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Ordre du jour :
Suite de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Ségolène Amiot
• 2026 oct. 21
Il s’agit d’un amendement de repli : il vise à supprimer l’exonération pour les jeunes entreprises innovantes, tout en la conservant pour les entreprises universitaires et les entreprises de croissance. Cette exonération a été créée pour les licornes chères à M. Macron. Or les licornes n’existent pas et la mesure coûte 300 millions d’euros. Nous préférons que cette somme reste dans les caisses de la sécurité sociale.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Bravo ! Ce sont des larmes de crocodile !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 306 rectifié.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Cet amendement a été rejeté en commission. On ne peut que soutenir les incubateurs des universités et des écoles françaises, surtout si on veut donner un avenir à notre pays et ne pas abandonner à d’autres l’innovation et la recherche. Avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        118

        Nombre de suffrages exprimés                72

        Majorité absolue                        37

                Pour l’adoption                62

                Contre                10
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur les amendements nos 306 rectifié et 307, je suis saisie par le groupe Ensemble pour la République de demandes de scrutin public.

Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Nous en venons aux amendements nos 2437 rectifié et 307, qui peuvent être soumis à une discussion commune.

La parole est à Mme Valérie Rossi, pour soutenir l’amendement no 2437 rectifié.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Nous en venons à deux amendements, nos 308 et 2439, pouvant être soumis à une discussion commune.

La parole est à Mme Sophie Panonacle, pour soutenir l’amendement no 308.
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Valérie Rossi
• 2026 oct. 21
Il vise à pérenniser au-delà de 2026 la réduction de cotisations patronales dont bénéficient les employeurs de sapeurs-pompiers volontaires. L’engagement de ces femmes et de ces hommes étant essentiel à la protection de nos concitoyens, nous devons encourager leurs employeurs à le faciliter. L’amendement vise aussi à étendre ce dispositif aux collectivités territoriales, à leurs groupements et à leurs établissements publics.
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Sophie Panonacle
• 2026 oct. 21
Voici un dernier amendement issu de la mission parlementaire sur les feux de forêt.

Lorsqu’un feu de végétation frappe un territoire, le tissu économique local est une victime collatérale de la catastrophe. Que ce soit à cause des locaux détruits, des évacuations prolongées, des interdictions d’accès ou des ruptures de réseaux, les entreprises subissent des baisses massives et brutales de leur chiffre d’affaires. Afin d’éviter que le drame écologique ne se double d’un naufrage économique, nous proposons de créer un bouclier social d’urgence. Ainsi, l’amendement tend à instaurer une exonération totale ou partielle de cotisations pendant les douze mois suivant la reconnaissance du sinistre. Strictement ciblée, cette aide serait proportionnée aux pertes réelles et surtout réservée aux employeurs qui poursuivent leur activité et s’engagent à maintenir l’emploi.

Au drame écologique, ne laissons pas s’ajouter un drame économique et social !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Sophie Panonacle, pour soutenir l’amendement no 307.
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Sophie Panonacle
• 2026 oct. 21
Déposé dans le prolongement de la mission parlementaire sur les feux de forêt qui nous a été confiée cet été par le premier ministre, cet amendement vise, comme celui qui vient d’être présenté, à conforter le socle de la sécurité civile. Selon la loi de 2023 qui l’a instaurée, la réduction de cotisations patronales pour inciter les entreprises privées à recruter des sapeurs-pompiers volontaires prendra fin le 31 décembre 2026. Il est indispensable de la proroger et de l’étendre aux collectivités locales, car il ne faut pas affaiblir le modèle français de sécurité civile, qui repose à 80 % sur le volontariat. Au vu de ce qui nous attend et de ce que j’ai vécu cet été autour du bassin d’Arcachon et ailleurs en Gironde, nous avons besoin de plus de sapeurs-pompiers volontaires.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission sur ces deux amendements en discussion commune ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur l’amendement no 308, qui vient d’être défendu, je suis saisie par le groupe Ensemble pour la République d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Valérie Rossi, pour soutenir l’amendement no 2439.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Je tiens à souligner l’engagement de Mme Pantel et d’autres de nos collègues dans le cadre du groupe d’études sur les sapeurs-pompiers, la sécurité civile et la gestion des crises – dont je fais également partie. Nous sommes nombreux ici à soutenir les sapeurs-pompiers volontaires ; le modèle français de sécurité civile fonctionne grâce à leur engagement.

Les amendements portent sur deux points. D’une part, ils visent à pérenniser l’exonération de cotisations sociales existant pour les employeurs privés de pompiers volontaires. Cette demande est satisfaite car la mesure figure dans l’article 4, qui a été adopté. Pour être précis, c’est l’objet du VII de cet article, dont nous avons peu parlé car il faisait l’objet d’un consensus.

Le second objectif des amendements est d’étendre l’exonération aux employeurs publics. Le gros problème est que cela affaiblirait considérablement la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), dont le déficit pour 2027 est déjà estimé à près de 1 milliard d’euros. Plutôt que par une diminution des ressources de la sécurité sociale et de cette caisse de retraite, le soutien aux sapeurs-pompiers volontaires et à leurs employeurs doit passer par le PLF ; des amendements ont été déposés en ce sens, notamment par les collègues qui viennent de s’exprimer. J’ai cosigné des amendements identiques à certains des leurs. Pour ce qui est de ceux que nous examinons, je demande leur retrait.
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Valérie Rossi
• 2026 oct. 21
Dans le même ordre d’idées que celles qu’a exprimées Mme Panonacle, cet amendement déposé par notre collègue Sophie Pantel vise à pérenniser le dispositif d’exonération temporaire de cotisations sociales en cas d’incendie majeur, ce qui nous éviterait d’avoir à adopter un texte de loi spécifique après chaque catastrophe.

Rapide à activer, le mécanisme que nous proposons se fonde sur des critères objectifs et cible les entreprises réellement sinistrées. Il s’agit de soutenir la reprise d’activité, de préserver l’emploi et d’apporter une réponse proportionnée au préjudice subi. Face aux incendies, plutôt que subir, nous devons anticiper et donner aux entreprises les moyens de se relever rapidement.

Cet amendement reprend l’une des propositions formulées dans l’excellent rapport – déjà évoqué – remis par nos collègues au premier ministre le 28 septembre à l’issue de leur mission parlementaire. J’en rappelle le titre : « Agir dès aujourd’hui pour anticiper, prévenir, préparer, lutter et se relever face aux feux de forêt ». Agissons aujourd’hui ; demain, il sera trop tard.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission sur ces deux amendements en discussion commune ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Je suis tout à fait sur la même ligne que M. le rapporteur général. J’ajoute que les employeurs publics, qui jouent le jeu en employant des pompiers volontaires, bénéficient d’un cadre spécifique pour faciliter l’engagement de leurs agents. Le code de la sécurité intérieure prévoit des autorisations d’absence pour les missions opérationnelles et pour les formations, ainsi que des possibilités de conventionnement avec les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Je rejoins donc la demande de retrait exprimée par le rapporteur général. À défaut, j’émettrai un avis défavorable.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Lors de l’examen de l’article 4 s’est posée la question de l’extension des exonérations au-delà des trois départements touchés de manière inédite par les évacuations et les confinements. Si je me souviens bien, l’Assemblée n’a pas souhaité adopter un amendement tendant à élargir le périmètre à l’ensemble du territoire ; elle l’a étendu uniquement à la Corse. J’en prends acte.

En l’occurrence, vous proposez un dispositif permanent qui permettrait d’appliquer une exonération ciblée et temporaire. Faute d’étude d’impact, il m’est très difficile de me prononcer. Surtout, votre proposition soulève une question de principe : comme vous ne prévoyez pas de compensation de la part de l’État – j’en avais aussi fait le reproche au gouvernement à propos de l’article 4, j’essaie d’être juste –, les exonérations proposées entraîneraient de réelles difficultés pour la sécurité sociale en augmentant ses besoins de financement. Qui plus est, le périmètre envisagé me semble assez large. C’est pourquoi je vous suggère de retirer l’amendement.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je suis saisie de quatre amendements, nos 306 rectifié, 2438 rectifié, 1940 et 1941, pouvant être soumis à une discussion commune.

La parole est à Mme Sophie Panonacle, pour soutenir l’amendement no 306 rectifié.
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Sophie Panonacle
• 2026 oct. 21
Il traduit lui aussi une proposition issue de la mission parlementaire sur les feux de forêt. L’intensification des crises climatiques met les Sdis sous une pression opérationnelle et budgétaire inédite. Or ils subissent une hausse mécanique des cotisations patronales dues à la CNRACL. C’est pourquoi nous proposons de neutraliser, pour l’année 2027, la part du taux de cotisation qui excède le taux de 31,65 % applicable au 1er janvier 2026. Cette mesure de trésorerie est indispensable pour que les services de secours conservent leurs capacités d’investissement et d’intervention. Précisons qu’elle serait neutre pour les agents : elle n’aurait aucune incidence sur la constitution de leurs droits à pension, ni sur leur calcul. Il s’agit d’une mesure responsable et cohérente de soutien immédiat à ceux qui nous protègent sur le terrain.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur les amendements nos 1940 et 1941, je suis saisie par le groupe Les Démocrates de demandes de scrutin public.

Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à M. Sébastien Saint-Pasteur, pour soutenir l’amendement no 2438 rectifié.
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Sébastien Saint-Pasteur
• 2026 oct. 21
Je m’associe aux propos de notre collègue Sophie Panonacle. Nous ne parlons pas d’un sujet comme les autres puisque, comme peuvent en témoigner tous les députés de la Gironde, les pompiers doivent faire face à des risques croissants. Leurs interventions imposent que nous leur donnions les moyens de répondre à de nouvelles exigences.

L’amendement vise à ramener à sa valeur de 2024 le taux de cotisation des Sdis pour la retraite de leurs agents tout en préservant intégralement les droits à pension de ces derniers. L’objectif est de dégager des marges de manœuvre face aux besoins immenses qui se font jour. Le financement des retraites doit être assuré, mais pas au détriment de la capacité à porter secours.

La mesure que nous proposons, qui ne doit pas être isolée, portera ses fruits si nous intégrons à nos réflexions ce que l’on appelle la « valeur du sauvé ». Mieux financer les services de secours permettra d’éviter des dépenses futures bien plus importantes.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Sophie Mette, pour soutenir les amendements nos 1940 et 1941.
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Sophie Mette
• 2026 oct. 21
Députée de la Gironde comme nos deux collègues qui viennent de s’exprimer, je partage leur volonté de défendre les pompiers : il est nécessaire de préserver la capacité des Sdis à recruter, à entretenir leur matériel et à préparer leurs futures interventions – nous savons, hélas, qu’il y en aura.

L’amendement no 1940 vise à maintenir en 2027 le taux normal de la contribution à la CNRACL des employeurs de sapeurs-pompiers professionnels à son niveau de 2026, soit 37,65 % au lieu des 40,65 % prévus. C’est donc en quelque sorte un amendement de repli par rapport aux deux précédents. Sa rédaction limite le bénéfice de la mesure aux Sdis, pour un an seulement. L’allègement serait de 30 000 euros par million d’euros d’assiette cotisable concernée.

Le no 1941 est un amendement de repli par rapport au no 1940, avec un allègement de 15 000 euros par million d’euros d’assiette cotisable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
L’ordre du jour appelle la suite de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (nos 3211, 3345, 3339).

Hier soir, l’Assemblée a commencé l’examen des articles, s’arrêtant à l’amendement no 2025, portant article additionnel après l’article 4.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Les amendements nos 2025 et 1473 peuvent être soumis à une discussion commune.

Sur l’amendement no 2025, je suis saisie par le groupe Rassemblement national d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Joëlle Mélin, pour le soutenir.
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Joëlle Mélin
• 2026 oct. 21
Cet amendement, dont vous êtes la première signataire, madame la présidente, vise à étendre le dispositif d’exonération de cotisations patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi (TODE) aux entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers (Etarf). Ces entreprises sont un maillon essentiel de l’activité agricole et forestière. Elles réalisent des travaux indispensables aux exploitations et emploient environ 100 000 salariés, permanents ou saisonniers. Elles rencontrent aussi des difficultés de recrutement, malgré des minima conventionnels supérieurs au smic. Il n’est donc pas cohérent de réserver cette exonération aux seuls exploitants, alors que ces entreprises contribuent elles aussi à la production et à l’entretien des espaces agricoles et forestiers. Le critère pertinent doit être la nature de l’activité et le recours à la main-d’œuvre occasionnelle, plutôt que le seul statut juridique de l’employeur. Cette extension permettrait de soutenir l’ensemble de la chaîne de production, de faciliter les embauches et de répondre aux besoins de main-d’œuvre du secteur.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Josiane Corneloup, pour soutenir l’amendement no 1473.
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Josiane Corneloup
• 2026 oct. 21
Il vise à corriger une différence de traitement qui pénalise nos entreprises de travaux forestiers. Comme les exploitations agricoles, elles connaissent des besoins de main-d’œuvre saisonnière, que ce soit pour le reboisement, l’entretien des forêts ou la récolte du bois. Pourtant, leur exclusion du dispositif d’exonération de cotisations patronales fragilise ces entreprises essentielles à la vie des territoires ruraux et à la gestion des forêts. Nous proposons de leur ouvrir ce dispositif, dans les conditions prévues par le droit en vigueur.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Thibault Bazin, rapporteur général de la commission des affaires sociales, pour donner l’avis de la commission.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Ces amendements n’ont pas été examinés en commission, mais nous avions déjà eu un long débat sur le TODE l’an dernier, lors de l’examen en séance. Je rappelle que nous avons pérennisé le dispositif et relevé le plafond de rémunération à 1,25 smic. À la suite de nos échanges avec les organisations professionnelles agricoles, nous avons compris qu’il était préférable de ne plus y toucher, car elles en étaient satisfaites.
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Philippe Vigier
• 2026 oct. 21
Absolument !
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Après avoir approfondi la question avec la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA), plusieurs éléments ont été confirmés, notamment le fait que les Etarf n’emploient pas uniquement des salariés permanents et que l’impact budgétaire de ces amendements ne serait pas négligeable. Par ailleurs, les Etarf non forestières disposent généralement d’une clientèle diversifiée et sont moins soumises aux contraintes de saisonnalité – je ne dis pas qu’elles n’y sont pas confrontées. Leur activité repose davantage sur des salariés permanents. Elles emploient aussi des saisonniers, je vous l’accorde, mais ceux-ci ne constituent pas l’essentiel de leur main-d’œuvre, compte tenu notamment de leurs activités d’aménagement.

Je demande le retrait de l’amendement no 2025, dont le champ est très large et le coût important. Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée sur l’amendement no 1473, qui cible uniquement les entreprises de travaux forestiers (ETF) et dont le coût est beaucoup plus limité.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités, pour donner l’avis du gouvernement.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 oct. 21
Le dispositif TODE, qui est très avantageux, a évolué l’an dernier au bénéfice des exploitants agricoles, lesquels y sont attachés, comme le rapporteur vient de le rappeler. Il doit conserver un ciblage cohérent avec sa finalité : il a été conçu pour répondre aux contraintes spécifiques de la production agricole primaire, directement soumise aux cycles biologiques et aux périodes de récolte, ainsi qu’à une forte concurrence internationale par les prix.

Les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers jouent, bien sûr, un rôle essentiel dans nos territoires et peuvent connaître des pics saisonniers d’activité. Toutefois, leur modèle économique est bien différent de celui des exploitants. Elles réalisent des prestations de services pour plusieurs clients et peuvent diversifier leurs interventions au cours de l’année. Cette différence structurelle ne remet nullement en cause leur importance économique, mais elle ne nous semble pas justifier une extension du TODE.

Je rappelle que les Etarf bénéficient déjà des allègements généraux de cotisations sociales. Enfin, alors que nous devons préserver nos finances publiques, l’extension du dispositif représenterait un coût important – il est estimé à 40 millions d’euros par an. Avis défavorable aux deux amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Hendrik Davi.
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Hendrik Davi
• 2026 oct. 21
Une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec le ministre. La sécurité sociale accuse déjà un déficit de près de 22 milliards d’euros ; nous sommes donc opposés à toute extension des exonérations de cotisations sociales.

Le TODE répond à un problème spécifique, il a permis de résorber la précarité en favorisant le recours à des contrats déclarés plutôt qu’au travail détaché, aux contrats Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) ou au travail non déclaré. Les amendements suivants permettront d’examiner comment aller encore plus loin dans cette lutte contre la précarité des travailleurs agricoles.

En revanche, étendre le dispositif aux travailleurs forestiers ne nous paraît pas être la bonne solution. Si nous voulons réellement aider les exploitants forestiers, il faut sauver le papetier Fibre Excellence, à Tarascon. Je m’adresse au ministre : la fermeture de cette usine de pâte à papier menace directement l’activité des exploitants forestiers. C’est un enjeu bien plus important que l’extension du TODE aux travailleurs forestiers.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Excellente suggestion !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 2025.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        116

        Nombre de suffrages exprimés                110

        Majorité absolue                        56

                Pour l’adoption                59

                Contre                51
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Nous en venons à trois amendements identiques, nos 498, 599 et 1667, sur lesquels je suis saisie par le groupe Droite républicaine d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à M. Eric Liégeon, pour soutenir l’amendement no 498.
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Eric Liégeon
• 2026 oct. 21
Nous proposons d’étendre le dispositif TODE aux entreprises de travaux agricoles, dans la mesure où les ETA participent pleinement au cycle de production agricole, interviennent dans les semis, les récoltes et de nombreuses autres opérations indispensables au fonctionnement de nos exploitations. Cet amendement poursuit trois objectifs : rétablir une équité de traitement, soutenir l’emploi saisonnier et préserver la compétitivité de notre agriculture.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Les amendements nos 599 de Mme Marie-Christine Dalloz et 1667 de M. David Taupiac sont défendus.

Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Ces amendements vont moins loin que celui qui vient d’être adopté. Je vais interroger les services de la séance, car il me semble qu’ils sont satisfaits et que, sur le fond, l’adoption du précédent amendement les a fait tomber. Vous visez ici une sous-catégorie d’Etarf, celles qui participent au cycle de production animale ou végétale et à l’amélioration foncière agricole. L’amendement précédent ayant une rédaction plus large, il les englobe déjà.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Les amendements ne sont pas tombés.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Je demande leur retrait, par cohérence avec ce qui vient d’être adopté. Ces amendements n’ont pas été examinés en commission, ce qui est normal, car le sujet n’avait pas été soulevé par les organisations professionnelles agricoles. Celles-ci souhaitaient s’en tenir aux avancées obtenues ces dernières années sur le TODE, notamment sa pérennisation et le relèvement du plafond à 1,25 Smic.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Par cohérence avec le débat précédent, j’émets un avis défavorable. Cette mesure représenterait 40 millions d’euros d’exonérations supplémentaires. Il faut savoir s’arrêter : nous devons préserver les comptes de la sécurité sociale, la profession agricole est satisfaite des avancées obtenues l’an dernier et nous ne pouvons pas entrer dans une surenchère d’exonérations de cotisations sociales !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Hadrien Clouet.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
C’est un débat important, car il pose la question du lien entre politiques de l’emploi et sécurité sociale. Une première question se pose : est-ce à la sécurité sociale de prendre en charge le prix du travail dans notre pays ? Je fais partie de celles et ceux qui en doutent. Je remarque que les collègues qui ont déposé des amendements sur ce sujet ne défendent pas nécessairement cette logique lorsqu’elle s’applique à d’autres secteurs.

Le dispositif concerne des rémunérations comprises entre 1,25 et 1,6 smic. Il incite donc au maintien de très bas salaires. C’est une difficulté que l’on retrouve depuis les exonérations Fillon jusqu’à la réduction générale unique. Pensez-vous réellement que ces allègements, en réduisant à la marge le prix de la main-d’œuvre, permettront de répondre aux écarts de compétitivité prix avec les pays concurrents ? Pour ma part, je n’y crois pas.

Le problème ne réside pas là mais dans les accords de libre-échange, par exemple ; la question n’est pas de savoir combien la sécu doit payer face à la concurrence des agriculteurs brésiliens, mais pourquoi nous nous retrouvons en concurrence avec le Brésil, sans droits de douane, alors que les salaires y ont avec les nôtres des rapports de 1 à 8, de 1 à 10, de 1 à 12. Ce n’est pas une réduction de plus ou moins 50 euros qui va résorber ces écarts !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Merci, monsieur Clouet. Je rappelle que les orateurs qui soutiennent un amendement n’ont droit qu’à une minute de parole.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
J’avais oublié l’amendement !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Corentin Le Fur.
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Corentin Le Fur
• 2026 oct. 21
Cette mesure d’équité vise à envoyer un signal aux ETA, qui au même titre que les exploitants agricoles, que les coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), font un travail remarquable. Il serait donc logique qu’elles bénéficient de la même exonération. Lorsque la sécheresse de cet été a entraîné des feux de forêt ou de parcelle très importants, heureusement que les ETA ont prêté main-forte aux pompiers ; lorsqu’il neige, heureusement qu’elles déblaient les routes ! Elles font, je le répète, un remarquable travail dans nos territoires ruraux, proches du monde agricole. C’est pourquoi il conviendrait d’adopter ces amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix les amendements identiques nos 498, 599 et 1667.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        154

        Nombre de suffrages exprimés                148

        Majorité absolue                        75

                Pour l’adoption                26

                Contre                122
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💬 •
Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je suis saisie de quatre demandes de scrutin public : sur les amendements nos 2009 et 2006, par le groupe Rassemblement national ; sur les nos 734 et 735, par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire.

Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Joëlle Mélin, pour soutenir l’amendement no 2009.
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Joëlle Mélin
• 2026 oct. 21
Amendement dont vous êtes la première signataire, madame la présidente. Le dispositif TODE est indispensable aux nombreuses filières agricoles qui dépendent de la main-d’œuvre saisonnière, notamment le maraîchage et la viticulture. Cependant, dans sa configuration actuelle, il crée un effet de seuil autour de 1,25 smic ; au-delà, le coût des cotisations va croissant, ce qui peut décourager les employeurs de mieux rémunérer leurs salariés.

Cet amendement tend à relever de 1,25 smic à 1,30 smic le seuil en dessous duquel l’exonération est totale et de rendre l’exonération dégressive jusqu’à 1,90 smic, au lieu de 1,60 smic. L’objectif est de réduire la rupture créée par ces seuils, ce qui permettra aux exploitants de mieux valoriser le travail saisonnier. Les agriculteurs doivent pouvoir proposer une rémunération plus attractive sans subir immédiatement un surcoût qui pénalise leur compétitivité. Il s’agit à la fois de soutenir le pouvoir d’achat des salariés, de faciliter le recrutement et de préserver la capacité de production de nos filières agricoles.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
On ne peut pas me reprocher de ne pas soutenir le monde agricole, en particulier les travailleurs saisonniers et le dispositif TODE, puisque je fais partie de ceux d’entre nous qui ont obtenu, par voie d’amendement, que celui-ci soit pérennisé et le seuil d’exonération totale haussé à 1,25 smic. En échangeant avec les organisations professionnelles agricoles – la préparation de l’examen d’un tel texte inclut des auditions protocolaires –, je n’ai pas recueilli de demande visant à remettre le sujet du TODE à l’ordre du jour de nos débats ; vous usez de votre liberté d’amender, mais pour faire une proposition qui, je le répète, n’apparaît pas parmi les demandes structurantes du secteur.

Quant au fond, vous espérez qu’en passant le seuil de 1,25 smic à 1,30 smic les travailleurs saisonniers seront payés davantage. En réalité, bien qu’elle puisse concerner quelques cas, cette augmentation ne changerait pas grand-chose : la rémunération moyenne stagnant à 1,14 smic, le seuil actuel est déjà très rarement atteint. Je vous invite à retirer l’amendement, que la commission n’a pu examiner ; à défaut, avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Michel Lauzzana.
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Michel Lauzzana
• 2026 oct. 21
Je voulais soutenir la position du rapporteur général et répondre à M. Davi, qui rappelle que le dispositif TODE a été instauré en vue d’absorber la précarité des travailleurs agricoles. Allons plus loin : pourquoi cette précarité ? Parce que les agriculteurs ne peuvent pas embaucher. En raison d’un coût du travail très élevé, de normes contraignantes, de difficultés administratives lourdes, il est arrivé un moment où l’agriculture française n’était plus du tout compétitive : nous avons alors créé le TODE, que j’ai contribué à défendre. Il s’agit là d’une situation emblématique de celle des entreprises en général : on les surcharge de taxes, de paiements, elles perdent en compétitivité, puis on tente d’y remédier par des dispositifs qui allègent le coût du travail.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Sandrine Rousseau.
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Sandrine Rousseau
• 2026 oct. 21
Nous ne parlons pas de charges mais de cotisations, pas de coût du travail mais de prix du travail, ou de salaire. On en revient aux bases.

Par ailleurs, je suis un peu surprise de cette discussion : lors de l’examen de la future loi « immigration » du 26 janvier 2024, le RN était tout à fait opposé à l’idée de sanctionner les patrons qui emploient au noir des travailleurs saisonniers souvent étrangers. Il importait que ces employeurs n’aient pas de comptes à rendre à la justice ou à l’inspection du travail. Cette fois, vous imaginez les saisonniers payés 1,3 smic ! Ce n’est vraiment pas le cas. Ces emplois ne sont jamais rémunérés plus d’un smic : votre amendement est donc inutile et nous voterons contre.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 2009.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        158

        Nombre de suffrages exprimés                153

        Majorité absolue                        77

                Pour l’adoption                67

                Contre                86
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je suis saisie de trois amendements, nos 734, 735 et 2006, pouvant être soumis à une discussion commune.

La parole est à M. Hadrien Clouet, pour soutenir l’amendement no 734.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Il vise à assortir de conditions les exonérations de cotisations sociales dans le monde agricole, ce qui serait la moindre des choses : il est normal que si la sécurité sociale consent à un effort, celui-ci ait des contreparties. Vous nous dites que partout, dans le monde entier, il n’existe pas de droits sans devoirs – sauf quand il s’agit de sous-payer les gens !

On renchérit, on augmente de manière importante le prix acquitté par l’agriculteur qui rémunère plus de 1 770 euros par mois ses ouvrières, ses ouvriers agricoles : ce n’est pas normal. Cela fait des décennies que ce pays a rompu avec la logique consistant à promouvoir l’agriculture par les bas salaires. Le smag, le salaire minimum agricole garanti, créé en 1950 parallèlement au smig, le salaire minimum interprofessionnel garanti, lui était inférieur de 15 % ; il a fallu un mouvement, celui de Mai 68, pour que le salaire minimum des ouvriers agricoles soit aligné sur celui des salariés de l’industrie et du commerce. Dans ce pays, c’est toujours par la lutte…
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💬 • Un député du groupe RN • 2026 oct. 21
Par la violence !
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
…qu’ont été conquis des salaires dignes. Le problème, ce sont les marges imposées aux agriculteurs, qui se font dépouiller et vendent des produits…
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est de nouveau à M. Hadrien Clouet, pour soutenir l’amendement no 735.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Je disais donc que le problème des agriculteurs n’a pas trait aux ouvriers agricoles. Lorsque vous achetez un kilo de patates ou de carottes, les salaires ne représentent même pas 10 % du prix que vous payez, lequel correspond en majeure partie aux rémunérations des intermédiaires, qui se gavent, et aux marges des distributeurs. Tant que vous ne voudrez pas agir sur le prix de celles et ceux qui assurent l’approvisionnement, l’arrivée des produits dans les rayons, vous n’aurez absolument rien fait. Tout ce blabla autour des salaires prétendument trop élevés des ouvriers agricoles cache de grands monopoles capitalistes qui dépouillent intégralement de leur valeur les agriculteurs de ce pays !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Joëlle Mélin, pour soutenir l’amendement no 2006.
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Joëlle Mélin
• 2026 oct. 21
Il s’agit une nouvelle fois de l’un de vos amendements, madame la présidente ; il vise à rétablir l’exonération de cotisations salariales applicable aux travailleurs occasionnels employés dans le cadre précis d’un contrat de vendanges. Supprimée en 2015, cette mesure permettait d’améliorer le salaire net des vendangeurs sans augmenter le coût du travail pour l’exploitant.

La viticulture, comme l’agriculture en général, rencontre, on l’a dit, des difficultés structurelles de recrutement ; près des deux tiers des exploitations seraient touchées par le manque de main-d’œuvre, 30 % des postes liés à la récolte et à la mise en cuve du raisin resteraient vacants. Dans le même temps, les trésoreries agricoles sont trop fragiles pour permettre des hausses de salaire importantes. Dès lors, il faut agir sur l’attractivité des emplois sans alourdir la charge des entreprises : en redonnant aux saisonniers du pouvoir d’achat, cet amendement faciliterait le recrutement, sécuriserait les vendanges et contribuerait à la pérennité de nos exploitations viticoles.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission sur ces trois amendements ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Techniquement en discussion commune, ils permettent d’aborder des thèmes bien différents. Ceux que vous avez développés, monsieur Clouet, notamment la captation de valeur au sein de la chaîne allant de la production à la distribution, ne sont pas inintéressants, mais ne correspondent pas du tout aux nos 734 et 735.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Ben si !
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Au demeurant, l’adoption de l’un de ces derniers se traduirait par une sacrée charge bureaucratique pour la Mutualité sociale agricole (MSA), dont les agents devraient vérifier jusqu’à 900 000 bons de transport – le double en comptant le retour.

Dans l’immense majorité des cas – je peux vous le dire, je suis d’un pays de la mirabelle –, les conditions de travail des saisonniers sont en fait satisfaisantes ; il y a forcément, à certains endroits, des soucis, auquel cas vous ne devez pas hésiter à prévenir les autorités compétentes, mais on ne doit pas en faire une généralité. Par ailleurs, le problème n’est pas forcément le dispositif TODE, mais la méconnaissance de la loi : il n’est pas sûr que ce soit dans le budget de la sécurité sociale que nous le résoudrons. Avis défavorable.

Le no 2006, madame Mélin, va vraiment très loin. Moi aussi, j’aime l’agriculture, les employeurs de travailleurs saisonniers ; mais vous supprimeriez toute participation de ces salariés temporaires à la solidarité collective, et pour eux-mêmes toute constitution de droits – à une retraite, notamment, ou aux indemnités chômage. D’une certaine manière, vous les pénaliseriez ! Dans le contexte actuel, le fait d’acquérir des droits fait partie des enjeux qui assurent la pérennité de notre modèle de protection sociale. J’émets donc également un avis défavorable, d’autant que votre amendement coûterait entre 600 millions et près de 1 milliard d’euros.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Les nôtres ne coûteraient rien !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Défavorable aux trois amendements. S’agissant des deux premiers, les employeurs sont soumis en matière de santé au travail, de conditions de travail, à toutes les règles et obligations nécessaires : nous ne voyons pas de raison de durcir encore celles-ci. S’agissant du troisième, les montants en jeu seraient beaucoup trop importants ; en outre, la suppression en 2015 de la mesure évoquée tenait aussi à un problème juridique – un sérieux risque d’atteinte au principe d’égalité entre assurés sociaux ; enfin, le sujet a déjà été traité.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Sandrine Dogor-Such.
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Sandrine Dogor-Such
• 2026 oct. 21
D’un côté des viticulteurs qui se battent pour survivre, de l’autre un État qui leur complique la tâche. Dans mon département, les Pyrénées-Orientales, les intéressés manquent de bras et de trésorerie ; l’État prétend défendre la viticulture, mais refuse de faciliter le recrutement de vendangeurs. Je suis désolée, mais le no 2006, qui permettrait de mieux rémunérer les saisonniers sans augmenter le coût de l’embauche, est un amendement de bon sens. Nos viticulteurs ont, je le répète, besoin de bras, pas de bâtons dans les roues !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le rapporteur général.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Madame Dogor-Such, cet amendement porte sur les cotisations salariales : il ne changerait rien pour les employeurs, seulement pour les salariés, dont la rémunération nette augmenterait – mais qui n’acquerraient plus de droits à la retraite, par exemple, d’où un vrai problème.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
La cotisation, c’est le salaire socialisé !
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Par ailleurs, je rappelle que cela coûterait 400 millions d’euros.
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Christophe Bentz
• 2026 oct. 21
Il y a un instant, vous disiez 600 millions !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Hendrik Davi.
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Hendrik Davi
• 2026 oct. 21
J’assistais hier à une projection du film, qui traite du sujet des travailleurs agricoles un peu partout en Europe. Un autre film, très beau,, témoigne des conditions déplorables dans lesquelles vivent sur notre continent la plupart de ces travailleurs : logements insalubres, sans eau, sans électricité, pas d’accès à la santé, des salaires de misère.

En France, le dispositif du TODE a légèrement amélioré la situation, mais beaucoup d’agriculteurs emploient toujours des travailleurs détachés dans le Sud de la France en ayant recours à la multinationale Terra Fecundis. Il faut arrêter de dire que c’est un problème de coût du travail. Le travail a un prix : il faut le rémunérer à son juste prix et faire en sorte que les salariés puissent avoir accès à la santé.

Si vous voulez réfléchir au coût des produits, regardez un autre film, intitulé.
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💬 • Un député du groupe EPR • 2026 oct. 21
On n’est pas au cinéma !
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Hendrik Davi
• 2026 oct. 21
La guerre des prix part des marges de la distribution. Ce sujet doit être au cœur du débat, car ce n’est pas en exonérant de cotisations sociales que l’on résout le problème, mais en rétablissant les véritables prix et en évitant qu’au bout du compte, Mulliez détienne un patrimoine de 25,9 milliards d’euros !
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Il a raison !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 734.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        158

        Nombre de suffrages exprimés                141

        Majorité absolue                        71

                Pour l’adoption                38

                Contre                103
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 735.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        152

        Nombre de suffrages exprimés                137

        Majorité absolue                        69

                Pour l’adoption                37

                Contre                100
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 2006.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        157

        Nombre de suffrages exprimés                152

        Majorité absolue                        77

                Pour l’adoption                60

                Contre                92
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
L’amendement no 2917 de M. le rapporteur général est rédactionnel.

Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Avis favorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Aurélie Trouvé.
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Aurélie Trouvé
• 2026 oct. 21
Monsieur le rapporteur général, avoir omis de mentionner explicitement le code de la sécurité sociale ne relève pas du rédactionnel !

Par ailleurs, le dispositif TODE pose un problème, et votre volonté de le renforcer en pose un de plus. Il constitue une trappe à bas salaires. À cause du TODE, qui exonère de cotisations jusqu’à 1,25 smic, puis 1,6 smic, beaucoup de salaires de saisonniers ou de travailleurs agricoles sont plafonnés à ces niveaux ; les salaires des techniciens agricoles, qui exercent depuis vingt ou trente ans et qui sont dotés d’une très grande technicité, ne sont pas augmentés.

Monsieur le rapporteur général, vous ne pouvez pas dire qu’il n’y a pas de problème avec les conditions de travail des saisonniers agricoles. Ce n’est pas possible ! N’avez-vous donc pas lu tous les rapports, études, thèses et travaux de recherche qui montrent que leurs conditions de travail sont délétères ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 286 et 1767.

La parole est à M. Édouard Bénard, pour soutenir l’amendement no 286.
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Édouard Bénard
• 2026 oct. 21
Mille quarante-deux euros : voilà le salaire moyen net mensuel d’un apprenti en France. Avec l’assujettissement à la contribution sociale généralisée (CSG) et à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), vous retrancheriez encore 24 euros par mois au salaire des apprentis.

Cette disposition est d’autant plus injuste que la CSG est un prélèvement effectué au détriment du salaire. Ce n’est pas le cas de la cotisation sociale, qui constitue un élément du salaire prélevé sur la valeur ajoutée, donc sur la richesse produite par les travailleurs. Si la cotisation sociale ouvre des droits aux travailleurs, la CSG est un impôt prélevé à la source sur les revenus. Elle grève donc le pouvoir d’achat des travailleurs et nous y avons toujours été opposés.

Nous ne pouvons pas davantage souscrire à l’assujettissement à la CRDS, qui alimente la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), puisque nous contestons fermement l’objectif fixé à cette caisse et sa financiarisation assumée par les assurés sociaux ; d’où notre proposition de supprimer ce dispositif.

Il est bien plus urgent de soutenir un apprentissage de qualité, qui écarte les effets d’aubaine par lesquels les jeunes se retrouvent sous-payés et peu formés.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Anaïs Belouassa-Cherifi, pour soutenir l’amendement no 1767.
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Anaïs Belouassa-Cherifi
• 2026 oct. 21
Dans le budget Bayrou, passé par un nouveau 49.3, vous avez décidé d’assujettir les apprentis aux cotisations sociales. Alors que leurs employeurs bénéficient d’une exonération de cotisations, vous décidez de faire les poches aux travailleurs précaires que sont les apprentis. Au-delà de 50 % du smic, soit environ 933 euros par mois, il n’y aura pas d’exonération de cotisations sociales : vous décidez donc de retirer à ces apprentis entre 40 et 90 euros par mois. Faire les poches aux apprentis, l’une des catégories les plus précaires de notre pays, est insoutenable. C’est la raison pour laquelle nous demandons, par le présent amendement, la suppression de cette mesure.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Madame Trouvé, mon amendement était bien rédactionnel. Nous proposons simplement d’ajouter une référence.

Par ailleurs, le TODE est nécessaire pour beaucoup de nos producteurs afin de lutter contre la concurrence déloyale. Vous devriez lire tous les rapports, et pas seulement les vôtres.
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Philippe Vigier
• 2026 oct. 21
Excellent !
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Ces amendements ont été rejetés par la commission. Leur coût s’élève à 350 millions d’euros ; j’essaie systématiquement de vous éclairer sur ce que nous sommes en train de voter, même si je n’obtiens pas toujours gain de cause.

Je suis résolument favorable à l’apprentissage. J’estime qu’il ne faut toucher ni aux aides à l’embauche ni aux dispositifs régionaux de soutien aux apprentis sur tout le territoire. Nous en avons parlé avec le ministre du travail.

Monsieur Bénard, je ne reviendrai pas sur la question de la CSG : vous vous inscrivez dans la droite ligne de la position communiste depuis Rocard, depuis 1991 – mais vous n’étiez peut-être pas né à cette époque.

Ce n’est qu’un constat !

La question qui se pose est de savoir si, à salaires bruts égaux, un étudiant travaillant à temps partiel et un apprenti doivent percevoir le même net. Un apprenti a des droits au chômage et à la retraite. Dans les entreprises, à salaire brut équivalent, l’un touche un salaire net parfois bien plus important que l’autre.
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Yannick Monnet
• 2026 oct. 21
Ce n’est pas la même chose ! Un apprenti est un apprenti, un salarié est un salarié.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Nous pouvons tous partager votre souhait de soutenir les apprentis, mais l’amendement, tel qu’il est rédigé, crée une injustice sociale qui n’est pas souhaitable. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Je dirai d’abord un mot du soutien à l’apprentissage. Cette année, nous avons maintenu, voire augmenté, les moyens consacrés aux aides aux entreprises et à la formation des apprentis.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Et les accidents du travail…
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Cela relève du champ du projet de loi de finances (PLF), mais on peut tout de même l’évoquer. Sur ce point, le message est très clair : ce soutien se traduit dans les orientations et les priorités budgétaires fixées.

Nous anticipons l’amendement de M. Bazin, mais non, nous ne souhaitons pas accroître l’écart entre les apprentis et les salariés titulaires d’un contrat de travail ordinaire.
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Yannick Monnet
• 2026 oct. 21
Mais ce n’est pas la même chose !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Pour ce motif d’équité, avis défavorable à ces deux amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Hadrien Clouet.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Se lever tous les matins pour bosser à temps plein et être payé trois fois moins que le smic. Qui, dans cet hémicycle, cela peut-il intéresser ? Le souhaiteriez-vous pour vos propres enfants ? Je ne le pense pas. C’est pourtant le sort réservé aux apprentis et aux alternants en France.

Prenons un apprenti en boulangerie. En première année, s’il est jeune, il démarre à 504 euros par mois. Mais s’il effectue le même apprentissage à l’étranger…
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Didier Le Gac
• 2026 oct. 21
Vous êtes contre l’alternance !
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Mais tais-toi, écoute un peu, toi !

S’il effectue le même apprentissage en Allemagne, il démarre à 1 021 euros ; en Italie, à 1 095 euros. Ah oui, l’idée de payer correctement les jeunes, cela vous fait hurler ! Dans les pays voisins, ils sont rémunérés deux fois plus pour le même apprentissage. Au lieu d’interrompre tout le monde, vous pourriez écouter et répondre sur le fond.

Visiblement, cela vous dérange lorsqu’on vous rappelle que les jeunes sont payés correctement à quelques kilomètres d’ici. Par provocation…
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Bertrand Sorre
• 2026 oct. 21
Je vais t’apprendre la politesse !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
S’il vous plaît, tout se passe bien jusqu’ici ; continuons ainsi.

La parole est à M. Yannick Neuder.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Je crains d’être encore une fois un rabat-joie aux yeux de M. Boyard. L’amendement qu’il a défendu coûterait quelques centaines de millions d’euros…

Nous avons là une question de fond : la création de droits à la retraite n’implique-t-elle pas le versement de cotisations vieillesse, notamment de cotisations salariales ? La question se pose à propos des apprentis. Si l’on veut qu’ils aient des droits pour la retraite, il faut qu’ils versent des cotisations salariales.
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Yannick Neuder
• 2026 oct. 21
Ne nous éloignons pas du sujet, essentiel, qui nous occupe. Nous trouvons des solutions et les reconduisons dans ce PLFSS pour améliorer la compétitivité de nos agriculteurs, de sorte qu’ils puissent vivre du fruit de leur travail, et pas forcément des primes.

Il est vrai, monsieur Clouet, que les agriculteurs sont eux aussi concernés par la situation que vous décrivez : beaucoup d’entre eux travaillent quatre-vingt-dix heures par semaine et gagnent 40 % du smic.
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Marc Fesneau
• 2026 oct. 21
Eh oui !
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Oui, et c’est un problème.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Ou alors – et c’est un vrai arbitrage politique –, ils ne versent pas de cotisations, mais n’accumulent pas de droits pour la retraite.

L’exonération de cotisations salariales que vous proposez pourrait représenter à long terme 6 à 12 milliards d’euros de droits concrets qui ne seraient pas financés. Cela s’ajouterait à la suspension non financée de la réforme des retraites l’an dernier. Le déficit de la branche vieillesse est estimé à 8 milliards pour 2026. Je ne suis pas sûr que ce soit le bon chemin à prendre pour l’avenir.

Malgré cet axe inédit qui va de M. Paul Midy à M. Louis Boyard, je vous invite à retirer ces amendements. Sinon, nous serions profondément incohérents. Un amendement analogue a été rejeté par la commission.
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Yannick Neuder
• 2026 oct. 21
Les propos tenus sur les trappes à bas salaires et sur l’existence de mauvaises conditions de travail sont également vrais. Mais ne généralisons pas : si nous votons pour ces amendements et que nous repoussons l’exonération de charges…
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
De cotisations !
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Yannick Neuder
• 2026 oct. 21
…pour les travailleurs occasionnels, nous pénaliserons nos agriculteurs. Entre les crises climatiques et les crises économiques, les agriculteurs qui nourrissent notre pays depuis les fermes françaises ont besoin que nous adoptions des mesures pour améliorer leur compétitivité. Ce sont des mesures de bon sens.
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Frédéric Valletoux
, Président de la commission des affaires sociales • 2026 oct. 21
Exactement ! La commission est sage.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Enfin, on parle de la CSG sur les apprentis, là…
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix les amendements identiques nos 286 et 1767.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Les moyens doivent être ciblés. Dans le PLF, des moyens ont été maintenus, sinon augmentés, pour la formation des apprentis, afin que ceux-ci acquièrent les compétences dont ils ont besoin ; des moyens ont aussi été maintenus pour permettre aux entreprises d’accueillir des apprentis. C’est en effet le couple entreprise-apprenti qui fonctionne. Il faut faire attention à ne pas dégrader le compte global de l’apprentissage en allant plus loin dans les exonérations.

M. le rapporteur général a posé le débat de fond. Nous n’allons pas le trancher aujourd’hui. Pour ma part, je pense qu’il ne faut rien toucher, car plusieurs centaines de millions d’euros sont en jeu. J’émets un avis défavorable à ces deux amendements – qui se rejoignent.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        154

        Nombre de suffrages exprimés                95

        Majorité absolue                        48

                Pour l’adoption                53

                Contre                42
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Hadrien Clouet.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Monsieur le rapporteur général, vous nous dites que, si nous baissons le seuil d’assujettissement aux cotisations, les apprentis auront une moindre retraite.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Louis Boyard, pour soutenir l’amendement no 736.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Ce n’est pas ce que j’ai dit !
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Louis Boyard
• 2026 oct. 21
Il n’y a que vous pour croire que l’alternance a une bonne image auprès des jeunes ! Quand vous parlez d’alternance à un jeune, il pense directement au fait qu’il va galérer à en trouver une – surtout avec un taux de chômage des jeunes qui s’élève à 20 %. Pas une journée ne passe sans qu’un jeune vienne me supplier de lui donner une alternance. S’il n’en trouve pas, il ne pourra pas valider son année et aura perdu des années d’études pour rien.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Je vais vous dire une chose très simple : si vous payez correctement les apprentis, alors ils auront des droits à la retraite !
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Sophia Chikirou
• 2026 oct. 21
Eh oui !
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Louis Boyard
• 2026 oct. 21
Tout simplement !
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Louis Boyard
• 2026 oct. 21
Vous parlez d’égalité en disant que les apprentis doivent payer des taxes comme les autres. Mais pourquoi sont-ils payés moins que les autres ? Simplement parce qu’ils sont jeunes ? Et vous venez nous parler d’égalité ?

Une fois qu’ils ont payé l’essence, une fois qu’ils ont payé leur loyer, il ne leur reste plus rien ! Si leur famille ne les aide pas, ils vivent dans la précarité, voire dans la misère.

Si les apprentis sont payés moins que le smic, alors ils n’ont pas à payer les taxes comme les autres salariés ; si vous voulez qu’ils paient les taxes comme les autres salariés, alors payez-les au smic ! Si vous tenez ce discours, alors vous serez en mesure de convaincre tous les jeunes qui sont dans la rue, qui se mobilisent contre vous et contre votre indifférence. Mais j’en doute : ce sera plutôt le cas avec Mélenchon, après l’élection présidentielle.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur le présent amendement no 736, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Les étudiants qui travaillent, ce n’est pas la même chose que les apprentis. Sur ce point, je suis d’accord avec M. Monnet, qui n’a pas pu le dire au micro mais dont j’ai entendu les exclamations tout à l’heure. Nous avons toutefois un problème de parité.

Nous avons adopté tout à l’heure votre amendement – pour un coût d’environ 350 millions d’euros.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
C’est d’ailleurs la solution qu’appliquent tous les pays voisins. Vous êtes les seuls à proposer ce micmac qui consiste à exonérer à 79 %, puis à 50 %… Vous faites cela parce que vous sous-payez les apprentis : le salaire d’entrée est de 504 euros par mois. Vous pouvez toujours jouer sur 5 euros de cotisations en plus ou 3 euros de cotisations en moins, le problème reste le même : vous avez fixé l’assiette à 500 balles !

Les apprentis sont beaucoup mieux payés dans les pays voisins. En France, un apprenti infirmier touche 500 euros par mois la première année. En Allemagne, c’est 1 300 euros, presque trois fois plus. Nous n’avons donc guère de leçons à recevoir à ce sujet.

Je suis tout de même content de constater des évolutions. Le 12 octobre, Mme Vidal disait que, par notre amendement, nous voulions détruire tout ce qu’avait fait la Macronie. Désormais, elle le vote. C’est formidable ! Comme quoi, un bon mouvement des lycéens et des apprentis, ça vous remet les idées en place !
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Bravo !
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Vous revenez à présent avec un autre amendement, qui est en quelque sorte déjà satisfait.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le rapporteur général.
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Sophia Chikirou
• 2026 oct. 21
Non.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Monsieur Clouet, je ne cherche pas à vous donner des leçons. Je suis profondément humble.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Il vise simplement un autre code. Ce ne serait pas du tout cohérent. À un moment donné, il faut que nous travaillions sérieusement. Je vous invite à le retirer ; à défaut, avis défavorable.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Je ne disais pas cela pour vous.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Certes, mais vous l’avez dit.

Je n’ai pas dit que les apprentis n’auraient pas de retraite. J’ai dit qu’ils gagnaient des droits à la retraite sans cotiser sur l’ensemble de leur rémunération. Voilà la question qui est posée. C’est une question budgétaire, mais aussi politique, car il s’agit de justice : quand on a des droits contributifs, on verse des cotisations. Vous voulez exonérer les apprentis de cotisations sans leur retirer les droits à la retraite. Or il faut aller au bout de la démarche. Pensez-vous que les apprentis ne devraient pas gagner de points pour la retraite ? Voilà la question politique que je vous pose.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Louis Boyard.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
La question politique, c’est le niveau de salaire !
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Louis Boyard
• 2026 oct. 21
Vous comparez un apprenti et un étudiant salarié qui, lui, paie des cotisations. Mais le problème de fond, c’est qu’un étudiant salarié est payé moins que le smic. Et je prends le smic comme un revenu qui permet de vivre, alors qu’en vérité, ce n’est même pas le cas. Pour un apprenti, c’est exactement la même chose ! C’est pourquoi des millions de jeunes vivent dans la pauvreté : quand ils font des études, ils ne perçoivent que la moitié d’un salaire ; quand ils sont apprentis, ils perçoivent beaucoup moins qu’un salaire. S’ils ne peuvent pas compter sur la solidarité de leur famille, ces jeunes vivent dans la misère. Ce sont eux que vous voyez dans les distributions alimentaires.

Cela est vrai en France comme dans beaucoup d’autres pays. La durée de la formation des jeunes s’étant allongée, leur famille peut encore moins les aider ; c’est pour cela qu’ils sont tous précaires.

Monsieur Bazin, ce que nous proposons n’a donc rien d’excessif. Nous cherchons à remédier à une inégalité de fond : quand vous êtes jeune, structurellement, vous êtes pauvre. Avec ces amendements, nous essayons de sortir ces jeunes de la galère, même si, je vous l’accorde, la seule solution serait d’instaurer un revenu d’autonomie pour tous les jeunes. Ce sera l’objet d’un amendement au PLF.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Annie Vidal.
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Annie Vidal
• 2026 oct. 21
J’aimerais répondre à mon collègue Clouet, qui me fait un procès d’intention. J’ai défendu l’amendement déposé par mon collègue Paul Midy. Notre groupe l’a soutenu.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Vous avez voté contre en commission le 12 octobre !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Prisca Thevenot.
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Annie Vidal
• 2026 oct. 21
Notre position sur l’apprentissage n’est pas nouvelle : nous avons toujours voulu le soutenir. Certes, en commission, l’amendement a été rejeté mais, si vous vous souvenez bien, nous nous sommes abstenus, nous n’avons pas voté contre.
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Prisca Thevenot
• 2026 oct. 21
Monsieur Boyard, j’écoute avec beaucoup d’attention votre argumentaire, qui revient finalement à pleurer sur les conséquences des causes que vous chérissez. Vous dites qu’il faut mieux rémunérer les salariés, lutter contre le chômage des jeunes, augmenter le montant des indemnités des apprentis, instaurer un revenu universel – peu importe. J’ai envie de vous dire « OK », mais à ce moment-là, commencez par arrêter de taper matin, midi et soir sur les entreprises françaises, sur celles et ceux qui prennent des risques et qui entreprennent, qui permettent de créer des emplois, de la valeur et de la richesse, et de dégager des marges pour faire précisément ce que vous réclamez.

Cela vous gêne, monsieur Boyard, mais c’est la réalité ! Vous commencez peut-être à le comprendre – je l’espère. Vous en train de décrire précisément les conséquences de l’action que vous menez dans cette assemblée depuis beaucoup trop de semaines et de mois, à taper sur celles et ceux qui créent de la valeur…
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Pas vous, effectivement.
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Annie Vidal
• 2026 oct. 21
Ce genre de procès d’intention n’a aucun intérêt,…
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Ségolène Amiot
• 2026 oct. 21
Les travailleurs et les travailleuses ! C’est ça, le travail !
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Si !
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Prisca Thevenot
• 2026 oct. 21
…et qui prennent des risques : mince alors, du coup, on ne peut pas redistribuer ! On ne peut pas indemniser les apprentis comme il le faudrait !

Regardez peut-être un peu de votre côté, monsieur Boyard.
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Annie Vidal
• 2026 oct. 21
…si ce n’est celui d’alimenter la polémique, comme vous aimez le faire.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
C’est fou ! On ne peut même pas vous complimenter !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 736.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 2815.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        151

        Nombre de suffrages exprimés                147

        Majorité absolue                        74

                Pour l’adoption                48

                Contre                99
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        133

        Nombre de suffrages exprimés                129

        Majorité absolue                        65

                Pour l’adoption                52

                Contre                77
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur l’amendement no 96, je suis saisie par le groupe Socialistes et apparentés d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à M. Arnaud Simion, pour le soutenir.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Et voilà !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 740.
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Arnaud Simion
• 2026 oct. 21
Cet amendement travaillé avec la Mutualité sociale agricole (MSA) vise à corriger une lacune de la réforme de l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise (Acre). Depuis 2026, son attribution n’est plus automatique : pour en bénéficier, les assimilés salariés doivent formuler une demande auprès de l’Urssaf. Toutefois, les textes en vigueur ne prévoient pas les modalités d’application de cette procédure pour les assurés assimilés salariés qui relèvent du régime agricole.

Par cet amendement, nous proposons qu’ils puissent déposer leur demande directement auprès de leur caisse de MSA. Il ne s’agit donc pas de créer une nouvelle aide, mais de garantir un accès effectif à un droit existant.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        117

        Nombre de suffrages exprimés                112

        Majorité absolue                        57

                Pour l’adoption                31

                Contre                81
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 avait réformé l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise en recentrant le dispositif sur les nouveaux entrepreneurs qui en ont le plus besoin, même si nous l’avions étendu aux zones France ruralités revitalisation.

À la lecture de votre amendement, j’ai compris qu’il y avait un trou dans la raquette, comme on dit dans les administrations, ce qui m’a conduit à me rapprocher de la Caisse centrale de la MSA. En effet, il n’est pas normal qu’un exploitant agricole doive s’adresser à l’Urssaf pour demander à bénéficier de l’Acre. La MSA constituant le guichet unique ouvert à l’attention des exploitants agricoles, il est de bon sens de lui permettre de traiter ces demandes d’exonération.

Avis favorable à cet amendement, qui n’avait pas été examiné en commission sous cette forme.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La séance est suspendue.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La séance est reprise.

La parole est à M. Louis Boyard, pour soutenir l’amendement no 741.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Le rapporteur général a tout dit. Avis favorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Yannick Monnet.
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Yannick Monnet
• 2026 oct. 21
Je suis pour cet amendement, mais comme notre temps de parole est limité, j’en profite pour répondre à Mme Thevenot. Je suis désolé, ce qui crée de la richesse, ce n’est pas un statut, fût-il d’entrepreneur, ce sont les gens qui travaillent.

Monsieur le ministre, je suis atterré de voir que vous ne faites pas la différence entre un apprenti et un salarié. Selon vous, le montant de la cotisation doit être le même. Mais non ! La cotisation repose sur la création de richesse. Un salarié crée de la richesse, un apprenti apprend à en créer. C’est pour cela que le taux de cotisation doit être différent.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Justine Gruet.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Justine Gruet
• 2026 oct. 21
Nous avons déjà eu cette discussion avec notre collègue Yannick Monnet en commission : la cotisation dépend-elle de la valeur produite ou des droits ouverts ? C’est une question compliquée, qu’il faudrait trancher : soit l’apprenti a un statut d’étudiant, qui n’ouvre pas de nouveaux droits, en particulier en matière de retraite ou de maladie, soit il a un statut de salarié, et dans ce cas, il est légitime que ce statut lui ouvre des droits, donc qu’il paie des cotisations.

Il est difficile pour les jeunes qui entrent dans la vie active de percevoir l’intérêt qu’il y a à cotiser, notamment pour permettre au système de la sécurité sociale de fonctionner par le fruit du travail. La cotisation ne se justifie pas par la valeur ajoutée du travail, mais par l’ouverture de droits sociaux.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Monsieur Boyard, vous ne citez le gouvernement que quand cela vous arrange. En l’espèce, vous le citez partiellement.
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Marc Fesneau
• 2026 oct. 21
Eh oui !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 96.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Vous vous référez à une étude réalisée il y a cinq ans, en 2021, dont les conclusions étaient beaucoup plus équilibrées que ce que vous en retenez – il y avait du bon et du moins bon. Or le moins bon a déjà fait l’objet de mesures, puisque la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 a recentré le statut des jeunes entreprises innovantes sur les entreprises les plus intensives en recherche et développement. Je vous propose de nous en tenir à cet équilibre afin de garantir la stabilité nécessaire, sachant que le recours au dispositif produit un effet positif pendant les premières années.

Il faut aussi que nous soyons cohérents : dans un monde où les Chinois et les Américains n’ont pas la même pudeur lorsqu’il s’agit de soutenir leurs entreprises innovantes, nous ne pouvons pas supprimer tous nos dispositifs de soutien.

M. Midy proposera, lui, de les élargir ; je lui ferai la même réponse qu’à vous. Ainsi, vous ferez un pas vers lui, il fera un pas vers vous, et vous pourrez vous retrouver autour de l’idée du dispositif recentré. Avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        153

        Nombre de suffrages exprimés                104

        Majorité absolue                        53

                Pour l’adoption                97

                Contre                7
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Alexandre Dufosset
• 2026 oct. 21
C’est la lune de miel !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur les amendements identiques nos 2370 et 2827, je suis saisie par le groupe Ensemble pour la République d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Je suis saisie de plusieurs amendements, nos 2405, 2370, 2827, 722 et 725, pouvant être soumis à une discussion commune.

Les amendements nos 2370 et 2827 sont identiques.

La parole est à M. M. Yannick Neuder, pour soutenir l’amendement no 2405.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Avis défavorable.
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Yannick Neuder
• 2026 oct. 21
Il est défendu.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 741.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Christine Le Nabour, pour soutenir l’amendement no 2370.
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Christine Le Nabour
• 2026 oct. 21
La loi ne fixe pas l’âge à partir duquel l’aide à domicile des personnes âgées est exonérée de cotisations patronales, l’article L. 241-10 du code de la sécurité sociale renvoyant cette décision à un décret. Le décret no 2026-261 du 8 avril 2026 a porté cet âge de 70 à 80 ans, avec effet au 1er janvier 2026. Cette mesure, qui vise 100 millions d’euros d’économies, a eu pour conséquence de renchérir le coût de l’heure d’aide à domicile pour les personnes de 70 à 79 ans qui ne relèvent pas de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Le présent amendement tend donc à inscrire dans la loi l’âge ouvrant droit à cette exonération, en le fixant à 70 ans, et à y préciser la règle applicable aux couples. Ses dispositions prendraient effet à compter du 1er janvier 2027.

Il s’agit d’un amendement de prévention. La loi confie aux services autonomie à domicile (SAD) la mission de prévenir la perte d’autonomie. Or c’est à 70 ans que l’aide à domicile est la plus efficace. Freiner le recours à cette aide revient à avancer le moment où surviendront les dépenses plus lourdes : versement de l’APA, hospitalisations, entrée en établissement.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        85

        Nombre de suffrages exprimés                85

        Majorité absolue                        43

                Pour l’adoption                27

                Contre                58
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Annie Vidal, pour soutenir l’amendement no 2827.
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Annie Vidal
• 2026 oct. 21
Chacun le sait, c’est entre 70 et 80 ans que le risque devient le plus important pour les personnes âgées à domicile. Nous avons tous en tête des exemples de personnes ne qui ont fait une chute en changeant une ampoule, en dépoussiérant une armoire ou en lavant les vitres. Or, en l’absence d’exonération, l’aide à domicile coûte plus cher, ce qui peut dissuader certains d’y avoir recours. Permettre aux personnes âgées à domicile ne bénéficiant pas de l’APA de bénéficier d’un soutien grâce à une exonération de cotisations patronales pour l’aide à domicile constitue vraiment une mesure de prévention.

Les hospitalisations ainsi évitées compenseront le coût des cotisations non perçues. Cette mesure permet surtout de prévenir la perte d’autonomie. Pour favoriser le plus longtemps possible le vieillissement sans incapacité, il faut permettre aux personnes de bénéficier de l’aide à domicile.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Augmentez les pensions de retraite !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Vincent Rolland, pour soutenir les amendements nos 722 et 725, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.
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Vincent Rolland
• 2026 oct. 21
Le 8 avril 2026, le gouvernement a supprimé par décret l’exonération de charges dont bénéficiaient les Français âgés de 70 à 79 ans employant une aide à domicile. Pour les 350 000 personnes concernées, cela représente une hausse de 15 % du coût de l’heure d’aide à domicile. Ce décret pris sans concertation avec la représentation nationale conduira certains à renoncer à l’aide, ce qui avancera l’entrée en Ehpad et coûtera encore plus cher à la collectivité. Par ailleurs, le travail dissimulé risque d’augmenter et le secteur perdra des milliers d’emplois. Dans nos campagnes, nos vallées, nos montagnes, l’aide à domicile est souvent la seule solution pour rester chez soi.

Le présent amendement vise à rétablir le seuil de 70 ans et à l’inscrire dans la loi pour qu’aucun gouvernement ne puisse le remettre en cause de manière unilatérale.

L’amendement no 725, de repli, prévoit un seuil de 75 ans.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission sur ces amendements en discussion commune ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Mme Christine Le Nabour a donné le coût de ces amendements, qui avaient été retirés en commission : 100 millions d’euros.

Comme vous, je suis très attentif aux personnes qui ont recours à des aides à domicile. C’est vital, compte tenu du virage ambulatoire et du vieillissement de la population. L’esprit du décret était de faire coïncider la condition d’âge avec la définition des publics fragiles. La plupart des personnes de 70 ans ne relèvent pas forcément de cette catégorie, vous en conviendrez ; c’est plus souvent le cas des personnes de plus de 80 ans – même si certaines d’entre elles peuvent être très en forme.

Le recentrage de l’exonération sur les personnes âgées de plus de 80 ans ne prive pas les seniors de dispositifs leur permettant de financer l’emploi d’aides à domicile. Elles peuvent bénéficier du crédit d’impôt services à la personne (Cisap), dont le coût total s’élève à 7 milliards d’euros, d’un taux réduit de TVA à 5,5 % dans certaines conditions et d’une exonération ciblée de cotisations employeur pour les entreprises et associations employant des aides à domicile, dont le coût est de 850 millions d’euros.

Ces dispositifs semblent mieux adaptés au public visé que celui que prévoit vos amendements. J’en demande donc le retrait ; à défaut, mon avis sera défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Rappelons que le précédent seuil pour bénéficier automatiquement d’une exonération de cotisations avait été fixé  il y a quarante ans, en 1987. Si l’on tient compte de l’allongement de l’espérance de vie, la situation des personnes de 70 ans en 1987 se rapproche de celle des personnes de 80 ans en 2026. Le décret a donc adapté le dispositif à une réalité : nous vivons plus longtemps, ce dont nous nous réjouissons.

Nous sommes très préoccupés par les enjeux relatifs à l’autonomie, mais il existe d’autres dispositifs, qui ne sont pas liés à l’âge : les personnes en situation de perte d’autonomie ou de handicap continuent de bénéficier d’exonérations spécifiques, indépendamment du seuil de 80 ans, dès lors qu’elles remplissent les conditions prévues par la loi. Une personne de 70 ou de 75 ans qui serait reconnue en perte d’autonomie ne perdrait pas le bénéfice de ces exonérations du seul fait de cette réforme.

Notre objectif est bien sûr de soutenir le maintien à domicile, mais il faut aussi mobiliser plus efficacement les moyens publics en réservant les aides aux personnes réellement confrontées à une perte d’autonomie. L’âge en tant que tel ne fait pas basculer les personnes dans une situation de perte d’autonomie. À partir de 80 ans, la probabilité devient plus importante, mais pas à 70 ans – ceux d’entre vous qui ne sont pas très éloignés de cet âge seront d’accord avec moi.

Nous finançons des actions de prévention ciblées par l’intermédiaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Nous soutenons l’adaptation des logements avec MaPrimeAdapt’, et nous maintenons le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile dans le PLF pour 2027.

Je le répète et je le redirai souvent, nous souhaitons maîtriser le déficit de la sécurité sociale. Vous proposez de défaire une mesure qui rapporte 100 millions d’euros. Vous allez donc aggraver d’autant le déficit. Soyons réalistes : gardons cette mesure. Je vous propose de revenir aux fondamentaux : à partir de quel âge la probabilité d’avoir systématiquement besoin d’une aide est-elle plus importante ? En 2026, c’est bien 80 ans et non plus 70 ans comme c’était le cas en 1987.

Avis défavorable à l’ensemble des amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Joëlle Mélin.
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Joëlle Mélin
• 2026 oct. 21
Le coût des exonérations pour les personnes âgées de 70 à 79 ans n’était que de 100 millions d’euros. Rappelons-nous les conditions dans lesquelles ce dispositif a été instauré : au-delà des enjeux de maintien à domicile et de prévention, il fallait lutter contre le travail dissimulé. J’ajoute que certaines personnes de plus de 70 ans continuent à travailler. Elles n’ont pas forcément le temps ni la forme physique nécessaires pour arriver à mener de front une vie personnelle et une vie professionnelle.

Même si on peut penser qu’il faut rationaliser tout ça, comme l’a dit M. le ministre, franchement, ces petites économies qui peuvent avoir de lourdes conséquences sont très problématiques. Voilà pourquoi nous ne nous opposerons pas à ces amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Hadrien Clouet.
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Hadrien Clouet
• 2026 oct. 21
Plusieurs collègues de sensibilités politiques différentes l’ont souligné : nous parlons de 350 000 particuliers employeurs dont le reste à charge risque d’exploser et, de façon plus générale, de la perte d’autonomie. Ce n’est pas un sujet marginal.

En écoutant le gouvernement, on a l’impression qu’à 70 ans, tout le monde est fringant et fait tous les matins 40 bornes en courant. Malheureusement, 2,5 % des personnes âgées de 70 ans sont en perte d’autonomie et ce taux monte à 5 % à 75 ans. C’est donc une question importante à traiter.

Les Insoumis, vous le savez, ne sont pas de grands fans des exonérations de cotisations sociales. Nous préférons un service public du maintien à domicile et un vrai statut pour les aidants familiaux, avec une rémunération correcte, un droit à la formation et des temps de repos. Nous sommes même pour la collectivisation des Ehpad lucratifs pour en faire un réseau d’établissements publics ou privés non lucratifs.

Est-ce que tout cela existe ? Non. En attendant que ça change, ne pourrissons pas la vie des gens. Maintenons ce qui permet à celles et ceux qui sont en perte d’autonomie de tenir. Nous voterons donc pour ces amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur les amendements nos 590 et 2972, je suis saisie par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public.

Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Anchya Bamana, pour soutenir l’amendement no 590.
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Anchya Bamana
• 2026 oct. 21
Depuis le 1er juillet 2026, Mayotte bénéficie du dispositif d’exonération de cotisations et de contributions patronales dit Lodeom. Toutefois, des différences de traitement avec les autres territoires des outre-mer subsistent et l’intégration de Mayotte au dispositif est donc inachevée. Nous devons inscrire les entreprises mahoraises dans le même cadre que celles des autres départements. Mon amendement tend donc compléter les dispositions relatives au transport aérien et maritime, notamment s’agissant des liaisons avec la métropole et de la desserte aérienne intérieure.

Pour Mayotte, cet alignement a une portée concrète. Les employeurs concernés doivent pouvoir identifier leurs droits dans une rédaction qui intègre pleinement Mayotte, au même titre que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
C’est tout l’avantage du budget de la sécurité sociale : on passe d’un sujet à un autre.

Je tiens à vous remercier et à vous féliciter parce que vous avez corrigé les erreurs juridiques que j’avais signalées lors de l’examen de votre amendement en commission.

Je me suis permis de me rapprocher de la direction de la sécurité sociale (DSS) et de la direction générale des outre-mer (DGOM) pour vérifier votre analyse. Elles ont confirmé qu’on avait oublié de mentionner les dessertes aériennes et maritimes concernant Mayotte. Il faut combler cette lacune.

Avis favorable à titre personnel, car l’amendement n’a pas été examiné en commission sous cette forme.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Sagesse.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 590.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        130

        Nombre de suffrages exprimés                127

        Majorité absolue                        64

                Pour l’adoption                100

                Contre                27
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Anchya Bamana, pour soutenir l’amendement no 2972.
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Anchya Bamana
• 2026 oct. 21
Comme partout dans notre pays, à Mayotte, derrière chaque entreprise, il y a des salariés, des familles et des jeunes qui attendent une chance de travailler. C’est pour eux que je défends cet amendement.

Les conséquences du cyclone Chido s’ajoutent aux insuffisances de nos infrastructures et aux surcoûts liés à l’insularité. Nos entrepreneurs doivent pouvoir maintenir leur activité et participer à la reconstruction du territoire. Leur donner les moyens d’investir et d’embaucher est donc vital.

L’amendement vise donc à permettre aux entreprises mahoraises éligibles d’accéder au barème de compétitivité renforcé de la Lodeom, en étendant à Mayotte le périmètre du régime d’exonération applicable en Guyane.

Cet allègement du coût de travail doit contribuer à préserver les salariés, à faciliter les recrutements et à encourager l’emploi déclaré. Il doit permettre à nos entreprises de porter les projets dont Mayotte a besoin, tout en offrant des perspectives à notre jeunesse. Je vous remercie de soutenir cette mesure de justice sociale.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Cet amendement, qui n’a pas été vu en commission, ne vise pas cette fois à corriger un oubli mais à étendre significativement le champ d’application la Lodeom à des secteurs comme la banque, la finance et l’assurance.

Comme le soulignent les sénatrices Élisabeth Doineau et Solanges Nadille dans leur rapport sur les exonérations de cotisations patronale en outre-mer, le dispositif spécifique appliqué à la Guyane, qui est celui que vous proposez d’étendre à Mayotte, est peu utilisé parce qu’il est très complexe et parce que le réseau d’experts comptables est insuffisant.

J’ajoute que la Lodeom n’est entrée en vigueur que depuis un gros trimestre à Mayotte. Je suggère que nous laissions un peu de temps aux différents secteurs pour qu’ils se l’approprient. Enfin, j’ignore à quel point les secteurs que vous souhaitez rendre éligibles sont développés à Mayotte.

Demande de retrait.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
On a beaucoup fait pour le coût du travail à Mayotte et on ne le regrette pas. Je m’en suis remis à l’instant à la sagesse de l’Assemblée sur votre amendement destiné améliorer le dispositif de la Lodeom à Mayotte et de nombreuses exonérations de droit commun s’y appliquent.

M. le rapporteur général l’a dit : la réforme est encore toute fraîche. Je recommande donc de faire les expérimentations prévues et d’attendre les rapports qui en mesureront les effets. On ne peut pas transposer des mesures d’un territoire à un autre sans bien en apprécier l’impact.

Avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Philippe Vigier.
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Philippe Vigier
• 2026 oct. 21
Je soutiens cet amendement.
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Christophe Bentz
• 2026 oct. 21
Ah !
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Philippe Vigier
• 2026 oct. 21
Nous avons voté une loi pour Mayotte qui est ambitieuse : 4 milliards de crédits programmés sur dix ans. Mais il manque une chose à laquelle, monsieur le ministre, vous êtes très sensible : l’ingénierie. Vous pouvez mettre autant d’argent sur la table que vous voulez, sans ingénierie pour concrétiser ces investissements, on n’y arrivera pas.

Je vous implore donc que nous leur donnions des solutions. On ne peut pas dire d’un côté qu’il y a vingt ou trente ans de retard et, de l’autre, ne pas donner les moyens pour le combler.

Soutien total à cet amendement.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Aurélie Trouvé.
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Aurélie Trouvé
• 2026 oct. 21
Je voudrais expliquer pourquoi nous ne voterons pas cet amendement.
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Théo Bernhardt
• 2026 oct. 21
Parce qu’il vient du RN !
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Aurélie Trouvé
• 2026 oct. 21
Nous avons proposé un contre-plan d’urgence pour Mayotte et nous continuons à le défendre pour que le gouvernement adopte ces mesures. Après le passage du cyclone Chido, les aides de l’État n’ont pas été suffisantes.

Nous savons, par les Insoumis de Mayotte, qu’il reste beaucoup à faire.
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💬 • Plusieurs députés du groupe RN • 2026 oct. 21
Il n’y en a pas beaucoup !
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Aurélie Trouvé
• 2026 oct. 21
Si, il y a beaucoup d’Insoumis à Mayotte. Je tiens à le dire.

Nous demandons un plan de restauration des infrastructures, qui sont indispensables aux petites entreprises. Je rappelle que nous avons obtenu, lors de l’examen du projet de loi d’urgence pour Mayotte, que la priorité soit donnée aux petites entreprises locales, mais ce n’est pas suffisant. Nous continuerons à défendre nos propositions, que beaucoup d’organisations patronales défendent également à Mayotte.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 2972.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        158

        Nombre de suffrages exprimés                154

        Majorité absolue                        78

                Pour l’adoption                66

                Contre                88
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 1689 et 2114, sur lesquels je suis saisie d’une demande de scrutin public par le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

L’amendement no 1689 de M. David Taupiac est défendu.

La parole est à M. Max Mathiasin, pour soutenir l’amendement no 2114.
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Max Mathiasin
• 2026 oct. 21
Il vise à inclure les activités industrielles et commerciales des chambres d’agriculture ultramarines dans le champ des exonérations dites Lodeom. L’une des spécificités des chambres d’agriculture d’outre-mer est que leur financement ne provient de l’impôt qu’à hauteur de 10 à 30 %. Le bénéfice de ces exonérations leur permettrait de renforcer leur budget de façon à mettre en œuvre les nouvelles missions qui leur sont confiées.

La mesure pourrait être financée par l’augmentation de 452 millions d’euros du budget de compensation aux organismes sociaux des exonérations de cotisations sociales patronales spécifiques à l’outre-mer proposée par le gouvernement dans le programme 138,, de la mission.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Nous avons déjà eu un débat l’an dernier sur ce sujet très complexe.

Les allégements généraux de cotisations patronales et les exonérations spécifiques analogues, dont la Lodeom, bénéficient uniquement aux employeurs soumis à l’obligation d’adhésion au régime d’assurance chômage. Ces exonérations ne s’appliquent donc pas aux chambres consulaires, qui sont des établissements publics à caractère administratif.

Par ailleurs, l’exonération s’applique à l’échelle de chacun des salariés. Or il peut être difficile de distinguer ce qui, dans l’activité d’un agent d’une chambre consulaire, relève spécifiquement d’une activité industrielle et commerciale ou d’une activité de service public. Des confusions peuvent donc se faire jour parce qu’un agent peut, au cours d’une même journée, voire sur un même dossier, conduire à la fois des activités de droit public fournies à titre gratuit et d’autres activités qui donnent lieu à rémunération.

J’ai noté que vous renvoyez au projet de loi de finances pour le financement de la mesure que vous proposez. Le PLF me semble plus approprié pour prendre des mesures visant à soutenir les chambres consulaires.

Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Même avis.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix les amendements identiques nos 1689 et 2114.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        148

        Nombre de suffrages exprimés                84

        Majorité absolue                        43

                Pour l’adoption                5

                Contre                79
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Sur les amendements nos 2352 et 2941, je suis saisie par le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires de demandes de scrutin public.

Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à M. Stéphane Lenormand, pour soutenir l’amendement no 2352.
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Stéphane Lenormand
• 2026 oct. 21
Cet amendement, qui ne concerne que le dispositif Lopom, spécifique à Saint-Pierre-et-Miquelon, fait suite à un rapport de la mission sénatoriale d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale sur les exonérations de cotisations sociales en outre-mer. Il s’appuie surtout sur un travail local mené par l’ensemble des forces vives du territoire – élus, entreprises, chambre d’agriculture, de commerce, d’industrie, de métiers et de l’artisanat (Cacima) et Caisse de prévoyance sociale.

Ce dispositif, qui tient compte de notre particularité, n’a pas été revu depuis vingt ans. Nous proposons des modifications afin de préserver le tissu de petites et moyennes entreprises privées, qui sont en grandes difficultés depuis quelques années. Ces difficultés s’expliquent par la vie chère – sans doute la plus élevée de tout l’outre-mer –, par une inflation largement supérieure à celle de l’Hexagone et par un petit marché. Pour beaucoup d’entre elles, ce dispositif est un élément de survie.

L’actualisation proposée par l’amendement permettrait en outre d’aider la collectivité dans sa diversification économique, sachant qu’à l’époque, des secteurs comme le spatial et le numérique n’avaient pas été pris en considération.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
On passe de la Lodeom à la Lopom, qui est spécifique à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Depuis nos travaux en commission, je me suis rapproché de la DSS, qui a autant de mal que nous à chiffrer la masse salariale concernée par votre amendement, en raison de l’absence de données.

Vous vous appuyez sur le rapport des sénatrices Doineau et Nadille. Je l’ai à nouveau parcouru, mais je n’ai pas pu y trouver la recommandation dont vous vous prévalez. Sans doute est-elle davantage le fruit du travail local que vous avez mentionné.
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Louis Boyard
• 2026 oct. 21
Manifestement, il y a eu un malaise. Or, comme nous allons encore passer du temps ensemble, je voudrais qu’on s’entende bien. Vous reprenez nos amendements alors que vous aviez voté contre auparavant. Nous nous en réjouissons ; permettez-nous de le souligner.

J’en viens au présent amendement, qui porte sur la niche consacrée aux jeunes entreprises innovantes. En l’espèce, nous faisons un pas vers vous en nous appuyant sur une analyse gouvernementale. En effet, une fois n’est pas coutume, je vais citer le gouvernement : « l’exonération applicable aux jeunes entreprises innovantes […] se distingue par son effet de substitution de la dépense publique à la dépense privée qu’elle engendre et son efficacité marginale limitée sur la création d’emploi. » Ce que vous avez fait pendant dix ans, c’est la création de dizaines – je ne mentirais pas en disant des centaines – de niches qui ont vidé les caisses la sécurité sociale. Or, quand on fait le bilan, ces niches ne fonctionnent pas. Vous dites vous-mêmes que celle-ci ne crée pas d’emploi. Vous l’avez déjà un peu réduite ; nous proposons de la supprimer carrément.

Monsieur le rapporteur général, vous dites que nous créons de nouvelles dépenses sans jamais apporter de nouvelles recettes ; voici une proposition de recettes, et elle est consensuelle.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Ségolène Amiot, pour soutenir l’amendement no 742.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission sur ces quatre amendements en discussion commune ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Mesdames Panonacle et Mette, monsieur Saint-Pasteur, étant donné ce qu’a vécu votre département, on ne peut qu’être sensible à votre combat. Je partage entièrement votre intention de soutenir les Sdis, mais je m’interroge sur la méthode que vous proposez. Au doigt mouillé, l’adoption de l’un de vos amendements aurait un impact négatif de 80 à 100 millions d’euros pour la CNRACL, qui est dans le périmètre de la sécurité sociale.

Comme vous, je pense qu’il faut mieux soutenir les Sdis ; la question de leur modèle de financement est posée. Comme vous, je regrette que le projet de loi de modernisation de la sécurité civile n’ait pas été inscrit à l’ordre du jour du Parlement. Par ailleurs, certaines mesures de ce projet, distinctes de celles qui font l’objet de vos amendements, auraient pu être traduites par des dispositions budgétaires.

L’adoption de tel ou tel de vos amendements serait très favorable aux Sdis mais défavorable à la sécurité sociale et à la CNRACL, qui est déjà en grande difficulté. Je vous invite à retirer ces quatre amendements, qui n’ont d’ailleurs pas été soumis à la commission. Traitons dans le cadre du PLF la question du soutien à apporter aux Sdis, et faisons-le de manière globale, en ne limitant pas notre réflexion aux cotisations retraite qu’ils doivent verser en tant qu’employeurs, mais en nous intéressant à l’ensemble de leurs missions et de leurs charges, à leur fonctionnement et à leurs investissements.

Je regrette l’absence de M. Amiel, ministre de l’action et des comptes publics.
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Sophie Mette
• 2026 oct. 21
Oui, c’est dommage qu’il ne soit pas là.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Le sujet mérite une discussion entre le Parlement et le gouvernement. Dans le cadre de l’examen du PLFSS, vous ne pouvez guère faire autre chose que des amendements comme ceux-là.
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Philippe Vigier
• 2026 oct. 21
Absolument !
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Ils permettent de faire passer votre message, qui doit être entendu, mais leur adoption serait très mauvaise pour la CNRACL. Il est de ma responsabilité de rapporteur général de vous le dire : il faut certes soutenir les Sdis, mais pas de cette manière.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
M. le rapporteur général a bien posé le problème. On ne peut qu’être solidaire des pompiers et de leurs employeurs. En tant que Girondin, je sais les dégâts qu’ont causés les mégafeux, non seulement en Gironde, mais aussi dans les Landes, dans le Var et ailleurs. Ma solidarité est totale envers ceux qui risquent leur vie pour sauvegarder nos villes, nos villages et nos forêts.
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Élisa Martin
• 2026 oct. 21
Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Il est donc légitime que vous cherchiez à améliorer le sort des pompiers et de leurs employeurs. Toutefois, comme M. le rapporteur général, je sais que la CNRACL est en piteux état.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Comme les Canadair !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Ce régime spécial a un gros problème de déficit. Il n’arrive pas à en sortir, même si des efforts ont été entrepris. Le relèvement des cotisations des employeurs, qui a d’ailleurs posé problème à toutes les collectivités locales, a permis de le faire passer de 4 milliards d’euros à 1 milliard, mais cela ne suffira pas. Nous faisons donc face à une difficulté structurelle, et la perspective d’aggraver le déficit de 80 à 100 millions n’est guère réjouissante.

Il est compliqué de prendre position car, si notre cœur est avec les pompiers, notre cerveau pense à la CNRACL. Avec les mêmes arguments et, si j’ose dire, les mêmes pudeurs que M. le rapporteur général, je suis obligé, quoi que mon cœur me dise, d’émettre un avis défavorable sur les quatre amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Sophie Panonacle.
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Sophie Panonacle
• 2026 oct. 21
Monsieur le ministre, que votre cœur vous parle est une bonne chose. Les cœurs de nombreuses personnes ont parlé tout l’été, mais cela ne suffit pas. Nous avons besoin de moyens supplémentaires pour améliorer les budgets des Sdis comme le statut des sapeurs-pompiers volontaires. Mes collègues Sophie Pantel, Didier Lemaire, Jean-Louis Thiériot et moi avons travaillé pendant deux mois dans le cadre de la mission parlementaire qui nous a été confiée. Vous avez reçu notre rapport, comme M. le rapporteur général. Si les propositions que nous avons faites avaient été étudiées en amont, on aurait pu en débattre, et on n’en serait pas là où on en est aujourd’hui.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Sandra Regol.
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Sandra Regol
• 2026 oct. 21
Il est urgent de rendre plus attractives les missions et la fonction des sapeurs-pompiers volontaires. Ces amendements sont une tentative d’aller dans cette direction ; il n’y a pas de raison fondamentale de s’y opposer, d’autant que l’adoption de tel ou tel d’entre eux ne changerait pas grand-chose.

En tout cas, un problème demeure. En commission comme en séance, chaque fois que nous proposons des solutions pour financer la sécurité civile, on nous répond que, si nous estimons qu’il y a urgence, c’est parce que nous ne considérons que notre région ou notre Sdis. On nous explique aussi que ce n’est pas le bon moment, pas le bon endroit, pas le bon texte, et qu’il faut attendre le projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Or, d’après les informations dont nous disposons, le contenu de ce texte est minimal. En outre, il appelle des financements, qu’il faudra bien aller chercher quelque part !

Autrement dit, l’hypocrisie – nous aimons beaucoup les pompiers, mais nous n’en avons rien à faire et nous ne faisons jamais rien pour les aider –, ça suffit !
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Avec les amendements précédents, nous avons débattu de l’action des pompiers. Nous en venons à la réparation économique : comment aider les entreprises qui ont été sinistrées, qui ont dû être évacuées ou dont le fonctionnement a été pénalisé ? Après les grands feux que nous avons vécus cet été, nous avons adapté et renforcé certains dispositifs, comme l’activité partielle – le reste à charge pour les entreprises a été ramené à zéro – ou les décalages de cotisations. Lors de ses déplacements en Gironde, le premier ministre a lancé l’idée d’exonérations de cotisations. D’où les exonérations prévues à l’article 4, qui ont fait l’objet des débats rappelés par M. le rapporteur général.

En la matière, la position du gouvernement est qu’il faut procéder au cas par cas. Tout dispositif permanent se heurterait au problème soulevé par le rapporteur général : celui de la compensation des exonérations, qui coûtent à la sécurité sociale. Vous le comprenez, il m’incombe d’être constamment attentif aux mesures qui affectent les comptes de la sécurité sociale.

D’autre part, aucun événement ne ressemblant au précédent, il nous faut nous ajuster à chaque fois. Nous avons montré notre capacité à le faire : nous sommes capables de décider vite et de mobiliser les services de l’État, même dans des circonstances difficiles. Je tiens d’ailleurs à rendre hommage à tous les agents concernés, ceux de la protection civile, mais aussi ceux de mon ministère, qui ont permis le déploiement des aides aux entreprises, notamment au titre de l’activité partielle ; ils ont fait preuve, en plein mois d’août, d’une réactivité exemplaire.

Tant pour les raisons de principe évoquées par le rapporteur général que par pragmatisme – il faut examiner chaque événement en soi, qu’il se produise dans l’Hexagone ou outre-mer, qu’il s’agisse d’un incendie ou d’un autre événement climatique empêchant l’activité –, j’émets un avis défavorable sur les deux amendements.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le rapporteur général.
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Je souhaite rectifier une bêtise que j’ai dite –  ! – lors de ma précédente intervention. Hier, quand M. Colombani a défendu l’amendement no 2884, il a bien été question de la Corse et un amendement de repli, no 2885, visait à étendre le dispositif à ce seul territoire. C’est toutefois le premier qui a été adopté, de sorte que, sans être pérenne, l’extension concerne tout le territoire.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Sébastien Saint-Pasteur.
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Sébastien Saint-Pasteur
• 2026 oct. 21
On nous a objecté que le PLFSS ne serait pas le bon véhicule législatif. Je réponds en rapportant ce que j’ai pu constater sur le terrain en Gironde : les sapeurs-pompiers n’ont pas disposé d’un équipement suffisant pour prévenir les dégradations du système pulmonaire provoquées par les fumées, ce qui aura des répercussions très fortes. Si nous regardons ces questions par le petit bout de la lorgnette de nos architectures budgétaires, nous ne serons pas à la hauteur des enjeux. Vu l’importance des besoins en équipement et des difficultés auxquelles les entreprises doivent faire face, il convient de dépasser ces considérations.

La récurrence des aléas climatiques – encore aujourd’hui, des inondations sont en cours – et leur durée nous imposent une révision complète des moyens alloués aux services de secours. Si nous ne le faisons pas, nous ne serons à la hauteur ni des enjeux, ni des marques de respect et des remerciements que nous avons adressés à nos sapeurs-pompiers pendant tous ces mois.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Justine Gruet.
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Justine Gruet
• 2026 oct. 21
Comme l’a rappelé Thibaut Bazin, l’objet de l’article 4 était précisément d’accompagner le secteur économique. Quoi que l’on pense des exonérations de charges, elles visent à faciliter le retour à l’activité économique dans les territoires sinistrés. Or l’amendement adopté hier étend les exonérations à tous les territoires où des mesures de confinement ou d’évacuation ont été prises, ciblant ainsi la mesure sur ceux qui ont été les plus touchés par les incendies.

D’autre part, comme cela a été souligné en commission, l’État doit compenser de telles exonérations afin de préserver l’équilibre du budget de la sécurité sociale.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 308.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        135

        Nombre de suffrages exprimés                78

        Majorité absolue                        40

                Pour l’adoption                23

                Contre                55
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Je mets aux voix l’amendement no 2439.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Voici le résultat du scrutin :

        Nombre de votants                        140

        Nombre de suffrages exprimés                77

        Majorité absolue                        39

                Pour l’adoption                23

                Contre                54
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Nous en venons à l’amendement no 474, sur lequel je suis saisie par le groupe Socialistes et apparentés d’une demande de scrutin public.

Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Béatrice Bellay, pour soutenir cet amendement.
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Béatrice Bellay
• 2026 oct. 21
Je m’exprime de nouveau pour défendre les territoires dits d’outre-mer, pays des océans.

Chaque année, des chefs d’entreprise viennent nous voir en panique ; ils envoient des courriers au gouvernement, aux groupes parlementaires, aux députés, afin de défendre le maintien de certains dispositifs prévus par la loi pour le développement économique des outre-mer (Lodeom), conçus et reconduits année après année pour tenir compte des réalités – notamment de l’insularité et de l’éloignement – de nos territoires.

Je tiens à le dire et à le répéter : nous ne sommes pas particulièrement favorables à ce système d’exonérations pour stimuler l’activité économique ; nous leur aurions largement préféré des dispositifs économiques spécifiques et durables. Reste que, pour l’heure, c’est ce que nous permet la législation.

C’est pourquoi je sollicite l’introduction d’une clause de sauvegarde – nous en avons déjà parlé avec M. le rapporteur général. Elle permettra de pérenniser le dispositif, en garantissant qu’il ne pourra être modifié que par la loi.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis de la commission ?
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Thibault Bazin
• 2026 oct. 21
Madame Bellay, nous avons en effet évoqué ce sujet en commission et vous poursuivez votre combat, ce qui est légitime.

On peut se réjouir que le PLFSS de cette année, contrairement à ceux des deux années précédentes, ne prévoie pas la moindre économie budgétaire, pas le moindre coup de rabot, sur le dispositif Lodeom. Je n’ai pas identifié non plus, à ce stade, d’éventuels effets négatifs indirects sur ce dispositif. Tant mieux.

Je suis d’accord avec vous : il convient de traiter séparément et sans brusquerie les questions relatives aux exonérations relevant de la Lodeom. Cependant, votre amendement est satisfait, raison pour laquelle je vous invite à le retirer – même si je suppose que vous allez le maintenir. Je rappelle qu’il avait été rejeté par la commission.

Je me permets de vous alerter : ce que la loi fait, elle peut le défaire. Même si nous adoptions la disposition que vous proposez, nous pourrions très bien revenir sur les exonérations l’année prochaine ou ultérieurement. D’ailleurs, si votre amendement est recevable, c’est précisément parce qu’il est sans effet – s’il avait eu un effet, il n’aurait pas été recevable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
Quel est l’avis du gouvernement ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Madame Bellay, je tiens à vous rassurer, comme vient de le faire le rapporteur général : votre amendement est satisfait. Depuis la loi de financement de la sécurité sociale de 2025, les exonérations prévues par la Lodeom ont été déconnectées de l’évolution des allègements généraux. La création de la réduction générale dégressive unique (RGDU) au 1er janvier 2026 n’a pas entraîné de réduction mécanique des avantages accordés aux entreprises relevant de la Lodeom.

C’est l’occasion de rappeler l’importance de ce dispositif de soutien – 1,5 milliard d’euros par an –, ce qui explique l’attention dont il fait l’objet dans les territoires ultramarins.

Comme l’a rappelé le rapporteur général, ce sujet a fait l’objet l’année dernière de débats, auxquels le Parlement a mis fin. Une mission consacrée à ces questions a conclu qu’il serait prudent de ne pas trop toucher au dispositif Lodeom. C’est pourquoi il y a peu de débats à ce sujet cette année.

Il s’agit d’un des principaux instruments de la politique de soutien au développement économique des outre-mer. Le développement économique est décisif, car il a vocation à tirer l’ensemble des politiques sociales, notamment celle en faveur de l’emploi, à laquelle je suis particulièrement attaché. Il est donc normal que les chefs d’entreprise y soient très attentifs et se soient adressés à la représentation nationale. Qu’ils soient rassurés : ce dispositif n’est pas affecté.

Par conséquent, comme le rapporteur général, je vous invite à retirer votre amendement. Si vous ne le faisiez pas – ce qui est bien évidemment votre droit –, nous serions amenés à émettre un avis défavorable.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Béatrice Bellay.
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Béatrice Bellay
• 2026 oct. 21
Je ne le retirerai pas ; je ne l’avais pas fait non plus en commission. Il s’agit en effet d’armer nos territoires grâce à des dispositifs pérennes – certes inscrits au PLFSS, ce que nous pouvons regretter – qui nous permettent d’envisager le développement dans le temps.

En dépit de la déconnexion que vous avez évoquée, monsieur le ministre, le gouvernement a envisagé l’année dernière un coup de rabot assez important sur le dispositif Lodeom, tout comme sur le régime d’aide fiscale à l’investissement productif en outre-mer (Rafip). Nous nous y sommes opposés massivement, sur tous les bancs de cette assemblée.

Voilà pourquoi je maintiens mon amendement et invite tous les collègues à le voter. Il s’agit non seulement de poser un jalon, mais aussi de signifier aux entrepreneurs des pays des océans que nous sommes en mesure de les accompagner et que nous réfléchirons à des dispositifs plus pérennes qui ne relèvent pas du PLFSS mais qui s’inscrivent dans le cadre de la solidarité nationale et des politiques de développement économique françaises.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La séance est ouverte.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
L’ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Cyrille Isaac-Sibille.
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Cyrille Isaac-Sibille
• 2026 oct. 21
Ma question s’adresse à M. le premier ministre.

Nous y sommes : pour la première fois depuis près d’un quart de siècle, la France emprunte à 5 % à dix ans. Vendredi, l’agence Moody’s se prononcera à nouveau sur la qualité de notre signature. Ce qui se joue, c’est la crédibilité de la France et avec elle notre capacité à financer nos services publics, tels que l’école, la santé ou la sécurité.

Chers collègues membres de partis de gouvernement, et notamment chers collègues socialistes, vous avez une responsabilité particulière. Une censure ou un rejet du budget ne ferait que précipiter la France dans une crise financière majeure dont tous les Français paieraient le prix, notamment les plus modestes. À l’inverse, un seul geste de votre part en faveur de la stabilité budgétaire et du compromis pourrait rassurer les marchés et épargner, à terme, des milliards d’euros à la France. Le moment est venu de faire primer l’intérêt du pays sur toute autre considération.

Cependant, restaurer notre crédibilité suppose davantage que de réduire les déficits actuels : il faut aussi avoir le courage de prévenir ceux de demain. C’est tout l’enjeu de l’équilibre de nos comptes sociaux, dont le déficit alourdit chaque année la dette que nous léguons à nos enfants. Au-delà des économies nécessaires – que nous, députés Démocrates, appelons à renforcer – il nous faut engager des réformes structurelles.

Alors, arrêtons de produire toujours plus de malades ! Actuellement, 25 millions de Français vivent avec une maladie chronique ; ils seront près de 30 millions en 2035. Derrière ces chiffres, il y a des vies bouleversées, des familles éprouvées, des souffrances qui auraient pu être évitées et un système de santé soumis à des tensions toujours plus fortes. Notre santé se construit bien avant l’hôpital.

Comment restaurer la crédibilité financière de la France, et comment faire enfin de la prévention une priorité nationale ?
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.
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Pierre Cordier
• 2026 oct. 21
Et du budget depuis cinq minutes !
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Stéphanie Rist
, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 oct. 21
Hier, nous avons débuté l’examen en séance publique du projet de loi de financement de la sécurité sociale, dont la copie de départ divise par deux le déficit de la sécurité sociale. Le gouvernement l’a dit, nous sommes ouverts à la discussion, à condition de respecter un déficit global de notre pays à 5 %.
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Jean-Paul Lecoq
• 2026 oct. 21
Vous n’êtes pas ouverts à la discussion sur les recettes !
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Stéphanie Rist
, Ministre • 2026 oct. 21
Je saisis l’occasion pour vous remercier, monsieur le député Isaac-Sibille, pour le travail accompli dans le cadre de votre mission sur la prévention et la place qu’il faut lui accorder. Nous réalisons beaucoup de prévention dans notre pays, y compris dans le PLFSS qui vous est présenté, qui élargit la vaccination, organise davantage de dépistages, notamment pour le cancer du sein, et demande aux industriels de baisser les taux de sucre à travers l’extension de la « taxe soda » à des produits sucrés et transformés.

De nombreux acteurs financent la prévention : l’assurance maladie, les complémentaires santé, les employeurs, les collectivités locales. Cependant il est vrai que tous ces financements manquent de coordination et que la pertinence des dispositifs n’est pas nécessairement évaluée. Nous ne savons pas dire quel est le montant global consacré à la prévention par l’ensemble de ces acteurs. Toutefois, parmi les annexes du PLF figure cette année un document beaucoup plus complet que précédemment sur le détail des financements de la prévention.

Vous avez raison, nous devons aller vers une véritable politique publique de prévention. Pendant la campagne électorale à venir, nous pourrons débattre de ce sujet très important.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Jean Bodart.
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Jean Bodart
• 2026 oct. 21
Je le disais au début de mon mandat en avril dernier, la France ne pourra se redresser que si elle soutient son industrie. Or le projet de loi de finances pour 2027 propose d’instaurer la contribution progressive à l’effort budgétaire des collectivités territoriales, qui, par son mode de calcul, pénalise plus lourdement – une fois de plus – les territoires industriels. Si la contribution des communes a été plafonnée, celle des établissements publics de coopération intercommunale ne l’est pas. Pour la communauté urbaine de Dunkerque, la contribution représente par exemple près de 5 % du budget de fonctionnement, soit plus de 20 millions d’euros en cumulé. Comment réaliser les importants aménagements nécessaires au développement des industries si vous réduisez les capacités d’investissement des collectivités qui en ont le plus besoin ?

Hier soir, mes collègues ont supprimé l’article qui instaure cette contribution. J’avais pour ma part déposé un amendement pour exonérer les zones labellisées Territoires d’industrie.

Comment envisagez-vous le redressement industriel nécessaire à notre pays si vous limitez les moyens financiers de collectivités qui se battent pour y contribuer ? Comment voulez-vous que la France retrouve le chemin d’une croissance durable et décarbonée si vous choisissez chaque année de ponctionner excessivement les territoires industriels qui y contribuent le plus ?

Les territoires industriels ne présentent qu’une demande : plutôt que de prélever leurs ressources, accompagnez-les et donnez-leur les moyens de réussir pour la France.
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Christophe Naegelen
• 2026 oct. 21
Très bien !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre délégué chargé de l’industrie.
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Sébastien Martin
, Ministre délégué chargé de l’industrie • 2026 oct. 21
Monsieur Bodart, il se trouve que j’étais la semaine dernière à Dunkerque, dans votre circonscription. Nous avons pu constater ensemble la réussite industrielle de ce territoire, qui doit beaucoup à l’engagement des élus locaux, à celui des parlementaires comme vous et à celui du président de la communauté urbaine de Dunkerque Patrice Vergriete. Les élus partagent en effet la volonté d’accompagner le développement industriel.

Je mesure pleinement le fait que le budget 2026 a beaucoup pesé sur les territoires industriels. Avec Françoise Gatel, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, nous avons eu pour objectif de ne pas reconduire plusieurs de ses mesures en 2027, afin de rétablir une forme d’équilibre. En effet, il n’a échappé à personne qu’après l’examen par le Sénat, une catégorie de collectivités avait été exonérée de la contribution dans la copie budgétaire – cela avait peut-être à voir avec les rendez-vous électoraux de septembre 2026 –, ce qui a eu pour effet de reporter l’effort sur les autres collectivités.

Dans le projet de loi de finances pour 2027, l’effort est réparti entre les niveaux de collectivités afin de ne pas créer une pression excessive sur les intercommunalités. Le texte contient aussi bien sûr des mesures favorables à l’industrie, comme le suramortissement pour les investissements de modernisation de notre tissu industriel.

J’espère enfin que le débat parlementaire permettra d’améliorer cette copie. Le premier ministre l’a toujours dit : le gouvernement propose, puis il revient au Parlement de voter et de décider.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Isabelle Rauch.
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Isabelle Rauch
• 2026 oct. 21
Ma question s’adresse à M. le premier ministre.

Éclipse, ou plutôt risque d’éclipse. Après les événements intolérables de ce samedi, qui ont largement animé nos discussions hier, nos concitoyens et nos concitoyennes aspirent à un retour au calme. Nous avons pris bonne note des déclarations du gouvernement sur l’ampleur de la réponse pénale et la doctrine de maintien de l’ordre ; nous y serons attentifs dans les jours à venir.

Dans un climat d’extrême violence, les revendications ne peuvent être entendues. Aujourd’hui, je veux vous interroger sur la réponse politique à apporter à celles et ceux qui sont descendus dans la rue pour autre chose que casser, piller, détruire, à celles et ceux qui, par leurs pas et par leurs voix, voulaient délivrer un message que nous ne pouvons éclipser.

Nous devons répondre aux lycéens et aux étudiants, tant sur le sujet des conditions matérielles que sur la manière dont nous les accompagnons pour préparer leur avenir. Nous devons répondre à nos concitoyens qui ne parviennent plus à faire face au coût de la vie et tirent la sonnette d’alarme, qu’ils soient salariés, agents publics, retraités ou demandeurs d’emploi.

Vous le savez, nos bancs ne sont pas peuplés de parlementaires adeptes du « y a qu’à, faut qu’on ». Nous savons la situation ardue, aussi bien au niveau international que sur le plan budgétaire ou financier. Nous connaissons la complexité des ressorts à mobiliser et la réduction des marges de manœuvre. Nous ne laisserons pas le champ libre à celles et ceux qui racontent n’importe quoi aux Françaises et aux Français, en agitant sans cesse les baguettes magiques du déficit, de la dette et des taxes.

Nous sommes demandeurs d’un cadre et d’une méthode pour agir justement, malgré toutes ces contraintes, parce que nous sommes persuadés que les colères ne s’étouffent pas mais s’apaisent par l’écoute et par des actes concrets. Nous saluons les rencontres menées avec les organisations syndicales et les partis politiques, dans le but non de bordéliser, comme le souhaitent certains, mais de poser un cadre.

Au-delà du court terme, nous souhaitons que vous nous exposiez votre méthode et vos propositions pour éviter le risque d’éclipse et répondre aux messages de la rue.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale.
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Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale • 2026 oct. 21
D’abord, je vous remercie d’avoir rappelé que les revendications légitimes ne peuvent pas être éclipsées par les questions de violence. Je partage cette conviction profonde et j’y ai été attentif depuis le début du mouvement lycéen, comme vous le savez.

En République, le cadre est celui du dialogue. Il existe un dialogue permanent avec les organisations syndicales – de manière transversale, comme nous l’avons encore vu ce matin – et, en ce qui me concerne, avec les élus lycéens, les parents d’élèves et les associations représentatives des lycéens. Dans le cadre plus large des revendications sociales, le même esprit de dialogue et de responsabilité prévaut. Ainsi, le premier ministre a reçu ce matin en présence des ministres concernés les syndicats représentatifs des travailleurs.
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💬 • Un député du groupe SOC • 2026 oct. 21
Quels sont les résultats ?
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La séance est suspendue.
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Édouard Geffray
, Ministre • 2026 oct. 21
Quant à la méthode, la responsabilité nous oblige à ne pas mentir aux gens, à ne pas faire de fausses promesses dont nous ne saurions pas rendre compte. Par conséquent, nous devons répondre très précisément et de manière chiffrée aux revendications qui s’expriment, avec une réponse crédible qui résulte de ce travail d’écoute.

Pour prendre le cas des lycéens, que je connais plus particulièrement, nous réunirons dès lundi matin l’ensemble des représentants de la communauté éducative, des lycéens et des régions pour leur présenter une première série de décisions sur les effectifs chargés, les remplacements, la poursuite d’études et Parcoursup. Puis nous proposerons, pour les sujets qui appellent encore des échanges, un calendrier précis à l’ensemble des acteurs pour poursuivre le travail, notamment sur les emplois du temps ou les modalités de contrôle continu.

Pour les dispositions qui ont une dimension budgétaire, tout cela se traduira par des amendements du gouvernement au projet de loi de finances pour 2027, qui résulteront précisément du cadre et de la méthode que je vous ai présentés.
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Hélène Laporte
• 2026 oct. 21
La séance est reprise.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Stéphane Peu.
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Stéphane Peu
• 2026 oct. 21
Monsieur le premier ministre, avec deux autres présidents de groupe et le président du groupe d’amitié France-Cuba, j’ai adressé un courrier au ministre des affaires étrangères qui reste à ce jour sans réponse, en dépit de l’imminence de l’enjeu. Depuis 1992, l’Assemblée générale des Nations unies vote chaque année une résolution en faveur de la levée du blocus économique, commercial et financier que les États-Unis imposent à Cuba. La France, joignant sa voix à la grande majorité des pays membres, a toujours voté pour cette résolution.

Le scrutin du 28 octobre sera le premier organisé depuis le durcissement du blocus par Donald Trump, qui a menacé de sanctions tout État fournissant des hydrocarbures à Cuba. Depuis le début de l’année, l’île est de ce fait plongée dans une pénurie énergétique et une situation humanitaire sans précédent. Ce blocus viole les principes fondamentaux que sont la souveraineté et la non-ingérence. Malgré cela, nous craignons que le chantage et les pressions américaines ne portent leurs fruits. En juillet dernier, lors d’un débat de l’Assemblée générale des Nations unies sur le blocus, plusieurs pays européens ont ainsi rompu avec leur position historique en faveur du droit international et avec celle de l’Union européenne : ce fut par exemple le cas de l’Allemagne et de l’Italie.

À l’aube du 125e anniversaire des relations entre la France et Cuba, nous espérons que la diplomatie française œuvrera pour porter la voix du droit international, dans l’esprit du non-alignement qui fut notamment celui du général de Gaulle. Il serait tragique que le vote s’affaiblisse alors que le blocus se durcit. Le 28 octobre, la France votera-t-elle pour la résolution en faveur de la fin du blocus contre Cuba ?
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le premier ministre.
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Sébastien Lecornu
, Premier ministre • 2026 oct. 21
Vous m’avez déjà interrogé au sujet de Cuba en février. La position de la France n’a pas changé : nous affirmons nos valeurs et ne pratiquons pas le double standard.

Nous appelons le régime de Cuba à progresser – le mot est faible – dans le respect des droits de l’homme.
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Ugo Bernalicis
• 2026 oct. 21
Excellent !
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Sébastien Lecornu
, Premier ministre • 2026 oct. 21
On parle beaucoup de violences policières ces derniers temps et il y a bien des choses à dire à ce sujet, comme sur la ratification des instruments internationaux, s’agissant notamment de la torture, ou sur la séparation des pouvoirs. Je ne vous apprends rien : c’est la position constante de la France.

Mais il convient également que soient respectées la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États, Cuba inclus. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, votera-t-elle de nouveau la résolution que vous évoquez ? La réponse est oui : la France l’approuvera, comme elle l’a toujours fait.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Bartolomé Lenoir.
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Bartolomé Lenoir
• 2026 oct. 21
Monsieur le ministre de l’intérieur, Limoges a brûlé. Alors que les flammes se retirent, nous découvrons le visage d’une ville abasourdie et, derrière l’incendie, les réseaux de l’ultragauche. Un fiché S a été interpellé – connu, suivi et qui pourtant était là.

Ce drame, nous l’avons vu venir. Il y a deux ans, à cette même tribune, j’alertais votre prédécesseur au sujet de ce qui se trame sur le plateau de Millevaches. Je n’ai cessé depuis lors de vous écrire. En juillet, j’ai posé une question écrite concernant les actes de malveillance, par laquelle je vous demandais d’agir ; pas de réponse. Nouvelle question écrite, également en juillet, pour demander des effectifs supplémentaires pour les forces de l’ordre à Guéret, où la police nationale tient la situation à bout de bras, comme à Limoges ; pas de réponse.

Le 4 juillet, je vous ai adressé un courrier direct, pour obtenir la protection des agriculteurs du sud de la Creuse. Je vous écrivais mot pour mot : « Je crains une contestation radicale de type ZAD, un point de fixation pour des mouvements de l’ultragauche ». La réponse, datée du 13 octobre, est arrivée lundi. En voici une ligne : « Je peux vous assurer que les services de l’État resteront vigilants. » Vigilants, monsieur le ministre ? Limoges a brûlé !

J’ai trois questions, et j’attends trois réponses. Avez-vous lu mes alertes ? Le gouvernement a-t-il, oui ou non, sous-estimé la menace de l’ultragauche dans le Limousin ? Et à présent, qu’allez-vous faire : mobiliser des effectifs pour la Creuse, la Haute-Vienne et la Corrèze, mener des perquisitions, dissoudre tous ces groupes ? Le Limousin n’attend plus de la vigilance, mais des actes.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
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Laurent Nunez
, Ministre de l’intérieur • 2026 oct. 21
Vous m’avez écrit au sujet des mouvances actives sur le plateau de Millevaches. Un très grand nombre d’entre elles, appartenant à l’ultragauche, sont en effet présentes dans votre territoire.
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Patrick Hetzel
• 2026 oct. 21
Hélas, ce n’est pas nouveau !
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Laurent Nunez
, Ministre • 2026 oct. 21
Nous les connaissons et elles sont suivies de très près, dans des conditions de sécurité généralement très strictes. Certains individus également font l’objet d’un suivi, comme celui que nous avons interpellé à Limoges et qui, comme l’a indiqué la presse, appartient à l’ultragauche. Un certain nombre de ces individus sont fichés, mais nous ne communiquons en général pas à ce sujet pour des raisons liées au travail du renseignement.

Cette mouvance, encore une fois, est suivie de très près. J’en veux pour preuve que l’interpellation qui a suivi les faits dramatiques de Limoges a été très rapide – je vous laisse deviner quels circuits ont permis de remonter jusqu’à l’auteur.

Vous me dites qu’il eût fallu l’interpeller de manière préventive, mais ce n’est pas ainsi que fonctionne un État de droit ! Dans un État de droit, les services de renseignement surveillent les individus dangereux, susceptibles de se livrer à des activités de subversion violente. C’est ce qui est fait dans les situations de ce genre.

J’en viens aux lettres que vous m’avez envoyées. S’agissant de la ZAD, nous y travaillons, comme le préfet a dû vous l’indiquer. Dès que les conditions d’une expulsion seront réunies, nous la mènerons à bien, car les ZAD et les squats sont des repaires pour les mouvances d’ultragauche, notamment celles qui se livrent à la subversion violente. C’est vrai dans votre territoire comme à Montreuil. Nous démantelons des squats et des ZAD pour les empêcher de nuire, et nous continuerons de le faire.

Soyez certains que l’ultragauche radicale de notre pays est suivie de très près, eu égard notamment aux liens qui l’unissent à ses homologues en Italie, en Grèce et en Espagne, où elle bascule parfois dans le terrorisme. Je crains fort que la même chose ne se soit produite à Limoges. Mais le parquet national antiterroriste s’est posé en observateur et la sous-direction antiterroriste mènera l’enquête : c’est vous dire combien nous sommes concentrés et attentifs sur ces questions.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Bartolomé Lenoir.
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Bartolomé Lenoir
• 2026 oct. 21
La personne fichée S interpellée à Limoges l’avait déjà été auparavant et la justice, dans une précédente affaire, s’était montrée tout à fait laxiste. Vous affirmez que nous vous appelons à agir préventivement, mais vous savez très bien qu’il avait déjà commis des faits.

Par ailleurs, vous ne répondez pas au sujet des effectifs de police de Guéret et de Limoges. Je remercie les forces de l’ordre et les gendarmes, qui nous protègent et qui sont bien seuls.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Philippe Lottiaux.
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Philippe Lottiaux
• 2026 oct. 21
Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie, des finances et – pourrait-on ajouter – de l’endettement.

On n’a retenu de ce week-end que les hordes de pillards. Hélas, ces exactions inadmissibles ont occulté les manifestations calmes de nombreux Français inquiets en premier lieu pour leur pouvoir d’achat. Seule Marine Le Pen avait, dès 2021, mis en avant cet enjeu majeur.

Aujourd’hui, le pouvoir d’achat est de loin la première préoccupation des Français, qui subissent une inflation hors de contrôle affectant de nombreux produits de la vie quotidienne. Le prix du litre d’essence dépasse souvent largement les 2 euros. Le prix du gaz a augmenté de 42 % depuis le début de l’année, celui du fioul domestique de plus de 80 % et celui des produits frais de 9,9 %.

Des Français dorment dans un camping-car à proximité de leur travail pour éviter les allers-retours en voiture. Ils renoncent à tous les petits plaisirs superflus mais si importants que sont les sorties, les petits week-ends ou encore les produits alimentaires de qualité, qu’on ne peut plus se payer. Ils sont angoissés, à l’approche de l’hiver, de devoir choisir entre manger et se chauffer. Telle est la réalité quotidienne que vivent nos concitoyens. Tel est le résultat de votre brillante politique.

Quelle réponse apportez-vous ? Une politique vouée à l’échec. Vous refusez de baisser les taxes sur l’énergie, faute de moyens dites-vous, alors que vous vous préparez à donner sans contrepartie 13 milliards d’euros supplémentaires à Mme von der Leyen en 2026 et 2027. Vous refusez la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité en cas de forte inflation. Vous ponctionnez les retraités qui perçoivent un revenu qui n’est même plus supérieur à 2 000 euros, mais à 1 260 euros – on vit bien avec 1 260 euros, tout le monde le sait ! Vous déremboursez des soins et faites augmenter les tarifs des mutuelles.

Votre projet de loi finances et votre projet de loi de financement de la sécurité sociale ne sont qu’une succession de prélèvements supplémentaires, sans parler des amendements de la gauche, qui voudrait tout augmenter – le sucre, le lait, l’apéro et j’en passe.
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Estelle Mercier
• 2026 oct. 21
Non, pas l’apéro !
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Marie Pochon
• 2026 oct. 21
On ne sucre pas l’apéro !
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Philippe Lottiaux
• 2026 oct. 21
En revanche, vous trouvez toujours des milliards pour financer l’AME ou l’entretien des clandestins. Alors que les Français oscillent entre colère et désespoir, qu’envisagez-vous de faire concrètement pour leur pouvoir d’achat ?
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat.
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Erwan Balanant
• 2026 oct. 21
Et de l’apéro !
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Serge Papin
, Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat • 2026 oct. 21
C’est toujours la même histoire : vous proposez de baisser les taxes, en l’occurrence la TVA ? Mais alors ce que vous voulez donner aux consommateurs, vous le ferez payer aux contribuables ! C’est un jeu à somme nulle.

D’autre part, vous n’avez peut-être pas remarqué qu’un tiers de la TVA finance les retraites, que vous voulez par ailleurs rendre plus précoces. Vouloir augmenter le nombre des retraités tout en diminuant les ressources qui leur sont consacrées, c’est tout de même une incohérence !

Quoi qu’il en soit, puisque vous me demandez ce que nous faisons pour le pouvoir d’achat, j’ai fait une liste. Mais je commence par dire que l’inflation sur les produits alimentaires ne s’élève pas à 9 %, mais à 1 % – et je sais de quoi je parle.
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Jean-Philippe Tanguy
• 2026 oct. 21
C’est faux : elle atteint 9,9 % sur les produits frais !
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Serge Papin
, Ministre • 2026 oct. 21
S’agissant de l’essence, nous allons libérer des stocks stratégiques, ce qui fera baisser le prix du litre de 18 centimes à partir du 1er novembre. Nous avons également instauré la prime de 40 centimes pour les grands rouleurs, une aide ciblée qui bénéficiera à près de 6 millions de personnes. Le chèque énergie sera disponible à partir du mois de janvier.

Nous allons  libérer l’épargne salariale, pour les salariés qui veulent s’en emparer. Nous avons encore rendu possible l’usage du titre-restaurant dans les magasins tout en assurant la pérennité de son modèle. Je pourrais également parler du prêt à taux zéro pour les familles accueillant un enfant ou de la donation intergénérationnelle – la liste est longue. Toutes ces mesures servent immédiatement le pouvoir d’achat. Le gouvernement ne rsete pas sans rien faire.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Philippe Lottiaux.
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Philippe Lottiaux
• 2026 oct. 21
On en voit bien l’effet sur le comportement des Français !

Heureusement, en 2027, Marine Le Pen prendra des mesures concrètes.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Stéphane Travert.
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Stéphane Travert
• 2026 oct. 21
Madame la ministre de l’énergie, pour des millions de Français, la voiture n’est pas une option : elle est indispensable. Dans mon département de la Manche comme dans l’ensemble des territoires ruraux, la hausse des prix des carburants pèse lourdement sur le quotidien de nos concitoyens, qui doivent aller travailler, accompagner leurs enfants à l’école, se soigner ou simplement faire leurs courses. Le prix du litre de gazole dépasse 2,35 euros et chaque passage à la pompe pèse davantage sur le budget des ménages, ce qui contraint de nombreuses familles à des arbitrages toujours plus difficiles. Cette hausse frappe également les professionnels : je pense aux agriculteurs, pour lesquels le gazole non routier représente une charge importante, aux pêcheurs, aux artisans, aux transporteurs, aux infirmières libérales ou encore aux aides à domicile, qui parcourent chaque jour des dizaines de kilomètres.

Nous subissons les conséquences d’un conflit au Moyen-Orient dont nous ne portons pas la responsabilité mais dont nos concitoyens paient chaque jour le prix à la pompe. Cette crise nous rappelle aussi la vulnérabilité que constitue notre dépendance aux énergies fossiles importées. Diversifier nos approvisionnements, développer notre production d’énergie décarbonée, notamment nucléaire, et accélérer l’électrification de nos usages sont autant de leviers qui permettront de renforcer durablement notre souveraineté énergétique.

Mais l’urgence est de sécuriser nos approvisionnements et de faire baisser les prix. Le déplacement du président de la République dans le Golfe a permis d’annoncer la sécurisation de 200 000 tonnes supplémentaires de gazole par mois pour la France. C’est une avancée importante mais nos concitoyens attendent désormais sa traduction concrète. Dans quel délai ces volumes supplémentaires arriveront-ils en France ? Comment le gouvernement entend-il s’assurer que cet afflux aura un effet sur les prix et bénéficiera à nos concitoyens partout sur le territoire, y compris dans les zones rurales ? Les Français jugeront l’efficacité de notre action collective à une chose simple : la baisse du montant de leur ticket de caisse.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme la ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie.
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Alexandre Dufosset
• 2026 oct. 21
Et porte-parole d’Édouard Philippe !
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Maud Bregeon
, Ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie • 2026 oct. 21
Dès les premiers jours de la crise, nous avons pris des mesures d’urgence, que nous avons adaptées à mesure que la situation évoluait. Ces aides, destinées aux entreprises les plus en difficulté, aux agriculteurs, que vous connaissez bien, aux pêcheurs, aux transporteurs, au secteur du BTP, seront prolongées au moins jusqu’en décembre.

Nous prévoyons ensuite une aide pour les gros rouleurs, ces Français qui travaillent et qui sont les plus précaires. Ils seront 5,5 millions à bénéficier de cette seconde aide annoncée par le premier ministre il y a quelques semaines et pourront dès demain en faire la demande sur une plateforme dédiée.

Enfin, une réponse est nécessaire au niveau mondial, puisque, comme vous l’avez souligné, c’est là que tout se joue. Le président de la République a contribué au déblocage de 100 millions de barils des stocks stratégiques mondiaux, dont 10 millions pour la France. La sécurisation de ces volumes nous permettra de passer l’hiver sans difficulté. Le président était encore dans le golfe ces derniers jours pour garantir qu’ils seront bien livrés à notre pays. Très concrètement, dès le 1er novembre, nous libérerons 10 millions de barils de diesel à un prix trois à quatre fois plus faible que celui du marché, tout en nous assurant que cette baisse d’environ 18 centimes sera bien immédiatement réepercutée par toutes les stations-services – grands réseaux, stations rurales et indépendants.

Enfin, il existe des réponses plus structurelles, parmi lesquelles le plan d’électrification que vous avez évoqué. La sortie des énergies fossiles constitue la véritable réponse de long terme. Nous payons aujourd’hui le prix de nos dépendances, ces énergies fossiles représentant 60 % de notre consommation globale. C’est en nous en libérant que nous pourrons protéger durablement les Français contre les crises à venir.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Ségolène Amiot.
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Ségolène Amiot
• 2026 oct. 21
La semaine dernière, les chiffres sont tombés : en 2025, l’assurance maladie a recensé 1 331 décès liés au travail, dont 783 imputables à des accidents mortels. Cela représente 19 décès supplémentaires par rapport à l’année précédente et une augmentation de 238 décès depuis l’élection de M. Macron en 2017.

Ce bilan, c’est celui d’une Macronie pourrissante. Avec plus de 3 morts au travail par jour, vous avez placé la France à la tête du classement des pays d’Europe où le travail tue le plus. En France, le travail tue d’abord les plus précaires : les ouvriers du bâtiment et de l’industrie, les intérimaires, les femmes, les jeunes, les plus de 50 ans et même, désormais, les stagiaires mineurs ! Et si 1 331 personnes sont recensées par l’assurance maladie, c’est sans compter les décès survenus dans le secteur agricole, chez les travailleurs indépendants, ainsi que chez les agents de la fonction publique.

Rien qu’au sein de l’inspection des finances, 19 fonctionnaires se sont suicidés en 2025 et 26 autres ont tenté de le faire. Il y a quatre ans, un inspecteur du travail rattaché à votre ministère s’est suicidé du fait de son activité. L’enquête déclenchée par les syndicats a révélé que l’inspection du travail était à l’os. Pourtant, pour 2027, vous prévoyez encore 110 départs pour seulement 50 entrées en formation d’inspecteurs.

Vos coupes budgétaires poussent les fonctionnaires au suicide. Elles détruisent les capacités de contrôle des employeurs dans leur obligation de sécurité à l’égard des salariés. En dix ans, le monde du travail est devenu un véritable cimetière.

Monsieur le ministre du travail, vous êtes responsables de chaque mort au travail.
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Pierre Cordier
• 2026 oct. 21
Ces mots sont terribles ! On touche vraiment le fond !
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Ségolène Amiot
• 2026 oct. 21
Prenez-en acte et démissionnez !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 oct. 21
Vous avez raison, la sécurité au travail est un sujet fondamental, sur lequel le ministère travaille d’arrache-pied avec la direction générale du travail. J’en veux pour preuve le dernier plan Santé au travail 2026-2030, qui a mis en lumière des priorités très claires, qui recoupent certains thèmes que vous avez abordés.

S’agissant des jeunes, que nous appelons dans notre jargon les primo-arrivants, il est en effet important de veiller sur eux lorsqu’ils arrivent dans les entreprises. Nous devons les sécuriser. Des chapitres particuliers leur sont consacrés dans les documents d’évaluation des risques.

La santé mentale est un autre sujet important pour les entreprises du point de vue de la santé publique. Des actions vigoureuses sont prévues en association avec les médecins, lesquels doivent être à l’écoute pour détecter le plus tôt possible les salariés confrontés à des difficultés sur le plan psychologique. Plus tôt ces derniers sont dépistés, plus tôt ils peuvent être soignés.
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Anne Stambach-Terrenoir
• 2026 oct. 21
Avec quels moyens ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Nous devons aussi mieux nous occuper de la question de la santé des femmes au travail : je la rajoute à votre liste. Certains sujets spécifiques comme la grossesse, l’allaitement, la possibilité de tirer son lait et la ménopause doivent être abordés dans les entreprises.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Le cancer du sein, les maladies professionnelles !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Enfin, soulignons l’avancée considérable que constitue la proposition de loi intégrale. Son message est clair : tolérance zéro pour les violences sexuelles et sexistes au travail – une action qui fait aussi partie de la santé au travail.
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Anne Stambach-Terrenoir
• 2026 oct. 21
Avec quels moyens ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Vous l’avez compris, je suis en désaccord complet avec vos affirmations. Le ministère du travail est pleinement mobilisé sur tous ces sujets avec les inspecteurs du travail.
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Anne Stambach-Terrenoir
• 2026 oct. 21
Avec quels moyens ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Croyez moi, dans leur grande majorité, les entreprises sont attachées à préserver la santé au travail de leurs salariés.
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Mathilde Feld
• 2026 oct. 21
Bla bla bla !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Ségolène Amiot.
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Ségolène Amiot
• 2026 oct. 21
Avec zéro moyen, on obtient zéro résultat, au prix de la vie des travailleurs et des travailleuses. Ils sont de la chair à patron ! En 2027, Jean-Luc Mélenchon appliquera notre programme pour les protéger.
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Pierre Cordier
• 2026 oct. 21
Ah non, tout sauf lui !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Océane Godard.
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Océane Godard
• 2026 oct. 21
Monsieur le premier ministre, le groupe socialiste condamne sans réserve les scènes de violences et de pillages de ce week-end…
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Pierre Cordier
• 2026 oct. 21
Enfin !
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Océane Godard
• 2026 oct. 21
…et soutient les revendications du mouvement social, qui sont justes : celles des travailleurs, qui veulent vivre dignement de leur travail, et celles des jeunes, qui veulent étudier dignement.

Justement, ce matin, vous avez rencontré les organisations syndicales pour, selon vos propres mots, « faire le point sur le problème du pouvoir d’achat ». Alors qu’un Français sur trois finit chaque mois avec un découvert, il ne s’agit pas de faire le point, monsieur le premier ministre, mais d’agir !
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Iñaki Echaniz
• 2026 oct. 21
Elle a raison !
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Océane Godard
• 2026 oct. 21
Pour agir concrètement et immédiatement, les organisations syndicales vous ont fait ce matin des propositions que nous soutenons : conditionner les aides aux entreprises et organiser une conférence sociale sur les salaires branche par branche.

Il est urgent que le gouvernement écoute et comprenne ce que vivent les Français. C’est pourquoi les socialistes proposent également de baisser et de rendre progressive la CSG, pour un gain de 125 euros net par mois pour un travailleur payé au smic, d’encadrer les marges sur les carburants, pour réduire tout de suite le prix à la pompe de 20 centimes par litre, et de créer une mutuelle publique gratuite pour tous les jeunes de 18 à 25 ans le tout étant financé par la justice fiscale.

Il faut apporter des réponses aux jeunes. Nos lycéennes et nos lycéens des outre-mer et de l’Hexagone se sont soulevés face à ce qui doit évoluer : le non-remplacement des professeurs, alors que vous supprimez près de 1 600 postes d’enseignants ; et Parcoursup, cette machine opaque et arbitraire où le lieu de résidence pénalise les candidats et qui laisse 163 000 d’entre eux sur le carreau sans un seul vœu exaucé.

Ma question est simple : allez-vous reprendre ces solutions pour que les Français étudient et travaillent dignement ?
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 oct. 21
Revenons quelques instants tout de même sur les violences subies par les commerçants et leurs salariés ce week-end. Elles sont inadmissibles !
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Anna Pic
• 2026 oct. 21
On l’a déjà dit ! Répondez sur les solutions maintenant !
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Iñaki Echaniz
• 2026 oct. 21
Nous voulons des réponses !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Tous les républicains partagent ce sentiment – en tout cas, je l’espère. Mais ces violences ne doivent pas occulter les questions soulevées par les lycéens. Les pilleurs ont pillé les magasins, mais ils ont aussi pillé les revendications. Nous en sommes conscients et nous ne voulons pas passer à côté.

Oui, des revendications sont exprimées en ce moment dans notre pays.
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Iñaki Echaniz
• 2026 oct. 21
Des réponses !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Les premières portent sur la situation des lycéens et des étudiants. Les secondes concernent les salariés et le pouvoir d’achat.
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Marie Pochon
• 2026 oct. 21
Quelles sont vos réponses sur le pouvoir d’achat ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
En ce qui concerne le pouvoir d’achat, le premier ministre a organisé ce matin une réunion à laquelle plusieurs ministres participaient.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Nous sommes sauvés !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Sur les revendications des jeunes, le ministre de l’éducation nationale vous a répondu tout à l’heure. Une réunion se tiendra lundi avec des représentants de l’ensemble de la communauté éducative et des organisations lycéennes. Des réponses très concrètes seront alors apportées.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Ah oui ? Lesquelles ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Rappelons, au sujet du pouvoir d’achat, que la cause première des tensions est la hausse du prix des carburants.
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Iñaki Echaniz
• 2026 oct. 21
Non, ce sont les salaires qui sont trop bas !
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Les mesures prises par le gouvernement sont connues : il a aidé les entreprises, pour aider l’emploi et donc les salariés, notamment dans les secteurs les plus consommateurs. Nous avons aussi soutenu les grands rouleurs par des primes renouvelées deux fois et même augmentées. La deuxième vague de mesures a abouti à une baisse de près de 40 centimes par litre de carburant.
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Iñaki Echaniz
• 2026 oct. 21
Et les salaires ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 oct. 21
Enfin, ce matin, devant le premier ministre et les organisations syndicales présentes, j’ai pris mes responsabilités et annoncé que je recevrai toutes les organisations syndicales et patronales – car la question des salaires se traite dans l’entreprise. Les rendez-vous sont en cours d’organisation. Le gouvernement entend intervenir pour trouver une issue favorable sur ce sujet dans le cadre du dialogue social, auquel je crois. La démocratie sociale doit nous permettre de trouver une issue sur le sujet compliqué du pouvoir d’achat.
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Iñaki Echaniz
• 2026 oct. 21
Il serait temps !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Océane Godard.
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Océane Godard
• 2026 oct. 21
Monsieur le ministre, reprendrez-vous les propositions socialistes destinées à permettre aux Français de travailler et d’étudier dignement ?
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Emeline Rey-Rinchet.
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Emeline Rey-Rinchet
• 2026 oct. 21
Madame la ministre de la santé, je veux vous parler de la France qui travaille – pas celle qui cassait samedi, mais celle qui perd l’accès aux soins, en particulier ceux des hôpitaux, au point qu’une véritable fracture territoriale se crée en France. Les habitants des territoires ruraux, par exemple dans ma circonscription du Lot-et-Garonne, sont confrontés à un manque d’accès aux soins depuis plusieurs années. Depuis plusieurs mois, l’accès aux urgences est remis en cause. Il y a trois semaines, le Smur a failli fermer faute de personnel. L’inégale répartition des médecins juniors, la carence en médecins libéraux, l’obligation de soins dans les départements voisins et les redéploiements entre hôpitaux épuisent les équipes en place, malgré toute la bonne volonté dont elles font preuve – je tiens à les remercier.

Face à des fermetures censées être ponctuelles mais qui se généralisent, les réponses apportées ne sont que rustines et bricolage. Nous avons pourtant investi dans de beaux équipements, notamment au sein du pôle de santé de la vallée du Lot. Avec mon prédécesseur Guillaume Lepers et les élus locaux, nous vous avons interpellée au début du mois de septembre. Nous avons le sentiment que vous ne prenez pas pleinement conscience de la gravité de la situation. Allons-nous devoir implanter des funérariums à côté des hôpitaux et remplacer nos ambulances par des corbillards ?

Hier, le ministre de l’intérieur a annoncé le déploiement de l’armée à Paris. Ce week-end, des maires me demandaient si des médecins militaires pouvaient venir chez nous pallier le manque de personnel soignant… À Villeneuve-sur-Lot et dans tous les territoires ruraux, quelles réponses d’urgence et quelles solutions durables pouvez-vous mobiliser pour nos hôpitaux et nos services d’urgences ?
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.
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Stéphanie Rist
, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 oct. 21
Dans votre territoire, trois établissements, ceux de Villeneuve-sur-Lot, de Marmande et d’Agen, sont en effet confrontés à une fermeture ponctuelle des services d’urgences en raison du départ des urgentistes. Je veux d’abord rassurer les patients – certains peut-être nous regardent : personne n’est laissé sans solution actuellement ; grâce à la coordination du Samu, du centre 15 et du service d’accès aux soins, chacun est orienté vers la structure adaptée à ses besoins. En outre, le Smur demeure opérationnel et, dès le 1er novembre, 32 docteurs juniors viendront renforcer l’offre de soins dans le département en assurant des consultations en médecine de ville.

Pourquoi en sommes-nous là ? Comme vous le savez, puisque je vous ai reçue au ministère avec tous les élus, nous avons fait face à une situation critique. Pendant plusieurs années, des rémunérations illégales ont été versées à des médecins. Le rapport de la chambre régionale des comptes a mis en lumière 6 millions d’euros de versements non réglementaires étalés sur sept ans, et exigé l’arrêt immédiat de ces pratiques. Pour tous les urgentistes de France qui travaillent en respectant la loi, il était juste que nous mettions un terme à ces dérives. Mais après cette décision, les urgentistes concernés ont décidé de quitter leur établissement. J’appelle une nouvelle fois ces professionnels à la responsabilité.

Que faisons-nous aujourd’hui face à cette situation ? À court terme, je l’ai dit, la régulation permet d’orienter correctement les patients. À moyen terme, nous allons lancer  une médiation pour créer une équipe de territoire, ce qui permettra de faire travailler ensemble des établissements qui, jusque-là, se faisaient concurrence. Je rappelle par ailleurs que nous avons supprimé le numerus clausus. Concrètement, cela permettra l’arrivée de 900 internes en région Nouvelle-Aquitaine dès le 1er novembre, soit 123 de plus que l’année dernière, parmi lesquels 55 internes affectés aux services d’urgences, soit 12 de plus que l’année dernière. Soyez assurée que je suis ce dossier personnellement.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à Mme Emeline Rey-Rinchet.
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Emeline Rey-Rinchet
• 2026 oct. 21
Les structures dont vous parlez fonctionnent à flux tendus en permanence. Il est urgent d’agir pour assurer l’égalité des chances et l’égalité des soins.
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. Alexis Corbière.
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Alexis Corbière
• 2026 oct. 21
Monsieur le premier ministre… Ah, il n’est plus là !

« Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire. Une effraction parce que la France était malheureuse et inquiète. Si j’oublie tout cela, ce sera le début de l’épreuve. » Ainsi parlait le président Emmanuel Macron, dans un moment de lucidité, en 2019.
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Pierre Cordier
• 2026 oct. 21
Ça lui est arrivé au moins une fois !
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Alexis Corbière
• 2026 oct. 21
Voilà l’explication du 17 octobre : neuf ans plus tard, vous avez oublié cette effraction démocratique ! Neuf ans plus tard, près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit le plus haut chiffre depuis 1996. Et depuis l’arrivée de Macron, la fortune des milliardaires a doublé.

Voilà votre bilan : inégalités sociales inédites, inflation galopante, salaires bloqués, éducation nationale abîmée, absence de majorité en soutien à votre politique. Jamais la France n’a été aussi malheureuse et inquiète. Vous avez oublié tout cela, vous voilà donc dans l’épreuve – et, comme l’a avoué votre ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, vous avez perdu le contrôle.

Il faut une réponse politique d’ampleur. Il faut réduire les inégalités sociales et répondre aux revendications de la jeunesse scolarisée. Vous cherchez une stratégie de maintien de l’ordre efficace ? Commencez par bâtir un ordre social juste et solidaire ! Sinon, c’est une stratégie de maintien du désordre.

Il faut une réponse politique qui va radicalement à l’encontre des budgets que vous nous imposez depuis 2022 et de celui que vous défendez encore jusqu’à l’absurde dans toutes les commissions réunies ces jours-ci.

S’il faut décréter un état d’urgence, je vous propose de décréter un état d’urgence social. Maintenant, tout de suite ! Car comment s’étonner de la colère et de la violence que nous avons vues le 17 octobre quand on laisse prospérer le malheur et l’inquiétude ? Lorsqu’un gouvernement pratique depuis trop longtemps la politique du pourrissement, il devient le seul responsable du pourrissement de la vie politique.

Ma question est claire : à quelques jours de la rencontre avec les partis politiques que vous organisez, quelques heures après votre rencontre avec les organisations syndicales, à quarante-huit heures d’une nouvelle manifestation, quelle réponse politique donnerez-vous à l’urgence sociale qui monte dans le pays ?
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Bravo !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
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Gabrielle Cathala
• 2026 oct. 21
Mais c’est une question sociale !
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Laurent Nunez
, Ministre de l’intérieur • 2026 oct. 21
C’est le ministre de l’intérieur qui répond, madame la députée, car M. le député nous interpelle également sur notre façon de gérer ce mouvement.

Monsieur le député Corbière, vous laissez entendre que la voix répressive est la seule choisie.
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Léa Balage El Mariky
• 2026 oct. 21
Parce que c’est la vôtre !
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Laurent Nunez
, Ministre • 2026 oct. 21
Un dialogue est ouvert, et il a lieu. M. le premier ministre et moi-même étions tout à l’heure avec des organisations syndicales. Il recevra les représentants des partis politiques dans les jours à venir.

Mais, monsieur le député, ne laissez pas penser, s’il vous plaît, que la façon dont l’ordre public est mené dans ce pays vise à étouffer une revendication.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Franchement ?
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Laurent Nunez
, Ministre • 2026 oct. 21
Ce n’est évidemment pas le cas. Je le redis souvent : lorsqu’il y a des violences, il y a une réponse, et ces violences doivent être condamnées avec une grande fermeté.
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Léa Balage El Mariky
• 2026 oct. 21
Et la réponse politique ?
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Laurent Nunez
, Ministre • 2026 oct. 21
Si l’apaisement et le dialogue social sont rendus possibles, c’est d’un côté qu’il y a une écoute partagée, et de l’autre que l’on sait condamner les violences et que l’on accepte que policiers et gendarmes interviennent pour y mettre un terme. Voilà ce que je peux vous répondre, monsieur le député.
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💬 • Mme Marie Pochon • 2026 oct. 21
Ce n’était pas à vous de répondre !
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Laurent Nunez
, Ministre • 2026 oct. 21
S’il devait y avoir des mouvements le 24 octobre, nous serions tout aussi attentifs à assurer l’ordre public.
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Danielle Simonnet
• 2026 oct. 21
Pas de réponse politique donc !
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Yaël Braun-Pivet
• 2026 oct. 21
Nous avons terminé les questions au gouvernement.
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