Il faut surtout envisager une meilleure organisation. Demain, je recevrai des élus et les représentants des fédérations hospitalières afin de réfléchir à la manière de mieux intégrer les groupements hospitaliers de territoires : des GHT intégrés améliorent l’accès aux soins, ce que de nombreux rapports ont démontré. Nous agissons aussi dans les domaines de la télémédecine et de la télé-expertise, qui permettent d’améliorer les délais de rendez-vous auprès d’un spécialiste.
…partout dans le territoire, il faut trouver l’équilibre entre l’accès aux soins et la sécurité des soins. Parfois, par manque de médecins et de professionnels, il faut fermer des lits et mettre fin à des activités.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 16:17:10
Vous nous alertez sur les difficultés d’accès aux soins dans votre territoire et partout dans le pays. Grâce à la fin du numerus clausus, le nombre de nouveaux internes augmentera de 20 % en novembre. En outre, 3 700 docteurs juniors s’installeront, en priorité dans des zones sous-denses. Pour la première fois, les installations de médecins généralistes augmentent : elles ont progressé de 32 % entre 2024 et 2025. La fin du numerus clausus, une nouvelle organisation territoriale et la confiance faite aux personnels de santé ont enfin permis d’inverser la tendance et d’améliorer la situation. Malgré tout, dans votre territoire, des difficultés persistent – vous avez cité les urgences de l’hôpital de Vittel et le site hospitalier de Neufchâteau. Vous en attribuez la faute aux agences régionales de santé, mais il ne s’agit pas d’une logique bureaucratique ou d’une approche comptable :…
Merci madame la députée pour cette alerte. Je sais que ma collègue ministre Agresti-Roubache a bien conscience du problème. Je comprends que le contact avec de potentiels repreneurs a été pris hier, et je sais qu’elle prendra note de votre alerte ce matin.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 10:26:03
Vous attirez notre attention sur la situation d’Alméa, acteur majeur de l’apprentissage et de la formation professionnelle dans la Marne. Je peux vous assurer du suivi de cette situation par le gouvernement, et notamment par la ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage, Mme Agresti-Roubache, en lien étroit avec les services déconcentrés de l’État. À ce stade, les différentes hypothèses sont toujours en cours d’étude. Aucune décision n’a été arrêtée, ni concernant la fermeture de sites, ni concernant la possibilité de cession à un tiers. Aucune procédure formalisée n’a été engagée à ce jour. Malgré cela, les services de l’État sont en alerte et portent une attention particulière aux apprentis engagés dans un cycle de formation, ainsi qu’à ceux qui doivent débuter un cursus à la rentrée prochaine. L’objectif est clair : aucune rupture de parcours et aucun apprenti laissé sans solution. La situation des salariés fera également l’objet d’une attention particulière. Leur accompagnement sera assuré dans les meilleures conditions, en lien avec les dispositifs existants et les services compétents localement. La question de la fermeture d’un centre de formation d’apprentis (CFA), notamment dans les territoires ruraux, est importante, car il n’existe pas toujours d’offre de formation alternative. Une cellule interministérielle a été mise en place pour repérer et gérer ces situations. Vous pouvez compter sur l’engagement du gouvernement pour suivre ces situations et accompagner chaque apprenti concerné.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 10:21:11
Je vous remercie pour votre question, qui me permet de rappeler l’engagement essentiel des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Chaque jour, ils contribuent à la réussite de l’école inclusive auprès de près de 520 000 élèves en situation de handicap. Le gouvernement agit pour renforcer l’attractivité de ce métier et améliorer les conditions d’emploi des AESH. Depuis 2023, ils bénéficient notamment d’indemnités spécifiques en éducation prioritaire et peuvent accéder à un contrat à durée indéterminée après trois ans d’exercice. Depuis janvier 2025, leur gestion relève des services académiques, ce qui leur ouvre de nouveaux droits sociaux. S’agissant plus particulièrement du versement rétroactif des primes REP et REP+, il faut rappeler que les prestations versées par les caisses d’allocations familiales sont calculées selon les ressources déclarées, conformément aux règles en vigueur. Il arrive que ces rappels de rémunération aient un effet sur le montant de certaines aides, comme vous l’avez souligné, notamment la prime d’activité ou les aides au logement. Le gouvernement a conscience des difficultés liées à ces versements rétroactifs, qui peuvent affecter des droits sociaux sans pour autant refléter les revenus habituels des AESH. C’est pourquoi j’ai demandé à mes équipes, en lien avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), d’examiner avec attention les modalités de prise en compte de ces versements exceptionnels. Par ailleurs, les personnes concernées peuvent solliciter un examen individualisé de leur situation auprès de leur CAF. Le gouvernement demeure mobilisé pour améliorer l’emploi des AESH et veillera à ce que les conséquences de ces régularisations salariales soient examinées avec toute l’attention nécessaire.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 10:17:57
L’examen de la constitutionnalité de cette mesure n’a pas été réalisé. Des questions prioritaires de constitutionnalité sont en cours d’examen et devraient, je l’espère, trouver une réponse d’ici à l’automne. À ce stade, on peut considérer que l’État n’a pas à intervenir dans un contrat privé liant un assuré à une assurance privée. S’agissant des négociations en cours, je pense que nous parviendrons à leur terme d’ici à la fin de l’été. Ces échanges avec les complémentaires s’articulent par ailleurs avec les travaux de la mission sur l’assurance maladie obligatoire et l’assurance maladie complémentaire.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 10:14:38
Vous m’interrogez sur le gel des tarifs des complémentaires. Je tiens tout d’abord à rappeler le bénéfice et l’intérêt de notre système, associant assurance maladie obligatoire et assurance maladie complémentaire, qui permet au reste à charge des ménages de baisser depuis quinze ans et de figurer parmi les plus bas des pays de l’OCDE. Comme vous le savez, le gouvernement a demandé, dans le cadre du budget de la sécurité sociale débattu à la fin de l’année 2025, un effort collectif pour contribuer à l’équilibre de nos comptes sociaux. Les complémentaires ont participé à cet effort par une contribution exceptionnelle de 1 milliard d’euros. Le Parlement a souhaité que cet effort ne soit pas répercuté sur les tarifs des complémentaires. Deux dispositions coexistent dans ce texte de loi : une interdiction de la hausse des tarifs et le lancement d’une négociation menée par le gouvernement avec les complémentaires, relative aux conditions tendant à ce que le montant de la contribution ne soit pas répercuté sur les tarifs. Concernant l’interdiction de la hausse des tarifs, nous touchons à un enjeu de droit privé, celui des relations entre assurés et complémentaires. Je l’avais souligné lors du débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale en émettant un avis défavorable, en raison des doutes que peut soulever la constitutionnalité d’une telle disposition. En responsabilité, le gouvernement a saisi le Conseil d’État afin d’obtenir une analyse juridique sur ce point. Pour ce qui est du lancement des négociations, nous avons engagé ces échanges avec les complémentaires, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) ; les discussions se poursuivent. Enfin, vous le savez, j’ai souhaité confier une mission à quatre personnalités qualifiées sur l’avenir de l’articulation entre l’assurance maladie obligatoire et l’assurance maladie complémentaire. L’objectif est qu’elle nous soumette des propositions pour bâtir l’avenir de ce système. Il nous faudra améliorer l’articulation entre les différents financeurs si nous voulons garantir sa soutenabilité.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 10:09:09
Vous m’interrogez sur l’avenir du centre hospitalier Sud-Haute-Marne, plus particulièrement du site de Langres. Ce projet majeur pour l’avenir de l’offre de soins dans ce territoire constitue le fruit d’années de travail, de concertation, de dialogue avec les élus, les professionnels de santé, les représentants des usagers. L’organisation retenue repose sur la complémentarité des sites : pôle médico-chirurgical de référence à Chaumont, hôpital de proximité renforcé à Langres, pôle de réadaptation à Bourbonne-les-Bains. Cette gradation des soins garantit à la fois la proximité et la sécurité des prises en charge lorsque des plateaux techniques plus spécialisés sont nécessaires. Je tiens à vous le dire très clairement, le site de Langres conserve dans cette perspective d’organisation un rôle essentiel : les urgences, la structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur) continueront de fonctionner sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. L’activité de médecine, notamment gériatrique, sera maintenue ainsi que les consultations spécialisées avancées – l’accès aux spécialistes –, la radiologie, la biologie délocalisée et la pharmacie. Visant à préserver une offre hospitalière de proximité tout en assurant aux patients les meilleures conditions de qualité et de sécurité des soins, ce projet constitue un engagement financier exceptionnel : 156 millions d’euros seront investis, dont plus de 141 millions conjointement par l’État et les collectivités territoriales. J’ai d’ailleurs écrit au maire de Langres pour lui rappeler le soutien du gouvernement à ce projet. Je souhaite que l’ensemble des élus du territoire puissent se rassembler autour de cette ambition commune : garantir aux Haut-Marnaises et Haut-Marnais une offre de soins moderne, accessible, pérenne, sécurisée.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 10:03:11
Avant tout, je voudrais saluer l’engagement des équipes du centre hospitalier de Decazeville, qui assurent dans un contexte parfois difficile une mission essentielle au service de la population du bassin. Pour l’avenir de cet hôpital, des investissements significatifs ont été engagés : développement de l’imagerie médicale avec l’installation d’une IRM, reconstruction de l’aile sinistrée par l’incendie de 2022. L’établissement n’en est pas moins confronté, comme de nombreux hôpitaux, à des tensions importantes concernant le recrutement des médecins urgentistes. Dans ce contexte, l’objectif de disposer durablement, au sein du service des urgences, de deux lignes médicales fonctionnant vingt-quatre heures sur vingt-quatre est bien entendu partagé ; seulement, à ce jour, les tensions en matière de démographie médicale ne permettent pas de l’atteindre. Notre priorité est claire : la continuité des urgences dans le bassin de Decazeville. C’est le sens de l’organisation actuellement retenue, qui repose sur trois piliers : le maintien vingt-quatre heures sur vingt-quatre de la ligne Smur, indispensable à la prise en charge des urgences vitales ; le renforcement des coopérations médicales au sein du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Rouergue, grâce à la mutualisation des ressources médicales pour améliorer la permanence des soins ; enfin, depuis mars 2025, la régulation de l’accès aux urgences qui permet de prioriser les situations les plus graves et d’orienter les autres patients vers des solutions adaptées. Au-delà des mots, monsieur le député, des actions concrètes sont engagées : grâce à la fin du numerus clausus, le nombre des internes augmentera de 20 % dès novembre, ce qui signifie, dans quatre ans, à peu près la même croissance du nombre des médecins. Les mesures de limitation de l’intérim ont permis de réorganiser les services des urgences, où un certain nombre de professionnels se sont investis, nous faisant gagner, si j’ose dire, du temps de médecins. Voilà les réponses que je peux vous apporter.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 09:57:21
Vous m’interrogez sur la situation du centre hospitalier Jura-Sud, acteur essentiel, vous l’avez dit, de l’offre de soins dans le Jura. Ses difficultés en matière financière et de recrutement sont connues, suivies de près par l’agence régionale de santé, et les évolutions à venir devraient contribuer significativement à l’amélioration de la situation. Tout d’abord, M. Philippe Lequien a pris le 1er mai la tête d’une direction d’établissements regroupant le centre hospitalier Jura-Sud, celui de Saint-Claude et celui de Morez. Sa priorité consiste, par une lettre d’objectifs, à stabiliser durablement leur fonctionnement. Ce nouveau directeur pourra s’appuyer sur les nombreuses démarches engagées avant son arrivée. Ensuite, l’ARS et chacun des trois établissements ont signé en décembre dernier un contrat de performance visant à renforcer l’organisation interne, la qualité de la gestion, l’efficience globale des structures. Grâce à ce contrat, l’ARS a octroyé 1 million d’euros afin de faciliter les actions. Enfin, l’accompagnement s’est manifesté ces derniers mois par un audit approfondi, dit à 360 degrés, réalisé par l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) en vue d’identifier des marges de manœuvre, formuler des recommandations concrètes, à l’échelle des établissements. La restitution de cet audit devrait avoir lieu dans les jours qui viennent. Nous sommes pleinement engagés en vue de renforcer l’attractivité de l’établissement et de garantir aux Jurassiens une offre hospitalière publique de qualité.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 09:52:09
Vous appelez mon attention sur la situation des urgences dans les territoires littoraux, en particulier en Vendée, à l’approche de la période estivale. Vous avez raison, ce territoire connaît chaque été une augmentation très importante de sa population avec pour conséquence une hausse de la fréquentation des urgences. Cette situation est pleinement anticipée. L’instruction que j’ai adressée le 29 mai dernier aux directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) fixe une méthode claire : anticiper, coordonner et adapter l’offre de soins à la réalité territoriale. Les établissements mettent en œuvre des mesures concrètes d’adaptation : ajustement des effectifs en période de forte activité, mobilisation de capacités complémentaires, organisation de solutions d’aval pour limiter l’engorgement. L’anticipation et la coordination reposent également sur la bonne orientation des patients. En ce sens, le service d’accès aux soins (SAS) est pleinement mobilisé pour trouver les solutions les plus adaptées en articulant médecine de ville et hôpital. Dans ce cadre, le territoire vendéen a renforcé pour l’été les centres de soins non programmés, notamment à Challans et aux Sables-d’Olonne, afin de permettre une prise en charge importante des soins en dehors de l’hôpital. Enfin, les professionnels libéraux sont pleinement engagés dans le dispositif, avec une offre de soins non programmés structurée et une participation dynamique à la permanence des soins ambulatoires. Je veux le souligner, cette organisation repose sur une mobilisation collective adaptée aux spécificités de chaque territoire et très attentivement suivie tout au long de l’été. Ma priorité est claire : garantir un accès aux soins pour tous les patients tout en soutenant l’ensemble des professionnels mobilisés sur le terrain.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 09:47:49
Vous m’interrogez sur la localisation des chaînes de production de médicaments et sur leur prise en compte dans notre tarification des produits de santé remboursés par la sécurité sociale. Je partage votre constat : l’éclatement international des chaînes de production fragilise notre souveraineté sanitaire et limite notre capacité à répondre rapidement aux crises sanitaires. Vous le savez, le gouvernement agit résolument, notamment depuis la crise du covid. Nous avons engagé la relocalisation ou le renforcement de la production d’une quarantaine de médicaments essentiels et, comme vous le soulignez, nous avons inscrit la prise en compte de la localisation dans la tarification des produits innovants de santé. Rappelons que ce critère industriel est déjà opérationnel pour les médicaments innovants, et ce depuis quelques années. Nous travaillons actuellement à son extension aux médicaments matures. Concernant la régulation macroéconomique du secteur, les précédentes lois de financement de la sécurité sociale ont acté la prise en compte de la localisation dans la clause de sauvegarde et la contribution supplémentaire introduite en loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. J’ai eu l’occasion de le rappeler lors de nos débats, les enjeux opérationnels sont importants et mes services travaillent à la concrétisation des dispositions en question. Soyez assuré de la détermination du gouvernement à avancer.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 16 09:42:11
Vous m’interrogez sur la stratégie globale à définir pour maintenir des pharmacies dans tout le territoire, mais aussi pour assurer leur protection face à la montée des trafics de médicaments et de fausses ordonnances. Je commencerai par vous répondre sur ce second point. Comme vous l’indiquez, les trafics de médicaments progressent d’une manière préoccupante. Les réseaux criminels recourent à des méthodes toujours plus sophistiquées : fausses ordonnances, usurpations d’identité, plateformes illégales ou encore collectes frauduleuses de données de santé. Face à cette évolution, notre priorité est de sécuriser le circuit du médicament en amont afin d’empêcher la fraude. D’abord, nous accélérons le déploiement de l’ordonnance numérique. Plus de 167 millions d’ordonnances numériques ont déjà été créées et près d’une ordonnance de médecine générale sur deux est désormais dématérialisée. Dans le même esprit, depuis l’année dernière, il est obligatoire de présenter une ordonnance sécurisée pour obtenir certains médicaments, comme ceux contenant du tramadol ou de la codéine. En l’absence de cette ordonnance sécurisée, la délivrance n’est plus possible. Ensuite, nous renforçons les outils mis à la disposition des pharmaciens. Depuis 2024, l’assurance maladie déploie le dispositif Asafo-Pharma, qui permet de signaler en temps réel les ordonnances suspectes et d’alerter l’ensemble des officines. Plus de 10 000 signalements ont déjà été enregistrés, avec un taux de confirmation de fraude de 75 %. Cet outil est donc efficace. Enfin, la loi relative à la lutte contre les fraudes permet de renforcer les moyens d’action contre les plateformes proposant en ligne des prescriptions ou des médicaments en dehors de tout cadre sécurisé. Quant au maintien de pharmacies partout sur le territoire, je rappelle que les pharmaciens comme les médecins ont subi un numerus clausus sévère pendant de nombreuses années. À partir du mois de novembre, nous commencerons à sentir les effets des décisions que nous avons prises en la matière et à voir une amélioration dans le nombre des professionnels. D’ici là, nous allons poursuivre le développement des antennes de pharmacie afin de conserver un maillage territorial important. Par ailleurs, nous renforçons les activités des pharmaciens pour améliorer l’attractivité du métier et nous travaillons sur son modèle économique dans le cadre d’une mission sur la chaîne de valeur du médicament.
Au début de l’année, j’ai confié une mission sur la santé périnatale et maternelle à quatre personnalités qualifiées. Elle achève ses travaux et rendra ses conclusions à la fin du mois de juin. Je ferai alors des propositions, sur lesquelles nous serons amenés à échanger.
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💬 • Stéphanie Rist, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées • 2026 Jun 10 14:53:01
Vous m’interrogez sur la possible fermeture de la maternité de l’hôpital de Trappes. Cette décision concerne un établissement privé, qui invoque la situation critique de la maternité, où le nombre d’accouchements a baissé de 25 % depuis 2022. L’État n’est évidemment pas à l’origine de cette décision et n’est d’ailleurs pas favorable à la fermeture. Toutefois, il ne peut se substituer à un établissement privé qui estime ne plus pouvoir garantir durablement les conditions d’exercice de son activité. Je veux rassurer les habitants des Yvelines. D’une part, aucune décision formelle n’a été prise à ce stade et les échanges avec l’établissement et les professionnels se poursuivent. D’autre part, le département propose une offre de maternités structurée et solide compte tenu des différents établissements qu’il regroupe – je remercie tous les professionnels qui y travaillent. Cette situation locale nous invite cependant à prendre en considération la réalité nationale : partout en France, nos maternités font face à des défis en matière de recrutement, à la baisse de la natalité et à des impératifs de qualité et de sécurité des soins. Ma responsabilité est de garantir à chaque femme, quel que soit l’endroit où elle accouche, la plus grande sécurité et l’accompagnement d’une équipe disponible et qualifiée.
Avis défavorable. Nous partageons vos objectifs, mais l’article 67 de la loi de finances pour 2025 a déjà prorogé le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé des exploitants agricoles pour trois années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2027.
Si : dans les deux cas, le problème est de savoir comment, avec le même nombre de professionnels, établir des priorités. C’est très important, parce que cela permet de donner une réponse aux agriculteurs comme à tous les Français. Et il a été montré que, s’agissant des médecins généralistes, grâce à l’organisation des professionnels dans les territoires, parce qu’ils accordent des priorités et réservent des rendez-vous pour le service d’accès aux soins, les patients parviennent à avoir un rendez-vous dans les vingt-quatre ou quarante-huit heures, là où, l’année précédente, sans cette organisation, alors qu’il n’y avait pas davantage de médecins, ils n’en obtenaient pas. Le principe est donc le suivant : territoire par territoire, les professionnels, les psychiatres, les pédopsychiatres – quand ils existent – et les psychologues se coordonnent et s’organisent. C’est déjà le cas dans cinquante-huit départements où existent des services d’accès aux soins psychiatriques, avec les CMP et l’ensemble des acteurs, et en fonction des territoires, grâce à une organisation qui permet aux enfants ainsi que, bien évidemment, aux agriculteurs et à l’ensemble des Français qui en ont besoin d’avoir accès de façon graduée à des consultations afin que leur santé mentale soit prise en charge.
…le directeur d’établissement, un enseignant, une personne qui sert à la cantine ou une autre personne parmi toutes celles qui contribuent à l’éducation repère un enfant en difficulté, celui-ci ait droit à un rendez-vous dans les vingt-quatre ou quarante-huit heures. Comment fait-on ? Vous savez, on me disait la même chose quand nous avons créé le service d’accès aux soins.