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Ministère des outre-mer • Ministre • 13 oct. 2025

Gouvernement Lecornu II • Membre • 13 oct. 2025 (Gouvernement Lecornu II)
Tri
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Feb 18 14:23:35
Vous évoquez un sujet important sur lequel vous êtes particulièrement engagée, puisque vous étiez mobilisée pour une mise en extinction progressive de l’ITR, ce complément de retraite versé aux fonctionnaires dans six territoires ultramarins pour compenser la cherté de la vie. Il concerne en Polynésie française près de 5 000 personnes. C’est donc un dispositif important.

Vous m’interrogez sur les modalités de contrôle pour le versement de l’ITR. Il est vrai qu’en 2023, le centre de gestion des retraites de Papeete a fermé et que depuis les usagers doivent s’adresser à celui de Rennes-Fougères en Bretagne – ce qui cause un certain nombre de désagréments. La réforme s’accompagne en effet d’une dématérialisation des procédures, qui constitue une avancée pour certains publics mais pas pour tous. Vous l’avez très bien expliqué, les personnes les plus âgées et les plus éloignées du numérique peuvent avoir du mal à fournir les pièces demandées. Les modalités de contact téléphonique sont elles-mêmes rendues difficiles par le décalage horaire, ce qui est tout aussi problématique. Le haut-commissariat de la République en Polynésie française, que je remercie, a toutefois ouvert un pré-accueil physique pour répondre à certaines demandes. Je vous accorde que c’est insuffisant.

Vous m’avez fait des propositions. Quant à moi, je vous propose de nous réunir avec les autres parlementaires des territoires concernés, ainsi que les ministères des comptes publics et de la fonction publique, pour travailler à des pistes d’amélioration en direction de ces publics très fragilisés.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 29 00:07:33
Avec cet amendement, qui vise à lever le gage prévu à l’article 5, le gouvernement matérialise formellement son soutien au texte. Il accepte d’en assumer le coût sans compensation artificielle. Certes, le travail va continuer mais, par votre vote, vous permettrez que ce texte franchisse ce soir une étape essentielle.

Avec cette proposition de loi, nous regardons notre histoire en face. Je suis moi-même patriote. J’aime mon pays et, parce que j’aime mon pays, j’accepte son histoire dans son ensemble, avec ses parts d’ombre et ses parts de lumière – en l’espèce, assurément ses parts d’ombre. Je veux dire ma fierté d’être membre d’un gouvernement qui aura accompagné et soutenu cette avancée.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 29 00:07:01
Je comprends la préoccupation de laisser davantage de temps pour que les demandes d’indemnisation puissent être déposées. Un renvoi à un décret permettrait de fixer ce délai de manière adaptée, après concertations.

Je suis favorable à l’amendement et au sous-amendement.
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Jan 28 23:05:56
La présente proposition de loi n’est pas un texte ordinaire ; elle n’est pas non plus un texte symbolique. C’est un de ces grands textes, qui nous pousse à regarder en face un épisode bien sombre de notre histoire commune. Ce texte, c’est une mémoire que l’on sort de l’oubli, c’est la reconnaissance d’un déracinement et d’un traumatisme, c’est un texte de réparation et, je le souhaite, de réconciliation.

Mesdames et messieurs les députés, je m’adresse à vous en votre qualité de représentants de la nation, mais je veux aussi adresser ces mots à celles et ceux, nombreux en tribune ce soir, qui ont subi ce déchirement. Je veux m’adresser à ces femmes et à ces hommes qui, entre 1962 et 1984, ont été déplacés de La Réunion vers ce qu’on appelait alors la métropole, et dont le parcours a été façonné par des décisions qui les dépassaient.

Je devine leur émotion, évidemment leur douleur, à l’évocation de cet épisode tragique de leur vie. Je veux vous dire, au nom du gouvernement, que votre présence ici nous oblige : elle nous oblige à la justesse des mots ; elle nous oblige à la sincérité ; elle nous oblige, surtout, à aller au bout du chemin engagé. C’est pourquoi le gouvernement sera favorable à cette proposition de loi.

Ce texte est aussi le fruit d’un travail parlementaire de longue haleine – un travail de persuasion et de conviction. Nous ne serions pas présents dans cet hémicycle sans votre détermination, madame la rapporteure, chère Karine Lebon. Je veux rendre hommage à votre inlassable résolution et saluer votre esprit de dialogue et de responsabilité. Nous avons eu l’occasion d’échanger peu après ma prise de fonctions. Je vous ai dit la volonté du gouvernement d’accompagner cette initiative. J’aimerais également saluer le travail mené avec les membres de mon cabinet pour aboutir à un texte robuste. Je lèverai le gage : je viens de déposer un amendement en ce sens, afin que nous puissions aller ensemble jusqu’au bout du chemin.

Vous l’aurez compris, le consensus qui se dégage vient de loin. Ce qui est au cœur de cette proposition de loi, ce n’est pas seulement un dispositif administratif ; ce sont des milliers de trajectoires bouleversées par l’exil, par la séparation des familles, par la rupture brutale avec une terre, une filiation, une langue.

Les mots utilisés pour désigner ces enfants sont nombreux : « mineurs transplantés », « enfants de la Creuse », « mineurs déplacés », « enfants exilés ». En vérité, aucun terme ne peut embrasser 2 015 vies marquées à jamais par le déracinement. Largement employé, le terme « enfant » recouvre en réalité une pluralité d’âges, de la naissance à la majorité ; tous étaient des individus en construction et vulnérables.

Nous savons également que ces enfants ont été transplantés dans divers territoires ruraux de l’Hexagone, pas seulement dans la Creuse. Néanmoins, toutes ces trajectoires ont en commun des décisions prises par l’État. Le rapport Vitale met en exergue une citation de l’avocat Pierre Verdier, spécialiste du droit de l’enfant. Tirée de son ouvrage, L’enfant en miettes, elle résume l’état d’esprit qui a présidé à cette politique : « Rechercher les préoccupations éducatives de cette époque, c’est hélas, se pencher sur une grande misère. Chercher un souci des conditions de vie non seulement matérielles mais aussi culturelles, éducatives et affectives, c’est se pencher sur un grand vide. […] La vie de l’enfant était réglée sur les facilités administratives au mépris total de ses plus élémentaires besoins : sécurité, permanence, continuité. »

Cette politique fut le produit d’une autre époque. La regarder aujourd’hui avec lucidité, ce n’est pas juger le passé à l’aune du présent ; c’est le regarder en face, le connaître et le réparer.

Cette reconnaissance est le fruit d’un long processus. Il est important de rappeler ce cheminement pour mesurer le pas que nous franchissons. Un premier temps a longtemps prévalu : celui du silence et de l’incompréhension. Pendant des années, les demandes de reconnaissance et de réparation se sont heurtées à un mur – le mur des obstacles juridiques, de la prescription, de l’absence de cadre adapté et, surtout, de la volonté de ne pas se pencher sur ce passé. Puis, grâce à la détermination de gens de courage – élus et associations –, un second temps s’est ouvert : celui de la reconnaissance mémorielle.

Le 18 février 2014, l’Assemblée nationale adoptait une résolution reconnaissant la responsabilité morale de l’État et appelant à un approfondissement de la connaissance historique de cette période. Nous la devons à l’initiative d’Ericka Bareigts, alors députée. Je salue son travail, elle qui est toujours engagée pour le territoire de La Réunion et qui m’a précédée dans les fonctions de ministre des outre-mer. (M. Sébastien Peytavie applaudit.)

Cette résolution fut une étape essentielle, car la République acceptait enfin de mettre des mots sur un chapitre de notre histoire. Elle a débouché sur l’installation, en 2016, par George Pau-Langevin, autre ministre des outre-mer, de la commission temporaire d’information et de recherche historique. Je tiens à saluer le travail rigoureux de Wilfrid Bertile, Gilles Gauvin, Marie-Prosper Eve et Michel Vernerey, réunis autour de Philippe Vitale. Cette commission a permis d’établir les faits, de documenter les parcours et de contribuer à la reconstitution des identités. Son rapport, remis en 2018, a posé les fondations nécessaires à la poursuite du travail engagé.

Depuis lors, des actions concrètes ont pu être menées : la facilitation de l’accès aux archives, l’aide à la reconstitution des 2 015 trajectoires individuelles, des dispositifs de soutien au voyage et à l’accompagnement psychologique, ainsi que les premiers gestes mémoriels importants, comme la pose de plaques commémoratives à La Réunion et à l’aéroport d’Orly, où cette dernière a été dévoilée par l’actuel premier ministre, alors ministre des outre-mer.

Tout cela a compté, mais ne suffisait pas. Reconnaître sans réparer, c’est laisser le travail inachevé. C’est précisément ce nouveau pas que la proposition de loi permet de franchir. Pour la première fois, la République admet que des préjudices ont été subis par ces enfants et ces jeunes, et qu’ils appellent une réponse de sa part.

Cette réparation prendra la forme d’une allocation forfaitaire, versée par un fonds mis en place par l’État, destinée aux anciens mineurs concernés ou, lorsqu’ils ont disparu, à leurs descendants. Cette réparation n’a pas vocation à solder une histoire, ni à hiérarchiser des souffrances, ni à ouvrir un contentieux sans fin. Elle vise à reconnaître officiellement que des préjudices ont existé et que la République assume d’y répondre, dans un cadre clair.

Autour de ce principe central, le texte organise la mémoire et sa transmission. Il crée une instance spécifique, pensée comme un lieu de diffusion et de dialogue. Cette commission sera chargée de veiller à la mise en œuvre des recommandations déjà formulées, de conduire une politique de réconciliation entre les anciens mineurs, leurs descendants, les associations, les collectivités et l’État, et de garantir à cette histoire une place pleine et entière dans l’enseignement, dans la formation des travailleurs sociaux et dans la recherche.

La création, dans le département de la Creuse, d’un lieu de mémoire à vocation culturelle, éducative et de recherche participe de cette exigence. Elle dit que la mémoire ne se limite pas à un territoire, que l’histoire de ces enfants déracinés appartient à celle de la nation tout entière.

Enfin, ce texte inscrit cette reconnaissance dans le temps long de la République, par l’instauration d’une journée nationale d’hommage, fixée au 18 février.

Cette proposition de loi ne se laisse pas enfermer dans des lectures polémiques de l’histoire. Elle veut affirmer une chose simple, mais essentielle : la République est capable de reconnaître, de réparer et de transmettre. J’ai la conviction que ce travail lucide, loin de l’affaiblir, renforce notre nation.

Depuis mon arrivée au ministère, la jeunesse des outre-mer est au cœur de mon action – parce qu’une nation qui n’offre pas d’avenir à sa jeunesse se fragilise durablement. À l’occasion de mes déplacements, je vois partout du talent, de l’envie, une capacité à faire, à inventer, à créer. Je vois aussi les difficultés et je vois le sentiment d’abandon, trop souvent ressenti.

C’est aussi pour cette jeunesse que nous agissons aujourd’hui, pour que la promesse d’égalité républicaine ne soit pas un mot abstrait, pour dire qu’elle se construit dans la vérité et dans la reconnaissance et, bien sûr, dans la capacité de l’État à assumer ses responsabilités. Donner de l’espoir aux jeunes des territoires ultramarins aujourd’hui, c’est aussi assumer ce qui a été fait hier. C’est pourquoi je veux dire aux femmes et aux hommes qui furent ces enfants déplacés : cette proposition de loi n’efface pas ce que vous avez vécu, mais elle dit que la République vous a entendus, qu’elle vous reconnaît. En soutenant cette proposition de loi, le gouvernement soutient un texte de justice et de dignité.

En définitive, tout ceci nous ramène à une question essentielle, qui nous rassemble – une question récurrente et, reconnaissons-le, qui est restée longtemps en suspens : quelle est la place des outre-mer dans la République ? Les outre-mer ne sont ni une périphérie intégrée ni une singularité à traiter à part. Ils sont une part constitutive de l’identité de la nation ; ils disent que la République, ce sont des mémoires, des cultures et des trajectoires différentes, mais unies et indivisibles autour de ses valeurs. Lorsque cette place est pleinement reconnue, lorsque l’égalité ne se discute plus, mais qu’elle s’exerce concrètement, alors la stratégie devient lisible pour tous : celle d’une République qui n’ajuste pas ses principes selon les territoires, mais qui les applique avec la même exigence partout. C’est à cette clarification que je m’emploie aussi et le texte que vous examinez aujourd’hui y contribue. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et HOR ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR et sur les bancs des commissions.)
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 27 10:40:23
Comme je l’ai dit, aucun sujet ne sera escamoté. La question juridique que vous venez d’aborder est essentielle. Nous y travaillons actuellement, en lien notamment avec la ministre de la santé. Je vous apporterai dès que possible des réponses sur cet enjeu essentiel pour que nous puissions ensuite structurer l’ensemble du plan.
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Jan 27 10:36:37
Tout d’abord, je tiens à m’associer à votre hommage à M. Tavernier et j’adresse toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.

Nous partageons évidemment le constat : les échouements d’algues sargasses représentent un véritable fléau pour l’économie, pour le tourisme mais aussi pour les familles qui vivent au rythme de ces phénomènes. Cette situation pèse sur le moral des uns et des autres.

L’année 2025 a été marquée par une très forte augmentation des volumes d’algues sargasses. Les échouements précoces, constatés depuis le début de 2026, confirment la tendance d’une intensification du problème.

Compte tenu de cette évolution, nous ne pouvons plus être dans une logique de réaction. Il nous faut continuer à réfléchir sur les moyens de lutter de façon opérationnelle contre les échouements. Nous devons soutenir et adapter les actions entreprises par l’État et les collectivités en la matière, avec l’objectif d’appliquer une politique publique plus efficace, ce qui suppose une action sur tous les champs : environnemental et économique mais aussi sanitaire pour les populations concernées.

Vous avez pris l’exemple de la commune du Robert. Le 9 janvier, l’État, la collectivité, la commune, l’intercommunalité, le groupement d’intérêt public Sargasses et un collectif de riverains ont signé un protocole d’accord. Des engagements ont notamment été pris pour renforcer les actions de prévention et de collecte.

Plus globalement, comme vous le savez, les plans Sargasses reposent sur une action partagée entre l’État et les collectivités. Cette coopération doit être poursuivie et renforcée.

Le déploiement du plan Sargasses 2 s’est achevé fin 2025. L’État avait alors engagé 34 millions d’euros pour la prévention, la collecte, le ramassage, le stockage et la valorisation. Ce plan a permis des avancées, par exemple la structuration de la gouvernance locale, la détection par Météo France ou encore la collecte en mer.

Cependant, plusieurs axes de progression existent. Je veux que nous adaptions la réponse à l’augmentation du phénomène. Une mission interinspections a réalisé un bilan du plan Sargasses 2. Ce retour d’expérience nourrira le troisième plan, qui sera publié au premier semestre 2026.

En lien avec les ministères chargés de la transition écologique et de la santé, nous sommes convenus d’un changement de méthode. La publication du plan 3 sera précédée d’un temps de concertation locale qui permettra de tirer les enseignements du plan 2 et d’identifier les nouvelles priorités – vous venez de rappeler certaines d’entre elles.

Les préfets engageront cette concertation dans les prochains jours – j’ai bien sûr souhaité que les parlementaires y soient associés. Dans ce cadre, toutes les questions devront être abordées. Les enjeux juridiques et réglementaires sont importants – nous le savons – et doivent être traités, tout comme celui des moyens. Je souhaite que le budget soit augmenté pour être à la hauteur des défis que représentent ces échouements. Je note d’ailleurs que le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une augmentation de 2,5 millions d’euros. Vous estimez que c’est insuffisant mais je vous rappelle que, dans le cadre du plan Sargasses 3, la question des moyens sera sur la table.

La prévention des échouements doit constituer une priorité absolue. Je suis convaincue qu’un renforcement du volet opérationnel du plan est nécessaire pour adapter notre réponse à la crise des sargasses. Je veux notamment que le volet prévention soit traité à haut niveau et qu’il constitue l’une des priorités de ce plan.
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Jan 27 10:30:57
Je vous remercie de relayer la question importante posée par le député Nilor. Elle me permet de témoigner, une nouvelle fois, de mon attachement à ce sujet et de mon engagement auprès des jeunes ultramarins. Au moment de mon arrivée au ministère, il y a trois mois, j’ai d’ailleurs tenu à faire de ce dossier ma priorité.

Les jeunes ultramarins, dans la diversité de leur parcours et de leur histoire, ne sont ni oubliés ni abandonnés, même si je ne nie en rien leurs difficultés.

Je vais bien sûr répondre directement à la question mais je souhaite aussi rappeler les politiques déjà menées en direction des jeunes dans les outre-mer, par exemple la politique de continuité territoriale, l’accompagnement des jeunes qui poursuivent leurs études dans leur territoire d’origine ou dans l’Hexagone ou encore les mesures d’accès au logement, autant de dispositifs qui visent à contribuer à leur émancipation.

En matière d’emploi, il est vrai que les outre-mer présentent un taux de chômage des jeunes bien supérieur à celui de l’Hexagone. Il en va de même s’agissant des jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation. Telle est, en effet, la réalité actuelle.

Il existe cependant des dispositifs d’accompagnement des jeunes vers l’insertion professionnelle. Je pense aux dispositifs de droit commun qui s’appliquent dans les départements et régions d’outre-mer : les parcours contractualisés d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, les contrats d’engagement jeune, les écoles de la deuxième chance et l’insertion par l’activité économique, sans oublier le rôle du service militaire adapté, le SMA, qui concerne plus de 6 500 jeunes dans les territoires ultramarins. Je pourrais également mentionner le renforcement de la formation professionnelle, en particulier les pactes d’investissement dans les compétences.

Dans les fonctions qui sont les miennes et dans le temps qui est le nôtre, je n’entends pas lancer un énième « grand plan » – je l’avais déjà dit au député. Je préfère déployer un plan d’actions très concrètes pour la jeunesse, composé de mesures simples mais efficaces.

Vous avez évoqué les recommandations formulées dans le rapport du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse. J’ai rencontré il y a quelques jours son président, Hugo Huet, pour évoquer les suites que nous pourrions donner à ses préconisations.

À mes yeux, il n’y a pas de lieu de relancer une nouvelle consultation car le diagnostic est posé et les constats partagés. Je veux être pragmatique et aller à l’essentiel. Je compte bien m’appuyer sur les travaux menés par le COJ. Mes services sont déjà au travail et je présenterai, dans les prochaines semaines, les grands axes de cette politique.

Par ailleurs, le député Nilor m’a déjà interpellée concernant la perspective du déploiement d’un Epide en outre-mer. Cette proposition avait pleinement retenu mon attention. Comme je m’y étais engagée, j’ai pris contact avec la direction générale des outre-mer. Je ne manquerai pas de revenir vers M. le député pour lui indiquer ce qui peut être envisagé en la matière et selon quel calendrier, l’idée étant d’articuler ce dispositif avec les missions du SMA. La volonté d’avancer sur ce point existe. Comme je l’avais dit à votre collègue, cette solution me semble à la fois intéressante et réaliste.

En tout cas, je partage l’idée que l’envie et les talents sont là et que nous devons absolument, ensemble, accompagner ces jeunes.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 20 15:58:35
Vous pouvez crier, cela restera faux.

Vous évoquez un nouveau passage en force, mais de quoi parlez-vous ? Quatre jours de discussions à Paris, après des semaines et des mois d’échanges, depuis l’été dernier, avec les forces politiques qui ont fait le choix courageux de se confronter et de débattre – ce n’était pas facile car elles ont aussi des cibles dans le dos : des non-indépendantistes, des progressistes, des centristes, mais également, pardon de le dire, des indépendantistes. Vous qui aimez la représentativité, n’oubliez pas que le segment indépendantiste est aussi représenté par l’Union nationale pour l’indépendance et le Parti de libération kanak.

Ces discussions, parfois rugueuses, ont donné lieu à un accord global – j’aimerais que l’on parle aussi du fond – qui permettra à la Calédonie, demain, de marcher sur ses deux jambes, institutionnelle et économique. Parlons de ce qui intéresse les habitants : l’économie, la possibilité de la redresser et d’offrir des perspectives. Un processus parlementaire aura lieu : j’espère que vous serez à la hauteur et ne jouerez pas les petits bras.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 20 15:58:21
Il est facile de donner des leçons depuis Paris. Tournez votre regard vers le territoire calédonien, considérez ce qui s’y passe !
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 20 15:57:55
Il a été sollicité, il était attendu comme les autres ; il a fait le choix de ne pas venir – dont acte. La politique de la chaise vide n’a jamais contribué au compromis, jamais apporté de solutions. Faut-il attendre indéfiniment, pendant que le territoire de la Nouvelle-Calédonie s’écroule ? (Mme Mathilde Panot s’exclame.) Non, bien sûr. Nous avançons donc avec ceux qui veulent avancer.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 20 15:57:49
Le FLNKS n’a jamais été exclu de quoi que ce soit.
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Jan 20 15:57:38
Monsieur Lachaud, avec tout mon respect, vous racontez n’importe quoi.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:03:56
À partir de vendredi, nous recevrons tous ceux qui veulent avancer, qui veulent un avenir pacifié et des perspectives pour les Calédoniens. Nous le ferons dans un cadre exigeant, celui de Bougival : cet accord est un fait politique, il a permis des concessions réciproques. Nous serons à l’écoute des forces politiques, parce qu’il y va de l’avenir d’un territoire auquel nous sommes attachés. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:03:40
Madame la présidente Panot, ce que vous faites est inacceptable : vous mettez de l’huile sur le feu ! Arrêtez de politiser ce sujet, c’est l’avenir d’une population qui se joue ! (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:03:25
Personne n’a de droit de veto sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:03:13
…mais nous sommes aussi lucides et fermes. Nous n’accepterons aucun blocage ni que, du fait de l’absence de certains, les Calédoniens se trouvent pris en otage.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:02:51
Toutefois, outre les moyens, nous devons renforcer la stabilité politique et institutionnelle. Avec beaucoup d’humilité et de modestie – car la Nouvelle-Calédonie s’inscrit aussi dans le temps long de l’histoire –, je rappelle la méthode, primordiale lorsqu’on aborde le dossier calédonien : nous respectons tous nos partenaires…
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:02:24
Nous regardons cette situation en face. L’État sera au rendez-vous : le premier ministre a souhaité que nous puissions investir comme nous ne l’avons jamais fait en Nouvelle-Calédonie, avec un plan de plus de 2,2 milliards d’euros pour dynamiser les entreprises, offrir aux jeunes des perspectives, imaginer une stratégie pour la filière du nickel, produire enfin ce choc économique et social tant attendu.
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 14 15:02:14
…durablement marqué par ce qu’il s’est passé au mois de mai 2024 : des vies bouleversées, des entreprises qui ont fermé, des familles qui ont perdu leur emploi.
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Jan 14 15:02:05
Vous avez raison de rappeler ce que vous avez vu sur le terrain en Nouvelle-Calédonie. C’est un territoire à l’immense potentiel,…
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 13 15:21:46
Vous l’avez dit vous-même, nous avons besoin d’actions concrètes. Il faut donc désormais lier les discours aux actes : je vous invite à voter le budget, et cela en faveur de Mayotte ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
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Naïma Moutchou
, Ministre2026 Jan 13 15:21:27
On ne peut pas réclamer, un jour, la mise en œuvre d’actions concrètes pour Mayotte et proposer, le lendemain, de voter une motion de censure pour renverser le gouvernement. Il faut de la cohérence : chaque jour de retard supplémentaire dans le vote du budget affaiblit davantage le territoire mahorais.
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2026 Jan 13 15:19:58
L’accès à l’eau est bien sûr un sujet vital pour les territoires. C’est pourquoi, il y a un mois, lors de ma première visite à Mayotte, j’ai souhaité m’assurer en priorité de l’avancée du chantier de l’usine d’Ironi Bé – vous étiez d’ailleurs à mes côtés. J’ai constaté que les travaux avançaient et je reste convaincue qu’il faut des projets structurants pour sortir durablement de la crise de l’eau.

Sur le plan sanitaire, ma collègue Stéphanie Rist et moi avons effectivement constaté l’augmentation de certaines maladies virales liées à des déficits hydriques. Nous ne détournons pas le regard : l’ARS a immédiatement réagi en prenant en charge des patients et en menant des actions de vaccination de leur entourage, de prévention et d’aller-vers. En complément de ces actions, elle a fait installer des rampes d’eau pour améliorer l’accès à l’eau potable et prévenir le développement de ces maladies.

Concernant la gestion de crise, un plan Eau est en cours de finalisation et permettra une réponse coordonnée en cas de perturbation grave d’approvisionnement. Il doit aboutir avant la fin du premier semestre 2026.

Je souhaite conclure clairement. Je partage votre vœu d’une mobilisation générale, encore faut-il que celle-ci puisse se concrétiser. Les projets existent, les financements sont ouverts et pour passer à l’action, il faudra donc simplement voter un budget ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
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Naïma Moutchou
, Ministre des outre-mer2025 Dec 17 17:43:24
Je commencerai en décrivant trois scènes ordinaires rencontrées par les forces de sécurité sur le terrain : un contrôle renforcé à l’embarquement, à Cayenne ; un signal détecté en mer dans la zone caraïbe ; un point d’entrée identifié sur une côte des Antilles. C’est ainsi que commence le narcotrafic, dans une géographie précise : celle des outre-mer. Ces territoires sont souvent exposés les premiers, car ils sont traversés par les grandes routes internationales de la drogue, y compris désormais dans le Pacifique, au large de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie.

Les outre-mer encaissent les effets directs du trafic, mais ils protègent aussi l’Hexagone. Ce qui est bloqué en Guyane, en Martinique ou en Guadeloupe, ce sont des tonnes de cocaïne qui n’arriveront jamais ailleurs sur le territoire national. D’abord, parce que les moyens des forces armées, de la douane et des unités spécialisées positionnées là-bas concourent puissamment à l’interception de grandes quantités de stupéfiants, sur l’ensemble des océans. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, 35,2 tonnes de cocaïne ont été saisies en haute mer dans la zone caraïbe contre 28,3 tonnes en 2024 – il y a dix ans, on parlait seulement de quelques tonnes. Cette progression dit l’ampleur du phénomène ; elle dit aussi l’intensité de l’action menée par l’État.

Nous veillons à ce que la coopération judiciaire et diplomatique permette l’interception non seulement des marchandises, mais aussi des navires et des équipages, dans le respect du droit de la mer et des conventions internationales.

Les outre-mer ne sont toutefois pas seulement des zones d’interception. Ils sont aussi des territoires de consommation, avec des phénomènes inquiétants comme la consommation d’ ice, en Polynésie française, des territoires de trafic local et de rebond vers l’Hexagone – c’est notamment le cas des Antilles. Nous devons donc intervenir à tous les niveaux.

En Guyane, la voie aérienne a été largement tarie par une politique volontariste de contrôles systématiques au départ des vols. Cette politique a fait ses preuves ; la remettre en cause serait une grave erreur.

Aux Antilles, la situation est particulièrement préoccupante. Le taux d’homicides y est cinq fois supérieur à la moyenne nationale, avec de nombreux faits directement liés aux trafics.

Confronté à cette situation, l’État agit. Deux radars de surveillance des approches maritimes sont désormais en service en Martinique et les mêmes équipements seront déployés en Guadeloupe. La gendarmerie y engagera, à titre expérimental, un drone de surveillance doté de moyens de détection modernisés.

Nous devons également renforcer la détection dans les aéroports, où les scanners sont un enjeu majeur. Une convention a été signée avec la collectivité de Martinique pour l’installation de scanners millimétriques et un dispositif équivalent est à l’étude en Guadeloupe.

Les ports doivent faire l’objet d’une attention vigilante, comme à La Réunion, où un important réseau opérant depuis l’Hexagone vient d’être démantelé.

Nous savons que la répression, à elle seule, ne suffira pas. Pour obtenir des résultats durables, la prévention et l’insertion sont indispensables, comme il est indispensable de favoriser les alternatives à l’argent facile de la drogue. Nous pouvons faire beaucoup pour la jeunesse dans les outre-mer, et j’y travaille.

Les outre-mer sont donc à l’avant-poste de la lutte contre le narcotrafic. Ils méritent que la nation leur donne les moyens de ce combat ; le budget qui vous est proposé s’inscrit dans cette trajectoire. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR et HOR.)
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