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Historique

9 janv. 2026 : ⚡Le Gouvernement Lecornu II déclare l'urgence / engage la procédure accélérée

21 janv. 2026 09:00 : Examen du texte

À venir
27 janv. 2026 15:00 : Discussion
27 janv. 2026 21:30 : Discussion

28 janv. 2026 14:00 : Discussion
28 janv. 2026 21:30 : Discussion

29 janv. 2026 09:00 : Discussion
29 janv. 2026 15:00 : Discussion
29 janv. 2026 21:30 : Discussion

3 févr. 2026 15:00 : Discussion
3 févr. 2026 21:30 : Discussion

4 févr. 2026 14:00 : Discussion
4 févr. 2026 21:30 : Discussion

5 févr. 2026 09:00 : Discussion
5 févr. 2026 15:00 : Discussion
5 févr. 2026 21:30 : Discussion
Originalv2
📜Proposition de loi visant à mettre fin au devoir conjugal
Paul Christophe
135 cosignataires02 déc. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
1 Adoptés4 Rejetés3 Tombés
2 Retirés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️ • Adopté
Paul Christophe
19 janv. 2026

Rédiger ainsi cet article :

« Le premier alinéa de l’article 215 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette communauté de vie ne crée aucune obligation pour les époux d’avoir des relations sexuelles. » »

Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À l’article 212 du code civil, le mot : « , fidélité » est supprimé.

Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article 212 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ils s’engagent mutuellement à vivre leur union sans aucune forme de violence. »

🖋️ • Rejeté
Pascale Bordes
16 janv. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 215 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour tous les actes de la vie intime des époux, chacun s’assure du consentement de l’autre. »

Rédiger ainsi cet article

« Le premier alinéa de l’article 215 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette communauté de vie ne saurait être interprétée comme une obligation d’avoir des relations sexuelles. » »

🖋️ • Tombé
Pascale Bordes
16 janv. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« « Pour tous les actes qui concernent la vie intime des époux, chacun s’assure du consentement de l’autre. » »

🖋️ • Tombé
Élise Leboucher
16 janv. 2026

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« , entendu au sens de l’article 222‑22 du code pénal ».


Article 2
🖋️ • Rejeté
Pascale Bordes
16 janv. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Le refus de relations sexuelles ne peut constituer en lui-même une faute au sens du premier alinéa. Il ne peut être requalifié comme un manquement à l’obligation de communauté de vie. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

Chaque être humain possède une dignité intrinsèque et un droit inaliénable à disposer de son corps. Le corps d’autrui est inviolable et ne peut devenir la propriété d’un autre, même dans le cadre du mariage.

Ces principes fondamentaux sont bien définis dans le droit français, notamment à travers les articles 16 et suivants du code civil, qui garantissent le respect de la dignité humaine et de l’intégrité corporelle, et les articles 222‑23 et suivants du code pénal, qui reconnaissent le viol conjugal depuis le début des années 1990.

Cependant, un flou juridique instauré par des articles du code civil, et en particulier l’article 242 définissant le divorce, a permis au juge de prononcer des divorces pour faute lorsque l’un des époux se refusait sexuellement à l’autre, sur le fondement du non‑respect des obligations matrimoniales.

Ces décisions valurent à la France d’être condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ([1]) au début de l’année 2025. La Cour en déduisait que l’existence même d’une telle obligation matrimoniale était tout à la fois contraire à la liberté sexuelle, au droit de disposer de son corps et à l’obligation positive de prévention qui pèse sur les États contractants en matière de lutte contre les violences domestiques et sexuelles.

À titre d’exemple, dans l’affaire de Mme W., le juge qui avait prononcé le divorce à ses torts exclusifs reprochait à l’épouse le non‑respect de son devoir conjugal. Il s’était, pour ce faire, appuyé sur les déclarations faites par celle‑ci dans une main courante déposée contre son mari pour violences conjugales !

Ces décisions, loin d’être anodines, illustrent une réalité troublante : des personnes, et dans l’écrasante majorité des cas, des femmes, se retrouvent ainsi condamnées financièrement, mais aussi socialement, pour avoir tenté d’affirmer leur intégrité.

Aussi, cette présente proposition de loi s’inscrit dans le prolongement de la loi n° 2025‑1057 du 6 novembre 2025 modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles, qui reconnaît désormais explicitement que l’absence de consentement constitue l’élément central de ces infractions.

Par cohérence, il importe que le code civil consacre également ce principe, afin de garantir une même exigence de consentement dans la sphère pénale comme dans la sphère conjugale.

L’unité du droit impose que ce qui est considéré comme une atteinte à la dignité et à l’intégrité d’une personne dans le code pénal ne puisse jamais être admis au nom des devoirs du mariage dans le code civil.

Quelques mois plus tôt déjà, l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité une résolution ([2]) affirmant » que le consentement ne peut en aucun cas être présumé d’office ». 

Par cette résolution, l’Assemblée nationale rappelait avec force que le mariage ne devrait jamais être une justification pour ignorer le consentement de son partenaire.

La présente proposition de loi s’inscrit ainsi dans la juste continuité des combats menés depuis plusieurs décennies pour la reconnaissance et la prévention du viol conjugal. Elle vise à faire disparaître du droit civil toute ambiguïté qui pourrait être interprétée comme une obligation sexuelle entre époux, afin de garantir que le consentement demeure la condition première de tout acte sexuel, y compris dans la sphère conjugale.

Aussi, les auteurs de cette proposition de loi entendent expliciter l’interdiction de la notion de devoir conjugal (article 2) et réaffirmer l’importance du respect des droits individuels dans le cadre du mariage (article 1er).

De plus, il est utile de rappeler que parmi les textes les plus souvent entendus au cours d’une vie figurent les droits et devoirs des époux, lus publiquement lors des cérémonies de mariage. À ce titre, ces moments solennels offrent une occasion unique de faire passer un message fort, clair et universel.

Intégrer explicitement la notion de consentement dans le premier article du mariage civil, lu par l’officier d’état civil au moment de l’échange des vœux, aurait une portée éducative et sociale majeure.

Ces cérémonies, qui rassemblent plusieurs générations de citoyens, sont une opportunité précieuse pour redire l’impérieuse nécessité de respecter l’intégrité et la volonté de l’autre. Dans ce cadre, le respect du consentement ne serait plus seulement un engagement mutuel entre deux individus, mais un acte public et symbolique, également pris devant la société.

Le rôle du maire dans un mariage va au‑delà de la simple formalité administrative. Le maire joue un rôle central dans la mise en œuvre des lois et des valeurs républicaines qui régissent le mariage en France.

Sa présence et ses actions lors de la cérémonie renforcent le lien entre le couple et la communauté, faisant de cet événement un moment à la fois personnel et socialement significatif de la société que nous souhaitons construire collectivement.

Pour notre jeunesse, il nous faut construire une société plus consciente et respectueuse des autres où les violences psychologiques, physiques ou sexuelles ne sont pas légitimées mais condamnées.

Le mariage se doit d’être un engagement basé sur le respect et le consentement mutuel, et non une servitude sexuelle.

Aussi, répétons‑le pour ne jamais l’oublier : le corps de l’autre ne nous appartient jamais, pas même dans le cadre d’une union !

Notes

([1])  Le 23 janvier 2025, la France est condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir prononcé un divorce pour faute aux torts exclusifs d’une épouse, en raison de son refus d’entretenir des relations sexuelles avec son mari.

[2]  La proposition de résolution n° 924 visant à mettre fin à la culpabilisation des victimes de violences physiques et sexuelles a été adoptée à l’unanimité le 1er avril 2025 par l’Assemblée nationale.

Article 1

L’article 212 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Chacun respecte le consentement de l’autre. »

Article 2

L’article 242 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le divorce pour faute ne peut être fondé sur l’absence ou le refus de relations sexuelles. »

🚀