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📜Proposition de résolution européenne relative à une agriculture durable pour l'union européenne
🖋️Amendements examinés : 100%
31 Adoptés6 Rejetés
Liste des Amendements
Article 1

Après l’alinéa 6, insérer les trois alinéas suivants :

« Vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 1er juin 2018 établissant des règles régissant l’aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (les « plans stratégiques relevant de la PAC ») et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et abrogeant le règlement (UE) n° 1305/2013 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (UE) n° 1307/2013 du Parlement européen et du Conseil (COM [2018] 392 final) ,

« Vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 1er juin 2018 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune et abrogeant le règlement (UE) nº 1306/2013 (COM [2018] 393 final),

« Vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 1er juin 2018 modifiant les règlements (UE) n° 1308/2013 portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits agricoles, (UE) n° 1151/2012 relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires, (UE) n° 251/2014 concernant la définition, la description, la présentation, l’étiquetage et la protection des indications géographiques des produits vinicoles aromatisés, (UE) n° 228/2013 portant mesures spécifiques dans le domaine de l’agriculture en faveur des régions ultrapériphériques de l’Union et (UE) n° 229/2013 portant mesures spécifiques dans le domaine de l’agriculture en faveur des îles mineures de la mer Égée (COM [2018] 394 final), ».

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Vu le rapport du Parlement européen n° 2017/2116 (INI) du 27 mars 2018 sur « une stratégie européenne pour la promotion des cultures protéagineuses – Encourager la production de protéagineuses et de légumineuses dans le secteur agricole européen », qui fait état de la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis des importations de protéines végétales et insiste sur la nécessité de mettre en place un plan protéines européen, ».

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne »,

les mots :

« l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne ».

Après le mot : « européennes », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 11 :

« comme la défense ou la politique migratoire ; ».

À l’alinéa 17, substituer aux mots :

« de 500 millions d’Européens »,

les mots :

« des 512 millions d’habitants de l’Union européenne ».

À l’alinéa 19, substituer aux mots :

« celle-ci devrait tenir compte davantage »

les mots :

« cette attribution devrait davantage tenir compte ».

À l’alinéa 22 substituer aux mots :

« de maintenir »

les mots :

« du maintien d’ ».

Compléter l’alinéa 23 par les mots :

« et passer par une régulation publique de l’accès au foncier ; ».

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« Considérant le rôle environnemental du pastoralisme et de la transhumance ; ».

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« Considérant l’initiative intitulée « One Health » et définie comme une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaires ; ».

I. – Après le mot : « produits », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 26 :

« bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine ; ».

II. – En conséquence, après le mot : « productions », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 52 :

« bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine ; ».

À l’alinéa 28 substituer aux mots :

« que celle-ci »,

les mots :

« qu’elle ».

 

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« Considérant que la future réforme de la politique agricole commune doit participer à la réalisation des Objectifs de développement durable et des objectifs de l’accord de Paris ; »

Au début de l’alinéa 31, insérer les mots :

« Affirme que la PAC est un investissement stratégique d’avenir et ».

À l’alinéa 31, supprimer les mots :

« présentée comme une « politique ancienne » par le Président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, et ».

Après le mot : « qui », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 34 :

« reviendrait de fait à la renationaliser ».

À l’alinéa 38, après le mot :

« lien »,

insérer le mot :

« entre ».

Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant :

« 13 bis. Souhaite que soit reconnue et favorisée la diversité des formes de coopération agricole de production au sein des États membres ; ».

Rédiger ainsi l’alinéa 44 :

« 15. Souhaite une refonte du modèle économique de l’agriculture européenne pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur production et non des aides ; ».

Après l’alinéa 45, insérer l’alinéa suivant :

« 16 bis. Plaide pour le renforcement des instruments européens de lutte contre les fraudes en matière de sécurité sanitaire ; ».

Après l’alinéa 45, insérer l’alinéa suivant :

« 16 bis. Souhaite que la Commission européenne soit dotée d’un dispositif d’encadrement de la publicité et du marketing alimentaires auxquels sont exposés les enfants ; ».

À l’alinéa 47, après le mot :

« “ Omnibus ” »,

insérer le mot :

« susvisé ».

Après l’alinéa 49, insérer l’alinéa suivant :

« 20 bis. Propose de soutenir un grand plan d’investissement dans la connaissance des sols en vue de garantir le bouclage du cycle de fertilité ; ».

Après l’alinéa 50,insérer l’alinéa suivant :

« 21 bis. Préconise de faire le choix de développer des systèmes de production agricoles cohérents avec les objectifs de l’accord de Paris du 12 décembre 2015 sur le climat ; ».

Après l’alinéa 51, insérer l’alinéa suivant :

« 22 bis. Affirme l’importance de l’agriculture biologique en termes de réduction de la pollution des sols et de préservation de la biodiversité ; ».

Après l’alinéa 51, insérer l’alinéa suivant :

« 22 bis. Prône un approvisionnement des restaurants collectifs publics en produits de proximité et demande un assouplissement du droit de la concurrence applicable à ces marchés ; ».

Après l’alinéa 53, insérer l’alinéa suivant :

« 24 bis. Encourage la conquête d’une autonomie en protéines végétales à l’échelle européenne ; ».

Après le mot : « induites », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 56 :

« par des règles de droit social différentes entre États membres ou mal appliquées dans certains d’entre eux ; ».

Après l'alinéa 56, insérer l'alinéa suivant :

« 27 bis. Plaide pour que la lutte contre la précarité alimentaire et la promotion de la santé publique soient une priorité de la politique européenne en matière d'alimentation ; ».

Après l’alinéa 56, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« 27 bis. Plaide pour une évolution des règles européennes de la concurrence afin d’éviter la constitution d’oligopoles dans le secteur de l’agroalimentaire ; ».

Supprimer l’alinéa 57.

Après l’alinéa 38, insérer l’alinéa suivant :

« 9 bis. Souhaite la mise en œuvre effective d’une nouvelle génération de traités intégrant la lutte contre le dumping social et environnemental ; ».

Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant :

« 13 bis. Souhaite que soient mobilisés les leviers des deux piliers de la PAC afin de favoriser une organisation économique des producteurs permettant l’établissement des relations commerciales équitables ; »

Après l’alinéa 50, insérer l’alinéa suivant :

« 21 bis. Plaide pour la création d’un réseau européen de recherche et développement pour la réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques ; ».

Après l’alinéa 50, insérer l’alinéa suivant :

« 21 bis. Plaide pour une réforme de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (AESE - EFSA) garantissant son indépendance et son autorité au service de l’intérêt général ; ».

🖋️ • Rejeté
Richard Ramos
14 juin 2018

Après l’alinéa 52, insérer l’alinéa suivant :

« 23 bis. Demande la création d’un organisme de contrôle et de validation des étiquettes sur les produits alimentaires avant leur mise sur le marché ; ».

Après l’alinéa 56, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« 27 bis. Souhaite que l’Union européenne s’engage à respecter la souveraineté alimentaire des pays en voie de développement et à renforcer les stratégies de co-développement fondées sur l’agriculture familiale et l’agroécologie ; ».

PROPOSITION DE RÉSOLUTION EUROPÉENNE

Article 1

L'Assemblée nationale,

Vu l'article 88-4 de la Constitution,

Vu l’article 151-5 du Règlement de l’Assemblée nationale,

Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, en particulier ses articles 38 à 44,

Vu les conclusions de la présidence du conseil « agriculture et pêche » du 19 mars 2018, sur la communication de la Commission européenne intitulée « L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture »,

Vu les dispositions du règlement dit « Omnibus » 2017/2393 du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2017,

Vu la communication de la Commission européenne sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 intitulée « Un budget moderne pour une Union qui protège, qui donne les moyens d’agir et qui défend » du 2 mai 2018,

Vu les négociations commerciales en cours,

Considérant que la Politique Agricole Commune (PAC) est une politique fondatrice de la Communauté européenne et doit continuer à jouer un rôle majeur dans la construction européenne ;

Considérant que cette politique représente 39 % du budget de l’Union européenne ;

Considérant les incertitudes budgétaires créées par le résultat du référendum du 23 juin 2016 sur la sortie du Royaume‑Uni de l’Union européenne d’une part, et d’autre part, le discours de certains dirigeants européens sur une PAC considérée comme une « politique ancienne » et comme une variable d’ajustement budgétaire pour financer les nouvelles priorités européennes (défense, politique migratoire…) ;

Considérant la suppression progressive des instruments d’intervention publique au profit de simples outils de gestion de crise qui ne sont ni assez efficaces, ni suffisamment réactifs ;

Considérant la volatilité accrue des marchés agricoles et ses effets néfastes auxquels les agriculteurs sont confrontés ;

Considérant qu’un grand nombre d’agriculteurs disposent d’un revenu très faible, inférieur au seuil de pauvreté et que cet état de fait contredit l’objectif du traité de Rome d’« assurer un niveau de vie équitable à la population agricole » (article 39) ;

Considérant que la PAC doit jouer un rôle important contre la stagnation et la volatilité des revenus agricoles qui, en dépit de la concentration et de l’intensification de la production et de la productivité, sont toujours plus faibles que ceux des autres secteurs économiques ;

Considérant le déséquilibre du partage de la valeur ajoutée au sein de la chaîne de production alimentaire au détriment des producteurs qui fait que la valeur ajoutée du travail de production agricole est largement captée par l’amont et l’aval ;

Considérant la nécessité d’une politique alimentaire ambitieuse répondant aux besoins de 500 millions d’Européens en quantité et en qualité et d’une nouvelle souveraineté alimentaire européenne ;

Considérant que les spécificités du secteur agricole doivent prévaloir sur une conception dogmatique du droit de la concurrence ;

Considérant que l’attribution des paiements directs sur la base de la superficie a conduit à une forte concentration des terres agricoles et des bénéficiaires des paiements directs, alors que celle-ci devrait tenir compte davantage du nombre d’actifs, de la diversité des modèles agricoles, du niveau de revenu, de la valeur ajoutée produite, du taux d’emploi, et veiller à maintenir l’agriculture présente sur l’ensemble des territoires ;

Considérant que la Cour des Comptes européenne a relevé en décembre 2017 que les paiements verts prévus dans le cadre de la réforme de 2013 ne font qu’ajouter à la complexité de la PAC, qu’ils sont difficiles à comprendre et qu’ils n’améliorent pas notablement les résultats de la PAC en matière de protection de l’environnement et du climat ;

Considérant qu’au vu des nouveaux défis que doit relever l’agriculture européenne et qui figurent parmi les priorités politiques de l’Union, le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) devra prévoir au minimum un niveau stable de fonds publics pour relever à la fois les enjeux existants et les enjeux futurs ;

Considérant la chute continue du taux d’emploi agricole sur le territoire européen et le caractère impératif de maintenir une agriculture paysanne, familiale et intensive en emplois ;

Considérant que la problématique du renouvellement générationnel des agriculteurs européens doit être une priorité de la prochaine réforme de la PAC ;

Considérant le rôle éminent que joue la PAC dans le développement rural, dans le maintien des activités agricoles dans tous les territoires, y compris ceux qui souffrent de handicaps naturels ou sont naturellement défavorisés, ainsi que dans le maintien de la diversité des territoires et productions agricoles de l’Europe ;

Considérant que la PAC doit encourager les productions de qualité, appuyées sur des cahiers des charges exigeants et garanties par des instruments de traçabilité informant les consommateurs de manière loyale et aussi exhaustive que possible ;

Considérant que la PAC et la politique commerciale jouent un rôle essentiel dans la montée en gamme de l’agriculture européenne et la valorisation des produits d’appellation d’origine et sous signes de qualité ;

Considérant qu’il est essentiel pour les consommateurs que toutes les denrées alimentaires répondent aux normes de l’Union européenne ;

Considérant que la simplification est l’une des priorités de la Commission européenne et que celle-ci doit être jugée à l’aune des pratiques des agriculteurs ;

Considérant que la future réforme de la PAC doit promouvoir la durabilité économique, sociale et environnementale de l’agriculture évaluée par des indicateurs simples et lisibles ;

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