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📜Proposition de loi visant à protéger la jeunesse de la précarité par la solidarité intergénérationnelle
Sophie Taillé-Polian
16 févr. 2023

🖋️Amendements examinés : 56%
6 Adoptés35 En attente15 Irrecevables
8 Rejetés
4 Non soutenus
3 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️En attente
Fabien Di Filippo
31 mars 2023

Rédiger ainsi le titre de la proposition de loi :

« visant à promouvoir l’assistanat et encourager l’inactivité chez les jeunes, en surtaxant le patrimoine ».


Article 1
🖋️Adopté
Fabien Di Filippo
22 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Bryan Masson
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Claire Guichard
25 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Fabien Di Filippo
30 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Christelle D'Intorni
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Claire Guichard
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Romain Baubry
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Christelle D'Intorni
31 mars 2023

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 262‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un 5° ainsi rédigé :

« « 5° Être sujet à une contrepartie de vingt heures par semaine de services rendus à une collectivité ou un établissement public. » »

🖋️En attente
Charlotte Leduc
30 mars 2023

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A  L’article L. 262‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Le revenu de solidarité active est un droit. Son versement n’oblige pas le bénéficiaire à exercer une activité professionnelle. Des activités d’intérêt général ne peuvent se substituer au droit à la formation. » »

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° bis Le 2° de l’article L. 262‑4 est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « ou », la fin de la première phrase du premier alinéa est ainsi rédigée : « justifier d’au moins cinq ans d’équivalent temps plein travaillé en France » ;

« b) Après le mot : « subsidiaire », la fin du a est ainsi rédigée : « et aux apatrides » ; ». »

🖋️Non soutenu
Christelle D'Intorni
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Romain Baubry
25 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Christelle D'Intorni
24 mars 2023

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 262‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un 5° ainsi rédigé :

« 5° Être sujet à une contrepartie de vingt heures par semaine de services rendus à une collectivité ou un établissement public ».

🖋️Irrecevable
Laure Lavalette
3 avr. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 821‑1 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 821‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 821‑1‑1. – I. – Le complément de revenu garanti par l’État est un droit ouvert aux personnes de nationalité française, âgées de dix‑huit ans à vingt‑cinq ans révolus, détachées du foyer fiscal du ou des parents, inscrites dans une formation en vue de la préparation d’un diplôme ou d’un concours et titulaire d’un contrat de travail.

« II. – Cette aide financière s’élève à 20 % du revenu net mensuel du contrat de travail mentionné au I et est plafonnée à 200 €.

« III. – Cette aide financière s’élève à 30 % du revenu net mensuel du contrat de travail mentionné au I et est plafonnée à 300 € pour les étudiants titulaires d’une aide financière définie aux articles L 821‑1 à L 821‑4 du code de l’éducation.

« IV. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en conseil des ministres. Il précise les modalités de calcul, de déclaration, de perception et de contrôle de cette aide financière. »

II. – La perte de recettes pour l’État et les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Bryan Masson
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article 5 du code général des impôts est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° Les Français de moins de trente ans. » 

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Bryan Masson
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article 207 du code général des impôts est complété par un 18° ainsi rédigé :

« 18° Pour une durée de cinq ans, les sociétés créées par un jeune de moins de trente ans. »

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Bryan Masson
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’information visant à évaluer le niveau de précarité étudiante et la proportion d’étudiants occupant un emploi en parallèle de leurs études. Le rapport établit également la faisabilité de la mise en place d’un complément de revenu versé par l’État pour tous les étudiants français qui occupent un emploi. Il s’élèvera à 20 % de leur revenu, plafonné à 200 euros mensuels, et à 30 % pour les étudiants boursiers, plafonné à 300 euros mensuels. Pour encourager leur succès académique, le versement de ce complément sera conditionné à la validation de leurs semestres d’études.

🖋️Rejeté
Louis Boyard
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les modalités de création et de financement d’une garantie d’autonomie universelle, ne pouvant être inférieure au seuil de pauvreté, à destination des étudiants et des élèves en lycée professionnel.

🖋️Rejeté
Bryan Masson
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’information visant à évaluer l’impact du coût des transports sur la vie des étudiants. Le rapport établit également la faisabilité de la mise en place d’une gratuité, aux heures creuses, de l’ensemble des transports ferroviaires du territoire pour les jeunes de 18 à 25 ans.

🖋️Tombé
Charlotte Leduc
24 mars 2023

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A L’article L. 262‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le revenu de solidarité active est un droit. Son versement n’oblige pas le bénéficiaire à exercer une activité professionnelle. Des activités d’intérêt général ne peuvent se substituer au droit à la formation. »

🖋️Tombé
Bryan Masson
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants :

« 1 bis° Le 2° de l’article L. 262‑4 est ainsi modifié :

a) Après le mot : « ou », la fin de la première phrase du premier alinéa est ainsi rédigée : « justifier d’au moins cinq ans d’équivalent temps plein travaillé en France » ;

b) Après le mot : « subsidiaire », la fin du a est ainsi rédigée : « et aux apatrides » ; ».


Article 2
🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Romain Baubry
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Sophie Taillé-Polian
3 avr. 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Après le premier alinéa de l’article L. 821‑1 du code de l’éducation, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Les prestations mentionnées au premier alinéa sont un droit. Leur bénéfice n’est conditionné à l’exercice d’aucune activité professionnelle ou activité d’intérêt général.

« Ces prestations sont versées durant toute l’année civile. Leur montant est indexé chaque rentrée universitaire sur l’indice des prix à la consommation hors tabac constaté par l’Institut national de la statistique et des études économiques pour l’année civile précédente.

« Le montant des prestations à destination des étudiants résidant dans les départements, régions et collectivités d’outre‑mer ainsi qu’en Nouvelle‑Calédonie, peut faire l’objet d’une majoration afin de faire face au coût de la vie dans ces territoires. 

« Les étudiants étrangers sont éligibles aux prestations mentionnées audit premier alinéa selon les conditions prévues par voie réglementaire. »

🖋️En attente
Fabien Di Filippo
30 mars 2023

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023

Rédiger ainsi la dernière phrase de l’alinéa 6 :

« L’aide servie est attribuée aux étudiants possédant la nationalité française, ou d’un État membre de l’Union européenne, ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen, ou d’un État pour lequel un accord ou une convention en matière d’accueil des étudiants est en vigueur. »

🖋️En attente
Christelle D'Intorni
31 mars 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« y sont »

les mots :

« n’y sont pas ».

🖋️En attente
Charlotte Leduc
30 mars 2023

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« dans les mêmes conditions que les étudiants de nationalité française. »

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
30 mars 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Après le premier alinéa de l’article L. 821‑1 du code de l’éducation, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

« « Les prestations mentionnées au premier alinéa sont versées durant toute l’année civile. Leur montant est indexé chaque rentrée universitaire a minima sur l’indice des prix à la consommation hors tabac constaté par l’Institut national de la statistique et des études économiques pour l’année civile précédente.

« « Le montant des prestations à destination des étudiants résidant dans les départements, régions et collectivités d’outre‑mer ainsi qu’en Nouvelle‑Calédonie, peut faire l’objet d’une majoration afin de faire face au coût de la vie dans ces territoires.

« « Les étudiants étrangers sont éligibles aux prestations mentionnées au premier alinéa selon les conditions prévues par voie réglementaire. » »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
22 mars 2023

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Irrecevable
Fatiha Keloua Hachi
24 mars 2023

Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante : 

« Leur versement et leur montant sont déterminés en fonction des ressources de l’étudiant. »

🖋️Rejeté
Fatiha Keloua Hachi
24 mars 2023

Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante :

« Les taux des bourses d’enseignement supérieur sont répartis sur douze échelons fixés par décret ».

🖋️Irrecevable
Sophie Taillé-Polian
3 avr. 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Après le premier alinéa de l’article L. 821‑1 du code de l’éducation, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Les prestations mentionnées au premier alinéa sont un droit. Leur bénéfice n’est conditionné à l’exercice d’aucune activité professionnelle ou activité d’intérêt général.

« Ces prestations sont versées durant toute l’année civile. Leur montant et le plafond de ressources mentionné au même premier alinéa sont indexés chaque rentrée universitaire sur l’indice des prix à la consommation hors tabac constaté par l’Institut national de la statistique et des études économiques pour l’année civile précédente.

« Le montant des prestations à destination des étudiants résidant dans les départements, régions et collectivités d’outre‑mer ainsi qu’en Nouvelle‑Calédonie, peut faire l’objet d’une majoration afin de faire face au coût de la vie dans ces territoires.

« Les étudiants étrangers sont éligibles aux prestations mentionnées audit premier alinéa selon les conditions prévues par voie réglementaire. »

🖋️Non soutenu
Christelle D'Intorni
24 mars 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« y sont »

les mots :

« n’y sont pas ».

🖋️Rejeté
Charlotte Leduc
24 mars 2023

À l’alinéa 6, compléter la dernière phrase par les mots :

« dans les mêmes conditions que les étudiants de nationalité française ».

🖋️Irrecevable
Bryan Masson
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 631‑12 du code de la construction et de l’habitation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Sont prioritaires à l’accès de ces logements les Français et en priorité ceux venant de territoires ultra-marins. »

🖋️Irrecevable
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 841‑5 du code de l’éducation est abrogé.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Caroline Parmentier
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – L’article 4 A du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Sont exonérées de l’impôt sur le revenu les personnes de nationalité française jusqu’à vingt-neuf ans inclus et percevant moins de 2 000 euros nets par mois. »

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

IV. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Laure Lavalette
3 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – Le I de l’article 200 terdecies du code général des impôts est ainsi rédigé :

« I. – Les prêts souscrits en vue du financement de leurs études par des personnes âgées de trente ans au plus et inscrites dans un cycle de l’enseignement supérieur ouvrent droit à un crédit d’impôt sur le revenu à raison des intérêts d’emprunt payés par ces personnes au titre des cinq premières annuités de remboursement.

« Le crédit d’impôt est plafonné pour chaque bénéficiaire à 30 000 €. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

III. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.


Article 3
🖋️Adopté
Fabien Di Filippo
22 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Bryan Masson
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Claire Guichard
25 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Fabien Di Filippo
30 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Claire Guichard
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Charlotte Leduc
30 mars 2023

I. – Après l’alinéa 8, insérer les trois alinéas suivants : 

« 2° bis Le tableau du quatrième alinéa de l’article 777 est ainsi rédigé :

« 

Fraction de part nette taxableTarif applicable
N’excédant pas 80 000 €2,5 %
Comprise entre 80 000 € et 126 200 €6,5 %
Comprise entre 126 200 € et 180 000 € 9 %
Comprise entre 180 000 € et 228 700 €24 %
Comprise entre 228 700 € et 329 000 €30 %
Comprise entre 329 000 € et 429 600 € 36,2 %
Comprise entre 429 600 € et 674 800 €40 %
Comprise entre 674 800 € et 902 838 €47 %
Comprise entre 902 838 € et 1 266 000 €54 %
Comprise entre 1 266 000 € et 1 630 000 €62 %
Comprise entre 1 630 000 € et 2 340 000 €69 %
Comprise entre 2 340 000 € et 2 925 000 €76 %
Comprise entre 2 925 000 € et 4 095 000 €80 %
Comprise entre 4 095 000 € et 5 265 000 €85 %
Comprise entre 5 265 000 € et 10 530 000 €90 %
Au-delà de 10 530 000 € 95 %

. »

« 2° ter Au premier alinéa du I de l’article 779, le montant : « 100 000 € » est remplacé par le montant : « 120 000 € » ;

II. – La perte de recettes pour l’État résultant du II du présent article est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – L’article 777 du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Ne sont pas pris en compte dans l’assiette de calcul les biens immobiliers du défunt, transmis aux héritiers en ligne directe, à hauteur de 300 000 euros. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 790 B, le montant : « 31 865 € » est remplacé par le montant : « 100 000 € » ;

2° Au premier alinéa de l’article 790 G, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « dix ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️En attente
Pierre Cordier
31 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Le I de l’article 790 G du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi rédigé :

a) Le montant : « 31 865 € » est remplacé par le montant : « 50 000 € » ;

b) À la fin, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « cinq » ;

2° Les deuxième, troisième et avant-dernier alinéas sont supprimés ;

3° Au dernier alinéa, le montant : « 31 865 € » est remplacé par le montant : « 50 000 € ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Caroline Parmentier
30 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – L’article 4 A du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Sont exonérées de l’impôt sur le revenu les personnes de nationalité française jusqu’à vingt-neuf ans inclus et percevant moins de 2 000 euros nets par mois. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

 

🖋️Irrecevable
Franck Allisio
3 avr. 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 790 A bis du code général des impôts est ainsi modifié :

I. – Le I est ainsi modifié :

1° Le c) est ainsi rédigé :

« À la construction ou à l’achat de sa résidence principale. Dans ce cas, l’exonération définie au premier alinéa du présent I est portée à 300 000 €. »

2° À la fin du neuvième alinéa, le montant : « 100 000 € » est remplacé par le montant : « 300 000 € ».

II. – Au II, les mots : « s’appliquent aux » sont remplacés par les mots : « , à l’exception de celles prévues au c), ne s’appliquent qu’aux ».

🖋️Irrecevable
Laure Lavalette
3 avr. 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Il est instauré un prêt public par l’État pour les familles souhaitant acquérir un bien immobilier. Le taux d’intérêt de ce prêt est fixé à zéro. Ce prêt est limité à 100 000 € par foyer fiscal.

II. – L’octroi du prêt mentionné au I est conditionné aux deux conditions cumulatives suivantes :

1° Au moins l’un des deux membres du foyer fiscal bénéficiaire est de nationalité française ;

2° La moyenne des deux âges des membres du foyer fiscal bénéficiaire doit être de trente ans au plus.

3° Il ne peut y avoir plus d’un prêt défini au I par foyer fiscal.

II. – Dès le troisième enfant du foyer fiscal ayant bénéficié du prêt public visé au I, le capital restant dû est automatiquement porté à zéro euro.

III. – Un décret fixe les modalités d’application du dispositif visé au I.

IV. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

V. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

VI. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
24 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – A. – Est instituée une contribution additionnelle sur les bénéfices des sociétés redevables de l’impôt sur les sociétés prévu à l’article 205 du code général des impôts qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 750 000 000 euros.

B. – La contribution additionnelle est due lorsque le résultat imposable de la société pour l’exercice considéré au titre de l’impôt sur les sociétés précité est supérieur ou égal à 1,25 fois la moyenne de son résultat imposable des exercices 2017, 2018 et 2019.

C. – La contribution additionnelle est assise sur le résultat imposable supplémentaire réalisé par rapport à 1,25 fois le résultat imposable moyen des trois exercices précités. La contribution additionnelle est calculée en appliquant à la fraction de chaque part de résultat imposable supérieur ou égale à 1,25 fois le résultat imposable moyen des trois exercices précités le taux de :

1° 20 % pour la fraction supérieure ou égale à 1,25 fois et inférieure à 1,5 fois le résultat imposable moyen des trois exercices précités ;

2° 25 % pour la fraction supérieure ou égale à 1,5 fois et inférieure à 1,75 fois le résultat imposable moyen des trois exercices précités ;

3° 33 % pour la fraction supérieure ou égale à 1,75 fois le résultat imposable moyen des trois exercices précités.

II. – A. – Pour les redevables qui sont placés sous le régime prévu aux articles 223 A ou 223 A bis du code général des impôts, la contribution additionnelle est due par la société mère. Elle est assise sur le résultat d’ensemble et la plus value nette d’ensemble définis aux articles 223 B, 223 B bis et 223 D dudit code, déterminés avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute nature.

B. – Le chiffre d’affaires mentionné au I du présent article s’entend du chiffre d’affaires réalisé par le redevable au cours de l’exercice ou de la période d’imposition, ramené à douze mois le cas échéant et, pour la société mère d’un groupe mentionné aux articles 223 A ou 223 A bis du code général des impôts, de la somme des chiffres d’affaires de chacune des sociétés membres de ce groupe.

C. – Les réductions et crédits d’impôt et les créances fiscales de toute nature ne sont pas imputables sur la contribution additionnelle.

D. – Sont exonérées de la contribution prévue au présent I, les sociétés dont la progression du résultat imposable par rapport à la moyenne des exercices 2017, 2018 et 2019 résulte d’opérations de cession ou d’acquisition d’actifs, pour la fraction du résultat imposable de l’exercice concernée.

III. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur à compter de la publication de la présente loi et sont applicables jusqu’au 31 décembre 2025.

IV. – Le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation provisoire de l’application du I du présent article avant le 31 décembre 2023 et un rapport d’évaluation définitif au plus tard le 31 juillet 2026.

🖋️Tombé
Charlotte Leduc
24 mars 2023

I. – Après l'alinéa 8, insérer les quatre alinéas suivants : 

« 2° bis Le tableau I de l’article 777 est ainsi rédigé :

« 

Fraction de part nette taxableTarif applicable
N’excédant pas 80 000 €2,5 %
Comprise entre 80 000 € et 126 200 €6,5 %
Comprise entre 126 200 € et 180 000 € 9 %
Comprise entre 180 000 € et 228 700 €24 %
Comprise entre 228 700 € et 329 000 €30 %
Comprise entre 329 000 € et 429 600 € 36,2 %
Comprise entre 429 600 € et 674 800 €40 %
Comprise entre 674 800 € et 902 838 €47 %
Comprise entre 902 838 € et 1 266 000 €54 %
Comprise entre 1 266 000 € et 1 630 000 €62 %
Comprise entre 1 630 000 € et 2 340 000 €69 %
Comprise entre 2 340 000 € et 2 925 000 €76 %
Comprise entre 2 925 000 € et 4 095 000 €80 %
Comprise entre 4 095 000 € et 5 265 000 €85 %
Comprise entre 5 265 000 € et 10 530 000 €90 %
Au-delà de 10 530 000 € 95 %


« 2° ter Au premier alinéa du I de l’article 779, le montant : « 100 000 € » est remplacé par le montant : « 120 000 € » ;

II. – La perte de recettes pour l’État résultant du II du présent article est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.


Article 4
🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Charlotte Leduc
30 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Il estime pour les finances publiques le manque à gagner découlant de l’évitement fiscal en matière de droits de mutation à titre gratuit. »

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’information visant à évaluer le niveau de précarité étudiante et la proportion d’étudiants occupant un emploi en parallèle de leurs études. Le rapport établit également la faisabilité de la mise en place d’un complément de revenu versé par l’État pour tous les étudiants français qui occupent un emploi, s’élevant à 20 % de leur revenu, plafonné à 200 euros mensuels, et à 30 % pour les étudiants boursiers, plafonné à 300 euros mensuels. Pour encourager leur succès académique, le versement de ce complément sera conditionné à la validation de leurs semestres d’études.

🖋️En attente
Bryan Masson
30 mars 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’information visant à évaluer l’impact du coût des transports sur la vie des étudiants. Le rapport établit également la faisabilité de la mise en place d’une gratuité, aux heures creuses, de l’ensemble des transports ferroviaires du territoire pour les jeunes de 18 à 25 ans.

🖋️En attente
Louis Boyard
30 mars 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les modalités de création et de financement d’une garantie d’autonomie universelle, ne pouvant être inférieure au seuil de pauvreté, à destination des étudiants et des élèves en lycée professionnel.

🖋️En attente
Louis Boyard
30 mars 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la création de 3 900 postes supplémentaires afin de renforcer le contrôle fiscal.

🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant précisément la fraude aux bourses de l’enseignement supérieur.

🖋️Rejeté
Charlotte Leduc
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Il estime pour les finances publiques le manque à gagner découlant de l’évitement fiscal en matière de droits de mutation à titre gratuit. »

🖋️Rejeté
Louis Boyard
24 mars 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la création de 3 900 postes supplémentaires afin de renforcer le contrôle fiscal. »

🖋️Irrecevable
Caroline Parmentier
31 mars 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’exonérer d’impôt sur le revenu les Français de moins de trente ans. Ce rapport précise le coût d’une telle mesure et le bénéfice que pourront en tirer les Français de moins de trente ans, notamment ceux qui sont dans une situation économique précaire.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 9min.

Mesdames, Messieurs,

Cette proposition de loi de justice sociale vise à solutionner la crise sociale que connaissent les jeunes par la solidarité intergénérationnelle. Elle ambitionne d’ouvrir l’éligibilité du revenu de solidarité active aux jeunes de 18 à 24 ans qui en sont aujourd’hui privés. Elle prévoit de multiplier par 4 le budget dédié aux bourses étudiantes et de réorganiser en profondeur le système de bourses pour en augmenter le nombre de bénéficiaires et les montants. Elle finance ces deux mesures à hauteur de 16 milliards d’euros par une réforme de la fiscalité sur l’héritage qui supprime plusieurs niches fiscales injustifiées.

Les réformes successives de la taxation de l’héritage favorisent les logiques d’optimisation des foyers les plus riches en encourageant les donations entre vifs et les dispositifs dérogatoires au barème de calcul des droits de mutation à titre gratuit. Le conseil d’analyse économique (CAE) souligne, dans sa note Repenser l’héritage (2021) ([1]), le poids croissant de l’héritage dans le patrimoine des individus. Cette dynamique contribue à accroître les inégalités sociales en renforçant l’importance de la naissance. La part de la fortune héritée représente désormais 60 % du patrimoine total, contre 35 % dans les années 1970. Pour autant, l’héritage de sommes significatives dans la part du patrimoine total d’un individu ne concerne que peu de personnes : en moyenne un tiers des Français n’hérite de rien, un tiers hérite d’une somme inférieure à 8 500 euros, et le dernier tiers seulement hérite d’une somme supérieure.

Du fait de l’allongement de l’espérance de vie, les individus héritent de plus en plus tard. Le mythe de l’héritage comme capital de départ dans la vie est de plus en plus lointain puisque l’âge moyen des héritiers est d’environ 50 ans. La multiplication des dispositifs d’exonération encourage la planification des successions pour les plus gros patrimoines. Comme l’indique le CAE, « le retour de l’héritage augure donc d’une dynamique négative de renforcement des inégalités patrimoniales fondées sur la naissance ».

À l’inverse, précarité dans le travail, précarité dans les études, précarité dans la capacité à se projeter dans l’avenir : l’horizon qui guette la grande majorité des jeunes n’est pas heureux. La génération qui n’aspire qu’à prendre les commandes, à mener la transition écologique si nécessaire ; à réenchanter notre démocratie à bout de souffle et à tisser un nouveau contrat social qui ne serait pas autant maltraité que le nôtre par des inégalités béantes, ne pourra rien faire si elle se noie sous les factures et impayés.

Entre 14,5 % ([2]) et 17 % ([3]) de la population française vit actuellement sous le seuil de pauvreté, calculé à partir de 60 % du revenu médian, soit 1102€ mensuels pour une personne seule ([4]). Les jeunes y sont largement surreprésentés, puisque les moins de 30 ans représentent près d’un pauvre sur deux ([5]). Les files d’attente à l’aide alimentaire ne désemplissent pas depuis la crise sanitaire et les associations se disent elles‑mêmes dépassées par cette vague de pauvreté. Elles dénoncent le manque de solidarité nationale.

Bien que la place d’un étudiant devrait être sur les bancs de l’université et non dans l’arrière‑salle d’un restaurant, les étudiants ont largement recours au salariat (48,1 % en 2020 selon le COJ ([6])) pour compenser la faiblesse du système de bourses. La responsabilité du salariat étudiant dans l’échec universitaire est documentée de longue date mais accommode ceux qui, depuis des années, prônent un désinvestissement de l’État dans l’enseignement supérieur et refusent d’accompagner la hausse démographique des jeunes par la création de places supplémentaires à l’université. Les jeunes et les étudiants font figure de véritable angle‑mort des politiques publiques et nombre d’entre eux ont perdu leur emploi pendant la crise sanitaire. La revalorisation des bourses universitaires à hauteur de 4 % n’a pas suivi les 6,47 % d’augmentation du coût de la vie étudiante en 2022. Plus grave encore, la décorrélation entre l’inflation et les seuils des revenus du foyer familial déterminant l’éligibilité des étudiants aux bourses aurait conduit près de 60.000 d’entre eux à perdre leurs bourses cette année, sans connaître d’amélioration de leur pouvoir d’achat pour autant. Les dernières études de l’Observatoire de la vie étudiante 2020 et 2021 montrent que 50 % des étudiants déclarent rencontrer des difficultés financières chaque mois. Ainsi 43 % des étudiants ont renoncé à un repas dans la journée et 33 % ont renoncé à des soins pour des raisons financières ([7]). Un tiers (33 %) des étudiants estiment avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques ([8]). Il en ressort une dépendance au milieu familial accrue et une hausse de l’échec universitaire des enfants issus de milieux populaires. Malgré le soutien très fort des familles au service de la réussite de leurs enfants (la solidarité familiale représente 42 % du budget mensuel des étudiants et 46 % d’entre eux reçoivent des repas ou provisions alimentaires de la part de leur famille au moins une fois par semaine ([9])), le taux d’échec universitaire en licence atteignait 56 % en 2021… Peu à peu l’inaction du gouvernement conduit à faire des études un privilège social que l’on hérite et non plus un droit.

Les jeunes actifs quant à eux subissent de plein fouet les multiples réformes qui « flexibilisent » le marché du travail. Surreprésentés parmi les chômeurs, les jeunes actifs non‑diplômés sont aussi les premiers à occuper les métiers parcellaires issus du développement de l’ubérisation, des contrats précaires et de l’intérim qui se caractérisent par de faibles rémunérations, une moindre couverture sociale et une incertitude à se projeter dans l’avenir.

En 2022, la France comptait 11,6 % de jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation ([10]), les plus précaires donc. Le gouvernement avait bien tardivement mis en place le contrat d’engagement jeune (CEJ). Il s’agit là d’un dispositif, non d’un droit. Un an après son déploiement et malgré des débuts encourageants, le dispositif reste sous‑dimensionné et manque d’efficacité. Dans son rapport d’étape (2022), le Conseil d’Orientation des politiques jeunesses (COJ) alerte : le CEJ « doit devenir un droit inconditionnel garantissant une allocation permettant à chacun de subvenir à ses besoins fondamentaux (se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner…) sans aucune restriction de durée » ([11]). Trois limites empêchent le dispositif d’être un droit à sortir de la pauvreté pour les jeunes bénéficiaires : sa conditionnalité, sa limite dans le temps et son montant bien trop faible et dégressif, qui reste en dessous du niveau du RSA. Ce dispositif d’urgence ne permet pas de sortir durablement de la précarité, risque même d’y maintenir les bénéficiaires et n’arrive même pas à atteindre sa cible : outre le non‑recours, l’expérimentation d’un revenu de solidarité jeune par la Métropole de Lyon a montré que près d’1 jeune sur 4 dans le territoire concerné ayant bénéficié d’un CEJ s’est retrouvé sans solution à l’issue du dispositif. Il est impossible d’évaluer si le tiers restant s’insère durablement dans l’emploi ou encore de fortes disparités territoriales qui subsistent. Dans son rapport 2019 sur l’état du mal‑logement, la fondation Abbé‑Pierre rappelait qu’un quart des SDF sont des anciens enfants placés à l’Aide Sociale à l’Enfance. La loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants dite « Loi Taquet » a permis aux jeunes de l’ASE d’être accompagnés jusqu’à 21 ans mais n’a pas réglé le problème pour autant. Les dispositifs qui se succèdent, comme le dispositif Jeunes en rupture du CEJ, peinent à enrayer le phénomène, le manque d’anticipation des sorties de ces institutions et l’absence d’un système de droit commun et de revenu minimum plongent des milliers de jeunes dans la pauvreté.

Qu’est‑ce qui explique que les jeunes soient si représentés parmi les pauvres ? La faiblesse du système de bourses étudiantes, que le volet du rapport annuel de la Cour des comptes portant sur la vie étudiante du 16 février 2022 décrit par ces mots : Le résultat est, dans l’ensemble, décevant ; il n’est pas à la mesure des enjeux ([12]). À l’aune de ce constat d’échec, le système de bourse étudiante ne devrait plus se résumer à une gestion budgétaire organisée par voie exclusivement réglementaire tant l’avenir des étudiants de ce pays importe au Parlement. Mais c’est surtout une discrimination légale liée à l’âge qui plonge les jeunes dans la pauvreté. En France, la majorité politique est à 18 ans ; la majorité pénale qui peut valoir la prison est à 18, mais la majorité sociale, elle, est à 25… Comme le rappelle régulièrement la Fondation Abbé Pierre, la France est ainsi le seul pays d’Europe à priver une partie de ses citoyens d’un minima social au nom d’une suspicion permanente et d’une philosophie réactionnaire. Pourtant, des expérimentations de revenu de solidarité à destination des jeunes, à l’image de celle menée par la métropole du Grand Lyon[13] ou en Loire‑Atlantique[14], montrent qu’un filet de sécurité et un accompagnement social des jeunes en situation de décrochage permet à nombre d’entre eux de sortir de la trappe de la pauvreté et de s’insérer dans la vie active.

Cette proposition de loi du groupe écologiste vise donc à corriger une inégalité intergénérationnelle majeure et à poser les jalons d’une société plus juste en mettant fin à une série de niches et d’injustices fiscales liées à l’héritage des grandes fortunes, pour financer l’accès aux jeunes de 18 à 24 ans au revenu de solidarité active (5 milliards d’euros) et une revalorisation des bourses étudiantes à hauteur de 11 milliards d’euros permettant d’ouvrir le bénéfice des bourses à un plus grand nombre d’étudiants et d’en augmenter les montants. Elle vise ainsi à rétablir l’égalité devant la loi en ouvrant le bénéfice du revenu de solidarité active aux jeunes de 18 à 24 ans et à venir en aide à ceux qui ne sont pas, ou que trop partiellement, couverts par le système de bourse. Elle propose de financer cette mesure par une réforme juste et redistributive de la taxation des droits de succession en France, permettant de rapporter chaque année 16 milliards d’euros et créer enfin une solidarité intergénérationnelle entre les plus âgés qui s’éteignent et les plus jeunes qui entrent dans la vie active. A l’heure actuelle, les différents mécanismes d’exonération constituent une forme d’optimisation fiscale qui bénéficie aux héritiers les plus riches et accroît les inégalités. Les abattements fiscaux en vigueur n’ont d’autre justification que de permettre cette optimisation. Il s’agit de revenir sur les mesures qui permettent aux grandes fortunes d’échapper à l’impôt et de taxer plus justement les successions afin de permettre, en finançant ces mesures à destination de la jeunesse, de réduire les inégalités à l’entrée dans la majorité.

L’article 1 met fin à une discrimination basée sur l’âge qui prive les jeunes de moins de 25 ans du bénéfice du revenu de solidarité active. L’article ouvre l’accès aux jeunes dès 18 ans.

L’article 2 réforme le système de bourses étudiantes en élargissant le nombre d’étudiants éligibles aux bourses et en augmentant les montants. Il inscrit dans la loi les principes d’annualisation des bourses et d’indexation sur l’inflation des bourses étudiantes. Il vise à la création de 12 échelons de bourse, calculés selon les revenus du foyer de rattachement et allant de 85€ par mois jusqu’au seuil de pauvreté, défini comme 60 % du revenu médian (1102€ en 2023) et en ouvre le bénéfice aux étudiants étrangers étudiant en France qui y seraient éligibles. Il prévoit la possibilité d’une majoration dans les territoires ultramarins en fonction des différences sensibles du coût de la vie.

L’article 3 modifie le code général des impôts afin d’apporter plusieurs réformes à la taxation actuelle des droits de succession. Il propose de calculer les droits de mutation à titre gratuit sur l’ensemble des flux successoraux perçus par un individu tout au long de sa vie, en intégrant au calcul global différentes situations qui font l’objet d’exonérations. Il supprime l’exonération de taxation de l’usufruit lors d’une transmission de patrimoine, dès lors qu’il y a eu démembrement de propriété plus de trois mois avant le décès, afin de taxer la transmission de l’usufruit selon le barème global des droits de mutation à titre gratuit. Il supprime également les barèmes spécifiques relatifs à la transmission des assurances vie, afin de les intégrer au barème général des droits de mutation à titre gratuit.

L’article 4 appelle à une intensification du contrôle fiscal et de ses moyens notamment humains à commencer par les droits de succession sur les plus hauts patrimoines, afin de faire respecter davantage la loi fiscale procédant notamment de la présente proposition de loi.

L’article 5 organise subsidiairement le gage de cette proposition de loi en garantissant le financement autant pour l’État que les collectivités concernées, à savoir en premier lieu les conseils départementaux.

Article 1

La section 2 du chapitre II du titre VI du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Au 1° de l’article L. 262‑4, le mot « vingt‑cinq » est remplacé par le mot « dix‑huit » ;

2° L’article L. 262‑7‑1 est abrogé.

Article 2

L’article L. 821‑1 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) À la première phrase, les mots : « , dans les conditions déterminées par voie réglementaire, » sont supprimés ;

b) La deuxième phrase est supprimée.

2° Après le premier alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Les prestations mentionnées à l’alinéa précédent sont versées durant toute l’année civile. La prestation la plus élevée est égale au seuil de pauvreté, correspondant à 60 % du revenu médian. Le montant de ces prestations est indexé chaque année universitaire sur l’indice des prix à la consommation hors tabac constaté par l’Institut national de la statistique et des études économiques pour l’année civile précédente. Les étudiants étrangers y sont éligibles.

« Le montant des prestations à destination des étudiants résidant dans les départements, régions et collectivités d’outre‑mer ainsi qu’en Nouvelle‑Calédonie, peut faire l’objet d’une majoration afin de faire face au coût de la vie dans ces territoires. »

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les conditions d’application du présent article sont déterminées par voie réglementaire. ».

Article 3

Le titre IV de la première partie du code général des impôts est ainsi modifié :

1° À la fin du premier alinéa de l’article 751 les mots : « ou qu’il y ait eu démembrement de propriété effectué à titre gratuit, réalisé plus de trois mois avant le décès, constaté par acte authentique et pour lequel la valeur de la nue‑propriété a été déterminée selon le barème prévu à l’article 669 » sont supprimés.

2° L’article 757 B est ainsi modifié :

a) Le I est ainsi modifié :

– À la fin du premier alinéa, les mots » à concurrence de la fraction des primes versées après l’âge de soixante‑dix ans » sont supprimés ;

– Le deuxième alinéa est supprimé ;

b) Le II est supprimé ;

c) Au début du III, la mention « III. » est remplacée par la mention « II. »

3° L’article 784 est ainsi modifié :

a) À l’avant dernier alinéa, les mots : « ,à l’exception de celles passées depuis plus de quinze ans, » sont supprimés

b) À la fin du dernier alinéa, les mots : « la même personne » sont remplacés par les mots : « toute personne au profit du bénéficiaire »

4° Au début de la première phrase du premier alinéa du I de l’article 990 I les mots : « Lorsqu’elles n’entrent pas dans le champ d’application de l’article 757 B, » sont supprimés

5° À l’article 1133, après le mot : « taxe », sont insérés les mots : « autre que les droits de mutation à titre gratuit ».

Article 4

I. – Les majorations mentionnées à l’article 1729 du code général des impôts sont augmentées de 10 points en matière de mutations à titre gratuit telles que définies au VI de la section II du chapitre premier du titre IV de la première partie du code général des impôts.

II. – Dans un délai de 3 mois après la promulgation de la présente loi, le gouvernement remet un rapport au Parlement qui évalue l’efficience des moyens juridiques et humains du contrôle fiscal en matière de droit de mutation à titre gratuit.

Article 5

I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

([1])  DHERBECOURT Clément, FACK Gabrielle, LANDAIS Camille et al., « Repenser l’héritage », Notes du conseil d’analyse économique, 2021/9 (n° 69), p. 1-12 : https://www.cairn.info/revue-notes-du-conseil-d-analyse-economique-2021-9-page-1.htm

([2])  https://www.insee.fr/fr/statistiques/5759045

([3])  https://www.oxfamfrance.org/inegalites-et-justice-fiscale/pauvrete-inegalites-france/

([4])  https://www.insee.fr/fr/statistiques/5759045

([5])  https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-09/Fiche%2001%20-%20Les%20caract%C3%A9ristiques%20des%20personnes%20pauvres%20et%20des%20personnes%20modestes.pdf

([6])  Fiche-CDV2020-Activite-remuneree.pdf (education.fr)

[7]  La vie d'étudiant·e confiné·e - OVE : Observatoire de la vie Étudiante (education.fr)

[8]  https://www.huffingtonpost.fr/life/article/la-precarite-menstruelle-frappe-un-tiers-des-etudiants-selon-cette-etude_176753.html

[9]  https://www.ove-national.education.fr/wp-content/uploads/2021/05/OVE-INFOS-43-Etre-etudiant-en-2020-.pdf

[10]  https://www.insee.fr/fr/statistiques/6686184#figure1_radio2

[11]  Premier rapport d’étape du COJ - Le contrat d’engagement jeune, décembre 2022, p. 7 : https://www.cnape.fr/documents/coj_-le-contrat-dengagement-jeune_-suivi-et-evaluation-de-sa-mise-en-oeuvre-dans-les-territoires_1er-rapport-detape/

([12])   https://www.ccomptes.fr/system/files/2022-02/20220216-RPA-03-soutien-Etat-vie-etudiante.pdf

([13])   https://www.grandlyon.com/fileadmin/user_upload/media/pdf/espace-presse/dp/2022/20220519_dp_1an-rsj.pdf

([14])   https://www.loire-atlantique.fr/44/tout-savoir-sur-/un-revenu-pour-les-jeunes-en-difficulte/c_1384510

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