Arnaud Montebourg,
Ministère de l'économie, du redressement productif et du numérique •
27 mai 2014Le groupe Nidec, 105 000 salariés dans le monde, est spécialisé dans la production et la commercialisation de moteurs électriques autour de quatre activités : disque dur, applications générales (informatique et autres), appareils électriques et équipement industriel et automobile à travers notamment son entité AMEC (Automotive Motor & Electronic Control). La société Nidec Motors and Actuators France (NMA), dont le siège social est situé à Créteil, réunit les fonctions administratives et les services généraux de direction pour les sites basés en Europe de l'unité fonctionnelle AMEC (Automotive Motor & Electronic Control), spécialisée dans les moteurs électriques pour les applications automobiles (direction assistée, transmission double embrayage, ...). Après le rachat de l'activité moteur et vérins à Valeo Motors and Actuators (VMA) en 2006, le site de Créteil fournit également aux autres sociétés du groupe NMA les services généraux de direction (orientations stratégiques, études de marché, définition stratégie d'achat, élaboration politique et procédures mondiales en ressources humaines, conseil support juridique, comptabilité de gestion, ...) dans le cadre d'un « contrat de services de gestion et de partage des coûts ». La crise automobile qui a fortement affecté le marché européen, et notamment français, a conduit la société à fermer le site de Créteil pour réduire ses coûts, en vue de la préservation de sa compétitivité et transférer ces fonctions support administratives sur son site allemand basé à Stuttgart, comportant déjà un site industriel et un centre de recherche et développement. Cette fermeture s'accompagne du licenciement de dix-sept salariés. Les services de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) Ile de France ont été informés de ce projet de licenciement en octobre 2013. Ils ont formulé plusieurs observations sur les modalités de la procédure de licenciement. Sous l'égide du préfet du Val de Marne, une réunion avec les représentants du personnel du site de Créteil s'est tenue en novembre 2013 avec les services de la DIRECCTE pour étudier la situation des dix-sept salariés du site dont des propositions de reclassement à l'étranger au sein du groupe ont été émises par la direction du groupe. Compte tenu de l'effectif de l'entreprise (moins de cinquante employés), ce projet de licenciement ne s'inscrit pas dans le cadre d'une procédure de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) soumise à homologation par l'administration. Toutefois, les services régionaux de l'Etat veilleront à accompagner au mieux les salariés en sollicitant auprès de la direction de l'entreprise une amélioration des mesures et moyens de reclassement envisagés au niveau du groupe.