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📜Proposition de loi visant à simplifier et réorienter la politique familiale vers le premier enfant
Anne Bergantz
21 janv. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
2 Adoptés12 Irrecevables
4 Rejetés
4 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Arnaud Simion
14 févr. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« Avant le 1er janvier 2027, la Nation se fixe pour objectif d’ouvrir le bénéfice des allocations familiales mentionnées au chapitre 1er du titre II du livre V du code de la sécurité sociale à partir du premier enfant à charge. »

🖋️Adopté
Louis Boyard
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant les pistes de réforme des allocations familiales. Il évalue le coût et les modalités d’une revalorisation des allocations familiales pour être réellement universelles et versées à chaque enfant, sans occasionner une diminution du montant des allocations pour les familles nombreuses. Il étudie l’opportunité de financer ces scénarios par une réforme du quotient familial.

🖋️Irrecevable
Arnaud Simion
14 févr. 2025

Rédiger ainsi l’article 1er :

« Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa de l’article L. 521‑1, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « premier » ;

« 2° Le second alinéa de l’article L. 755‑12 est abrogé. »

🖋️Irrecevable
Arnaud Simion
14 févr. 2025

Rédiger ainsi l’article 1er :

« Au premier alinéa de l’article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « premier ». »

🖋️Irrecevable
Arnaud Simion
14 févr. 2025

I. – Supprimer la première phrase de l’alinéa 5.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 6.

🖋️Irrecevable
Angélique Ranc
14 févr. 2025

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer au montant :

« 70 euros »

le montant :

« 80 euros ».

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
14 févr. 2025

Supprimer l'alinéa 6.

🖋️Irrecevable
Sylvie Bonnet
7 févr. 2025

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
14 févr. 2025

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Irrecevable
Justine Gruet
14 févr. 2025

Rédiger ainsi l'alinéa 7 :

« 3° L’allocation familiale due est conditionnée, à partir du troisième enfant, à un seuil de revenus dont le montant est déterminé par décret. »

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa du 2. Du I de l’article 197 du code général des impôts, le montant : « 1 678 € » est remplacé par le montant : « 2 750 € ».

🖋️Rejeté
Angélique Ranc
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le chapitre 1er du titre II du livre V du code de la sécurité sociale est complété par un article L. 521‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑4. – La fraude avérée à l’allocation familiale engendre la suspension immédiate du versement de cette prestation et son remboursement.

« Le fait de se rendre coupable, sciemment, de fraude ou de fausse déclaration pour obtenir ou pour faire obtenir l’allocation familiale est puni d’une amende dont le montant correspond au quintuple de l’allocation indûment versée, sans préjudice des peines résultant, le cas échéant, de l’application d’autres lois.

« En cas de récidive, le contrevenant est privé de son droit à l’allocation pour une durée de cinq ans. Cette privation de droit devient définitive à la seconde récidive. »

🖋️Rejeté
Angélique Ranc
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement un rapport annuel évaluant les conséquences sociales et financières de la présente loi.

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de fusionner l’ensemble des prestations familiales en une prestation unique.

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur évaluant les modalités d’une individualisation de l’allocation de soutien familial et l’opportunité et le coût d’un doublement de son montant. Ce rapport s’attache à évaluer l’impact d’une telle mesure sur le revenu disponible des parents isolés allocataires, quelle que soit leur situation conjugale, et la qualité de vie de leurs enfants.

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport de préfiguration de réforme du quotient familial afin de le remplacer par un dispositif unique de crédit d’impôt attribué par enfant que pourraient toucher toutes les familles. Ce rapport s’attache à évaluer l’avantage fiscal pour les ménages en fonction de la distribution des revenus.

🖋️Rejeté
Justine Gruet
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la modulation des allocations familiales selon les revenus du foyer fiscal. Ce rapport évalue les effets économiques et sociaux du rétablissement de l’universalité des allocations familiales. Le rapport évalue également l’opportunité d’établir un seuil de revenus minimum afin de bénéficier de ces allocations familiales à partir du troisième enfant.

🖋️Irrecevable
Angélique Ranc
14 févr. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article 1, insérer l’article suivant :

« Le Gouvernement remet au Parlement un rapport annuel évaluant les conséquences sociales et financières de la présente loi. »

🖋️Tombé
Thibault Bazin
14 févr. 2025

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Tombé
Anne Bergantz
19 févr. 2025

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« euros »,

insérer les mots :

« par mois et par enfant à charge ».

🖋️Tombé
Angélique Ranc
14 févr. 2025

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« euros »,

insérer les mots :

« par mois et par enfant à charge ».

🖋️Tombé
Angélique Ranc
14 févr. 2025

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Le présent article s’applique aux familles dont au moins l’un des deux parents est de nationalité française. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 3min.

Mesdames, Messieurs,

Le versement des allocations familiales constitue le cœur de la politique familiale française. Intégrées au régime de la Sécurité sociale dès sa création dans l’immédiat après‑guerre, ces allocations ont d’abord été conçues en tant qu’outil visant à favoriser la natalité française, en aidant les familles à assumer la charge effective de leurs enfants. Ouvertes à tous les parents résidant en France sans condition d’activité, ces allocations sont aujourd’hui modulées en fonction du revenu des bénéficiaires, du nombre d’enfants à charge et seulement ouvertes à partir du 2e enfant en France métropolitaine.

Ce modèle doit toutefois être repensé au regard de l’évolution de la composition des familles françaises au XXIe siècle. En effet, d’après l’INSEE parmi les 10,6 millions de familles françaises, on compte près de 47 % de familles avec un enfant, 37 % de familles avec deux enfants, seulement 12 % de familles avec trois enfants et uniquement 4 % de familles avec quatre enfants ou plus. Par ailleurs, la France ne parvient pas à rapprocher son taux de fécondité - actuellement de 1,68 enfant/femme - du nombre idéal d’enfants souhaités, situé à 2,3 enfants/femme en moyenne. Ainsi, l’enjeu de la natalité en 2025 ne peut plus être, comme après la Seconde Guerre mondiale, d’encourager la constitution de familles nombreuses, mais plutôt de soutenir les familles dès le premier enfant.

Dans ce contexte, comme le préconise le sociologue Julien Damon, auteur « Des batailles de la natalité – quel « réarmement démographique » ? » il est nécessaire de faire évoluer nos politiques familiales, en faisant du premier enfant la cible principale de cellesci. Ouvrir l’accès aux allocations familiales dès le premier enfant présente de fait de nombreux avantages. Tout d’abord, il devient possible de soutenir les familles ayant un enfant unique, actuellement exclues du périmètre des allocations alors même qu’elles sont de plus en plus nombreuses. En outre, cela établit une égalité de traitement au sein des fratries, en octroyant une allocation dès la naissance de l’aîné au même titre que ses futurs frères et sœurs. De surcroit, il s’agit de soutenir les parents dans les premières années de la vie familiale, là où les investissements sont souvent les plus conséquents à assumer. Par ailleurs, une telle évolution bénéficierait sensiblement aux familles monoparentales, dont pas moins de la moitié sont construites autour d’un enfant unique. Enfin, il est à noter que dans les départements d’Outre‑mer, les allocations peuvent d’ores‑et‑déjà être versées dès le premier enfant.

Cette proposition de loi doit également être l’opportunité de simplifier notre politique familiale. Concrètement, reprenant la proposition de Julien Damon dans son ouvrage précédemment cité, cette proposition de loi vise à ouvrir les droits à l’allocation familiale dès le premier enfant et à transformer cette allocation en une allocation forfaitaire, dont le montant, fixé par décret – approximativement 70€ – serait le même quel que soient les revenus des parents ou la place de l’enfant dans la fratrie.

Une telle évolution a vocation à réorienter notre modèle d’allocations familiales vers un véritable soutien à toutes les familles, en complément de la modulation en fonction des ressources d’autres prestations familiales telles que l’allocation forfaitaire, le complément familial, ou encore l’allocation de rentrée scolaire, et alors même qu’aucune famille ne peut être actuellement accompagnée à la naissance de son premier enfant. En mettant un terme aux modulations liées au nombre d’enfants à charge, aux revenus des parents ainsi qu’à la bonification d’âge, la simplification et l’universalisation des allocations constitue une opportunité de simplification considérable du calcul des allocations pour les caisses d’allocations familiales, étant donné que dans ce système, chaque enfant a vocation à ouvrir les mêmes droits à chaque famille.

Il convient enfin de noter que ces évolutions doivent s’avérer à terme neutre budgétairement. Il est proposé de mettre en œuvre cette évolution selon le principe de la « clause du nouvel enfant », en ne l’appliquant qu’aux familles dont les enfants vont naître après la promulgation de la présente proposition de loi. Si l’entrée des premiers enfants nés dans le système représentera dans un premier temps un coût net, des économies seront ensuite réalisées à partir de la naissance des troisièmes enfants et suivants dans les fratries, mais également à mesure que les enfants qui rendent leurs familles actuellement éligibles aux allocations familiales dépassent l’âge limite de 20 ans. Il est ainsi estimé que la mesure serait neutre à terme (13 milliards d’euros par an, soit le montant dévolu aux allocations familiales en 2024), une fois que le nombre total d’enfants de 0 à 20 ans aurait entièrement été renouvelé.

Ainsi,

L’article 1er vise à ouvrir le droit à une allocation familiale universelle d’un montant unique dès le premier enfant à charge.

L’article 2 gage la présente proposition de loi.

Article 1

Le chapitre 1er du titre II du livre V du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° L’intitulé du chapitre 1er est ainsi rédigé : « Allocation familiale » ;

2° L’article L. 521‑1 est ainsi rédigé :

« Art. L. 5211. – L’allocation familiale est due dès le premier enfant à charge.

« Son montant, qui ne peut être inférieur à 70 euros, est fixé par décret. L’allocation mentionnée au premier alinéa est revalorisée chaque année conformément à l’évolution annuelle de l’indice des prix à la consommation, hors tabac.

« Le présent article s’applique aux familles dont les enfants sont nés après la promulgation de la n°     du      visant à simplifier et réorienter la politique familiale vers le premier enfant. » ;

3° L’article L. 521‑3 est abrogé.

Article 2

La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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