Quand les femmes prennent la parole sur des questions de budget dans l’hémicycle, elles ont systématiquement droit à des grimaces – c’est actuellement le cas –, à des moqueries ou à des insultes.
Je me joins au rappel au règlement de la collègue pour dire qu’hier soir, nous avons eu droit aux mêmes scènes, notamment quand Mme Mercier était au banc à la place du président Coquerel.
Sur le fondement de l’article 100. Monsieur le ministre, vous venez de nous annoncer une somme globale, que nous contestons. Nous souhaitons donc avoir accès au détail du chiffrage des amendements qui ont été adoptés.
Concernant l’eau, il faut distinguer la TVA et le prix au mètre cube – nous proposons aussi des mesures visant à faire payer plus cher ceux qui gaspillent et surconsomment. Je voulais revenir sur la question des transports et sur l’intervention du collègue du Rassemblement national. Celle-ci visait uniquement à monter les habitants des zones rurales contre ceux des zones urbaines – c’est là tout votre projet politique. Monsieur Mauvieux, vous êtes député d’un département rural, moi aussi. Sachez qu’il y existe des trains, des TER. Il en circule trop peu selon nous, car beaucoup de lignes ont été supprimées, sans doute avec votre soutien, puisque vous votez en faveur des mesures austéritaires de ce gouvernement. En France, un seul département, l’Ardèche, ne dispose ni d’une ligne TER ni d’une gare. Les mesures de soutien au transport collectif s’adressent à tous les habitants, d’autant que la bifurcation écologique passe aussi par le renforcement de ces modes de transport, notamment des lignes de train du quotidien. Vous y êtes évidemment opposés, c’est votre position, mais cessez de dire qu’aucun problème de mobilité n’existe en ville – on vous a rappelé le prix du passe Navigo en région parisienne. Nos amendements visaient justement à aider tout le monde, urbains comme ruraux. Vous cherchez à les opposer – c’est votre fonds de commerce –, mais nous vous battrons !