…et les droits que les animaux, qui en ont tout de même dans notre société. Vous préféreriez qu’on ferme les yeux sur les souffrances infligées aux animaux dans certains élevages intensifs, alors que, cet été, des millions de bêtes sont mortes dans les bâtiments fermés où elles étaient entassées. Trouvez-vous que c’est acceptable et que cela ne pose pas la question de notre responsabilité collective vis-à-vis d’autres êtres vivants ? L’action de ces associations vise à faire respecter le droit, en l’occurrence les droits des animaux. Agir contre les maltraitances infligées à d’autres êtres vivants, à des êtres sensibles qui sont à notre merci, c’est œuvrer à élever notre humanité. Cet objectif devrait tous nous réunir et votre amendement est honteux.
Ce que dénoncent les enquêtes de L214, par exemple, permet le déclenchement de poursuites et aboutit souvent à des condamnations. L’enjeu est de savoir si les exploitations respectent la loi…
Tous les ans, vous revenez à la charge pour attaquer les associations de protection des animaux, notamment L214. Ces associations font œuvre d’intérêt général en documentant et dénonçant les maltraitances faites aux animaux dans certains élevages. Contrairement à ce qu’on a entendu, leurs actions ne constituent nullement des attaques gratuites contre ceux qui nous nourrissent.
Vous êtes des pyromanes. Le 3 août, la Gironde brûlait. Les flammes dévoraient la terre trop sèche, les arbres, les animaux, les maisons : un cauchemar. Pour la première fois de notre histoire, des milliers de réfugiés climatiques se retrouvaient sur les routes. Pendant ce temps-là, depuis son bureau climatisé, la préfète signait l’autorisation au projet de la société Pure Salmon. Contre l’avis des scientifiques, contre 97 % des répondants à l’enquête publique unique, vous avez dit oui à la construction de la plus grande ferme-usine à saumons du monde ! Oui à l’entassement les uns sur les autres de millions de poissons migrateurs dans des mégabassins maintenus à 15 degrés alors qu’il fait 40 dehors ; oui aux rejets polluants dans l’estuaire de la Gironde ; oui au pompage de trois piscines olympiques par jour ! Vous êtes des pyromanes. Le 2 octobre, des températures record étaient enregistrées aux quatre coins du pays. On annonçait que 66 % de nos nappes phréatiques se trouvaient dans une situation très préoccupante, et Météo France parlait d’une sécheresse historique. Ce jour-là, madame la ministre, vous signiez en catimini une demande de dérogation pour la mégabassine interdite de Sainte-Soline. Contre l’avis des scientifiques du Conseil national de protection de la nature et sans débat public, vous avez dit oui au pompage de 630 000 mètres cubes d’eau dans nos nappes phréatiques. En mars 2023, 30 000 manifestants ont vécu l’enfer d’une répression sanglante pour empêcher cette folie. La justice leur a donné raison, mais vous, vous leur crachez à la figure ! Madame la ministre de la transition écocidaire, vous aviez démissionné. Vous êtes finalement restée après que le président vous a donné des garanties. Lesquelles, exactement ? Celles de tout détruire avant de partir ? Vous êtes des pyromanes. En 2027, nous mettrons en place la planification écologique. Nous mettrons toute notre énergie à réparer votre saccage méticuleux du vivant. Et en attendant, vous nous trouverez vendredi à Sainte-Soline et à Niort, dimanche au Verdon-sur-Mer, et partout, toujours, aux côtés de ceux qui refusent de vous laisser faire. Aujourd’hui comme hier, !
Nous proposons de n’instaurer de ZFE qu’en présence de solutions alternatives à la voiture individuelle. Ce débat révèle en effet une double imposture : d’un côté, les macronistes ou plutôt deux macronistes essaient de défendre leurs ZFE alors que nous les avons vus, année après année, sacrifier tout budget pouvant concourir au développement des transports publics, du ferroviaire, etc. Vous n’avez laissé que des miettes aux fameux Serm, qui ne sortiront jamais de terre. En revanche, on dépense l’argent public pour les autoroutes A69, A412 et toutes leurs copines ! Ce sont également vos politiques qui ont vidé nos campagnes et les zones périurbaines de leurs services publics : au moment où nous parlons, on ferme à tour de bras des bureaux de poste. Sous prétexte de protéger les gens de la pollution de l’air, vous les coincez hors des villes lorsqu’ils n’ont pas d’autre solution que leur voiture ni de moyens suffisants pour en acheter une autre. Cette mesure est d’autant plus discriminatoire qu’elle épargne habilement les gros SUV de vos amis, les plus riches. En face, l’autre imposture est celle du Rassemblement national, qui prétend résoudre une injustice en en créant deux autres. La première concerne la santé publique : vous affirmez défendre les plus modestes, mais qui donc vit coincé aux abords des périphériques, entre deux routes polluantes, dans les quartiers populaires ? Que ces gens développent des maladies respiratoires, vous vous en fichez complètement ! La seconde tient au fait que, n’ayant aucune espèce de politique visant à développer les transports publics, le ferroviaire, les trains du quotidien, vous condamnez les gens à dépendre de la voiture, que huit d’entre eux sur dix – en 2023, bien avant que le carburant n’atteigne les prix faramineux d’aujourd’hui – considéraient déjà comme un gouffre financier. Et bien sûr, je rappelle que ni les uns ni les autres ne veulent bloquer les prix de l’essence : il ne faudrait pas fâcher tonton Pouyanné ! Bref, vous êtes des inconséquents ; vivement 2027, que nous soyons au pouvoir et instaurions une planification écologique qui protège tout le monde !
Que dites-vous à ces enfants qui ne pourront pas grandir, à ces jeunes à la vie fauchée par vos cocktails chimiques ? Que vous ne saviez pas ? Hier, vous avez choisi : vous êtes des empoisonneurs. Vous empoisonnez notre eau, nos sols, notre air. Vous entassez toujours plus d’animaux sensibles dans des bâtiments fermés. En fait, vous méprisez la vie. Et vous méprisez les gens jusqu’à sacrifier nos enfants sur l’autel des seuls profits de Bayer-Monsanto. Mesdames et messieurs du gouvernement, vous êtes des empoisonneurs et nous le ferons savoir. Rendez-vous en 2027 !
« Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir ! » Par ces mots, Mme Fleur Breteau, malade, vous criait sa colère depuis les tribunes. C’était il y a un an. Puis, 2,2 millions de personnes ont signé contre la loi Duplomb. Mais vous récidivez. Hier, vous avez réautorisé l’acétamipride et sa cousine la flupyradifurone, deux insecticides dangereux qui attaquent le système nerveux central des insectes et les paralysent pour les tuer. Très efficace ! En trente ans, 80 % des insectes et près de 60 % des espèces d’oiseaux en milieu agricole ont disparu du fait de l’emploi de pesticides – les scientifiques l’ont démontré. Mais vous méprisez la science. Vous avez méprisé les climatologues qui annonçaient les canicules et les sécheresses. Aujourd’hui, vous méprisez l’Inrae qui vous parle d’alternatives et vous méprisez même le Conseil national de l’Ordre des médecins quand il vous dit qu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs. Car elles créent des troubles neurologiques, affectent le développement des f?tus et forment avec d’autres substances des cocktails infâmes qui favorisent des cancers chez des enfants de plus en plus jeunes. Gouvernement, Marine Le Pen, Gabriel Attal, soutiens d’Édouard Philippe, que dites-vous aux agriculteurs que vous mettez en danger, avec leurs proches, en les contraignant à utiliser des pesticides ? Que dites-vous à tous ces parents qui vivent l’insupportable, eux qui regardent impuissants leurs enfants souffrir, faiblir de chimio en chimio, qui les voient s’éteindre peu à peu, jusqu’à les coucher sur leurs lits de mort ?
Je vous ai écoutée, collègue Capdevielle, mais je ne comprends pas non plus votre amendement de suppression. Je rappelle que le dispositif que vous appelez « usine à gaz » est issu des recommandations de la Ciivise. Je le trouve pour ma part plutôt équilibré, puisqu’il permettra au juge aux affaires familiales de délivrer une ordonnance de protection de l’enfant, sur le modèle du mécanisme existant dans le cas des violences conjugales. Le juge aux affaires familiales pourra prendre des mesures de protection pendant douze mois pour l’enfant, concernant notamment l’hébergement, les droits de visite, la résidence, afin de soustraire l’enfant au risque de violences. C’est une mesure urgente. En outre, l’article donne la possibilité au juge des enfants de prendre des mesures d’urgence provisoires pendant l’instance, et au procureur, lorsqu’il est saisi par le parent protecteur, de décréter, dans un délai de vingt-quatre heures, une ordonnance de protection provisoire. C’est indispensable compte tenu des nombreux témoignages que nous entendons, dans nos circonscriptions, concernant des enfants mis en danger, par exemple pendant l’instance. Comme on l’a dit, un enfant meurt tous les six jours des suites de violences, la plupart du temps au sein de sa famille. Je pense également aux nombreuses mères – la plupart des parents protecteurs sont des mères – dont l’enfant est victime de violences sexuelles de la part du père, le plus souvent. Il est urgent d’agir car – cela a été répété à la tribune – 160 000 enfants sont agressés sexuellement chaque année, majoritairement dans le cadre de leur famille ; c’est un toutes les trois minutes ! Nous avons toutes et tous salué, à raison, la qualité et l’importance du travail de la Ciivise ; je propose que nous l’écoutions.