Manuel Valls, Premier ministre. Si François Hollande a été élu en mai 2012, c'est parce que les Français souhaitaient un changement : rejetant la politique de Nicolas Sarkozy, ils voulaient un changement, une orientation, une priorité pour l'emploi, dans la lutte contre le chômage et pour la jeunesse. Le cap est le même et je veux à mon tour, peut-être de manière un peu plus appuyée et prononcée, saluer le retour de Jean-Marc Ayrault parmi nous et parmi vous. Je veux lui dire, tout comme à la majorité, que nous allons poursuivre dans la voie des réformes. Le chef de l'État a souhaité tirer les leçons du message des Français à l'occasion des élections municipales. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur la cohérence de notre politique en faveur de l'emploi, de la compétitivité des entreprises, de la réduction des déficits et de la dette qui entravent nos marges, en faveur du pouvoir d'achat, notamment par le soutien aux bas salaires et la baisse des prélèvements obligatoires, en engageant les réformes que personne n'a eu le courage de mener et que ce pays attend depuis des années, en particulier celles qui concernent l'État et les collectivités territoriales.