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Historique

22 févr. 2024 - 5 mars 2024 : 4 amendements en Commission des affaires sociales


11 mars 2024 : ⚡Le 🧭Gouvernement Attal déclare l'urgence

14 mars 2024 09:00 : Discussion
14 mars 2024 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté
Originalv2v3
📜Proposition de loi visant à garantir le versement des pensions alimentaires aux enfants majeurs
Vincent Thiébaut
30 janv. 2024

🖋️Amendements examinés : 100%
1 Adoptés2 Rejetés
1 Irrecevables
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Vincent Thiébaut
5 mars 2024

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Le présent article entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er janvier 2026. »

🖋️Rejeté
Louis Boyard
1 mars 2024

Compléter cet article par les cinq alinéas suivants :

« IV. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les dispositifs de recouvrement réalisés par le service d’intermédiation financière en cas d’impayés de pension alimentaire. Ce rapport détaille notamment :

 « 1° Le taux de dossiers considérés comme recouvrables et donnant lieu à un remboursement effectif des parents et des enfants majeurs créanciers ;

« 2° Le taux de non-recours aux procédures de recouvrement par les parents et les enfants majeurs créanciers dont les pensions alimentaires ont été fixées avant le 1er janvier 2023 et à ce titre ne sont pas automatiquement affiliés au service d’intermédiation financière ;

« 3° Le taux et les délais de traitement des dossiers de recouvrement par le service d’intermédiation financière.

« Ce rapport formule des pistes afin d’améliorer les taux de recouvrement et, à cette fin, évalue les besoins humains et financiers nécessaires à l’Agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
22 févr. 2024

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« IV. – Dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’application du présent article. 

« Ce rapport s’attache notamment à évaluer l’impact sur l’éligibilité des enfants majeurs bénéficiant de l’intermédiation financière aux aides et prestations sociales. »

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
1 mars 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la faisabilité et le coût d’instaurer une garantie d’autonomie à destination des jeunes majeurs âgés de dix‑huit à vingt‑cinq ans révolus, inscrits dans une formation pour préparer un diplôme ou un concours ou en recherche d’un emploi.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 3min.

Mesdames, Messieurs,

L’article 203 du code civil dispose que « les époux contractent ensemble, par le seul fait du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants ». Ces dispositions, présentes et inchangées dans le code civil depuis 1804, ont été précisées par la jurisprudence et s’appliquent ainsi plus largement à tous les parents.

Cette obligation contributive des parents se fait proportionnellement à leurs facultés et porte notamment sur l’entretien et l’éducation de leurs enfants. Cependant, comme le précise l’article 371-2 du code civil, « cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l’autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l’enfant est majeur ». Ainsi, aucune disposition légale ne limite à la minorité l’obligation des pères et mères. C’est notamment le cas lorsque les enfants, à leur majorité, n’ont pas terminé leurs études et sont encore dépendants de leurs parents pour vivre. Lorsqu’il est majeur, le versement de la pension peut dans certains cas se faire directement à l'enfant, par décision du juge ou convention des parents.

Le recouvrement des pensions alimentaires est un point clé car, une fois le couple parental séparé, le parent chez lequel est fixée la résidence habituelle de l’enfant devient un parent seul, élevant l’enfant dans une famille monoparentale de fait et avec des ressources qui ont forcément diminué. En cas de séparation des parents, celui qui n’accueille pas leurs enfants chez lui est tenu d’aider l’autre à assumer les charges financières liées au quotidien des enfants mineurs, voire jeunes majeurs dans le besoin.

En pareille circonstance, il est très douloureux de ne pas percevoir la pension alimentaire due par l’autre parent. Depuis longtemps, le législateur a été sensibilisé à ces questions et, pour soutenir les familles, il a introduit des mesures pour renforcer la prévention et la lutte contre les impayés de pension alimentaire. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a créé un service public d’intermédiation financière des pensions alimentaires (IFPA), géré par l’agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires (ARIPA). Cette agence, rattachée à la Caisse d’Allocation familiale (CAF) et à la Mutualité sociale agricole (MSA), permet d’assurer le versement des pensions alimentaires, mais également d’éviter les tensions entre les parents liées au paiement de la pension.

Jusqu’alors proposé comme une facilité à destination des parents séparés, l’intermédiation financière des pensions alimentaires est, depuis le 1er janvier 2023, systématique pour toutes les pensions fixées par un titre exécutoire, qu’il s’agisse d’une décision judiciaire ou d’un titre extra judiciaire. La CAF, par le truchement de l’ARIPA, joue le rôle d’intermédiaire entre les parents séparés : elle collecte la pension alimentaire dont le montant de la contribution a été fixé par le titre exécutoire tous les mois directement auprès du parent débiteur pour la verser au parent créancier. Si le parent ne verse pas ladite pension à la CAF, alors l’organisme a la capacité de récupérer les sommes impayées depuis les 24 derniers mois.

Ainsi, en l’état, l’intermédiation financière obligatoire ne concerne pas les enfants qui reçoivent une pension alimentaire directement de leurs parents. Ils sont nombreux à bénéficier directement d’une contribution à leur entretien et à leur éducation de la part du parent qui n’a pas leur charge notamment lorsqu’ils ne vivent plus sous même toit que le parent qui avait la garde. Dans ce cas précis, ces enfants majeurs sont alors exposés à un risque de précarité lorsque le parent débiteur ne leur verse pas la pension alimentaire à laquelle ils ont droit.

L’article 1erde la présente proposition de loi, vise donc à garantir le versement de cette contribution aux enfants majeurs en les rendant éligibles au service public d’intermédiation financière des pensions alimentaires.

L’article 2 vise à assurer la recevabilité financière de la présente proposition de loi.

Article 1

I. – L’article 373‑2‑5 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’intermédiation prévue à l’article 373‑2‑2 est mise en place lorsque la contribution est directement versée à l’enfant majeur par le parent débiteur avec l’accord des deux parents, ou sur décision du juge ».

II. – Après l’article L. 582‑1 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 582‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 58211. – Les organismes débiteurs des prestations familiales sont chargés de l’intermédiation financière des contributions versées à l’enfant majeur prévue à l’article 373‑2‑5 du code civil, dans les conditions définies à l’article L. 582‑1 du présent code ».

III. – Un décret en Conseil d’État définit les modalités d’application du présent article.

Article 2

I. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services

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