Annick Girardin,
Secrétariat d'État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie •
27 mai 2014La francophonie contribue au Niger à la cohésion entre les diverses composantes de la population qui parlent une vingtaine de langues nationales et au désenclavement économique puisque le français est langue de circulation dans la sous-région et de communication avec le monde. Langue officielle de l'administration et langue de l'enseignement, le français n'est pourtant maîtrisé que par moins de 10 % de la population. Dans un contexte éducatif très fragile (dernier pays au classement de l'ONU sur l'indice de développement humain, un taux d'alphabétisation des adultes de 28,7 %, un taux brut de scolarisation de 34 %), notre politique vise à renforcer la formation des enseignants et des formateurs à travers les actions menées dans le cadre du projet de l'Agence française de développement (AFD), d'un montant de 1 923 200 euros, intitulé « Renforcement des compétences et des capacités des acteurs de l'éducation au Mali, Maroc, Niger et Sénégal », ainsi que des projets plus spécifiques de mise en place de programmes de formation ouverte et à distance (FOAD) en partenariat avec l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), de programmes de bourse et de professionnalisation à distance Pro-FLE, en partenariat avec l'UNICEF, et de renforcement de la maîtrise du français dans le cadre du projet Fonds de solidarité prioritaire (FSP) « Appui à la modernisation de l'université Abdou Moumouni de Niamey ». Notre coopération s'appuie sur un solide réseau culturel (Alliances françaises d'Agadez et de Maradi subventionnées à hauteur de 80 000 euros, Centres culturels français de Niamey et de Zinder), où le développement de l'offre de cours de français langue étrangère est notable, et sur le lycée français « La Fontaine », à Niamey, établissement créé en 1962 et géré directement par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), qui scolarise environ 800 élèves de la maternelle à la terminale de plus de 20 nationalités différentes (20 % des élèves sont Nigériens).