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Historique
14 déc. 2020 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence

16 déc. 2020 09:30 : Examen du texte

13 janv. 2021 14:00 : Examen du texte

14 janv. 2021 20:00 : Examen du texte


20 janv. 2021 10:05 : examen
20 janv. 2021 - 25 janv. 2021 : 22 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

27 janv. 2021 12:10 : Examen du texte

28 janv. 2021 09:00 : Discussion
28 janv. 2021 15:00 : Discussion
28 janv. 2021 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

10 mars 2021 09:00 : Discussion
10 mars 2021 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )




8 avr. 2021 09:00 : Discussion
8 avr. 2021 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

15 avr. 2021 09:00 : Discussion
15 avr. 2021 15:00 : Discussion
15 avr. 2021 21:00 : Discussion
15 avr. 2021 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 15ème législature

Originalv2v3v4v5v6
📜Proposition de loi rénovant la gouvernance du service public d'eau potable et d'assainissement en guadeloupe
Justine Benin
10 déc. 2020

🖋️Amendements examinés : 100%
24 Adoptés6 Rejetés
1 Irrecevables
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« réponse »,

insérer les mots :

« des organes délibérants ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Substituer à l’alinéa 5 les quatre alinéas suivants :

« II. – Sont membres du syndicat mixte :

« 1°  Les communautés d’agglomération CAP Excellence, Grand Sud Caraïbe, du Nord Grande-Terre, de la Riviera du Levant et du Nord Basse-Terre ;

« 2° La région de Guadeloupe ;

« 3°  Le département de la Guadeloupe. »

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« L’établissement »,

les mots :

« Le syndicat mixte ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« leur exercice »

les mots :

« l’exercice de ces missions ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la deuxième phrase de l'alinéa 8, après le mot :

« rendu »,

insérer les mots :

« aux usagers ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 8 par les mots :

« en eau ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la troisième phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« services »,

insérer le mot :

« publics ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la troisième phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« réseaux »,

insérer les mots :

« d’eau et d’assainissement »

🖋️Adopté
Hélène Vainqueur-Christophe
16 janv. 2021

Après l’alinéa 10, insérer les cinq alinéas suivants :

« Il exerce en outre des missions d’études générales visant notamment à :

« 1° Préserver la ressource en eau et favoriser une gestion durable des milieux aquatiques ;

« 2° Intégrer les politiques d’eau potable et d’assainissement dans les grands enjeux de développement durable du territoire ;

« 3° Participer à l’élaboration des schémas stratégiques relatifs aux politiques d’eau potable et d’assainissement à l’échelle du territoire ;

« 4° Conduire une réflexion globale sur la gestion du petit cycle de l’eau et de l’assainissement sur le territoire. »

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Après l'alinéa 10, insérer l'alinéa suivant :

« III bis. – En cas rupture de l'approvisionnement des usagers, le syndicat mixte prend toute mesure propre à garantir un droit d'accès normal et régulier à l'eau potable. »

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Au début de l’alinéa 11, substituer au mot :

« Il »

les mots :

« Le syndicat mixte ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la première phrase de l’alinéa 13, après le mot :

« syndicat »,

insérer le mot :

« mixte ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 13, substituer au mot :

« respectivement »,

le mot :

« chacun ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À l’alinéa 14, supprimer le mot :

« ouvert ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

I. – Supprimer l’alinéa 16.

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de l'alinéa 17 :

« VI. –  Les biens meubles et immeubles faisant... (le reste sans changement). »

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« sont transférés les droits et obligations qui s’y rattachent. Un procès‑verbal établi contradictoirement »,

les mots :

« les droits et obligations qui s’y rattachent sont transférés audit établissement public. Un procès‑verbal établi de façon contradictoire ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À l’alinéa 19, substituer aux mots :

« de ce délai, ce »,

les mots :

« du délai mentionné au deuxième alinéa du présent VI, le ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À l’alinéa 19, substituer aux mots :

« du ministre chargé des collectivités territoriales et du ministre des outre‑mer et qui comprend notamment des représentants des communes et  »,

les mots :

« des ministres chargés des collectivités territoriales et des outre-mer et qui comprend notamment des représentants des communes et des ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Après le mot :

« prévus »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 20 :

« au présent VI sont réalisés à titre gratuit et ne donnent lieu à aucune indemnité, droit, taxe ou honoraire, ni à la contribution prévue à l’article 879 du code général des impôts. »

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la seconde phrase de l'alinéa 22, supprimer les mots :

« entre eux ».

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Après le mot :

« distinguant »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 24 :

« , d’une part, les contributions dues au titre du service public d’eau potable et, d’autre part, celles dues au titre du service public d’assainissement. »

🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

À la première phrase de l’alinéa 27, après la première occurrence du mot :

« statuts »,

insérer les mots :

« du syndicat mixte ».

🖋️Rejeté
Hélène Vainqueur-Christophe
16 janv. 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 8 par les mots :

« , des milieux aquatiques et des sols ».

🖋️Irrecevable
Olivier Serva
16 janv. 2021
🖋️Rejeté
Olivier Serva
16 janv. 2021

Substituer à l’alinéa 13 les cinq alinéas suivants :

« Les sièges réservés aux communautés d’agglomération sont répartis proportionnellement à leur population. L’État dispose d’un siège. La région et le département disposent respectivement de quatre sièges.

« Par dérogation à l’article L. 5721‑5 du code général des collectivités territoriales, les associations représentant les usagers du service public de l’Eau disposent au total de 3 sièges répartis par bassin.

« Dans les conditions prévues au troisième alinéa, les personnalités qualifiées disposent de 5 sièges et seront désignées par chacun des établissements publics de coopération intercommunale.

« Chaque délégué participe au vote des délibérations relatives aux décisions d’intérêt commun prévues à l’article L. 5212‑16 du code général des collectivités territoriales. Dans le cas contraire, ne prennent part au vote que les délégués représentant les membres concernés par l’affaire mise en délibération.

« Les associations représentant des usagers du service public de l’eau et les personnalités qualifiées siégeront au comité syndical en tant que membres associés et à ce titre participeront à l’ensemble des réunions du comité syndical avec voix délibérative. »

🖋️Rejeté
Max Mathiasin
16 janv. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 13 :

« Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre membres du syndicat disposent d’un total de vingt sièges au sein du comité syndical répartis en fonction de l’importance de la population située dans leur périmètre géographique respectif selon le dernier recensement de la population par l’Institut national de la statistique et des études économiques. La région et le département disposent respectivement de quatre sièges. Les trois chambres consulaires disposent chacune d’un siège. Les représentants des usagers du service public de l’eau disposent d’un siège pour chacun des trois bassins géographiques. Les cinq établissements publics de coopération intercommunale précités disposent chacun d’un siège pour la personnalité qualifiée qu’ils désignent. Le représentant de l’État en Guadeloupe dispose d’un siège. »

🖋️Rejeté
Justine Benin
19 janv. 2021

Compléter l’alinéa 13 par la phrase suivante :

« Le président de la commission de surveillance mentionnée à l’article 2 participe aux travaux du comité syndical avec voix consultative. »


Article 2
🖋️Adopté
Justine Benin
19 janv. 2021

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Une commission de surveillance est placée auprès du syndicat mixte mentionné au I de l’article 1er. Elle comprend :

« 1° Des représentants des membres dudit syndicat mixte désignés selon les règles fixées dans ses statuts ;

« 2° Des représentants d’associations d’usagers ;

« 3° Des représentants de la chambre de commerce et d’industrie des îles de Guadeloupe, de la chambre d’agriculture de la Guadeloupe et de la chambre de métiers et de l’artisanat de la région Guadeloupe.

« Les membres de la commission de surveillance mentionnés au 2° sont nommés par le représentant de l’État en Guadeloupe, après avis du président du syndicat mixte. Ils représentent au moins la moitié des membres de la commission.

« Les membres de la commission de surveillance mentionnés au 3° sont nommés par le représentant de l’État en Guadeloupe, sur proposition des présidents des organismes concernés.

« La commission de surveillance élit son président parmi les membres mentionnés au 2°. 

« II. – La commission de surveillance formule des avis sur l’exercice de ses compétences par le syndicat mixte, et notamment sur :

« 1° Le projet stratégique du syndicat mixte et ses projets d’investissements ;

« 2° La politique tarifaire et la qualité du service public d’eau potable et des services d’assainissement faisant l’objet du rapport mentionnée à l’article L. 2224‑5 du code général des collectivités territoriales ;

« 3° Le service public de défense extérieure contre l’incendie, au sens de l’article L. 2225‑2 du même code ;

« 4° La gestion de la ressource en eau ;

« 5° La satisfaction des usagers du service public de l’eau.

« Les avis de la commission de surveillance sont transmis au comité syndical.

« III. – La commission de surveillance examine chaque année, sur le rapport du président du syndicat mixte, les rapports mentionnés à l’article L. 1413-1 du code général des collectivités territoriales.

« Elle est consultée pour avis par le comité syndical sur les projets mentionnés à l’article L. 1413-1 du code général des collectivités territoriales.

« IV. – La commission de surveillance peut formuler des propositions au comité syndical. Elle peut également solliciter l’inscription à l’ordre du jour du comité syndical de toute question en lien avec ses compétences à la demande de la majorité de ses membres.

« V. – Avant le 1er juillet de chaque année, le comité syndical entend du président de la commission de surveillance un état des travaux réalisés au cours de l'année précédente. »

🖋️Rejeté
Max Mathiasin
16 janv. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

« I. – La création effective du syndicat au 1er septembre 2021, ouvre une période transitoire de trois ans.

« Au cours de la période transitoire et en vue d’organiser les convergences nécessaires, les régies et opérateurs existants et opérationnels en place, poursuivent leurs activités sauf décision expresse contraire des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre concernés.

« Pendant la durée de la période transitoire, le syndicat mixte ouvert bénéficie d’une exonération des cotisations sociales et fiscales.

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Rejeté
Olivier Serva
16 janv. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

« I. – La création effective du syndicat au 1er septembre 2021, ouvre une période transitoire de trois ans.

« II. – Pendant la durée de la période transitoire et en vue d’organiser les convergences nécessaires, les régies et opérateurs existants et opérationnels en place, poursuivent leurs activités sauf décision expresse contraire des établissements publics de coopération intercommunale concernés. »


Article 3
🖋️Adopté16 janv. 2021

Supprimer cet article.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

En Guadeloupe, le service public de l’eau potable et de l’assainissement présente des carences graves et structurelles qui affectent son fonctionnement, avec des coupures d’eau fréquentes, d’ampleurs et d’origines diverses. À ce jour, les difficultés de distribution d’eau sont exacerbées par la crise du covid‑19. Le calendrier des tours d’eau, censés pallier les coupures récurrentes, n’est plus respecté. Et des secteurs entiers n’ont plus d’eau au robinet pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines consécutives.

Cette crise de l’eau est aujourd’hui la conséquence d’une accumulation de difficultés. Tout d’abord, un réseau de distribution vétuste et mal entretenu, avec des pertes d’eau pouvant atteindre jusqu’à 60 % des fuites. L’état réel du réseau de distribution est par ailleurs mal connu, ce qui nuit dès lors à la planification d’actions efficaces en termes de réparation. Les budgets des services d’eau et d’assainissement des collectivités locales et des opérateurs sont exsangues car ils doivent supporter des charges élevées (notamment salariales) et ne disposent pas toujours de recettes suffisantes à cause de fragilités dans le comptage et la facturation et d’un taux d’impayés élevé.

À titre d’exemple, l’une des principales autorités organisatrices du service, le Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG), présente une situation financière fortement dégradée, comme l’a rappelé récemment la chambre régionale des comptes. À ce jour, il n’est plus en mesure d’exercer ses compétences dans des conditions garantissant la continuité du service public, la santé et l’ordre public, ni de réaliser les investissements indispensables pour l’amélioration de la distribution de l’eau.

Enfin, des défaillances importantes dans la gouvernance de l’eau freinent depuis plusieurs années tout redressement de la situation. Si la Guadeloupe est un territoire riche en eau, bénéficiant d’une pluviométrie élevée et de nombreuses sources et rivières, la crise de l’eau est paradoxalement devenue systémique en Guadeloupe, et les tentatives de restructuration antérieures des compétences relatives à l’eau et à l’assainissement, en l’absence notamment de consensus local chez les élus, ont successivement échoué ces dernières années.

Il est donc aujourd’hui indispensable qu’une solution soit rapidement mise en place pour améliorer la gouvernance de l’alimentation et de la distribution de l’eau, préalable indispensable pour moderniser les réseaux et répondre à l’urgence de la situation. Les populations de Guadeloupe attendent qu’une action forte et déterminée soit menée pour résoudre les difficultés subies au quotidien ; difficultés encore plus prégnantes en cette période de crise sanitaire. Dans un sondage publié en novembre 2020, la distribution et la gestion de l’eau apparaissent comme étant la première préoccupation des populations de Guadeloupe, à 45 % ; après le chômage, la santé, la pollution au chlordécone ou encore la sécurité (« Baromètre politique en Guadeloupe »  – Qualistat Études et Conseil).

Ainsi, la présente proposition de loi vise à créer un service unique de l’eau potable et de l’assainissement en Guadeloupe continentale. La création de cette structure relève, d’abord, de l’ordre public et en particulier de la salubrité et de la santé publiques au sens des missions particulières que la loi confie aux services publics de l’eau et de l’assainissement, au sens respectivement des articles L. 2224‑7 et L. 2224‑8 du code général des collectivités territoriales.

Elle est imposée par la loi, ensuite, d’une part en raison d’une situation très dégradée ne permettant pas un retour dans les meilleurs délais à un fonctionnement normalisé et pérenne de l’exercice de ces compétences, et d’autre part en raison des échecs antérieurs pour trouver des solutions locales selon les procédures de droit commun.

Elle s’impose, enfin, dans l’objectif de regrouper au sein d’une même structure région, département et les EPCI à fiscalité propre disposant des compétences qui sont dévolues à titre obligatoire par la loi en matière d’eau, d’assainissement des eaux usées et de gestion des eaux urbaines aux communautés d’agglomération depuis le 1er janvier 2020. Ce regroupement permettra une gestion unifiée des compétences, seule à même de garantir que les investissements nécessaires à la remise à niveau et à la modernisation des réseaux actuellement en déshérence puisse conforter, sur le territoire guadeloupéen, la pérennité des infrastructures et qu’un exercice effectif tant des missions des services d’eau potable que celles relatives à l’assainissement collectif et non collectif auxquelles sont attachés des impératifs de préservation de la santé publique et de lutte contre la pollution de l’environnement soit assuré au profit des habitants.

Afin de garantir un service public de qualité en matière d’eau et d’assainissement dans le département de la Guadeloupe, la proposition de loi prévoit donc la création d’un syndicat mixte ouvert dénommé « Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe » dont les cinq communautés d’agglomération de Guadeloupe « continentale » seront membres aux côtés du département et de la région. Cette création interviendra à la date à laquelle le préfet, en concertation avec les EPCI, le département et la région, arrêtera les statuts du syndicat et devra intervenir au plus tard au 1er septembre 2021. Il fixe aussi une répartition des sièges entre les membres du syndicat au sein de son organe délibérant.

Ce syndicat mixte ne recouvrira pas le périmètre de la communauté de communes de Marie‑Galante, puisque ce territoire dispose d’un service public d’eau autonome ne connaissant pas de difficulté majeure.

Concernant les dispositions financières, le syndicat mixte appliquera les dispositions communales en matière de recettes et de dépenses notamment de dépenses obligatoires. La présente proposition de loi n’implique donc aucune charge au sens de l’article 40 de la Constitution.

Les modalités de contributions des membres au profit du syndicat sont fixées selon des principes simples : le département et la région de Guadeloupe contribuent chacun à hauteur de 25 %, les EPCI en fonction du nombre d’abonnés estimé selon le périmètre de chacun des deux services publics. En l’absence de dispositions spécifiques aux syndicats mixtes dans le droit commun, la loi prévoit que les contributions des membres ont le caractère de dépenses obligatoires.

En matière de biens, il est décidé d’opérer un transfert en pleine propriété similaire à la procédure prévue à l’article L. 5215‑28 du code général des collectivités territoriales. Au 1er septembre 2021, les biens, droits et obligations seront transmis au syndicat mixte et, dans un délai d’un an, les biens seront transférés en pleine propriété entre le syndicat mixte et ses membres. À défaut de transfert effectif dans un délai d’un an, un décret pris en Conseil d’État règlera les conditions du transfert.

Enfin, l’article 2 propose d’adosser au syndicat mixte une commission consultative, sur le même modèle que ce qui est prévu par le code général des collectivités territoriales à l’article L. 1413‑1. Cela permettra ainsi d’inscrire la consultation des associations d’usagers et d’assurer leur avis sur l’exercice des compétences en matière d’eau par le syndicat. Leurs représentants pourront également bénéficier d’une lisibilité et d’une transparence sur les investissements réalisés pour améliorer la distribution et la qualité de l’eau sur le territoire de Guadeloupe.

Article 1

I. – Il est créé, au 1er septembre 2021, un établissement public local à caractère industriel et commercial dénommé « Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe ».

Sous réserve des dispositions de la présente loi, l’établissement est un syndicat mixte soumis au titre II du livre VII de la partie V du code général des collectivités territoriales.

Après consultation et avis des organes délibérants des membres du syndicat mixte mentionnés au II, les statuts du syndicat mixte sont arrêtés par le représentant de l’État dans le département de la Guadeloupe. À défaut de réponse dans un délai d’un mois à compter de la notification du projet de statuts, l’avis est réputé favorable.

L’établissement est constitué pour une durée illimitée.

II. – Sont membres du syndicat mixte la communauté d’agglomération CAP Excellence, la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe, la communauté d’agglomération du Nord Grande Terre, la communauté d’agglomération de La Riviera du Levant, la communauté d’agglomération du Nord Basse‑ Terre, la région de Guadeloupe et le département de la Guadeloupe.

En cas de modification du périmètre, par fusion ou partage, d’une communauté d’agglomération citée au premier alinéa, le ou les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre qui en résultent deviennent automatiquement membres du syndicat mixte.

III. – L’établissement détient l’ensemble des prérogatives attachées aux missions dévolues aux services publics de l’eau et de l’assainissement telles qu’elles sont déterminées par la loi.

Il garantit leur exercice en vue de la satisfaction des besoins communs de ses membres. Il veille à la continuité du service public dans un objectif de qualité du service rendu et de préservation de la ressource. Il assure la gestion technique, patrimoniale et financière de ces services et réalise tous les investissements nécessaires pour le bon fonctionnement et la modernisation des réseaux dans un objectif de pérennité des infrastructures. Il exerce, à ce titre, de plein droit, en lieu et place des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre membres, les compétences suivantes :

1° eau, assainissement des eaux usées, dans les conditions prévues aux articles L. 2224‑7 à L. 2224‑8 du code général des collectivités territoriales ;

2° service public de défense extérieure contre l’incendie, au sens de l’article L. 2225‑2 du même code.

IV. – Il exerce par ailleurs, en lieu et place du département de la Guadeloupe et de la Région Guadeloupe, la compétence en matière d’étude, d’exécution et d’exploitation de tous les travaux, ouvrages ou installations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence visant les missions prévues au I de l’article L. 211‑7 du code de l’environnement hors celles mentionnées aux 1°, 2°, 5° et 8° relevant de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations.

V. – L’établissement est administré par un comité syndical qui comprend des délégués des membres.

Chaque établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre membre du syndicat dispose de quatre sièges au sein du comité syndical. La région et le département disposent respectivement de quatre sièges

Le Président du syndicat mixte ouvert est élu par les membres du comité syndical.   

L’effectif du bureau représente au maximum 25 % des membres du comité syndical. Chaque établissement public à coopération intercommunale, la Région de Guadeloupe et le département de la Guadeloupe désignent parmi les membres du comité syndical leur représentant qui siège au bureau.

VI. – Dispositions organisant le transfert en pleine propriété de certains biens.

Les immeubles et meubles faisant partie du domaine public des communes appartenant aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre membres sont mis à disposition de plein droit de l’établissement public mentionné au I, dès son institution, dans la mesure où ils sont nécessaires à l’exercice des compétences de celui‑ci.

Dans un délai d’un an à compter de la mise à disposition des biens, sont transférés les droits et obligations qui s’y rattachent. Un procès‑verbal établi contradictoirement précise la consistance et la situation juridique de ces biens.

À défaut d’accord amiable au terme de ce délai, ce transfert est prononcé par décret en Conseil d’État, pris après avis d’une commission dont la composition est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé des collectivités territoriales et du ministre des outre‑mer et qui comprend notamment des représentants des communes et établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Les transferts de biens, droits et obligations prévus aux alinéas précédents sont réalisés à titre gratuit et ne donnent pas lieu à indemnité, droit, taxe, contribution prévue à l’article 879 du code général des impôts ou honoraires.

VII. – Les activités industrielles et commerciales exercées par le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe sont financées dans les conditions prévues aux articles L. 2224‑12‑1 à L.2224‑12‑5 du code général des collectivités territoriales.

Dans les conditions prévues par l’article L. 2224‑2 du code général des collectivités territoriales, les membres du Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe peuvent prendre en charge des dépenses au titre du service public de l’eau, par décision motivée du conseil syndical. Dans ce cas, les contributions des membres de l’établissement sont ainsi réparties entre eux :

1° La région et le département contribuent chacun à hauteur de 25 % ;

2° Les 50 % des contributions restantes sont réparties entre les communautés d’agglomération membres au prorata du nombre d’abonnés situés dans leurs périmètres géographiques respectifs, en distinguant celles dues au titre du service public d’eau potable d’une part et celles dues au titre du service public d’assainissement d’autre part.

Ces contributions ont un caractère obligatoire.

VIII. – L’adhésion des membres mentionnées au II vaut retrait des syndicats auxquels ces membres appartiennent pour les compétences mentionnées au III.

IX. – Toute modification des statuts est prononcée par arrêté du représentant de l’État en Guadeloupe, dans les conditions fixées par les statuts de l’établissement ou, à défaut, dans les conditions fixées à l’article L. 5721‑2‑1 du code général des collectivités territoriales. La modification des statuts ne peut pas porter sur les dispositions fixées par la présente loi, à l’exception de la modification de la dénomination du syndicat.

Article 2

I. – En application de l’article L. 1413‑1 du code général des collectivités territoriales, une commission consultative est placée auprès du syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe nouvellement créé.

Cette commission, présidée par le président du comité syndical ou son représentant, comprend des membres du syndicat désignés selon les règles fixées dans ses statuts ou, à défaut, dans le respect du principe de la représentation proportionnelle, et des représentants d’associations locales nommés par le comité syndical.

La commission peut également, sur proposition de son président, inviter à participer à ses travaux, avec voix consultative, toute personne dont l’audition lui paraît utile.

La majorité des membres de la commission peut demander l’inscription à l’ordre du jour de toute proposition relative à l’amélioration des missions exercées par l’établissement.

II. – La commission examine chaque année sur le rapport de son président :

1° Les rapports sur le prix et la qualité du service public d’eau potable, sur les services d’assainissement visés à l’article L. 2224‑5 du code général des collectivités territoriales ;

2  Le rapport sur le service public de défense extérieure contre l’incendie, au sens de l’article L. 2225‑2 du même code ;

3° Le rapport sur la ressource en eau ;

4° Le rapport sur la satisfaction des usagers du service public de l’eau.

III. – Elle est consultée pour avis par le comité syndical de l’établissement sur l’étude, l’exécution et l’exploitation de tous les travaux, ouvrages ou installations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence visant les missions prévues au I de l’article L. 211‑7 du code de l’environnement hors celles mentionnées aux 1°, 2°, 5° et 8° relevant de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations.

Article 3

« La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

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