèves et leur impose des journées à rallonge.
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Florence Herouin-Léautey
2025 Nov 18 22:35:33
Il ne faut jamais rater une occasion de parler des associations ! Le 11 octobre dernier, celles-ci nous ont dit qu’elles ne tenaient plus. Chaque jour, 20 millions de bénévoles et 1,8 million de salariés associatifs s’engagent pour assurer des missions de service public, tisser le lien humain et faire vivre la solidarité. Ils nous ont alertés sur la réalité de leur situation : 90 000 emplois sont menacés dans le secteur.

Les associations sont déjà fragilisées par la multiplication des appels à projet et la baisse des dotations des collectivités. Or leurs actions sont essentielles, qu’elles distribuent des colis alimentaires, fassent vivre l’offre de loisirs pour nos enfants ou gèrent un service public. Toutes elles contribuent à entretenir la vitalité démocratique de notre pays et font vivre la fraternité dans nos territoires.

Derrière les lignes budgétaires, il y a des femmes et des hommes engagés, des milliers d’emplois d’insertion, des projets solidaires et éducatifs. Je vous invite donc à rétablir les crédits pour ces associations, avant qu’elles ne craquent.
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