Chapitre Ier
Adaptations nĂ©cessaires en matiĂšre dâoffre de soins
et de formation aux premiers secours
I. â En vue dâassurer la prise en charge des membres des dĂ©lĂ©gations olympiques et paralympiques et des personnes accrĂ©ditĂ©es par le ComitĂ© international olympique et le ComitĂ© international paralympique, il est créé au sein du village olympique et paralympique, pour la durĂ©e de lâaccueil de ces personnes, un centre de santĂ© dĂ©nommĂ© « Polyclinique olympique et paralympique », dont la crĂ©ation et la gestion sont assurĂ©es par lâAssistance publiqueâhĂŽpitaux de Paris. Ce centre de santĂ© et ses Ă©quipements sont entiĂšrement accessibles et adaptĂ©s aux personnes en situation de handicap.
Les trois derniers alinĂ©as de lâarticle L. 6323â1 du code de la santĂ© publique ne sont pas applicables Ă ce centre de santĂ©.
Sous rĂ©serve du III du prĂ©sent article, les articles L. 6323â1â10 et L. 6323â1â11 du code de la santĂ© publique sont applicables Ă ce centre de santĂ©.
II. â Le centre de santĂ© mentionnĂ© au I du prĂ©sent article rĂ©alise Ă titre exclusif des prestations Ă titre gratuit pour les personnes mentionnĂ©es au mĂȘme I. Les articles L. 161â35, L. 162â32, L. 162â32â3 et L. 162â32â4 du code de la sĂ©curitĂ© sociale et lâarticle L. 6323â1â7 du code de la santĂ© publique ne lui sont pas applicables. Lâaccord national mentionnĂ© aux articles L. 162â32â1 et L. 162â32â2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale ne lui est pas applicable. Les modalitĂ©s de financement des activitĂ©s du centre de santĂ© et de couverture des charges liĂ©es aux prestations rĂ©alisĂ©es sont prĂ©vues par une convention conclue en application de lâarticle L. 6134â1 du code de la santĂ© publique entre lâAssistance publiqueâhĂŽpitaux de Paris et le comitĂ© dâorganisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Les personnes engagĂ©es en qualitĂ© de volontaires olympiques et paralympiques peuvent participer aux activitĂ©s du centre de santĂ©. Elles sont particuliĂšrement sensibilisĂ©es aux questions dâaccueil, dâaccompagnement et de prise en charge des sportifs, quelle que soit leur situation de handicap.
III. â Le contenu du projet de santĂ©, du rĂšglement de fonctionnement et de lâengagement de conformitĂ© mentionnĂ©s aux articles L. 6323â1â10 et L. 6323â1â11 du code de la santĂ© publique ainsi que les conditions dans lesquelles les professionnels de santĂ© sont associĂ©s Ă lâĂ©laboration du projet de santĂ© sont adaptĂ©s aux caractĂ©ristiques du centre de santĂ© par arrĂȘtĂ© du directeur gĂ©nĂ©ral de lâagence rĂ©gionale de santĂ© dâĂleâdeâFrance.
IV. â Lâinstallation et le fonctionnement, au sein du centre de santĂ© mentionnĂ© au I du prĂ©sent article, dâappareils dâimagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique nuclĂ©aire Ă utilisation mĂ©dicale et dâun scanographe Ă utilisation mĂ©dicale sont autorisĂ©s. Les chapitres II et III du titre II du livre Ier de la sixiĂšme partie du code de la santĂ© publique ne sont pas applicables.
Lâutilisation de ces Ă©quipements respecte les conditions techniques de fonctionnement mentionnĂ©es Ă lâarticle L. 6124â1 du mĂȘme code.
En cas dâurgence tenant Ă la sĂ©curitĂ© des patients ou du personnel, le directeur gĂ©nĂ©ral de lâagence rĂ©gionale de santĂ© peut prononcer lâinterruption immĂ©diate, totale ou partielle, de lâutilisation de ces Ă©quipements, dans les conditions prĂ©vues au II de lâarticle L. 6122â13 dudit code.
V. â Par dĂ©rogation au I des articles L. 5126â1 et L. 5126â4 du code de la santĂ© publique, une pharmacie Ă usage intĂ©rieur de lâAssistance publiqueâhĂŽpitaux de Paris est autorisĂ©e Ă disposer de locaux au sein du centre de santĂ© mentionnĂ© au I du prĂ©sent article.
Elle peut dĂ©livrer au dĂ©tail, dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret, aux personnes mentionnĂ©es au mĂȘme I, y compris lorsquâelles ne sont pas prises en charge par le centre de santĂ©, les mĂ©dicaments et les produits ou objets mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 4211â1 du code de la santĂ© publique ou les dispositifs mĂ©dicaux stĂ©riles qui figurent sur une liste arrĂȘtĂ©e par le ministre chargĂ© de la santĂ© aprĂšs avis de lâAgence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament et des produits de santĂ©.
VI. â Par dĂ©rogation aux articles L. 4221â1 et L. 4232â1 du code de la santĂ© publique, les pharmaciens inscrits aux sections A et D ou les pharmaciens dâofficine et hospitaliers inscrits Ă la section E du tableau de lâordre national des pharmaciens peuvent Ă©galement exercer au sein de la pharmacie Ă usage intĂ©rieur mentionnĂ©e au V du prĂ©sent article, sans devoir ĂȘtre inscrits Ă la section H du mĂȘme tableau. Ils informent le conseil central ou le conseil rĂ©gional de lâordre dont ils relĂšvent en application de lâarticle L. 4222â3 du code de la santĂ© publique.
Par dĂ©rogation aux articles L. 241â1 Ă L. 241â3 du code rural et de la pĂȘche maritime, peuvent ĂȘtre autorisĂ©s Ă exercer la mĂ©decine et la chirurgie des animaux dans les lieux sous contrĂŽle du comitĂ© dâorganisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, dans le cadre de la prĂ©paration et du dĂ©roulement des Ă©preuves Ă©questres de ces jeux, les vĂ©tĂ©rinaires inscrits sur une liste Ă©tablie par le ministre chargĂ© de lâagriculture.
Par dĂ©rogation Ă lâarticle L. 241â17 du mĂȘme code, le comitĂ© dâorganisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 dĂ©clare auprĂšs du conseil national de lâordre des vĂ©tĂ©rinaires un Ă©tablissement de soins vĂ©tĂ©rinaires au sein duquel les vĂ©tĂ©rinaires mentionnĂ©s au premier alinĂ©a du prĂ©sent article sont autorisĂ©s Ă exercer.
Un arrĂȘtĂ© conjoint des ministres chargĂ©s de lâagriculture et des sports fixe les modalitĂ©s dâapplication du prĂ©sent article, notamment les conditions dâautorisation, dâenregistrement et dâexercice des vĂ©tĂ©rinaires mentionnĂ©s au premier alinĂ©a, le lieu de lâĂ©tablissement de soins vĂ©tĂ©rinaires et la pĂ©riode au cours de laquelle lâautorisation dâexercice est dĂ©livrĂ©e, qui ne peut aller au delĂ du 31 dĂ©cembre 2024.
I. â Lâarticle L. 726â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est ainsi modifié :
1° à la fin, les mots : « et les services publics auxquels appartiennent les acteurs de la sĂ©curitĂ© civile mentionnĂ©s aux premier et deuxiĂšme alinĂ©as de lâarticle L. 721â2 ou par des associations de sĂ©curitĂ© civile agréées au titre de lâarticle L. 725â1 » sont remplacĂ©s par les mots : « , les services publics auxquels appartiennent les acteurs de la sĂ©curitĂ© civile mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 721â2 et les associations ayant notamment pour objet la formation aux premiers secours » ;
2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Un dĂ©cret en Conseil dâĂtat dĂ©finit les conditions dâapplication du prĂ©sent article. Il prĂ©cise notamment les modalitĂ©s dâhabilitation des diffĂ©rents organismes. »
II. â Au troisiĂšme alinĂ©a de lâarticle L. 312â13â1 du code de lâĂ©ducation, les mots : « ou des associations agréées » sont supprimĂ©s.
Chapitre II
Mesures visant Ă renforcer la lutte contre le dopage
I. â La section 3 du chapitre II du titre III du livre II du code du sport est ainsi modifiĂ©e :
1° AprĂšs lâarticle L. 232â12â1, il est insĂ©rĂ© un article L. 232â12â2 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 232â12â2. â I. â Aux seules fins de mettre en Ă©vidence la prĂ©sence dans lâĂ©chantillon dâun sportif et lâusage par ce sportif dâune substance ou dâune mĂ©thode interdites en application de lâarticle L. 232â9, le laboratoire accrĂ©ditĂ© par lâAgence mondiale antidopage en France peut procĂ©der, Ă partir de prĂ©lĂšvements sanguins ou urinaires des sportifs qui lui sont transmis et dans lâhypothĂšse oĂč les autres techniques disponibles ne permettent pas leur dĂ©tection, Ă la comparaison dâempreintes gĂ©nĂ©tiques et Ă lâexamen de caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques pour la recherche des cas suivants :
« 1° Une administration de sang homologue ;
« 2° Une substitution dâĂ©chantillons prĂ©levĂ©s ;
« 3° Une mutation gĂ©nĂ©tique dans un ou plusieurs gĂšnes impliquĂ©s dans la performance induisant une production endogĂšne dâune substance interdite en application du mĂȘme article L. 232â9 ;
« 4° Une manipulation gĂ©nĂ©tique pouvant modifier les caractĂ©ristiques somatiques aux fins dâaugmentation de la performance.
« II. â La personne contrĂŽlĂ©e est expressĂ©ment informĂ©e, prĂ©alablement au prĂ©lĂšvement, en particulier au moment de lâinscription Ă la compĂ©tition sportive :
« 1° De la possibilitĂ© que les Ă©chantillons prĂ©levĂ©s fassent lâobjet des analyses prĂ©vues au I du prĂ©sent article, en prĂ©cisant la nature de cellesâci et leurs finalitĂ©s ;
« 2° De lâĂ©ventualitĂ© dâune dĂ©couverte incidente de caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques pouvant ĂȘtre responsables dâune affection justifiant des mesures de prĂ©vention ou de soins pour elleâmĂȘme ou au bĂ©nĂ©fice de membres de sa famille potentiellement concernĂ©s et de ses consĂ©quences, selon les modalitĂ©s mentionnĂ©es aux 3° et 4° du II de lâarticle 16â10 du code civil.
« III. â Les analyses prĂ©vues au I du prĂ©sent article sont effectuĂ©es sur des Ă©chantillons pseudonymisĂ©s et portent sur les seules parties du gĂ©nome pertinentes. Les donnĂ©es analysĂ©es ne peuvent conduire Ă rĂ©vĂ©ler lâidentitĂ© des sportifs ni servir au profilage des sportifs ou Ă la sĂ©lection de sportifs Ă partir dâune caractĂ©ristique gĂ©nĂ©tique donnĂ©e.
« Les analyses sont rĂ©alisĂ©es Ă partir de segments dâacide dĂ©soxyribonuclĂ©ique non codants ou, si elles nĂ©cessitent lâexamen de caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, ne peuvent conduire Ă donner dâautres informations que celles recherchĂ©es ni permettre dâavoir une connaissance de lâensemble des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques de la personne.
« Les donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques analysĂ©es sont dĂ©truites sans dĂ©lai lorsquâelles ne rĂ©vĂšlent la prĂ©sence dâaucune substance ou lâutilisation dâaucune mĂ©thode interdites ou, au terme des poursuites disciplinaires ou pĂ©nales engagĂ©es, lorsquâelles rĂ©vĂšlent la prĂ©sence dâune substance ou lâutilisation dâune mĂ©thode interdites.
« IV. â Le traitement des donnĂ©es issues de ces analyses est strictement limitĂ© aux donnĂ©es nĂ©cessaires Ă la poursuite des finalitĂ©s prĂ©vues au I. Les analyses et le traitement des donnĂ©es qui en sont issues sont rĂ©alisĂ©s dans des conditions et selon des modalitĂ©s prĂ©cisĂ©es par un dĂ©cret en Conseil dâĂtat, pris aprĂšs avis de la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s.
« V. â En cas de dĂ©couverte incidente de caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques pouvant ĂȘtre responsables dâune affection justifiant des mesures de prĂ©vention ou de soins pour elleâmĂȘme ou au bĂ©nĂ©fice de membres de sa famille potentiellement concernĂ©s, et sauf si elle sây est prĂ©alablement opposĂ©e, la personne contrĂŽlĂ©e est informĂ©e de lâexistence dâune telle dĂ©couverte et invitĂ©e Ă se rendre Ă une consultation chez un mĂ©decin qualifiĂ© en gĂ©nĂ©tique pour une prise en charge rĂ©alisĂ©e dans les conditions fixĂ©es au chapitre Ier du titre III du livre Ier de la premiĂšre partie du code de la santĂ© publique. » ;
2° (Supprimé)
II. â Le code civil est ainsi modifié :
1° AprĂšs le III de lâarticle 16â10, il est insĂ©rĂ© un III bis ainsi rĂ©digé :
« III bis. â Par dĂ©rogation au I du prĂ©sent article, lâexamen des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques constitutionnelles dâune personne peut Ă©galement ĂȘtre entrepris Ă des fins de lutte contre le dopage, dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle L. 232â12â2 du code du sport. » ;
2° AprĂšs le 4° de lâarticle 16â11, il est insĂ©rĂ© un 5° ainsi rĂ©digé :
« 5° à des fins de lutte contre le dopage, dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle L. 232â12â2 du code du sport. »
III. â Lâarticle 226â25 du code pĂ©nal est ainsi rĂ©digé :
« Art. 226â25. â I. â Le fait de procĂ©der Ă lâexamen des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques dâune personne Ă des fins autres que mĂ©dicales, de recherche scientifique ou de lutte contre le dopage est puni dâun an dâemprisonnement et de 15 000 euros dâamende.
« II. â Le fait de procĂ©der Ă lâexamen des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques dâune personne Ă des fins mĂ©dicales ou de recherche scientifique sans avoir recueilli prĂ©alablement son consentement dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle 16â10 du code civil est puni dâun an dâemprisonnement et de 15 000 euros dâamende.
« III. â Le fait de procĂ©der Ă lâexamen des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques dâune personne Ă des fins de lutte contre le dopage sans lâen avoir prĂ©alablement informĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle L. 232â12â2 du code du sport est puni dâun an dâemprisonnement et de 15 000 euros dâamende. »
III bis. â Lâarticle L. 1133â1 du code de la santĂ© publique est abrogĂ©.
IV. â Au plus tard le 1er juin 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dâĂ©valuation de la mise en Ćuvre du prĂ©sent article. Ce rapport dâĂ©valuation est Ă©galement transmis au ComitĂ© consultatif national dâĂ©thique pour les sciences de la vie et de la santĂ© et Ă la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s.
Le code du sport est ainsi modifié :
1° Le premier alinĂ©a de lâarticle L. 232â14 est ainsi modifié :
a) à la premiĂšre phrase, les mots : « à lâarticle L. 232â13â1 » sont remplacĂ©s par les mots : « aux 1° Ă Â 3° de lâarticle L. 232â13â1 » ;
b) La seconde phrase est supprimée ;
2° Lâarticle L. 232â14â1 est ainsi modifié :
a) AprĂšs le mot : « intimité », la fin du premier alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ©e : « , lorsque le sportif appartient Ă lâune des catĂ©gories mentionnĂ©es Ă lâarticle L. 232â15, fait partie du groupe cible dâun organisme sportif international ou dâune organisation nationale antidopage Ă©trangĂšre ou participe Ă une manifestation sportive internationale. » ;
b) Les 1° et 2° sont abrogés ;
c) Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque le contrĂŽle est effectuĂ© entre 23 heures et 5 heures, il doit en outre exister, Ă lâencontre du sportif, des soupçons graves et concordants quâil a contrevenu ou va contrevenir aux dispositions du prĂ©sent chapitre et un risque de disparition de preuves. » ;
d) La seconde phrase du dernier alinéa est complétée par les mots : « et au recueil des observations du sportif » ;
3° Au 1° de lâarticle L. 232â14â2, aprĂšs le mot : « Pendant », sont insĂ©rĂ©s les mots : « la durĂ©e de lâinclusion au sein dâun groupe cible mentionnĂ© au premier alinĂ©a de lâarticle L. 232â14â1 ou, Ă dĂ©faut, pendant » ;
4° Lâarticle L. 232â14â3 est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est ainsi modifié :
â les mots : « par le » sont remplacĂ©s par les mots : « sur dĂ©cision motivĂ©e du » ;
â sont ajoutĂ©s les mots : « , au regard des critĂšres fixĂ©s au mĂȘme article L. 232â14â1 » ;
b) Le second alinéa est supprimé ;
5° Lâarticle L. 232â14â4 est ainsi modifié :
a) (nouveau) Le premier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention vĂ©rifie dans tous les cas quâil existe, Ă lâencontre du sportif, des soupçons graves et concordants quâil a contrevenu ou va contrevenir aux dispositions du prĂ©sent chapitre et un risque de disparition de preuves. » ;
b) Le quatriÚme alinéa est supprimé.
I. â Sont homologuĂ©es, en application de lâarticle 21 de la loi organique n° 2004â192 du 27 fĂ©vrier 2004 portant statut dâautonomie de la PolynĂ©sie française, les peines dâemprisonnement prĂ©vues en PolynĂ©sie française aux articles LP. 21 et LP. 22 de la loi du pays n° 2015â12 du 26 novembre 2015 relative Ă la protection de la santĂ© des sportifs et Ă la lutte contre le dopage et Ă lâarticle LP. 8 de la loi du pays n° 2015â13 du 26 novembre 2015 relative Ă la recherche et la constatation des infractions en matiĂšre de dopage.
II. â Le chapitre IV du titre II du livre IV du code du sport est complĂ©tĂ© par des articles L. 424â1â1 et L. 424â2 ainsi rĂ©digĂ©s :
« Art. L. 424â1â1. â Lorsque la rĂ©glementation localement applicable le prĂ©voit, les enquĂȘteurs et le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâAgence française de lutte contre le dopage sont autorisĂ©s Ă intervenir en PolynĂ©sie française pour la recherche et la constatation des violations des rĂšgles de la lutte contre le dopage dans le cadre des procĂ©dures prĂ©vues par la rĂ©glementation localement applicable et dans les conditions prĂ©vues Ă la prĂ©sente section.
« Art. L. 424â2. â I. â Les articles L. 232â18â7, L. 232â18â9 Ă L. 232â20 et L. 232â20â2 sont applicables en PolynĂ©sie française.
« II. â Pour lâapplication du I :
« 1° à lâarticle L. 232â18â7 :
« a) Les mots : âtribunal judiciaireâ sont remplacĂ©s par les mots : âtribunal de premiĂšre instanceâ ;
« b) à la fin de la derniĂšre phrase du cinquiĂšme alinĂ©a et de la premiĂšre phrase de lâavantâdernier alinĂ©a, les mots : âmentionnĂ©s Ă lâarticle L. 232â18â5â sont remplacĂ©s par les mots : âprĂ©vus par la rĂ©glementation en vigueur localement en matiĂšre de lutte contre le dopageâ ;
« 1° bis Au premier alinĂ©a de lâarticle L. 232â18â9 :
« a) Les mots : âaux 1° et 2° du II de lâarticle L. 232â9 et aux 1°, 2° et 3° de lâarticle L. 232â10â et les mots : âĂ lâarticle L. 232â9â sont remplacĂ©s par les mots : âpar la rĂ©glementation en vigueur localement en matiĂšre de lutte contre le dopageâ ;
« b) à la fin, les mots : â, le cas Ă©chĂ©ant en faisant application des dispositions de lâarticle L. 232â18â5â sont supprimĂ©s ;
« 2° Lâarticle L. 232â20 est ainsi rĂ©digé :
« âArt. L. 232â20. â Par dĂ©rogation Ă leurs obligations de secret professionnel, les agents de lâAgence française de lutte contre le dopage et les autoritĂ©s judiciaires et administratives chargĂ©es de la lutte contre le dopage peuvent se communiquer rĂ©ciproquement tous renseignements, y compris nominatifs, obtenus dans lâaccomplissement de leur mission respective et relatifs Ă des faits susceptibles de constituer des violations et des infractions pĂ©nales en matiĂšre de lutte contre le dopage.â »
Chapitre III
Dispositions visant à mieux garantir la sécurité
I. â Le livre II du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est ainsi modifié :
1° Lâarticle L. 223â1 est ainsi modifié :
a) Le dĂ©but du premier alinĂ©a est ainsi rĂ©digé : « Des systĂšmes de vidĂ©oprotection peuvent ĂȘtre mis en Ćuvre sur la voie publique par les autoritĂ©s⊠(le reste sans changement). » ;
b) Au dĂ©but du deuxiĂšme alinĂ©a, les mots : « Il peut ĂȘtre Ă©galement procĂ©dĂ© Ă ces opĂ©rations » sont remplacĂ©s par les mots : « Ces systĂšmes peuvent Ă©galement ĂȘtre mis en Ćuvre » ;
2° Au second alinĂ©a de lâarticle L. 223â3, les mots : « L. 252â1 (deuxiĂšme alinĂ©a), » sont supprimĂ©s ;
3° Lâarticle L. 251â1 est ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 251â1. â Les systĂšmes de vidĂ©oprotection remplissant les conditions fixĂ©es Ă lâarticle L. 251â2 sont des traitements de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel rĂ©gis par le prĂ©sent titre, par le rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement des donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) et par la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 relative Ă lâinformatique, aux fichiers et aux libertĂ©s. » ;
4° Lâarticle L. 251â2 est ainsi modifié :
a) Le dĂ©but du premier alinĂ©a est ainsi rĂ©digé : « Des systĂšmes de vidĂ©oprotection peuvent ĂȘtre mis en Ćuvre sur la voie publique par les autoritĂ©s⊠(le reste sans changement). » ;
b) Au dĂ©but de lâavantâdernier alinĂ©a, les mots : « Il peut ĂȘtre Ă©galement procĂ©dĂ© Ă ces opĂ©rations » sont remplacĂ©s par les mots : « Des systĂšmes de vidĂ©oprotection peuvent Ă©galement ĂȘtre mis en Ćuvre » ;
5° Le second alinĂ©a de lâarticle L. 251â3 est supprimé ;
5° bis Les articles L. 251â7 et L. 253â2 sont abrogĂ©s ;
6° Le second alinĂ©a de lâarticle L. 252â1 est supprimé ;
7° à la fin du premier alinĂ©a de lâarticle L. 252â2, les mots : « de la loi » sont remplacĂ©s par les mots : « du prĂ©sent titre » ;
8° Lâarticle L. 252â4 est ainsi modifié :
a) AprÚs le mot : « intérieur », la fin du deuxiÚme alinéa est supprimée ;
b) Le dernier alinéa est supprimé ;
9° à la fin de lâintitulĂ© du chapitre III du titre V, les mots : « et droit dâaccĂšs » sont supprimĂ©s ;
10° Au dĂ©but de la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de lâarticle L. 253â3, les mots : « Les membres de la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s, les agents de ses services habilitĂ©s dans les conditions dĂ©finies au dernier alinĂ©a de lâarticle 10 de la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 relative Ă lâinformatique, aux fichiers et aux libertĂ©s ainsi que » sont supprimĂ©s ;
11° à la premiĂšre phrase de lâarticle L. 253â4, les mots : « , de la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s » sont supprimĂ©s ;
12° Lâarticle L. 253â5 est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est supprimé ;
b) Au deuxiĂšme alinĂ©a, les mots : « ou la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s » sont supprimĂ©s ;
c) Le dernier alinéa est supprimé ;
13° Lâarticle L. 254â1 est ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 254â1. â Le fait dâentraver lâaction de la commission dĂ©partementale de vidĂ©oprotection est puni dâun an dâemprisonnement et de 15 000 euros dâamende. » ;
14° Lâarticle L. 255â1 est ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 255â1. â Les modalitĂ©s dâapplication du prĂ©sent titre et dâutilisation des donnĂ©es collectĂ©es par les systĂšmes de vidĂ©oprotection sont prĂ©cisĂ©es par un dĂ©cret en Conseil dâĂtat, pris aprĂšs avis de la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s. Ce dĂ©cret fixe les conditions dans lesquelles le public est informĂ© de lâexistence dâun traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel par un systĂšme de vidĂ©oprotection et de la maniĂšre dont les personnes concernĂ©es peuvent exercer leurs droits au titre du rĂšglement europĂ©en (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement des donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) et de la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 relative Ă lâinformatique, aux fichiers et aux libertĂ©s. » ;
15° (Supprimé)
16° Le dernier alinĂ©a de lâarticle L. 272â2 est supprimĂ©.
II. â Lâavantâdernier alinĂ©a de lâarticle L. 1632â2 du code des transports est supprimĂ©.
I. â à titre expĂ©rimental et jusquâau 31 mars 2025, Ă la seule fin dâassurer la sĂ©curitĂ© de manifestations sportives, rĂ©crĂ©atives ou culturelles qui, par lâampleur de leur frĂ©quentation ou par leurs circonstances, sont particuliĂšrement exposĂ©es Ă des risques dâactes de terrorisme ou dâatteintes graves Ă la sĂ©curitĂ© des personnes, les images collectĂ©es au moyen de systĂšmes de vidĂ©oprotection autorisĂ©s sur le fondement de lâarticle L. 252â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure ou au moyen de camĂ©ras installĂ©es sur des aĂ©ronefs autorisĂ©es sur le fondement du chapitre II du titre IV du livre II du mĂȘme code, dans les lieux accueillant ces manifestations et Ă leurs abords ainsi que dans les vĂ©hicules et les emprises de transport public et sur les voies les desservant, peuvent faire lâobjet de traitements algorithmiques. Ces traitements ont pour unique objet de dĂ©tecter, en temps rĂ©el, des Ă©vĂ©nements prĂ©dĂ©terminĂ©s susceptibles de prĂ©senter ou de rĂ©vĂ©ler ces risques et de les signaler en vue de la mise en Ćuvre des mesures nĂ©cessaires par les services de la police nationale et de la gendarmerie nationale, les services dâincendie et de secours, les services de police municipale et les services internes de sĂ©curitĂ© de la SNCF et de la RĂ©gie autonome des transports parisiens dans le cadre de leurs missions respectives.
II. â Les traitements mentionnĂ©s au I du prĂ©sent article, y compris pendant leur conception, sont rĂ©gis par les dispositions applicables du rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement des donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) et de la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 relative Ă lâinformatique, aux fichiers et aux libertĂ©s.
II bis. â Le public est prĂ©alablement informĂ©, par tout moyen appropriĂ©, de lâemploi de traitements algorithmiques sur les images collectĂ©es au moyen de systĂšmes de vidĂ©oprotection autorisĂ©s sur le fondement de lâarticle L. 252â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et de camĂ©ras installĂ©es sur des aĂ©ronefs autorisĂ©es sur le fondement du chapitre II du titre IV du livre II du mĂȘme code, sauf lorsque les circonstances lâinterdisent ou que cette information entrerait en contradiction avec les objectifs poursuivis.
Une information gĂ©nĂ©rale du public sur lâemploi de traitements algorithmiques sur les images collectĂ©es au moyen de systĂšmes de vidĂ©oprotection et de camĂ©ras installĂ©es sur des aĂ©ronefs est organisĂ©e par le ministre de lâintĂ©rieur.
III. â Les traitements mentionnĂ©s au I du prĂ©sent article nâutilisent aucun systĂšme dâidentification biomĂ©trique, ne traitent aucune donnĂ©e biomĂ©trique et ne mettent en Ćuvre aucune technique de reconnaissance faciale. Ils ne peuvent procĂ©der Ă aucun rapprochement, Ă aucune interconnexion ni Ă aucune mise en relation automatisĂ©e avec dâautres traitements de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel.
Ils procĂšdent exclusivement Ă un signalement dâattention, strictement limitĂ© Ă lâindication du ou des Ă©vĂ©nements prĂ©dĂ©terminĂ©s quâils ont Ă©tĂ© programmĂ©s Ă dĂ©tecter. Ils ne produisent aucun autre rĂ©sultat et ne peuvent fonder, par euxâmĂȘmes, aucune dĂ©cision individuelle ni aucun acte de poursuite.
Ils demeurent en permanence sous le contrĂŽle des personnes chargĂ©es de leur mise en Ćuvre.
IV. â Par dĂ©rogation Ă lâarticle 31 de la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 relative Ă lâinformatique, aux fichiers et aux libertĂ©s, le recours Ă un traitement mentionnĂ© au I du prĂ©sent article est autorisĂ© par un dĂ©cret pris aprĂšs avis de la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s. Le Gouvernement peut organiser une consultation publique sur internet dans le cadre de lâĂ©laboration du dĂ©cret.
Ce dĂ©cret fixe les caractĂ©ristiques essentielles du traitement. Il indique notamment les Ă©vĂ©nements prĂ©dĂ©terminĂ©s que le traitement a pour objet de signaler, le cas Ă©chĂ©ant les spĂ©cificitĂ©s des situations justifiant son emploi, les services mentionnĂ©s au mĂȘme I susceptibles de le mettre en Ćuvre, les Ă©ventuelles conditions de leur participation financiĂšre Ă lâutilisation du traitement et les conditions dâhabilitation et de formation des agents pouvant accĂ©der aux signalements du traitement. Il dĂ©signe lâautoritĂ© chargĂ©e dâĂ©tablir lâattestation de conformitĂ© mentionnĂ©e au dernier alinĂ©a du V.
Le dĂ©cret est accompagnĂ© dâune analyse dâimpact relative Ă la protection des donnĂ©es personnelles qui expose :
1° Le bĂ©nĂ©fice escomptĂ© de lâemploi du traitement au service de la finalitĂ© mentionnĂ©e au I, au regard des Ă©vĂ©nements prĂ©dĂ©terminĂ©s donnant lieu Ă signalement par le systĂšme ;
2° Lâensemble des risques Ă©ventuellement créés par le systĂšme et les mesures envisagĂ©es afin de les minimiser et de les rendre acceptables au cours de son fonctionnement.
V. â LâĂtat assure le dĂ©veloppement du traitement ainsi autorisĂ©, en confie le dĂ©veloppement Ă un tiers ou lâacquiert. Dans ces deux derniers cas, il veille Ă ce que le tiers qui va dĂ©velopper ou dĂ©veloppe cette solution soit prioritairement une entreprise qui rĂ©pond aux rĂšgles de sĂ©curitĂ© dĂ©finies par lâAgence nationale de la sĂ©curitĂ© des systĂšmes dâinformation sâagissant du respect des exigences relatives Ă la cybersĂ©curitĂ©. Dans tous les cas, le traitement doit satisfaire aux exigences suivantes, qui doivent pouvoir ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es pendant toute la durĂ©e du fonctionnement du traitement :
1° Lorsque le traitement algorithmique employĂ© repose sur un apprentissage, des garanties sont apportĂ©es afin que les donnĂ©es dâapprentissage, de validation et de test choisies soient pertinentes, adĂ©quates et reprĂ©sentatives. Leur traitement doit ĂȘtre loyal et Ă©thique, reposer sur des critĂšres objectifs et permettre dâidentifier et de prĂ©venir lâoccurrence de biais et dâerreurs. Ces donnĂ©es font lâobjet de mesures de sĂ©curisation appropriĂ©es ;
2° Le traitement comporte un enregistrement automatique des signalements des Ă©vĂ©nements prĂ©dĂ©terminĂ©s dĂ©tectĂ©s permettant dâassurer la traçabilitĂ© de son fonctionnement ;
2° bis Le traitement permet des mesures de contrÎle humain et un systÚme de gestion des risques permettant de prévenir et de corriger la survenue de biais éventuels ou de mauvaises utilisations ;
3° Les modalitĂ©s selon lesquelles, Ă tout instant, le traitement peut ĂȘtre interrompu sont prĂ©cisĂ©es ;
4° Le traitement fait lâobjet dâune phase de test conduite dans des conditions analogues Ă celles de son emploi autorisĂ© par le dĂ©cret mentionnĂ© au IV, attestĂ©e par un rapport de validation.
Lorsque le traitement est dĂ©veloppĂ© ou fourni par un tiers, celuiâci fournit une documentation technique complĂšte et prĂ©sente des garanties de compĂ©tence, de continuitĂ©, dâassistance et de contrĂŽle humain en vue notamment de procĂ©der Ă la correction dâerreurs ou de biais Ă©ventuels lors de sa mise en Ćuvre et de prĂ©venir leur rĂ©itĂ©ration. Il transmet Ă©galement une dĂ©claration, dont les modalitĂ©s sont fixĂ©es par dĂ©cret, des intĂ©rĂȘts dĂ©tenus Ă cette date et au cours des cinq derniĂšres annĂ©es.
Dans le cadre du prĂ©sent V, la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s exerce les missions prĂ©vues au 2° du I de lâarticle 8 de la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 prĂ©citĂ©e, en particulier en accompagnant les personnes chargĂ©es du dĂ©veloppement du traitement.
LâAgence nationale de la sĂ©curitĂ© des systĂšmes dâinformation exerce, dans ce mĂȘme cadre, ses missions sâagissant du respect des exigences relatives Ă la cybersĂ©curitĂ©.
Le respect des exigences Ă©noncĂ©es au prĂ©sent V fait lâobjet dâune attestation de conformitĂ© Ă©tablie par lâautoritĂ© administrative compĂ©tente. Cette attestation est publiĂ©e avant que le traitement soit mis Ă la disposition des services mentionnĂ©s au I qui demandent lâautorisation de lâutiliser dans les conditions prĂ©vues au VI.
VI. â Lâemploi du traitement est autorisĂ© par le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement ou, Ă Paris, par le prĂ©fet de police. Cette autorisation peut ĂȘtre accordĂ©e uniquement lorsque le recours au traitement est proportionnĂ© Ă la finalitĂ© poursuivie.
Lâactualisation de lâanalyse dâimpact rĂ©alisĂ©e lors de lâautorisation du traitement par dĂ©cret est adressĂ©e Ă la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s.
La dĂ©cision dâautorisation est motivĂ©e et publiĂ©e. Elle prĂ©cise :
1° Le responsable du traitement et les services associĂ©s Ă sa mise en Ćuvre ;
2° La manifestation sportive, rĂ©crĂ©ative ou culturelle concernĂ©e et les motifs de la mise en Ćuvre du traitement au regard de la finalitĂ© mentionnĂ©e au I ;
3° Le pĂ©rimĂštre gĂ©ographique concernĂ© par la mise en Ćuvre du traitement dans les limites mentionnĂ©es au mĂȘme I ;
4° Les modalitĂ©s dâinformation du public, notamment sur ses droits, ou, lorsque cette information entre en contradiction avec les objectifs poursuivis, les motifs pour lesquels le responsable du traitement en est dispensĂ©, accompagnĂ©s dâun renvoi vers lâinformation gĂ©nĂ©rale organisĂ©e par le ministĂšre de lâintĂ©rieur mentionnĂ©e au second alinĂ©a du II bis ;
5° La durĂ©e de lâautorisation. Cette durĂ©e ne peut excĂ©der un mois et est renouvelable selon les modalitĂ©s prĂ©vues au prĂ©sent VI lorsque les conditions de la dĂ©livrance de lâautorisation demeurent rĂ©unies.
VII. â Le responsable du traitement mentionnĂ© au 1° du VI tient un registre des suites apportĂ©es aux signalements effectuĂ©s par le traitement ainsi que des personnes ayant accĂšs aux signalements.
Le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement ou, Ă Paris, le prĂ©fet de police est tenu informĂ© chaque semaine des conditions dans lesquelles le traitement est mis en Ćuvre. Il en tient informĂ©s les maires des communes sur le territoire desquelles le traitement est dĂ©ployĂ© et informe rĂ©guliĂšrement, au moins tous les trois mois, la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s. Il peut suspendre lâautorisation ou y mettre fin Ă tout moment sâil constate que les conditions ayant justifiĂ© sa dĂ©livrance ne sont plus rĂ©unies.
VIII. â Afin dâamĂ©liorer la qualitĂ© de la dĂ©tection des Ă©vĂ©nements prĂ©dĂ©terminĂ©s par les traitements mis en Ćuvre, un Ă©chantillon dâimages collectĂ©es, dans des conditions analogues Ă celles prĂ©vues pour lâemploi de ces traitements, au moyen de systĂšmes de vidĂ©oprotection autorisĂ©s sur le fondement de lâarticle L. 252â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et de camĂ©ras installĂ©es sur des aĂ©ronefs autorisĂ©es sur le fondement du chapitre II du titre IV du livre II du mĂȘme code et sĂ©lectionnĂ©es, sous la responsabilitĂ© de lâĂtat, conformĂ©ment aux exigences de pertinence, dâadĂ©quation et de reprĂ©sentativitĂ© mentionnĂ©es au 1° du V du prĂ©sent article, peut ĂȘtre utilisĂ© comme donnĂ©es dâapprentissage pendant une durĂ©e strictement nĂ©cessaire, de douze mois au plus Ă compter de lâenregistrement des images. Ces images sont dĂ©truites, en tout Ă©tat de cause, Ă la fin de lâexpĂ©rimentation.
VIII bis. â La Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s contrĂŽle lâapplication du prĂ©sent article. Ă cette fin, elle peut faire usage des prĂ©rogatives prĂ©vues aux sections 2 et 3 du chapitre II du titre Ier de la loi n° 78â17 du 6 janvier 1978 prĂ©citĂ©e.
IX. â La Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s est informĂ©e tous les trois mois des conditions de mise en Ćuvre de lâexpĂ©rimentation mentionnĂ©e au I. Le Gouvernement remet au Parlement, au plus tard le 31 dĂ©cembre 2024, un rapport dâĂ©valuation de la mise en Ćuvre de lâexpĂ©rimentation, dont le contenu est fixĂ© par dĂ©cret en Conseil dâĂtat aprĂšs avis de la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s. Ce dĂ©cret dĂ©finit notamment les modalitĂ©s de pilotage et dâĂ©valuation pluridisciplinaire et objective de lâexpĂ©rimentation et les indicateurs utilisĂ©s par celleâci. LâĂ©valuation associe, dans le respect du principe de paritĂ© entre les femmes et les hommes, deux dĂ©putĂ©s et deux sĂ©nateurs, dont au moins un dĂ©putĂ© et un sĂ©nateur appartenant Ă un groupe dâopposition, dĂ©signĂ©s respectivement par le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale et le prĂ©sident du SĂ©nat. Le dĂ©cret prĂ©cise Ă©galement les modalitĂ©s selon lesquelles le public et les agents concernĂ©s sont informĂ©s de lâexpĂ©rimentation et sont associĂ©s Ă lâĂ©valuation. Le rapport dâĂ©valuation est Ă©galement transmis Ă la Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s et rendu public sur internet au mĂȘme moment.
Du 1er mai 2024 au 15 septembre 2024, afin de garantir la sĂ©curitĂ© des jeux Olympiques et Paralympiques, lâenquĂȘte administrative prĂ©vue au premier alinĂ©a de lâarticle L. 114â2 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure peut ĂȘtre demandĂ©e avant lâaffectation des personnels intĂ©rimaires des entreprises de travail temporaire Ă une mission directement liĂ©e Ă la sĂ©curitĂ© des personnes et des biens au sein dâune entreprise de transport public de personnes ou dâune entreprise de transport de marchandises dangereuses soumise Ă lâobligation dâadopter un plan de sĂ»retĂ© ou au sein dâun gestionnaire dâinfrastructure, dans les conditions prĂ©vues aux deuxiĂšme Ă avantâdernier alinĂ©as du mĂȘme article L. 114â2.
Ă compter du 1er juillet 2024 et jusquâau 15 septembre 2024, afin de garantir la sĂ©curitĂ© des jeux Olympiques et Paralympiques, un Ă©tranger titulaire dâun titre de sĂ©jour relevant des articles L. 422â1, L. 422â4 ou L. 422â5 du code de lâentrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit dâasile peut ĂȘtre employĂ© pour participer Ă lâexercice dâune activitĂ© privĂ©e de sĂ©curitĂ© mentionnĂ©e Ă lâarticle L. 611â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure sans que le temps de travail accompli dans ce cadre soit pris en compte dans le dĂ©compte de la durĂ©e de travail maximale prĂ©vue aux articles L. 422â1, L. 422â4 et L. 422â5 du code de lâentrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit dâasile.
I. â Au I de lâarticle L. 2251â4â2 du code des transports, les mots : « relevant respectivement de leur compĂ©tence » sont remplacĂ©s par les mots : « ou leurs abords immĂ©diats ».
II. â à la fin du II de lâarticle 113 de la loi n° 2019â1428 du 24 dĂ©cembre 2019 dâorientation des mobilitĂ©s, les mots : « pour une durĂ©e de quatre ans » sont remplacĂ©s par les mots : « et jusquâau 1er octobre 2024 ».
Du 1er juillet 2024 au 15 septembre 2024, le prĂ©fet de police de Paris exerce dans les dĂ©partements des Yvelines, du ValâdâOise, de lâEssonne et de SeineâetâMarne les compĂ©tences qui lui sont dĂ©volues sur le fondement de lâarticle L. 122â2 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure.
Lâarticle L. 211â11â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est ainsi modifié :
1° Le premier alinéa est ainsi rédigé :
« Sont dĂ©signĂ©s par dĂ©cret les grands Ă©vĂ©nements et les grands rassemblements de personnes ayant pour objet dâassister Ă la retransmission dâĂ©vĂ©nements exposĂ©s Ă un risque dâactes de terrorisme en raison de leur nature et de lâampleur de leur frĂ©quentation. Ce dĂ©cret dĂ©signe Ă©galement les Ă©tablissements et les installations qui les accueillent ainsi que leur organisateur. » ;
2° Le deuxiÚme alinéa est ainsi modifié :
a) La premiĂšre phrase est ainsi rĂ©digĂ©e : « LâaccĂšs de toute personne, Ă un autre titre que celui de spectateur, Ă tout ou partie des Ă©tablissements et des installations dĂ©signĂ©s par le dĂ©cret mentionnĂ© au premier alinĂ©a est soumis, pendant la durĂ©e de lâĂ©vĂ©nement ou du rassemblement et de leur prĂ©paration, Ă une autorisation de lâorganisateur dĂ©livrĂ©e sur avis conforme de lâautoritĂ© administrative. » ;
b) La deuxiÚme phrase est ainsi modifiée :
â au dĂ©but, les mots : « Lâorganisateur recueille au prĂ©alable lâavis de lâautoritĂ© administrative rendu » sont remplacĂ©s par les mots : « Cette autoritĂ© administrative rend son avis » ;
â aprĂšs le mot : « eux, », sont insĂ©rĂ©s les mots : « du bulletin n° 2 du casier judiciaire et ».
Lâarticle L. 613â3 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est ainsi modifié :
1° Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention : « I. â » ;
2° Il est ajouté un II ainsi rédigé :
« II. â Pour faciliter et sĂ©curiser lâaccĂšs aux lieux mentionnĂ©s au I du prĂ©sent article, lâinspection des personnes peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e, avec leur consentement exprĂšs, au moyen dâun dispositif dâimagerie utilisant des ondes millimĂ©triques installĂ© par le gestionnaire de lâenceinte Ă son initiative. La finalitĂ© de ce dispositif est de vĂ©rifier que les personnes ainsi examinĂ©es ne portent sur elles aucun objet interdit dans le lieu auquel elles souhaitent accĂ©der. En cas de refus, la personne est soumise Ă un autre dispositif de contrĂŽle dont elle a Ă©tĂ© prĂ©alablement informĂ©e par un moyen de publicitĂ© mis Ă disposition Ă lâentrĂ©e de la manifestation.
« Lâanalyse des images est effectuĂ©e par des opĂ©rateurs ne connaissant pas lâidentitĂ© de la personne et ne pouvant visualiser simultanĂ©ment celleâci et son image produite par le dispositif dâimagerie utilisant des ondes millimĂ©triques. Lâimage produite par le dispositif dâimagerie utilisant des ondes millimĂ©triques doit comporter un systĂšme brouillant la visualisation du visage. Cette image utilise une forme gĂ©nĂ©rique du corps humain. Aucun stockage ou enregistrement des images nâest autorisĂ©. »
I. â Le chapitre II du titre III du livre III du code du sport est ainsi modifié :
1° A AprĂšs lâarticle L. 332â1â1, il est insĂ©rĂ© un article L. 332â1â2 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 332â1â2. â Toute personne pĂ©nĂ©trant en qualitĂ© de spectateur dans un lieu oĂč doit se dĂ©rouler une manifestation sportive dont lâaccĂšs est subordonnĂ© Ă lâacquittement dâun droit dâentrĂ©e doit prĂ©senter un titre dâaccĂšs, mĂȘme sâil sâagit dâune invitation. Un dĂ©cret en Conseil dâĂtat fixe les seuils de spectateurs au delĂ desquels les organisateurs de manifestations sportives exposĂ©es, par leur nature ou par leurs circonstances particuliĂšres, Ă un risque de fraude prĂ©voient des titres dâaccĂšs nominatifs, dĂ©matĂ©rialisĂ©s et infalsifiables ainsi que les conditions dâapplication du prĂ©sent article. » ;
1° AprĂšs lâarticle L. 332â5, il est insĂ©rĂ© un article L. 332â5â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 332â5â1. â Lorsquâil est commis en rĂ©cidive, dans les conditions prĂ©vues au second alinĂ©a de lâarticle 132â11 du code pĂ©nal, ou en rĂ©union, le fait de pĂ©nĂ©trer ou de tenter de pĂ©nĂ©trer par force ou par fraude sans ĂȘtre muni dâun titre dâaccĂšs prĂ©vu Ă lâarticle L. 332â1â2 du prĂ©sent code dans une enceinte lors du dĂ©roulement ou de la retransmission en public dâune manifestation sportive est puni de six mois dâemprisonnement et de 7 500 euros dâamende. » ;
2° AprĂšs lâarticle L. 332â10, il est insĂ©rĂ© un article L. 332â10â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 332â10â1. â Lorsquâil est commis en rĂ©cidive, dans les conditions prĂ©vues au second alinĂ©a de lâarticle 132â11 du code pĂ©nal, ou en rĂ©union, le fait de pĂ©nĂ©trer ou de se maintenir, sans motif lĂ©gitime, sur lâaire de compĂ©tition dâune enceinte sportive est puni de 7 500 euros dâamende. »
II. â Le 1° A du I entre en vigueur le 1er juillet 2024.
Le chapitre II du titre III du livre III du code du sport est ainsi modifié :
1° A Au premier alinĂ©a de lâarticle L. 332â8, les mots : « ou dâintroduire sans motif lĂ©gitime tous objets susceptibles de constituer une arme au sens de lâarticle 132â75 du code pĂ©nal » sont supprimĂ©s ;
1° B AprĂšs le mĂȘme article L. 332â8, il est insĂ©rĂ© un article L. 332â8â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 332â8â1. â Le fait dâintroduire ou de tenter dâintroduire, sans motif lĂ©gitime, tout objet susceptible de constituer une arme au sens de lâarticle 132â75 du code pĂ©nal dans une enceinte sportive lors du dĂ©roulement ou de la retransmission en public dâune manifestation sportive est puni de trois ans dâemprisonnement et de 15 000 euros dâamende.
« Le tribunal peut Ă©galement prononcer la confiscation de lâobjet qui a servi ou Ă©tait destinĂ© Ă commettre lâinfraction. » ;
1° Lâarticle L. 332â11 est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est ainsi modifié :
â à la premiĂšre phrase, les mots : « aux articles L. 332â3 Ă L. 332â10 » sont remplacĂ©s par les mots : « à lâarticle L. 332â3, Ă la premiĂšre phrase de lâarticle L. 332â4 et aux articles L. 332â5â1, L. 332â8, L. 332â10â1 » ;
â le dĂ©but de la deuxiĂšme phrase est ainsi rĂ©digé : « En tenant compte des obligations familiales, sociales et professionnelles de la personne condamnĂ©e Ă cette peine, la juridiction prĂ©cise les manifestations sportives au cours desquelles cette personne est astreinte Ă rĂ©pondre aux convocations⊠(le reste sans changement). » ;
â aprĂšs la mĂȘme deuxiĂšme phrase, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « à dĂ©faut de mention dans le jugement, la personne est astreinte Ă rĂ©pondre aux convocations du service de police ou de gendarmerie le plus proche de son domicile lors des manifestations sportives concernant la discipline et lâune des Ă©quipes impliquĂ©es lorsque lâinfraction a Ă©tĂ© commise. » ;
b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Cette peine est obligatoirement prononcĂ©e Ă lâencontre des personnes coupables de lâune des infractions dĂ©finies Ă la seconde phrase de lâarticle L. 332â4 et aux articles L. 332â5 Ă L. 332â7, L. 332â8â1, L. 332â9 et L. 332â10 du prĂ©sent code. Toutefois, la juridiction peut, par une dĂ©cision spĂ©cialement motivĂ©e, dĂ©cider de ne pas prononcer cette peine, en considĂ©ration des circonstances de lâinfraction et de la personnalitĂ© de son auteur. » ;
1° bis Ă lâarticle L. 332â14, les mots : « au premier alinĂ©a » sont remplacĂ©s par les mots : « aux premier et dernier alinĂ©as » ;
2° à lâarticle L. 332â16â3, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence : « L. 332â11, », sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences : « L. 332â13, L. 332â14, ».
Lâarticle L. 332â16 du code du sport est ainsi modifié :
1° Le premier alinéa est ainsi modifié :
a) Les mots : « son comportement dâensemble » sont remplacĂ©s par les mots : « ses agissements rĂ©pĂ©tĂ©s portant atteinte Ă la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens » ;
b) AprÚs le mot : « menace », il est inséré le mot : « grave » ;
2° Le deuxiÚme alinéa est ainsi modifié :
a) à la deuxiĂšme phrase, le mot : « vingtâquatre » est remplacĂ© par le mot : « douze » ;
b) à la derniĂšre phrase, le mot : « trenteâsix » est remplacĂ© par le mot : « vingtâquatre » ;
3° AprĂšs le mĂȘme deuxiĂšme alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :
« Lorsquâune personne Ă lâencontre de laquelle cette mesure est prononcĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©finitivement condamnĂ©e Ă la peine complĂ©mentaire prĂ©vue Ă lâarticle L. 332â11 en raison des mĂȘmes faits, elle en informe lâautoritĂ© administrative, qui met alors immĂ©diatement fin Ă sa mesure au profit de cette peine complĂ©mentaire. Il en est de mĂȘme lorsque la personne a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune dĂ©cision de relaxe en raison de ces mĂȘmes faits par une dĂ©cision pĂ©nale devenue dĂ©finitive au motif que les faits ne sont pas Ă©tablis ou ne lui sont pas imputables. » ;
4° AprÚs le troisiÚme alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lâobligation prĂ©vue au troisiĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article ne peut ĂȘtre imposĂ©e que sâil apparaĂźt manifestement que son destinataire entend se soustraire Ă la mesure dâinterdiction prĂ©vue au premier alinĂ©a. »
Chapitre IV
Dispositions diverses
La Cour des comptes remet au Parlement, avant le 1er octobre 2025, un rapport sur lâorganisation, le coĂ»t et lâhĂ©ritage des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Ce rapport prĂ©cise le montant des dĂ©penses engagĂ©es par lâĂtat et les collectivitĂ©s territoriales Ă lâoccasion de la prĂ©paration et du dĂ©roulement de cette manifestation. Il Ă©value les recettes engendrĂ©es par les jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Il sâattache Ă mesurer le montant des exonĂ©rations fiscales dont bĂ©nĂ©ficie lâorganisateur des jeux. Ce rapport comprend un bilan du recours aux bĂ©nĂ©voles, Ă©valuant leur nombre, leurs missions et leurs conditions dâexercice, notamment en termes dâhoraires. Il Ă©value Ă©galement la qualitĂ© de lâaccueil des sportifs et des spectateurs en situation de handicap, notamment en termes dâaccessibilitĂ© de lâĂ©vĂ©nement.
I. â Le I de lâarticle 4 de la loi n° 2018â202 du 26 mars 2018 relative Ă lâorganisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 est ainsi modifié :
1° AprÚs le 3°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les dispositifs et les matĂ©riels mentionnĂ©s au premier alinĂ©a du prĂ©sent I qui supportent lâaffichage des Ă©lĂ©ments protĂ©gĂ©s par les 1° et 3° Ă Â 6° du I des articles L. 141â5 et L. 141â7 du code du sport, associĂ©s aux logos de partenaires de marketing olympique, au sens du contrat de ville hĂŽte mentionnĂ© Ă lâarticle 6 de la prĂ©sente loi, peuvent bĂ©nĂ©ficier des dĂ©rogations prĂ©vues aux 1° Ă Â 3° du prĂ©sent I lorsquâils sont installĂ©s sur le territoire des communes accueillant les Ă©tapes des relais de la flamme olympique et de la flamme paralympique ou des communes traversĂ©es par ces relais, entre le quinziĂšme jour prĂ©cĂ©dant le passage de la flamme et le septiĂšme jour suivant celuiâci. » ;
2° Le dernier alinéa est ainsi modifié :
a) La premiĂšre phrase est ainsi rĂ©digĂ©e : « Lâinstallation, le remplacement ou la modification des dispositifs et des matĂ©riels mentionnĂ©s aux premier et avantâdernier alinĂ©as du prĂ©sent I sont subordonnĂ©s au dĂ©pĂŽt dâune dĂ©claration auprĂšs de lâautoritĂ© compĂ©tente en matiĂšre de police de la publicitĂ© en application de lâarticle L. 581â14â2 du code de lâenvironnement jusquâau 31 dĂ©cembre 2023 et, Ă partir du 1er janvier 2024, en application de lâarticle L. 581â3â1 du mĂȘme code. » ;
b) à la seconde phrase, aprĂšs le mot : « Ătat », sont insĂ©rĂ©s les mots : « prĂ©cise le contenu et les modalitĂ©s de cette dĂ©claration, qui peuvent varier selon lâopĂ©ration ou lâĂ©vĂ©nement en cause, et ».
II. â Lâarticle 5 de la loi n° 2018â202 du 26 mars 2018 prĂ©citĂ©e est ainsi modifié :
1° Au dĂ©but du premier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention : « I. â » ;
2° Avant le dernier alinéa, sont insérés des II et III ainsi rédigés :
« II. â La publicitĂ© faite au profit des partenaires de marketing olympique sur le parcours du relais de la flamme olympique et sur celui du relais de la flamme paralympique, dont les tracĂ©s et les calendriers sont dĂ©finis dans chaque dĂ©partement ou collectivitĂ© dâoutreâmer par arrĂȘtĂ© du reprĂ©sentant de lâĂtat et, en ĂleâdeâFrance, par arrĂȘtĂ© du prĂ©fet de police, est rĂ©alisĂ©e dans les conditions prĂ©vues aux deux derniers alinĂ©as du prĂ©sent II.
« Les affichages publicitaires peuvent bĂ©nĂ©ficier des dĂ©rogations prĂ©vues au I, entre le septiĂšme jour prĂ©cĂ©dant le passage de la flamme et le septiĂšme jour suivant celuiâci, dans une bande de cent mĂštres de part et dâautre du tracĂ© et dans un pĂ©rimĂštre de deux cents mĂštres autour des sites de dĂ©part et dâarrivĂ©e de la flamme Ă chacune de ses Ă©tapes. Les affichages ainsi prĂ©vus font lâobjet, entre le ou les partenaires de marketing olympique bĂ©nĂ©ficiaires de cette publicitĂ© et le comitĂ© dâorganisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, dâun contrat qui garantit leur respect des conditions fixĂ©es au dernier alinĂ©a du mĂȘme I. Le comitĂ© dâorganisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 en informe les maires des communes des sites de dĂ©part et dâarrivĂ©e de la flamme et les reprĂ©sentants de lâĂtat dans les dĂ©partements traversĂ©s par le relais. Cette information prĂ©cise la nature des dispositifs publicitaires, leur localisation et leur durĂ©e dâimplantation.
« La publicitĂ© sur les vĂ©hicules terrestres est autorisĂ©e, par dĂ©rogation Ă lâarticle L. 581â15 du code de lâenvironnement.
« III. â Lâinstallation, Ă Paris, dâun dispositif de compte Ă rebours rĂ©alisĂ© par un partenaire de marketing olympique comportant le nom et le logo de ce partenaire et rĂ©pondant Ă lâexigence de sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique peut ĂȘtre autorisĂ©e par arrĂȘtĂ© municipal Ă compter de lâentrĂ©e en vigueur de la loi n°    du     relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions et jusquâau quinziĂšme jour suivant la date de clĂŽture des jeux Paralympiques, sans que puissent lui ĂȘtre opposĂ©es les interdictions mentionnĂ©es aux 2°, 4° et 5° du I du prĂ©sent article ni les rĂšgles Ă©dictĂ©es en application des deux premiers alinĂ©as de lâarticle L. 581â9 du code de lâenvironnement. » ;
3° Au dĂ©but du dernier alinĂ©a, est ajoutĂ©e la mention : « IV. â ».
Du 25 aoĂ»t 2023 au 30 octobre 2023, les dispositifs et matĂ©riels mentionnĂ©s Ă lâarticle L. 581â6 du code de lâenvironnement qui supportent exclusivement lâaffichage des Ă©lĂ©ments de pavoisement officiel du groupement dâintĂ©rĂȘt public chargĂ© de lâorganisation de la coupe du monde de rugby « #France 2023 », Ă lâexclusion de toute promotion de ses partenaires commerciaux et dans le respect de ses engagements contractuels visâĂ -vis de la fĂ©dĂ©ration internationale de rugby, installĂ©s sur le territoire des communes accueillant le site dâune opĂ©ration ou dâun Ă©vĂ©nement liĂ©s Ă la promotion, Ă la prĂ©paration, Ă lâorganisation ou au dĂ©roulement de cette manifestation sportive ne sont pas soumis :
1° Aux interdictions de publicitĂ© prĂ©vues aux I et II de lâarticle L. 581â4, au I de lâarticle L. 581â8 et Ă lâarticle L. 581â15 du mĂȘme code ;
2° Aux prescriptions rĂ©glementaires, notamment en matiĂšre de densitĂ©, de surface et de hauteur, Ă©dictĂ©es en application du premier alinĂ©a de lâarticle L. 581â9 dudit code ;
3° à la réglementation plus restrictive que celle résultant des dispositions mentionnées aux 1° et 2° du présent article édictée par les rÚglements locaux de publicité.
Lâinstallation, le remplacement ou la modification des dispositifs et des matĂ©riels mentionnĂ©s au premier alinĂ©a du prĂ©sent article est subordonnĂ©e au dĂ©pĂŽt de la dĂ©claration prĂ©vue Ă lâarticle L. 581â6 du code de lâenvironnement auprĂšs de lâautoritĂ© compĂ©tente en matiĂšre de police de la publicitĂ© en application de lâarticle L. 581â14â2 du mĂȘme code. Par dĂ©rogation Ă lâarticle L. 581â6 dudit code, lâautoritĂ© compĂ©tente dispose dâun dĂ©lai dâun mois pour sâopposer Ă cette installation, Ă ce remplacement ou Ă cette modification ou pour les subordonner au respect de conditions destinĂ©es Ă optimiser lâinsertion architecturale, patrimoniale et paysagĂšre des dispositifs, Ă rĂ©duire leur impact sur le cadre de vie environnant, Ă garantir la sĂ©curitĂ© des personnes ainsi que lâintĂ©gritĂ© et la conservation des sites et des bĂątiments ou Ă prĂ©venir dâĂ©ventuelles incidences sur la sĂ©curitĂ© routiĂšre.
I. â Lâarticle 53 de la loi n° 2017â257 du 28 fĂ©vrier 2017 relative au statut de Paris et Ă lâamĂ©nagement mĂ©tropolitain est ainsi modifié :
1° AprÚs le III, il est inséré un III bis ainsi rédigé :
« III bis. â Au plus tard le 1er janvier 2026, la sociĂ©tĂ© recourt, pour lâexercice de ses missions prĂ©vues au II du prĂ©sent article, aux moyens de lâĂ©tablissement public de lâĂtat âGrand Paris AmĂ©nagementâ mentionnĂ© Ă lâarticle L. 321â29 du code de lâurbanisme. La mutualisation des moyens entre ces Ă©tablissements publics est organisĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle L. 321â41 du mĂȘme code.
« La mise en Ćuvre du premier alinĂ©a du prĂ©sent III bis nâimplique pas de transfert prĂ©alable obligatoire de tout ou partie du personnel de la sociĂ©tĂ©.
« à compter de la mutualisation organisĂ©e en application du mĂȘme premier alinĂ©a, par dĂ©rogation au III, le directeur gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ© est nommĂ© dans des conditions prĂ©vues par dĂ©cret en Conseil dâĂtat.
« Un plan dâaccompagnement est mis en Ćuvre pour le personnel de la sociĂ©tĂ©. » ;
2° AprÚs le V bis, il est inséré un V ter ainsi rédigé :
« V ter. â La sociĂ©tĂ© est dissoute au plus tard le 31 dĂ©cembre 2028. Les conditions de cette dissolution et de la mise en liquidation de la sociĂ©tĂ© sont prĂ©vues par dĂ©cret en Conseil dâĂtat. »
II Ă Â IV. â (SupprimĂ©s)
V. â Au plus tard le 31 dĂ©cembre 2025, la SociĂ©tĂ© de livraison des ouvrages olympiques rĂ©alise un bilan dâĂ©tape des missions prĂ©vues au 5 du II de lâarticle 53 de la loi n° 2017â257 du 28 fĂ©vrier 2017 relative au statut de Paris et Ă lâamĂ©nagement mĂ©tropolitain. Ce bilan est rendu public. Il comporte un diagnostic territorial rendant compte de lâavancement des rĂ©alisations en termes dâamĂ©nagements et dâinfrastructures. Il Ă©numĂšre les dispositifs mis en place afin dâaccompagner le reclassement des salariĂ©s et Ă©value leur efficacitĂ©. Il prĂ©sente un bilan Ă©cologique rendant compte du respect des engagements climatiques des jeux, un bilan financier prĂ©cis de la SociĂ©tĂ© de livraison des ouvrages olympiques ainsi que les montants investis par les autres parties prenantes aux missions prĂ©vues au mĂȘme 5. Il dĂ©taille la maniĂšre dont Grand Paris AmĂ©nagement assure ces missions Ă partir de la mutualisation organisĂ©e en application du III bis du mĂȘme article 53.
Dans les communes dâimplantation des sites de compĂ©tition des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ainsi que dans les communes limitrophes ou situĂ©es Ă proximitĂ© de ces sites, le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement peut, compte tenu des besoins du public rĂ©sultant de lâaffluence exceptionnelle attendue de touristes et de travailleurs et sous rĂ©serve des dĂ©rogations au repos dominical prĂ©vues Ă la sousâsection 2 de la section 2 du chapitre II du titre III du livre Ier de la troisiĂšme partie du code du travail applicables, autoriser un Ă©tablissement de vente au dĂ©tail qui met Ă disposition des biens ou des services Ă dĂ©roger Ă la rĂšgle du repos dominical prĂ©vue Ă lâarticle L. 3132â3 du mĂȘme code en attribuant le repos hebdomadaire par roulement, pour une pĂ©riode comprise entre le 15 juin 2024 et le 30 septembre 2024.
Cette autorisation est accordĂ©e aprĂšs avis du conseil municipal, de lâorgane dĂ©libĂ©rant de lâĂ©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă fiscalitĂ© propre dont la commune est membre, de la chambre de commerce et dâindustrie, de la chambre des mĂ©tiers et de lâartisanat, des organisations professionnelles dâemployeurs et des organisations syndicales de salariĂ©s intĂ©ressĂ©es, donnĂ©s dans un dĂ©lai dâun mois Ă compter de la saisine par le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement.
Les arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux pris sur le fondement du premier alinĂ©a de lâarticle L. 3132â29 dudit code peuvent, le cas Ă©chĂ©ant, ĂȘtre suspendus pendant les pĂ©riodes de mise en Ćuvre de la dĂ©rogation prĂ©vue au prĂ©sent article.
La dĂ©rogation au repos dominical est mise en Ćuvre dans lâĂ©tablissement sous rĂ©serve du volontariat du salariĂ©, dans les conditions prĂ©vues aux premier et dernier alinĂ©as de lâarticle L. 3132â25â4 du code du travail. Le salariĂ© peut revenir Ă tout moment sur sa dĂ©cision de travailler le dimanche, Ă condition dâen informer par Ă©crit son employeur en respectant un dĂ©lai de dix jours francs. Le salariĂ© bĂ©nĂ©ficie des contreparties dĂ©finies au premier alinĂ©a de lâarticle L. 3132â27 du mĂȘme code.
Lorsque le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement a autorisĂ© un Ă©tablissement Ă dĂ©roger Ă la rĂšgle du repos dominical dans les conditions prĂ©vues au prĂ©sent article, il peut autoriser tout ou partie des Ă©tablissements situĂ©s dans les communes du dĂ©partement mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du prĂ©sent article et exerçant la mĂȘme activitĂ© Ă y dĂ©roger, dans les mĂȘmes conditions.
I. â Aux fins de contribuer, notamment pendant la pĂ©riode des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, Ă lâaccessibilitĂ© des transports publics particuliers aux personnes utilisatrices de fauteuil roulant, le prĂ©fet de police de Paris peut, dans sa zone de compĂ©tence et jusquâau 31 dĂ©cembre 2024, dĂ©livrer Ă titre expĂ©rimental, par dĂ©rogation Ă lâarticle L. 3121â5 du code des transports, des autorisations de stationnement mentionnĂ©es Ă lâarticle L. 3121â1 du mĂȘme code Ă des personnes morales exploitant des taxis.
Ces autorisations ne peuvent ĂȘtre dĂ©livrĂ©es quâĂ des personnes morales titulaires dâautorisations de stationnement exploitĂ©es dans la zone de compĂ©tence du prĂ©fet de police de Paris. Elles ne peuvent ĂȘtre exploitĂ©es quâavec des taxis accessibles aux personnes utilisatrices de fauteuil roulant. Elles sont incessibles et ont une durĂ©e de validitĂ© de cinq ans Ă compter de la date de leur dĂ©livrance.
Les conditions et les modalitĂ©s dâattribution de ces autorisations sont dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil dâĂtat. Elles doivent notamment prendre en compte la capacitĂ© des personnes morales bĂ©nĂ©ficiaires Ă assurer lâexploitation de ces autorisations par des vĂ©hicules accessibles aux personnes en fauteuil roulant durant toute la pĂ©riode des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et jusquâĂ la fin de lâexpĂ©rimentation, Ă faciliter les demandes de rĂ©servation prĂ©alable au bĂ©nĂ©fice des personnes utilisatrices de fauteuil roulant et Ă permettre la transmission Ă lâautoritĂ© administrative des informations nĂ©cessaires Ă la rĂ©alisation de lâĂ©valuation mentionnĂ©e au III du prĂ©sent article. Les deux derniers alinĂ©as de lâarticle L. 3121â5 du code des transports ne leur sont pas applicables.
II. â Par dĂ©rogation au I de lâarticle L. 3121â1â2 du code des transports, lâexploitation des autorisations de stationnement dĂ©livrĂ©es en application du I du prĂ©sent article peut ĂȘtre assurĂ©e par des salariĂ©s ou par un locataire gĂ©rant auquel la location dâune autorisation et dâun taxi accessible aux personnes utilisatrices de fauteuil roulant a Ă©tĂ© concĂ©dĂ©e dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 144â1 Ă L. 144â13 du code de commerce, le montant du loyer Ă©tant fixĂ© en cohĂ©rence avec les coĂ»ts ou les charges supportĂ©s par chacune des parties.
III. â Au plus tard le 30 juin 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dâĂ©valuation de lâexpĂ©rimentation afin de dĂ©terminer notamment lâopportunitĂ© de sa pĂ©rennisation et de son extension en dehors de la zone de compĂ©tence du prĂ©fet de police de Paris.
Aux fins de contribuer, pendant la pĂ©riode des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, Ă lâaccessibilitĂ© des pistes cyclables, les syndicats mixtes nâayant pas la qualitĂ© dâautoritĂ© organisatrice de la mobilitĂ© qui organisent un service public de location de bicyclettes dans le cadre de la derniĂšre phrase du 4° du I de lâarticle L. 1241â1 du code des transports peuvent, du 1er mai 2024 au 31 dĂ©cembre 2024, passer avec un organisme public ou avec un organisme privĂ© la convention prĂ©vue au II de lâarticle L. 1611â7â2 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales.
Lâarticle L. 3121â1â1 du code des transports est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Elle peut Ă©galement fixer un signe distinctif permettant de reconnaĂźtre facilement les taxis accessibles aux personnes utilisatrices de fauteuil roulant. »
Chapitre V
Dispositions relatives Ă lâoutreâmer
I. â Le code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est ainsi modifié :
1° AprĂšs le 3° de lâarticle L. 283â2, il est insĂ©rĂ© un 3° bis ainsi rĂ©digé :
« 3° bis La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e, Ă SaintâBarthĂ©lemy, par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement ; »
2° AprĂšs le 3° de lâarticle L. 284â2, il est insĂ©rĂ© un 3° bis ainsi rĂ©digé :
« 3° bis La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement ; »
3° Au premier alinĂ©a des articles L. 285â1, L. 286â1 et L. 287â1, la rĂ©fĂ©rence : « n° 2023â22 du 24 janvier 2023 dâorientation et de programmation du ministĂšre de lâintĂ©rieur » est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence : « n°    du     relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions » ;
4° Lâarticle L. 285â2 est ainsi modifié :
a) AprÚs le 4°, il est inséré un 4° bis ainsi rédigé :
« 4° bis La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement ; »
b) Le 8° est abrogé ;
5° Lâarticle L. 286â2 est ainsi modifié :
a) AprÚs le 4°, il est inséré un 4° bis ainsi rédigé :
« 4° bis La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement ; »
b) Le 9° est abrogé ;
6° Lâarticle L. 287â2 est ainsi modifié :
a) AprÚs le 4°, il est inséré un 4° bis ainsi rédigé :
« 4° bis La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement ; »
b) Le 10° est abrogé ;
7° Au premier alinĂ©a de lâarticle L. 288â1, la rĂ©fĂ©rence : « n° 2021â998 du 30 juillet 2021 relative Ă la prĂ©vention dâactes de terrorisme et au renseignement » est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence : « n°    du     relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions » ;
8° AprĂšs le 5° de lâarticle L. 288â2, il est insĂ©rĂ© un 5° bis ainsi rĂ©digé :
« 5° bis La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement ; »
9° Au premier alinĂ©a des articles L. 645â1, L. 646â1 et L. 647â1, les mots : « lâordonnance n° 2022â448 du 30 mars 2022 relative aux modalitĂ©s dâorganisation, de fonctionnement et dâexercice des missions du Conseil national des activitĂ©s privĂ©es de sĂ©curité » sont remplacĂ©s par les mots : « la loi n°    du     relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions » ;
10° Au premier alinĂ©a des articles L. 765â1, L. 766â1 et L. 767â1, la rĂ©fĂ©rence : « n° 2023â22 du 24 janvier 2023 dâorientation et de programmation du ministĂšre de lâintĂ©rieur » est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence : « n°    du     relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions ».
II. â Le code pĂ©nal est ainsi modifié :
1° AprĂšs le mot : « loi », la fin de lâarticle 711â1 est ainsi rĂ©digĂ©e : « n°    du     relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions, en NouvelleâCalĂ©donie, en PolynĂ©sie française et dans les Ăźles Wallis et Futuna. » ;
2° Lâarticle 723â4 est ainsi modifié :
a) Au deuxiĂšme alinĂ©a, aprĂšs la mention : « 226â25. â », est insĂ©rĂ©e la mention : « I. â » ;
b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« âII. â Le fait de procĂ©der Ă lâexamen des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques dâune personne Ă des fins de lutte contre le dopage sans lâen avoir prĂ©alablement informĂ©e est puni dâun an dâemprisonnement et de 15 000 euros dâamende.â »
III. â Lâarticle 7 de la prĂ©sente loi est applicable sur lâensemble du territoire national.
A. â Pour lâapplication de lâarticle 7 Ă SaintâBarthĂ©lemy et Ă SaintâMartin :
1° Les rĂ©fĂ©rences au reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence au reprĂ©sentant de lâĂtat dans la collectivité ;
2° La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif Ă la protection des personnes physiques Ă lâĂ©gard du traitement de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et Ă la libre circulation de ces donnĂ©es, et abrogeant la directive 95/46/CE (rĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es) est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement.
B. â Pour lâapplication de lâarticle 7 Ă SaintâPierreâetâMiquelon :
1° Les rĂ©fĂ©rences au reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence au reprĂ©sentant de lâĂtat dans la collectivitĂ© territoriale de SaintâPierreâetâMiquelon ;
2° La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 prĂ©citĂ© est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement.
C. â Pour lâapplication de lâarticle 7 en PolynĂ©sie française :
1° Les rĂ©fĂ©rences au reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence au hautâcommissaire de la RĂ©publique en PolynĂ©sie française ;
2° La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 prĂ©citĂ© est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement.
D. â Pour lâapplication de lâarticle 7 en NouvelleâCalĂ©donie :
1° Les rĂ©fĂ©rences au reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence au hautâcommissaire de la RĂ©publique en NouvelleâCalĂ©donie ;
2° La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 prĂ©citĂ© est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement.
E. â Pour lâapplication de lâarticle 7 dans les Ăźles Wallis et Futuna :
1° Les rĂ©fĂ©rences au reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence Ă lâadministrateur supĂ©rieur des Ăźles Wallis et Futuna ;
2° La rĂ©fĂ©rence au rĂšglement (UE) 2016/679 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 27 avril 2016 prĂ©citĂ© est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence aux rĂšgles en vigueur en mĂ©tropole en application du mĂȘme rĂšglement.
Délibéré en séance publique, à Paris, le 11 avril 2023.
 La Présidente,
Signé : Yaël BRAUN-PIVET