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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 22, 10:03:40
Mais ça, vous ne voulez pas y toucher. Nous avons bien compris que vous préfériez faire payer les retraités et, aujourd’hui, nos entreprises. Tout cela est très clair !
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 22, 10:03:01
Monsieur le ministre, nous ne sommes pas d’accord avec votre priorité budgétaire. Nous comprenons la situation déficitaire, y compris de la sécurité sociale. Cependant, vos copains et Emmanuel Macron, qui sont au pouvoir depuis dix ans, en portent l’unique responsabilité ; ils ont pris toutes les décisions politiques qui ont engendré ce déficit. Vous nous interrogez sur nos propositions, mais vous prenez un peu d’avance, car nous ne serons au pouvoir que dans six mois. D’ici là, vous pouvez consulter notre contre-budget qui propose 20 milliards d’économies sur les dépenses sociales, parmi lesquelles le coût abyssal de l’immigration sur notre système de protection sociale.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 22, 09:58:14
L’article 7 symbolise la défaite idéologique du gouvernement : après dix années de macronisme qui ont mis l’intégralité de nos comptes, y compris ceux de la sécurité sociale, dans le rouge, la seule solution qu’il nous propose est de faire payer les entreprises et les acteurs économiques, c’est-à-dire de pénaliser ceux qui créent de la richesse dans notre pays, en augmentant de 3,7 milliards d’euros le coût du travail.

Vous auriez très bien pu vous attaquer à l’agencification à tout va, à l’hyperadministration et à la surbureaucratisation, notamment de nos hôpitaux publics, mais vous n’avez pas fait ce choix.

Grâce à la réécriture de cet article, notre groupe propose quant à lui de ne conserver que les petites bonnes nouvelles qui concernent la rémunération du travail et qui permettent de soutenir le pouvoir d’achat de nos compatriotes. Je me tourne vers nos collègues LR : si vous avez refusé de supprimer l’article 7 pour cette unique raison, vous avez ici la possibilité de prouver vos bonnes intentions en soutenant cet excellent amendement.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 22, 09:50:37
Je le reprends !
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 21, 23:43:33
Je défendrai aussi l’amendement no 639, ce qui me permettra de préciser la philosophie du groupe Rassemblement national et son état d’esprit à l’égard de l’article 6.

Nous n’avons pas d’objection de principe sur cet article. En effet, les indemnités de fin de contrat versées aux cadres sont en moyenne six fois plus élevées que celles touchées par les ouvriers et les employés. Celles perçues par les femmes sont inférieures de 30 % à celles perçues par les hommes, alors que les salaires des premières ne sont inférieurs à ceux des seconds que de 14 % ; l’inégalité se creuse donc au moment du versement des indemnités. Le nouveau plafond défini à l’article 6, enfin, ne concernerait que 2 % des salariés, ceux qui concentrent à eux seuls 39 % de l’ensemble des indemnités.

Néanmoins, et c’est important, notre philosophie consiste à protéger tous ceux qui subissent un préjudice lié à la perte de leur emploi – c’est l’objectif de ces deux amendements. Nous vous proposons donc de ne pas assujettir à ce nouveau plafond les salariés licenciés, ceux qui ont subi un préjudice et les victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 21, 17:47:39
Il vise également à supprimer l’article 5. Nous sommes favorables au maintien de l’exonération de cotisations sociales applicable aux ateliers et chantiers d’insertion publics. Un tiers des personnes ayant bénéficié de ce dispositif – dans une structure privée ou publique – occupent six mois plus tard un emploi ; et 19 %, un emploi durable.

En commission, nous avons eu l’agréable surprise de constater que la suppression de cet article faisait l’unanimité. Aucun groupe ni aucun député n’a soutenu cette mesure proposée par le gouvernement. C’est la preuve que, parfois, certains sujets peuvent nous rassembler : c’est le cas aujourd’hui, et je m’en félicite.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 13, 17:04:45
Avec notre amendement de réécriture, nous proposons de confier la négociation de ce congé aux partenaires sociaux et de rendre possible le don de jours de congé entre collègues. C’est une voie intermédiaire, respectueuse de la constitutionnalité du texte et de l’organisation du travail dans les entreprises.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 13, 17:03:50
Votre imposture a été révélée. Quand une demande vient de nous, elle procède de soupçons. Quand elle émane de vous, il s’agit seulement de demander un document officiel. En réalité, vous n’êtes pas là pour le bien des victimes, mais pour vous payer le Rassemblement national. Nous redisons sans détour que nous croyons les victimes et qu’elles pourront compter sur Marine Le Pen et Jordan Bardella pour les défendre en 2027 ! C’est pour cela que nous voulons que chaque victime rencontre un policier, un médecin ou une association et soit constamment accompagnée.

Je pose maintenant une question passée sous silence : qui paie ce congé de dix jours imposé à l’employeur, le plus souvent une très petite, petite ou moyenne entreprise ? Dans son avis, que je cite, le Conseil d’État a indiqué que le congé ne pourrait être mis à la charge de l’employeur que si les violences sont subies sur le lieu de travail ou ont un lien avec le travail. Vous êtes donc en train de préconiser l’adoption d’une disposition que vous savez parfaitement inapplicable.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 13, 17:03:11
Il s’agit d’un amendement déposé par Thomas Ménagé. Vous nous demandez de revoter sur l’article 46, que l’Assemblée a rejeté. Soit, mais avant, rappelons ce qui s’est passé la semaine dernière. Quand le Rassemblement national a proposé de retirer l’attestation sur l’honneur de cet article, vous avez répondu que nous mettions en doute la parole des victimes, que nous les soupçonnions, que nous ne les croyions pas. Quelques minutes plus tard, des amendements macronistes et du groupe Horizons qui, exactement comme le nôtre, visaient à supprimer les mots « attestation sur l’honneur » du texte étaient adoptés avec les voix de ceux qui nous faisaient la leçon l’instant d’avant.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 09, 10:16:23
Les accords d’entreprise existants, comme les accords qui seront trouvés demain grâce à la négociation collective, ont un mérite essentiel, sur lequel j’appelle votre attention : ils sont adaptés aux réalités de chaque entreprise, de chaque secteur, de chaque terrain.

Au contraire, l’article 46 apporte une réponse qui manque malheureusement de souplesse et qui ne tient pas suffisamment compte des spécificités de la vie professionnelle de chacun ni de la réalité du travail vécu : un plancher uniforme de dix jours – même si j’ai bien compris qu’une certaine souplesse était possible –, quand les pratiques existantes prévoient des durées médianes de deux jours dans les entreprises de moins de 5 000 salariés et de cinq jours dans les plus grandes.

L’article prévoit également l’ouverture du dispositif sur présentation d’une simple attestation ou d’une déclaration sur l’honneur. Vous comprendrez que, sur un sujet d’une aussi grande importance, le dispositif doit évidemment protéger les victimes, mais aussi, dans leur intérêt même, être solide juridiquement, lisible et sécurisé.

Nous proposons, plutôt que de prendre une décision verticale et uniforme, de faire confiance au dialogue social, aux Français qui travaillent et à ceux qui créent de l’emploi. Nous présenterons en outre une autre proposition de manifestation de solidarité : la solidarité entre salariés à travers le don de congés.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Oct 09, 10:15:35
Permettre aux victimes de violences sexuelles et sexistes d’effectuer les démarches nécessaires sans être davantage pénalisées dans leur vie professionnelle est évidemment un objectif que nous partageons tous. Les partenaires sociaux, les salariés et les employeurs n’ont d’ailleurs pas attendu les législateurs que nous sommes pour agir – fort heureusement. Il est ainsi indiqué dans le rapport que 148 accords d’entreprise instaurant un congé ou une autorisation d’absence pour les victimes de violences conjugales ou intrafamiliales sont déjà en vigueur.

L’article 40 – qui a été, bien évidemment, adopté – a renforcé cette initiative en confiant au dialogue social une négociation obligatoire concernant les outils, les dispositifs et l’organisation du travail à mettre en place afin de mieux lutter contre les violences sexuelles et sexistes.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 Jun 02, 18:26:39
Nous voilà donc arrivés au bout de la discussion parlementaire visant à instaurer non pas une véritable réforme de l’assurance chômage dans notre pays, mais une légère inflexion des modalités des ruptures conventionnelles. Le recours aux ruptures conventionnelles, vous le savez pertinemment, mes chers collègues, a littéralement explosé : + 60 % ces dix dernières années, + 19 % rien qu’au cours des cinq dernières années – j’y reviendrai. Il était évident qu’il fallait agir.

Pourtant, bien qu’issu de la démocratie sociale, d’une négociation entre les partenaires sociaux, entre les organisations syndicales et patronales, ce texte laisse de côté un certain nombre de sujets. Il ne pose pas la question de la soutenabilité de notre régime d’assurance chômage. Si l’État avait voulu agir pour maintenir à l’équilibre les comptes du régime de l’assurance chômage, encore aurait-il fallu éviter la réitération des prélèvements étatiques. Sans les prélèvements de l’État, le régime ne serait pas seulement à l’équilibre, il serait même excédentaire.

Cette réforme ne traite pas non plus les causes des problèmes d’emploi. Notre collègue du groupe Horizons a indiqué que l’effet espéré du dispositif était le retour anticipé à l’emploi de 10 000 à 15 000 personnes par an, alors que le chômage ne cesse d’augmenter : selon l’Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit désormais à 8,1 % de la population active. Or le chiffre réel est largement supérieur, puisque celui publié ne prend en compte ni ce qu’on appelle le halo du chômage ni les personnes en situation de sous-emploi, c’est-à-dire 1,2 million de Français qui sont empêchés de travailler autant qu’ils le voudraient par des problèmes de mobilité, de logement, de garde d’enfants, etc.

Pour créer de l’emploi, pour remettre au travail les Français qui n’en ont pas, il faut d’abord et avant tout relancer la machine économique. Il faut libérer la croissance, il faut relancer la production de richesses car, pour pouvoir les partager, il faut d’abord les créer – c’est évidemment ce qui manque dans le bilan du gouvernement.

La réforme ne remet pas non plus en cause les aides étatiques à l’insertion professionnelle. Si on avait voulu aller dans ce sens, il aurait fallu examiner l’efficacité des politiques en la matière et revoir les mécanismes de soutien à l’apprentissage. En effet, certains établissements de l’enseignement supérieur privé – qui en ont fait un business – savent très bien profiter des aides de l’État sans forcément garantir aux étudiants ni une formation de bon niveau ni, encore moins, des conditions d’apprentissage dignes.

Le texte se limite aux ruptures conventionnelles individuelles, dont le nombre a augmenté de 60 % au cours des dix dernières années. Ce mode de rupture de contrat bénéficie d’abord aux plus diplômés, donc aux Français qui ont le moins de difficultés pour se réinsérer sur le marché du travail et y retrouver un emploi rémunérateur et offrant de bonnes conditions d’exercice. Il était donc évident de commencer à agir en se penchant sur les ruptures conventionnelles. Je me souviens d’ailleurs – presque avec nostalgie – qu’à l’époque de leur instauration, dans cet hémicycle, une certaine gauche était vent debout contre ce type de ruptures de contrat.

Parce qu’ils sont attachés à la démocratie sociale et à la négociation entre organisations patronales et organisations syndicales, les députés du groupe Rassemblement national – le plus important de l’Assemblée nationale – voteront en faveur de cette réforme.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 23:03:07
On prend les deux avis ensemble et pas l’un à l’exclusion de l’autre ! Je sais que le sectarisme, la confrontation, la lutte des classes, le fait de dresser des Français contre d’autres Français, c’est votre projet, mais au Rassemblement national, ce n’est pas le nôtre : nous voulons unir tout le monde, dans l’intérêt du travail et des travailleurs !
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 23:02:58
Arrêtez-moi si je me trompe, mais la démocratie sociale consiste à prendre l’avis des organisations syndicales et celui des organisations patronales.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 22:59:30
Il tend à associer l’intégralité des partenaires sociaux, et pas seulement les organisations syndicales représentatives, à la préparation du décret. La démocratie sociale doit impliquer tous ses acteurs !
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 22:47:59
Si vous voulez lutter contre ce que vous avez dénoncé, je vous donne rendez-vous en commission la semaine prochaine, et en séance dans quinze jours. À l’occasion de la niche du groupe GDR, nous examinerons un texte pour défendre et protéger les mineurs et les jeunes en formation sur leur lieu de travail.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 22:47:10
…qu’il y a une volonté très claire de confondre les sujets. Vous êtes opposés à la pérennisation du contrat de professionnalisation expérimental, c’est votre droit, mais vous êtes hors sujet quand vous utilisez contre ce texte la sinistralité, le taux d’accidents au travail, les maladies professionnelles ou les morts au travail. Ils sont trop nombreux, nous sommes d’accord. La France est d’ailleurs sur le podium des pays européens en la matière, preuve qu’il y a encore beaucoup à faire. Sauf que ce n’est pas le sujet du texte. Les conditions de travail, l’organisation au travail, la prise en charge de ces jeunes qui n’ont pas les mêmes compétences ni la même expérience que ceux qui y travaillent depuis longtemps, leur accompagnement qui est insuffisant peuvent être améliorés. Mais le dispositif fonctionne, et ce texte vise à le pérenniser.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 22:47:04
Les arguments que M. Davi a utilisés pour défendre l’amendement no 3 montrent, je pense,…
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 20:12:14
Le contrat de professionnalisation dit expérimental fait partie de ces dispositifs qui, pour une fois, fonctionnent. L’expérimentation, telle qu’on l’a vue durant ces cinq dernières années, a montré qu’il permettait une meilleure adéquation aux besoins de l’économie réelle ainsi qu’une meilleure insertion pour des emplois pérennes sur le marché du travail. On sait que ceux qui ont recours à ce contrat se retrouvent ensuite en contrat à durée indéterminée pour 60 % d’entre eux quand c’est tout l’inverse pour les contrats de professionnalisation de droit commun, à savoir 83 % en CDD.

Le groupe Rassemblement national se prononcera en faveur de la pérennisation du contrat de professionnalisation expérimental.

Nous souhaitons cependant que l’examen de ce texte soit l’occasion de remédier aux failles du dispositif. En effet, lors des évaluations et des différentes auditions, des carences et des manquements ont été relevés : certains Opco n’en font pas une promotion suffisante ; d’autres, tels que les Opco sur le commerce ou sur la santé, ont même fait le choix de ne pas y avoir du tout recours.

En outre, toutes les entreprises ne sont pas sur un pied d’égalité quand il s’agit d’instaurer un parcours de formation pour les employés qui y auraient recours.

La pérennisation de ce type de contrat est toutefois une première étape vers son amélioration.

Le groupe Rassemblement national soutiendra un vote conforme de la proposition de loi.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 28, 20:11:11
Petit rappel d’abord : 190 milliards d’euros, c’est la somme que l’on consacre chaque année à la politique dite en faveur de l’emploi et du marché du travail. Si on y retrouve 50 % des sommes attribuées aux incitations à l’embauche, puis au soutien aux rémunérations, c’est bien pour le coup 30 milliards d’euros qui sont investis dans les aides à la formation, dont font partie également les contrats de professionnalisation et donc les contrats de professionnalisation expérimentaux.

Si les missions desdits contrats sont évidemment essentielles et importantes, il n’en demeure pas moins que les sommes qui y sont affectées sont significatives. C’est tout à fait normal étant donné la nécessité à pouvoir agir pour l’insertion sur le marché du travail, pour la garantie d’accéder à un emploi pérenne, serein, pourvu de sens et rémunérateur, mais de tels montants nous obligent, nous, législateur, à les scruter attentivement parce que chaque euro qui y est investi n’est pas un euro tombé du ciel, pas même des mains du gouvernement ou de l’État : ce sont les cotisations des Français et les contributions des entreprises qui financent ces contrats, ce qui doit nous appeler à la plus grande vigilance.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 27, 22:51:20
Exactement !
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 26, 18:14:34
Qui affirmait hier que la rupture conventionnelle est un dispositif qui « permet qu’on vous pousse dehors hors de tout cadre légal » ? Un sénateur qui siégeait alors avec les communistes, un certain Jean-Luc Mélenchon.

La gauche n’est définitivement pas à une contradiction près, puisqu’elle se fait aujourd’hui l’avocate de la rupture conventionnelle qu’elle n’a pourtant eu de cesse de dénoncer.

Voter en faveur de cet avenant, c’est d’abord respecter l’accord négocié par les partenaires sociaux ; c’est donner son crédit et sa chance à la démocratie sociale, une fois encore abandonnée par l’extrême gauche de cet hémicycle ; et c’est agir pour un tout petit peu plus de justice sociale et de pérennité sur le marché du travail. C’est la raison pour laquelle le groupe Rassemblement national soutiendra l’accord.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 26, 18:12:19
Chacun comprend mieux, désormais, l’état du pays comme celui des comptes publics. Voyons donc ensemble ce qu’est cette cinquième réforme de l’assurance chômage, et surtout ce que n’est pas cette cinquième réforme de l’assurance chômage.

Non, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, cette réforme n’est pas une réponse au déficit de notre régime d’assurance chômage. Sans ses charges supplémentaires, les prélèvements répétés de l’État, les obligations croissantes de financement de France Travail, ce régime, vous le savez pertinemment, serait à l’équilibre, voire excédentaire. Pour résorber son déficit, il conviendrait de stopper les prélèvements étatiques. Lors de l’examen du dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale, le gouvernement a pourtant récidivé : 4 milliards d’euros pris à l’Unedic, avec un soutien allant des députés LR aux socialistes.

Peut-être la réforme vise-t-elle plutôt à infléchir le nombre des ruptures conventionnelles individuelles ? Au Rassemblement national, nous suivons d’un ?il attentif et prudent cette décision, fruit de la démocratie sociale. Le recours à ce mode de rupture du contrat de travail, autrefois fortement critiqué par les syndicats et à gauche de cet hémicycle, a en effet connu une hausse considérable : 63 % en dix ans, 17 % rien qu’entre 2019 et 2024.

Les ruptures conventionnelles ont un coût, notamment en termes de productivité. Elles sont devenues un outil courant de mobilité professionnelle, désormais utilisées en surnombre dans les petites et moyennes entreprises. Or ces acteurs économiques sont proportionnellement les plus touchés par la flexibilité du marché du travail.

Il faut également examiner les ruptures conventionnelles au prisme de la justice sociale, car ce sont bien les plus diplômés – ceux qui ont le moins de difficultés à s’insérer sur le marché du travail – qui ont le plus fréquemment recours à ce mode de rupture de contrat.

La rupture conventionnelle est exigée par les très grandes entreprises, plébiscitée par les très hauts cadres : quel paradoxe de voir la gauche en devenir l’avocate ! Beaucoup de ceux qui dénoncent cette inflexion contenue dans le texte sont les mêmes qui, hier, condamnaient avec virulence le mécanisme même de la rupture conventionnelle.

Je vous propose un petit exercice de mémoire. Qui affirmait hier que la rupture conventionnelle est un moyen de « contourner la législation en matière de licenciement » ? Annie David, sénatrice communiste.

Qui affirmait hier que la rupture conventionnelle offre une « possibilité de licenciement sans motif » ? Martine Billard, députée communiste.
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Gaëtan Dussausaye
• 2026 May 26, 18:11:08
…a annoncé en grande pompe, dans un parfait exercice de melonite aiguë, vouloir réduire à dix-huit mois la durée maximale d’indemnisation par l’assurance chômage, oubliant qu’il s’agit déjà du maximum en vigueur ! La séquence, visionnée par des millions de Français, est savoureuse ; elle dit tant de vous ! Un ex-premier ministre fait ainsi la démonstration devant la France entière qu’en Macronie, lorsque vous êtes au pouvoir, ce n’est pas la peine de connaître les réformes que vous promouvez. Le 11 février 2020, le président de la République sommait les députés macronistes de se montrer « fiers d’être des amateurs » : jamais consigne n’aura été si bien suivie !
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