Manuel Valls, Premier ministre . Nous proposerons avec Michel Sapin et Christian Eckert une discussion avec le Parlement et avec la majorité pour trouver les mesures indispensables de baisse des impôts que nos concitoyens attendent, ils l'ont clairement dit à l'occasion des dernières élections municipales.
Le troisième objectif, c'est la réduction de notre déficit public non pas parce qu'on nous le demande à Bruxelles, non pas parce que nous serions attachés à je ne sais quelle orthodoxie, mais parce que notre pays ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens et parce que nous ne pouvons pas supporter de vivre avec un taux de 57 % de dépenses publiques, qui pèse sur la richesse nationale. C'est l'un des taux les plus élevés d'Europe et nous avons impérativement besoin de désendetter notre pays. Il en va de la souveraineté nationale. Nous ne pouvons pas accepter que ce soient les marchés qui dictent la politique économique à notre pays.
Enfin, au-delà de toutes les mesures qui ont été évoquées et que vous connaissez, nous aurons l'occasion de revenir dans quelques jours, au moment où l'Assemblée aura à voter, sur la stratégie, le triennal et les engagements qui sont ceux de la France.
Dans les choix que nous avons faits, nous avons préservé les engagements du Président de la République pris devant le peuple, c'est-à-dire la jeunesse et l'éducation nationale. Nous avons notamment préservé la création des 60 000 emplois dont l'éducation, l'école, l'université, la recherche, la jeunesse de ce pays ont besoin. Parce que nous considérons que la sécurité est une priorité, nous avons préservé les emplois dans le domaine de la sécurité, de la justice et de la pénitentiaire. C'est également une demande de nos concitoyens.
Il ne s'agit pas de mesures d'austérité, il s'agit tout simplement de gérer ce pays comme nous le demandent les Français, en maîtrisant la dépense publique, et chacun doit faire des efforts, l'État, l'assurance maladie, les prestations sociales, les collectivités territoriales. Cet effort sera juste, réparti, et, le 30 avril prochain, chacun sera au rendez-vous de ses responsabilités : continuer à redresser le pays dans la justice ou faire en sorte, malheureusement, que nous ne puissions pas continuer à aller de l'avant.
C'est ainsi que je vois la responsabilité de ce gouvernement.