🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
Originalv2
📜Proposition de loi visant à interdire l'importation en france de produits agricoles et denrées alimentaires contenant de l'acétamipride et à abroger la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur
Loïc Prud'homme
14 oct. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
11 Adoptés21 Rejetés
8 Irrecevables
9 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Adopté
Anne-Sophie Ronceret
14 nov. 2025

Au titre de la proposition de loi, substituer au mot : 

« abroger » 

le mot : 

« maintenir ».


Article 1
🖋️Adopté
Loïc Prud'homme
18 nov. 2025

Après le mot :

« agricoles », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 : 

« pour la production desquels il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques ou de semences contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action identiques à ceux de ces substances ».

🖋️Adopté
Loïc Prud'homme
18 nov. 2025

Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé : 

« II. – Le I du présent article entre en vigueur au 1er janvier 2031. »

🖋️Adopté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au début de la section 6 du chapitre III du titre V du livre II du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 253‑7 A ainsi rédigé :

« Art. L. 253‑7 A. – Tout exploitant ou salarié agricole utilisateur à titre professionnel de produits phytopharmaceutiques mentionnés à l’article L. 253‑1 a droit à une information claire et complète sur les maladies professionnelles liées à l’usage de ces produits et sur le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides défini à l’article L. 723‑13‑3.

« Un décret, pris après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et du Conseil central d’administration de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole, précise le contenu de cette information. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est remplacé par les trois alinéas ainsi rédigés :

« Il est interdit de proposer à la vente ou de distribuer à titre gratuit en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage :

1° De produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d’identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation ;

2° De produits phytopharmaceutiques, ou de semences traitées avec ces produits, dont l’utilisation est interdite sur le territoire national en vertu du II de l’article L. 253‑8 du présent code ;

3° De produits phytopharmaceutiques dont les autorisations de mise sur le marché ont été retirées au regard de risques pour la santé humaine ou de risques inacceptables pour l’environnement dès lors que les preuves scientifiques de ces risques ont été notifiées par la France conformément aux articles 69 ou 71 du règlement (CE) n°1107/2209 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/ CEE et 91/414/ CEE du Conseil. »

2° Au troisième alinéa, les mots :« au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « aux premier à quatrième alinéas »

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
18 nov. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – L’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est remplacé par les trois alinéas ainsi rédigés :

« Il est interdit d’importer, de proposer à la vente ou de distribuer à titre gratuit en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou des produits agricoles pour la production desquels il a été fait usage :

1° De produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d’identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation ;

2° De produits phytopharmaceutiques, ou des semences traitées avec ces produits, contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action identiques à ceux de ces substances ; »

2° Après le mot : « prévue », le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « aux trois premiers alinéas » ;

3° Au troisième alinéa, les mots : « au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « aux 1° et 2° »

II. – Le 2° de l’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime entre en vigueur à compter du 1er janvier 2031. » »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« Le premier alinéa de l’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Il en va de même pour les denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques, ou de semences traitées avec ces produits, dont l’utilisation est interdite sur le territoire national en vertu du II de l’article L. 253‑8 du même code. »

🖋️Rejeté
Nicolas Meizonnet
14 nov. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« Par dérogation aux interdictions en vigueur, l’utilisation d’acétamipride est autorisée lorsque celle-ci intervient dans le cadre d’un usage strictement encadré, destiné à répondre à des impératifs agronomiques avérés et ne pouvant être satisfaits par des alternatives disponibles.

« Son emploi est subordonné :

« 1° À la délivrance d’une autorisation spécifique par l’Agence nationale de sécurité sanitaire ;

« 2° Au respect de conditions d’application garantissant la protection de la santé humaine et de l’environnement.

« Afin d’être compatibles avec la charte de l’environnement, les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025

Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Le premier alinéa de l’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée : »

🖋️Rejeté
Julien Dive
14 nov. 2025

Après le mot : 

« agricoles », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 : 

« qui ont été obtenus selon des conditions de production ne respectant pas les exigences essentielles de la réglementation de l’Union européenne en matière de santé publique, de protection de l’environnement, de bien-être animal ou de sécurité sanitaire des aliments, lorsque ces écarts sont de nature à altérer le niveau de protection garanti aux consommateurs ou aux écosystèmes. »

🖋️Rejeté
Nicolas Meizonnet
14 nov. 2025

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Cette interdiction cesse de s’appliquer si l’acétamipride est de nouveau autorisé en France, dans des conditions définies par la réglementation en vigueur. »

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le huitième alinéa de l’article L1 du code rural et de la pêche maritime est complété par les mots : « et autorise les produits phytopharmaceutiques autorisés dans au moins l’un des pays membres de l’Union européenne. »

🖋️Irrecevable
Hervé de Lépinau
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1° Le troisième alinéa est ainsi rédigé :

« B – Les programmes d’application par aéronef circulant sans personne à bord de produits phytopharmaceutiques peuvent être autorisés en France lorsqu’ils présentent des avantages manifestes pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter et pour l’environnement par rapport aux applications par voie terrestre, et dès lors qu’ils ont fait l’objet d’une évaluation favorable par le ministère chargé de l’Agriculture. »

2° Au quatrième alinéa les mots : « après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et » sont supprimés.

3° a) Le 1 ter est ainsi rédigé :

« C – Les programmes mentionnés au B peuvent être autorisés à titre d’essai. »

« Le ministère chargé de l’Agriculture autorise et évalue ces essais pour tous les produits phytopharmaceutiques autorisés, afin d’évaluer si leur application par aéronef circulant sans personne à bord répond aux conditions d’autorisation définitive prévues à l’article 9 de la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 précité. »

« Un décret du ministère chargé de l’Agriculture définit les conditions d’autorisation et les modalités de réalisation de ces essais qui garantissent la démonstration des avantages manifestes mentionnés au B. »

« D – Le ministère chargé de l’Agriculture publie chaque année une liste des produits phytopharmaceutiques ayant fait l’objet des essais mentionnés au C et indique s’ils sont éligibles aux autorisations mentionnées au B. »

b) En conséquence, au I du présent article, les références : « 1 bis et 1 ter » sont remplacés par les mots : « du 1 bis ». »

🖋️Irrecevable
Julien Dive
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au B du I de l’article 253‑8 du code rural et de la pêche, après les mots : « ou égale à 20 %, », sont insérés les mots : « , sur des cultures submergées ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° Le II bis est supprimé ;

2° Le IV est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après le mot : « précitée, », sont insérés les mots : « ainsi que la production, le stockage et la circulation de ces substances actives non approuvées, » ;

b) Le même premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il en va de même des substances et des produits phytopharmaceutiques contenant des substances dont les autorisations, au titre du même règlement (CE) n° 1107/2009 précédemment mentionné, ont expiré. » ;

c) Le second alinéa est supprimé.

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le II bis de l’article L. 253‑8  du code rural et de la pêche maritime est supprimé.

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le II bis de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« II bis. – L’utilisation des produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives de la classe des fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase est interdite à compter du 1er janvier 2026. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le II bis de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« II bis. – L’utilisation des produits phytopharmaceutiques contenant la substance active glyphosate est interdite à compter du 1er janvier 2026. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le II bis de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« II bis. – À compter du 1er janvier 2026, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances perfluoroalkylées ou polyfluoroalkylées, ou dont les métabolites sont des substances perfluoroalkylées ou polyfluoroalkylées, est interdite. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le IV de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° Après le mot : « précitée, », sont insérés les mots : « ainsi que la production, le stockage et la circulation de ces substances actives non approuvées, » ;

2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Il en va de même des substances et des produits phytopharmaceutiques contenant des substances dont les autorisations, au titre du même règlement (CE) n° 1107/2009 précédemment mentionné, ont expiré. »

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime est complété par un V ainsi rédigé :

« V. – Aucun accord de libre-échange ne peut être conclu sans la mise en place de mesures miroirs assujettissant les opérateurs économiques qui exportent des denrées alimentaires ou des produits agricoles vers l’Union européenne et la France à l’obligation de garantir, pour ces denrées et produits et par la certification d’un organisme tiers sur le territoire national, l’absence d’usage de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées ou dont les autorisations ont expiré au titre du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 précité. »

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La section 6 du chapitre III du titre V du livre II du code rural et de la pêche maritime est complétée par un article L. 253‑8‑5 ainsi rédigé :

« Art. L. 253‑8‑5 (nouveau) . – Aucun accord de libre‑échange ne peut être conclu sans la mise en place de mesures miroirs assujettissant les opérateurs économiques qui exportent des denrées alimentaires ou des produits agricoles vers l’Union européenne et la France à l’obligation de faire certifier les conditions de production et de transformation de ces denrées et produits par un organisme tiers lui‑même agréé par l’Union européenne, pour garantir l’absence d’usage de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées ou dont les autorisations ont expiré au titre du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 précité. »

🖋️Irrecevable
Hervé de Lépinau
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié : 

1° Le premier alinéa de l’article 253‑1 est ainsi rédigé :

« Le ministère chargé de l’agriculture est chargé de délivrer les autorisations de mise sur le marché et d’expérimentation des produits phytopharmaceutiques et des adjuvants vendus seuls ou en mélange, et d’approuver les substances actives, les coformulants, les phytoprotecteurs et les synergistes contenus dans ces produits dans des conditions fixées par décret et par le règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/ CEE et 91/414/ CEE du Conseil. »

2° Après le mot : « délivrés », la fin de l’article L. 255‑7 est ainsi rédigée :

« par le ministère chargé de l’agriculture dans des conditions fixées par décret. ».

II. – Un décret en Conseil d’État définit, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, les modalités d’autorisation de mise sur le marché et d’expérimentation des produits phytopharmaceutiques, adjuvants, matières fertilisantes, adjuvants de matières fertilisantes et supports de culture mentionnés aux articles L. 253‑1 et L. 255‑1 du code rural et de la pêche maritime.

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La section 6 du chapitre III du titre V du livre II du code rural et de la pêche maritime est complétée par un article L. 253‑8‑5 ainsi rédigé :

« Art. 253‑8‑5. – Les données définies à l’annexe I du règlement d’exécution (UE) 2023/564 de la Commission relatives à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques mentionnés à l’article L. 253‑1 par les exploitants mentionnés à l’article L. 257‑1, sont enregistrées sous forme électronique, dans un format lisible par machine au sens du 13 de l’article 2 de la directive (UE) 2019/1024.

« Elles sont rendues accessibles à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, dans le cadre de ses missions et du dispositif de surveillance dénommé phytopharmacovigilance défini à l’article L. 253‑8‑1. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 1313‑1 du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Le onzième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle ne peut solliciter ni recevoir aucune instruction du Gouvernement ou de toute autre personne publique ou privée dans l’exercice de ces missions. » ;

2° Le quinzième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle prend en considération, dans le cadre de l’évaluation des risques, le dernier état des connaissances scientifiques ainsi que les effets sur les espèces non ciblées et l’effet cocktail, considéré comme les risques liés aux effets additifs, synergiques, potentialisateurs ou antagonistes de la combinaison de ces produits au regard des principaux mélanges auxquels les exploitants et salariés agricoles ainsi que la population sont exposés. »

2° Après le même quinzième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dans l’attente de l’adoption par l’Autorité européenne de sécurité des aliments du document d’orientation sur l’évaluation des risques associés aux produits phytopharmaceutiques pour les abeilles, elle prend en considération, dans le cadre de ses missions définies au onzième alinéa concernant les produits phytopharmaceutiques, l’évaluation des risques pour les abeilles domestiques et pour les pollinisateurs sauvages, ainsi que pour leurs larves, en tenant compte des effets d’une exposition chronique, des effets sublétaux, des effets à long terme, des effets cumulés, ainsi que des effets sur le comportement. »

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre Ier du livre III de la première partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° L’alinéa onze de l’article L. 1313‑1 est supprimé.

2° Au second alinéa de l’article L. 1313‑6-1 :

a) les mots : « des produits phytopharmaceutiques et adjuvants mentionnés à l’article L. 253‑1 du code rural et de la pêche maritime »sont supprimés; 

b) les mots : « et des matières fertilisantes et supports de culture en application du onzième alinéa de l’article L. 1313‑1 du présent code » sont supprimés.

🖋️Irrecevable
Fabrice Barusseau
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les ministres chargés de l’agriculture et de la consommation peuvent établir une liste de mesures miroirs assujettissant les opérateurs économiques qui exportent des denrées alimentaires ou des produits agricoles vers l’Union européenne et la France à l’obligation de faire certifier les conditions de production et de transformation de ces denrées et produits par un organisme tiers lui même agréé par l’Union Européenne. 

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans l’attente de la modification des règlements (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021 modifiant les règlements (UE) n° 1308/2013 portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits agricoles, (UE) n° 1151/2012 relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires, (UE) n° 251/2014 concernant la définition, la description, la présentation, l’étiquetage et la protection des indications géographiques des produits vinicoles aromatisés et (UE) n° 228/2013 portant mesures spécifiques dans le domaine de l’agriculture en faveur des régions ultrapériphériques de l’Union, pour l’application des dispositions du deuxième et du troisième alinéas de l’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime, il est tenu compte :

1° En ce qui concerne les produits phytopharmaceutiques composés d’une ou plusieurs substances actives non approuvées dans l’Union européenne, de la limite maximale de résidu abaissée au seuil de détermination défini au f du 2 de l’article 3 du règlement (CE) n° 396/2005 du Parlement européen et du Conseil du 23 février 2005 concernant les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’origine végétale et animale et modifiant la directive 91/414/CEE du Conseil ;

2° En ce qui concerne les produits phytopharmaceutiques composés d’une ou plusieurs substances actives qui répondent à l’un des critères d’exclusion énoncé par l’annexe II du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil, des méthodes de production des denrées alimentaires ou produits agricoles importés depuis les pays tiers, même en l’absence de dépassement du seuil de détermination de résidu dans ou sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’origine végétale et animale ;

3° En ce qui concerne les produits phytopharmaceutiques dont l’utilisation est interdite en France, bien que la ou les substances actives contenues dans ces produits soient encore approuvées dans l’Union européenne, des preuves scientifiques justifiant cette interdiction au regard des risques pour la santé humaine et des risques inacceptables pour l’environnement dès lors qu’elles ont été notifiées par la France sur la base des articles 69 ou 71 du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil.

🖋️Rejeté
Delphine Batho
14 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans l’attente de l’harmonisation des règlements (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE, (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relatif aux médicaments vétérinaires et abrogeant la directive 2001/82/CE et (UE) 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides, lorsqu’une substance active entrant dans la composition d’un médicament vétérinaire défini à l’article L. 5141‑2 du code de la santé publique, ou d’un produit biocide défini à l’article L. 522‑1 du code de l’environnement, est identique à une substance active qui n’est plus approuvée au titre du règlement (CE) n° 1107/2009, ou dont l’autorisation a expiré, l’autorisation préalable à la mise sur le marché et à l’utilisation de ce médicament ou de ce produit biocide n’est pas délivrée. Il en va de même pour les médicaments vétérinaires et les produits biocides contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action identiques à ceux de ces substances dont l’utilisation est interdite sur le territoire national en application du II de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime.

Un décret précise les modalités d’application du présent article qui entre en vigueur au plus tard le 1er janvier 2026.

🖋️Tombé
Nicolas Meizonnet
14 nov. 2025

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« d’acétamipride ». 

les mots : 

« de produits phytosanitaires interdits en France ».

🖋️Tombé
Delphine Batho
14 nov. 2025

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« d’acétamipride »,

les mots : 

« de produits phytopharmaceutiques, ou de semences traitées avec ces produits, dont l’utilisation est interdite sur le territoire national en vertu du II de l’article L. 253‑8 du même code »

🖋️Tombé
Delphine Batho
14 nov. 2025

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« d’acétamipride »

les mots :

« de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action identiques à ceux de ces substances »


Article 2
🖋️Adopté
Julien Dive
14 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Nicolas Meizonnet
14 nov. 2025

Supprimer cet article.


Article 3
🖋️Adopté
Julien Dive
14 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Nicolas Meizonnet
14 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Anne-Sophie Ronceret
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 131‑9 du code de l’environnement est complété par un V ainsi rédigé :

« V. – Lors d’un contrôle opéré dans une exploitation agricole, la bonne foi de l’exploitant est présumée.

« Les procédures alternatives aux poursuites définies à l’article 41‑1 du code de procédure pénale sont priorisées.

« Lorsqu’il est constaté un manquement reposant sur une norme qui entre en contradiction avec une autre norme, l’exploitation agricole ne peut être sanctionnée. »

🖋️Adopté
Anne-Sophie Ronceret
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le 2° du III de l’article 181‑10‑1 du code de l’environnement est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque la consultation du public ne donne lieu à aucune observation substantielle, l’autorité administrative délivre un certificat d’absence d’opposition, qui permet la délivrance de l’autorisation environnementale selon une procédure accélérée définie par décret. »

🖋️Adopté
Anne-Sophie Ronceret
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 181‑10‑1 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Par dérogation, pour les projets destinés à l’élevage de bovins, de porcs ou de volailles soumis à la procédure d’autorisation environnementale en raison des activités d’élevage, lorsque le projet fait l’objet d’une consultation du public conformément au présent article, aucune autre consultation du public ne peut être organisée au titre du présent code pour le même projet, sauf disposition contraire d’ordre public européen. »

🖋️Irrecevable
Anne-Sophie Ronceret
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article L. 211‑1‑2 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La destruction, la dégradation ou la détérioration d’un ouvrage de stockage d’eau et des prélèvements sur les eaux superficielles ou souterraines associés qui poursuit à titre principal une finalité agricole est punie de 2 ans d’emprisonnement et de 50 000 euros d’amende ».

🖋️Irrecevable
Hervé de Lépinau
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les conséquences économiques, sanitaires et sociales de l’association commerciale entre l’Union européenne et l’Ukraine, et du non-respect de nos normes par les importations ukrainiennes.

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les conséquences économiques, sanitaires et sociales des interdictions d’intrants sans solutions de remplacement, et du déficit d’investissement dans les alternatives aux produits interdits en France.

🖋️Rejeté
Nicolas Meizonnet
14 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet à l’Assemblée nationale un rapport sur les probabilités d’importer des denrées alimentaires ou des produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de produits phytosanitaires interdits en Europe dans le cadre de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
18 nov. 2025

À l’alinéa 2, après la référence : 

« L. 181‑10‑1, », 

insérer la référence : 

« L. 512‑7 ».

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
18 nov. 2025

À l’alinéa 3, après le mot : 

« articles », 

insérer la référence : 

« L. 174‑3 ».

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
18 nov. 2025

 À l’alinéa 5, supprimer la référence :

« L. 253‑8 , »

🖋️Tombé
Delphine Batho
14 nov. 2025

À l’alinéa 5, supprimer la référence :

« L. 253‑8 , ».

🖋️Tombé
Delphine Batho
14 nov. 2025

À l’alinéa 5, supprimer la mention : 

«, L. 361-4-6 ».

🖋️Tombé
Aurélien Lopez-Liguori
14 nov. 2025

À l’alinéa 6, supprimer la référence : 

« L. 253‑1 A ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 13min.

Mesdames, Messieurs,

Cette proposition de loi vise à abroger l’intégralité de la loi visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », dite loi Duplomb. Elle vise également à interdire l’importation en France de produits agricoles et denrées alimentaires contenant de l’acétamipride afin de garantir que les produits importés soient tenus aux mêmes obligations que ceux produits sur le territoire. Il s’agit non seulement de lutter contre la concurrence déloyale, mais aussi d’éradiquer de nos assiettes cet insecticide particulièrement dévastateur pour l’environnement et la santé humaine.

Définitivement adoptée par le Parlement en juillet 2025, cette loi Duplomb, du nom du sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains) qui en est à l’origine a été taillée sur mesure pour l’agrobusiness a bénéficié du soutien de toutes les droites climatosceptiques, depuis la minorité présidentielle jusqu’au Rassemblement national. À l’Assemblée, c’est le Gouvernement lui‑même qui a inscrit le texte à l’ordre du jour, sur la semaine qui lui était réservée, lui permettant ainsi de poursuivre au plus vite son parcours parlementaire.

Les dispositions de cette proposition de loi ont été décriées par toutes les associations de lutte pour l’environnement et par de multiples sociétés scientifiques, le Conseil scientifique du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’ordre des médecins, la ligue nationale contre le cancer… Tous dénoncent les dangers liés à l’usage des pesticides, mais aussi la généralisation des fermes‑usines ou le déploiement des méga‑bassines, sur les écosystèmes et sur notre santé.

La loi Duplomb s’inscrit dans la séquence écocidaire et rétrograde organisée par le gouvernement Bayrou avec le soutien de la droite extrême et de l’extrêmedroite. Le bloc macroniste a ainsi multiplié les attaques contre l’environnement et la santé publique.

Par ses conditions d’adoption, la loi Duplomb est d’abord profondément antidémocratique et illégitime et doit donc être abrogée. En effet, ce texte n’a jamais fait l’objet d’un examen dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en raison de l’adoption d’une motion de rejet préalable déposée par le rapporteur du groupe Les Républicains Julien Dive, c’est‑à‑dire sur son propre texte. L’objet d’une motion de rejet préalable étant classiquement de « faire reconnaître que le texte proposé est contraire à une ou plusieurs dispositions constitutionnelles ou de faire décider qu’il n’y a pas lieu à délibérer », il est clair qu’il s’agissait d’un détournement manifeste et inédit de cet outil parlementaire. Un tel coup de force anti‑démocratique visait à expédier cette loi dans le huis‑clos d’une Commission Mixte Paritaire et priver ainsi la représentation nationale de toute forme de débat susceptible de faire entendre une autre voix sur un texte qui n’est populaire que chez les représentantes et représentants de l’agrobusiness. En effet, ces groupes ont de manière revendiquée, et avec le soutien du Gouvernement, usé d’un véritable « 49 al. 3 parlementaire », violant le droit d’amendement des députées et députés, droit pourtant protégé par notre Constitution.

Cette manœuvre jamais vue auparavant n’a pourtant pas pu courtcircuiter le rejet populaire massif et légitime suscité par ce texte. Dans un sondage Cluster 17 réalisé peu après la publication de la pétition auprès d’un échantillon de 1 522 personnes, 64 % des interrogées et interrogés se sont dit opposés à ce que le Président Macron promulgue cette loi, et souhaitaient que celle‑ci fasse l’objet d’une nouvelle délibération du Parlement, comme il avait le pouvoir de le demander. Le groupe parlementaire de La France insoumise l’a également appelé à convoquer cette nouvelle délibération, afin de laisser les parlementaires en débattre. Ce qu’Emmanuel Macron a refusé.

Surtout, et de manière historique, une pétition citoyenne intitulée Non à la Loi Duplomb – Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale le 10 juillet et dénonçant l’ensemble de cette loi réunit à ce jour près de 2,13 millions de signatures. Ce seuil, jamais atteint auparavant, témoigne du refus de ce texte identifié à raison comme une loi cancer, en référence à ses dispositions relatives à la réintroduction des néonicotinoïdes, dangereux pour les pollinisateurs et pour la santé humaine, qui plus est qui menace nos écosystèmes et notre souveraineté alimentaire. Une victoire populaire sans précédent : la pétition ayant dépassé le seuil requis des 500 000 signatures, son examen est à l’ordre du jour de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Ses conclusions pourraient même faire l’objet d’un nouveau débat sans vote en séance à l’Assemblée nationale.

Le contenu de la loi Duplomb est désastreux d’un point de vue sanitaire, environnemental et agricole. Cette loi a été rédigée pour se conformer aux exigences de l’agrobusiness et sur ordre de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), et ne permettra pas d’apporter une réponse aux difficultés et aspirations du monde agricole. Ainsi, ce texte visait à réintroduire l’acétamipride en France, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, sans circonscrire cette autorisation ni dans le temps, ni dans l’espace, ni à certaines cultures ou substances, avant que le Conseil constitutionnel ne contrecarre ce funeste projet grâce à un recours initié par plusieurs groupes parlementaires, dont les députées et députés insoumis. Or, l’acétamipride représente un grave danger pour nos écosystèmes et notre santé, en premier lieu celle des travailleuses et travailleurs de la terre eux‑mêmes et des riveraines et riverains des exploitations.

Cet insecticide décime les pollinisateurs, indispensables à notre souveraineté alimentaire. Surtout, les études ayant démontré la toxicité de l’acétamipride pour l’humain, sa reprotoxicité (toxicité altérant la fertilité ou le développement du fœtus), sa neurotoxicité (toxicité sur le système nerveux), sa génotoxicité (toxicité sur l’ADN d’une cellule) et sa cancérogénicité, sont innombrables. Ses effets pourraient intervenir dès le plus jeune âge, puisque la substance a été retrouvée dans le liquide céphalo‑rachidien de nouvelles‑nées et nouveau‑nés, et pourrait aussi avoir un effet sur le développement du cerveau du fœtus puisqu’il traverse la barrière placentaire. L’Ordre national des médecins lui‑même a, de façon inédite, protesté contre la réintroduction de ce néonicotinoïde au nom du principe de précaution, arguant que le doute n’est pas permis lorsqu’il s’agit de troubles neuro‑développementaux, cancers pédiatriques, et autres maladies chroniques. Le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides a enregistré, pour 2024, une hausse de 43 % du nombre de dossiers de maladies causées par l’exposition professionnelle aux pesticides par rapport à 2023. L’application de cette disposition aurait pu provoquer dans les années qui viennent un scandale sanitaire de l’ampleur de l’amiante, ou l’équivalent hexagonal du scandale du chlordécone en Outremer. Pourtant, c’est bien ce poison avéré que l’arc parlementaire de droite et d’extrême‑droite et leurs alliés du Gouvernement proposent de pulvériser sur possiblement 500 000 hectares de terres en France. Et ce alors que des alternatives existent ou sont en cours d’expérimentation, comme l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) l’avait déterminé en 2019 (dans « 78 % des cas, au moins une méthode alternative non chimique peut d’ores et déjà remplacer les néonicotinoïdes. »).

Une première victoire majeure a été gagnée avec la censure d’une partie de cette loi grâce à la mobilisation au cours de l’été et au recours que les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise ont déposé au Conseil constitutionnel. En effet, la réintroduction des néonicotinoïdes a été censurée par le Conseil constitutionnel en vertu du droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé garanti par l’article 1er de la Charte de l’environnement.

Les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise souhaitent aller plus loin encore et proposent d’interdire l’importation de produits agricoles et denrées alimentaires destinés à la consommation humaine ou animale traités à base de ce pesticide mortifère.

En effet, la concurrence déloyale de productrices et producteurs qui ne sont pas contraints aux mêmes efforts que les agricultrices et agriculteurs français représente une menace bien réelle. Ainsi des produits agricoles traités avec des substances phytosanitaires interdites en France peuvent être légalement commercialisés s’ils respectent les limites maximales de résidus (LMR) fixées par la réglementation européenne. C’est le cas de l’acétamipride, pour lequel la Commission européenne a même rehaussé cet été les LMR sur plusieurs produits, tels que le miel, les prunes, ou encore les graines de lin, de pavot, de moutarde et de cameline. Cette situation crée une inégalité entre les productrices et producteurs français et les productrices et producteurs étrangers qui utilisent des substances interdites sur notre territoire, maximisant leurs rendements et réduisant leurs coûts de production. Il convient dès lors d’empêcher que les produits cultivés avec l’acétamipride puissent être importés en France. Notre pays a montré qu’une telle mesure était possible en activant, par un arrêté publié le 22 avril 2016, la clause de sauvegarde sur un autre insecticide particulièrement dangereux, le diméthoate. Cette clause visait à interdire la commercialisation, en France, de cerises traitées au diméthoate, qu’elles soient produites en France ou ailleurs dans le monde. Le gouvernement aurait très bien pu user du même levier pour l’acétamipride. Cela n’est pas seulement possible, mais aussi souhaitable, et permettra de s’assurer que toute trace de cette substance est éliminée de nos assiettes.

Enfin, il reste à abroger les autres dispositions de la loi Duplomb, qui sont dévastatrices pour l’environnement, la santé humaine et la souveraineté alimentaire.

La loi Duplomb vise également à faciliter le déploiement des mégabassines, afin d’alimenter des productions très gourmandes en eau. De plus, ces méga‑bassines conduisent à une captation des financements publics par une minorité d’agricultrices et d’agriculteurs au détriment de la majorité, ce qui n’incite pas les irrigants à changer leurs pratiques, avec comme conséquence une hausse des volumes prélevés dans un contexte de changement climatique et de raréfaction de la ressource en eau. Ces méga‑bassines symbolisent la maladaptation au manque d’eau et aux conséquences du changement climatique. Ces méga‑bassines sont un non‑sens puisque l’eau pourrait manquer pour pouvoir les remplir. Les députées et députés du groupe La France insoumise souhaitent abroger les dispositions relatives aux mégabassines de la loi Duplomb avec la présente proposition de loi.

Avec la loi Duplomb, la création et l’agrandissement des élevages industriels au profit de quelques firmes sont facilités. Les élevages industriels sont considérés comme des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) dans la mesure où ces installations peuvent présenter des risques pour la santé, la sécurité publique et l’environnement. Il existe trois types d’ICPE avec des prescriptions particulières à respecter en fonction des risques que ces ICPE font encourir : ICPE soumises à déclaration, ICPE soumises à enregistrement et ICPE soumises à autorisation. La loi Duplomb prévoit de relever les seuils à partir desquelles une installation est soumise à autorisation. Ainsi, de nombreuses ICPE seraient soumises à enregistrement et non plus à autorisation. En d’autres termes, des dispositions figurant dans la loi Duplomb visent à réduire les normes environnementales pour une poignée de très grandes exploitations agricoles, extrêmement dépendantes des intrants importés. Les exploitations agricoles soumises au régime d’autorisation ICPE ne représentent qu’un peu plus de 3 000 élevages industriels sur les 197 000 éleveuses et éleveurs que compte notre pays. Les élevages industriels sont le symbole d’un modèle agricole productiviste poussé à son paroxysme : les conditions de travail y sont altérées, le savoir‑faire paysan nié, la relation entre les animaux et les agricultrices et agriculteurs transformée et « industrialisée », le bien‑être animal non‑assuré. Ces élevages industriels impliquent également une forte concentration d’animaux qui génère un déséquilibre pour l’environnement et présente des risques pandémiques. Les députées et députés du groupe La France insoumise souhaitent abroger les dispositions de la loi Duplomb favorisant les élevages industriels avec la présente proposition de loi.

Les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise souhaitent également abroger les dispositions de la loi Duplomb qui remettent en cause la séparation des activités de vente et de conseil en matière de produits phytosanitaires. Avec la loi Duplomb, les distributrices et distributeurs de pesticides pourront à la fois vendre des pesticides et effectuer des missions de conseil auprès des agricultrices et des agriculteurs. De telles mesures font primer les ventes de pesticides et donc les profits des entreprises de l’agrobusiness sur la santé, en particulier celle des agricultrices et des agriculteurs en contact avec ces produits phytosanitaires, et sur l’environnement. Les premières victimes seront les agricultrices et les agriculteurs qui ne disposeront pas d’un diagnostic de qualité effectué par des instances au fait de l’agroécologie et dépourvues d’intérêts économiques.

Enfin, la loi Duplomb menace l’indépendance de l’Office français de la biodiversité (OFB), la police de l’environnement, en organisant sa mise soustutelle, sous l’autorité de la ou du représentant de l’État dans le département et sous celle de la ou du procureur de la République. Ces dispositions contribuent à jeter l’opprobre sur les agentes et agents de l’OFB qui font pourtant régulièrement l’objet de violences ciblées, parfois mortelles, et de constantes mises en cause. Celles‑ci sont d’ailleurs alimentées depuis le plus haut niveau de l’État, l’ex‑Premier ministre François Bayrou allant même jusqu’à qualifier les interventions des agentes et agents de l’OFB sur le terrain « d’humiliation » et de « faute » durant sa déclaration de politique générale. Enfin, alors que l’Office souffre d’un manque de moyens structurel, disposant de moins de seize agentes et agents par département, la loi Duplomb n’a pour seule réponse que d’étendre à ses agentes et agents la possibilité d’utiliser des caméras‑piétons, des dispositifs de surveillance qui ont déjà maintes fois fait preuve de leur inefficacité pour le maintien de l’ordre.

Face à l’agroindustrie et au productivisme soutenus par la FNSEA, un autre monde est possible. Des alternatives au modèle agricole productiviste existent comme le démontrent de multiples initiatives d’agroécologie, d’agriculture biologique et de circuits de proximité.

La bifurcation du modèle agricole doit être soutenue. Il est grand temps de faire cesser la fuite en avant productiviste dont la loi Duplomb se revendique. Cette situation a fait bondir les profits du secteur de l’industrie agroalimentaire, qui sont passés de 3,1 à 7 milliards d’euros entre 2023 et 2024. Elle est intenable pour les agricultrices et les agriculteurs qui pour beaucoup ne sont pas dignement rémunérés, et elle détruit des milliers de fermes chaque année. Les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise proposent au contraire de leur garantir des prix planchers rémunérateurs, et de renforcer les aides aux petites et moyennes exploitations tout en plafonnant celles dédiées aux plus grandes.

Les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise souhaitent prendre le contre‑pied de la loi Duplomb qui, au nom de la sacro‑sainte compétitivité, promeut un modèle productiviste basé sur le recours tous azimuts aux pesticides, qui détruisent la biodiversité dans les espaces agricoles et menacent la santé des travailleuses et travailleurs de la terre. Au contraire, les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise souhaitent sortir du système actuel pour adopter un système de contrats de transition agroécologique et de paiements pour services environnementaux et spécifiques. Pour cela, il est nécessaire de doubler le budget consacré à la conversion et au maintien en agriculture biologique et de créer une caisse de défaisance pour reprendre la dette agricole de celles et ceux qui s’engagent au travers d’un contrat de transition à passer au 100  % bio.

Protéger nos agricultrices et agriculteurs de la concurrence déloyale ne passera pas par la réintroduction de produits qui détruisent toute vie sur leur passage, mais par une reprise en main de notre souveraineté alimentaire. Alors que les importations en France ont doublé depuis les années 2000 jusqu’à représenter 20 % de notre alimentation, les députées et députés du groupe parlementaire de la France insoumise souhaitent que les importations soient mieux contrôlées, en faisant appliquer nos normes de production aux produits importés et par la mise en place des prix minimums d’entrée à l’importation.

L’article 1er vise à interdire l’importation en France des produits alimentaires et denrées agricoles destinés à la consommation humaine ou animale pour lesquels il a été fait usage d’acétamipride, qui demeure autorisée dans l’Union européenne mais interdite en France. Cette interdiction s’ajoute à l’interdiction de vente ou distribution à titre gratuit de tels produits et denrées. Elle permet non seulement de préserver notre santé, ainsi que notre droit à vivre dans un environnement sain, et ainsi de se conformer aux nombreux travaux scientifiques qui attestent des dangers de cette substance, mais aussi de protéger nos agricultrices et agriculteurs de toute concurrence déloyale en la matière.

L’article 2 vise à abroger la loi dite Duplomb.

L’article 3 procède à l’abrogation des dispositions d’ores et déjà codifiées de la loi Duplomb en rétablissant les rédactions antérieures des dispositions du code rural et de la pêche maritime et du code de l’environnement concernées. Toutefois, la disposition portant abrogation de l’article L. 253‑8‑3 du code rural et de la pêche maritime, qui porte sur la délivrance de dérogations à l’interdiction des néonicotinoïdes pour la betterave sucrière est conservée, la suppression de cette dérogation, que nous avons combattue lors de sa première introduction, étant la bienvenue.

L’article 4 permet de gager financièrement la présente proposition de loi.

Article 1

Après le premier alinéa de l’article L. 236‑1 A du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il est interdit d’importer, de proposer à la vente ou de distribuer à titre gratuit en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage d’acétamipride. »

Article 2

La loi n° 2025‑794 du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur est abrogée.

Article 3

I. – Le code de l’environnement est ainsi modifié :

1° Les articles L. 181‑10‑1, L. 211‑1, L. 131‑9 et L. 172‑16 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la loi n° 2025‑794 du 11 août 2025 ;

2° Les articles L. 211‑1‑2 et L. 411‑2‑2 sont abrogés.

II. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° Les articles L. 253‑8, L. 254‑1, L. 254‑1‑1, L. 254‑1‑2, L. 254‑1‑3, L. 254‑2, L. 254‑3, L. 254‑6‑2, L. 254‑6‑3, L. 254‑6‑4, L. 254‑7, L. 254‑7‑1, L. 254‑10‑1, L. 258‑1, L. 361‑4‑6 et L. 510‑2 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la loi n° 2025‑794 du 11 août 2025 ;

2° Les articles L. 253‑1 A, L. 253‑1‑1 et L. 253‑8‑4 sont abrogés ;

3° Le chapitre VI du titre Ier du livre III est abrogé.

Article 4

La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. 

🚀