Notre collègue a raison et soulève une vraie question de santé publique dans les départements d’outre-mer, à La Réunion en particulier. La prévention et l’information sont essentielles. C’est Santé publique France, sous la responsabilité du ministère de la santé, qui doit en être le pilote, en délivrant des messages différenciés entre les départements d’outre-mer et l’Hexagone.
…continuons comme cela ! Cette interdiction se fondait sur des constats médicaux lourds : des jeunes présentant des intoxications nicotiniques aiguës arrivaient aux urgences. Nous ne sommes pas là pour rendre les jeunes malades, mais pour les protéger – peut-être malgré eux – de ces substances. Elles avaient d’ailleurs des goûts particuliers, conçus pour attirer la jeunesse – avoir l’impression qu’on mange une fraise Tagada alors qu’on est en train d’ingérer je ne sais combien de milligrammes de nicotine, c’est très dangereux. Je ne comprends pas cet amendement.
L’année prochaine, les intérêts de la dette s’élèveront à 91 milliards d’euros. Si nous votons des non-recettes ou des dépenses supplémentaires, nous alourdirons encore cette charge car les taux d’intérêt augmenteront. Je préfère mettre ces milliards dans l’action publique, au service des collectivités ou de l’État, pour l’éducation nationale et pour ceux qui en ont besoin, qu’au service de nos banquiers.
Je ne ferai que répéter ce qui vient d’être dit. Oui, les contrats de confiance doivent être respectés, mais si le contrat est passé à un moment où les taux d’emprunt de notre pays sont à moins de 1 %, il est difficile de le respecter quand ils montent à plus de 5 %.
Un tel discours ne passe peut-être pas auprès de certains, mais chacun doit contribuer, et les collectivités territoriales contribueront comme l’État. Je refuse d’entendre dire que seul l’État devrait faire des efforts : il en fait déjà dans tous ses budgets – à l’exception de celui de la défense, qui constitue un cas particulier dans le contexte géopolitique actuel. On ne peut pas soutenir que les collectivités n’ont pas à faire d’efforts. J’ai moi aussi été maire, à partir de 2008, et j’ai connu 2014 et ses 11 milliards d’euros de dotations en moins : nous nous sommes réinventés et nous y sommes tous parvenus, parce que nous avions la volonté de continuer d’avancer pour nos territoires. Ce qui est demandé aux collectivités aujourd’hui est bien moins important.
…et tout le monde y fait un travail formidable. Cependant, tout le monde aime aussi la France, et nous devons nous ôter une grosse épine du pied : cette dette que nous avons accumulée tous ensemble et que nous devons tous ensemble contribuer à résorber.