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🧭Gouvernement Valls
Manuel Valls
, Premier ministre
Laurent Fabius
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Ségolène Royal
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Benoît Hamon
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Christiane Taubira
, Ministère de la justice
Michel Sapin
, Ministère des finances et des comptes publics
Arnaud Montebourg
, Ministère de l'économie, du redressement productif et du numérique
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales et de la santé
François Rebsamen
, Ministère du travail, de l'emploi et du dialogue social

Bernard Cazeneuve
, Ministère de l'intérieur
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation, de la réforme de l'État et de la fonction publique
Aurélie Filippetti
, Ministère de la culture et de la communication
Stéphane Le Foll
, Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Sylvia Pinel
, Ministère du logement et de l'égalité des territoires
George Pau-Langevin
, Minsitère des outre-mer
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation et de la fonction publique
OTAN organisations internationalesparticipation françaiseperspectives
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de la défense4 nov. 2014
La situation en Afghanistan, l'avenir de l'OTAN, le lien transatlantique, les conséquences de la crise ukrainienne et de la montée en puissance de l'organisation « Daesh » en Irak-Syrie, ont été les principaux sujets inscrits à l'ordre du jour du sommet de l'Organisation, qui s'est déroulé à Newport, au Pays de Galles, les 4 et 5 septembre 2014. En ce qui concerne l'Afghanistan, la France et ses alliés ont présenté un bilan réaliste et équilibré de plus de dix années d'action de la Force internationale d'assistance et de sécurité et ont évoqué les perspectives d'engagement de l'OTAN sur ce territoire à compter du 1er janvier 2015, date à laquelle devrait débuter la mission « Resolute Support » tendant à former, conseiller et assister les forces de sécurité afghanes. La France a d'ores et déjà indiqué qu'elle limiterait sa participation à cette opération à un soutien financier, compte tenu de ses engagements sur d'autres théâtres jugés prioritaires (Mali, bande sahélo-saharienne, République centrafricaine), qui contribuent efficacement à la protection de l'Alliance sur son flanc sud. Son action en Afghanistan résulte de l'accord de coopération bilatérale passé avec ce pays en 2012. A l'occasion du sommet de Newport ont été également abordés différents thèmes liés à l'avenir de l'OTAN. La France a souhaité promouvoir le renforcement de l'interopérabilité des forces, quel que soit le cadre de leur engagement (UE, OTAN, coalition), ainsi que l'initiative d'interconnexion des forces, dont l'objectif consiste à permettre aux alliés de communiquer, de s'exercer et d'opérer ensemble avec efficacité. Elle a pris la tête de l'initiative « JISR », propre à répondre aux lacunes capacitaires dans les domaines du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance interarmées. Elle a veillé à ce que les principales orientations arrêtées au niveau capacitaire lors du sommet soient compatibles avec les efforts déployés dans le cadre de l'UE. La France demeure en outre attentive à la poursuite du processus de réforme de l'Alliance et soutient le lancement d'une nouvelle phase centrée sur le mode de gouvernance et le choix du siège. S'agissant du renforcement du lien transatlantique, la France a soutenu l'engagement des alliés à chercher à atteindre 2 % de leur produit intérieur brut pour l'effort de défense, dont un cinquième pour les investissements en matière de recherche. A ce titre, 11 pays de l'Organisation, parmi lesquels la France, avaient cosigné un document (« Defense pledge »), initié par le Royaume-Uni, appelant les alliés à s'engager à respecter ces critères. En termes capacitaires, la France se situe quant à elle dans les premiers pays de l'Alliance, avec en moyenne 29 % de son budget de défense dédié aux investissements et à la recherche. En soutenant cette politique globale de rééquilibrage des efforts financiers entre les pays alliés, la France agit également en faveur du développement de l'Europe de la défense, élément indispensable au renforcement de l'OTAN. Par ailleurs, les 3 et 4 juin dernier, les 28 ministres de la défense de l'Alliance, réunis afin d'évoquer notamment le dossier de la crise entre la Russie et l'Ukraine, avaient demandé que soit établi un « plan d'action pour la réactivité ». Ce plan s'inscrit dans la réflexion sur l'avenir de l'OTAN, qui consiste en particulier à définir la future posture stratégique de l'Organisation. Il a pour but de répondre de façon cohérente et durable aux divers défis sécuritaires qui se proposent à l'Alliance. Ce plan a été approuvé, y compris plusieurs mesures concrètes comme, par exemple, des exercices-éclairs (« snap exercises ») proposés par la France. Dans ce contexte, la France a également veillé à ce que soient confirmés la validité et le nécessaire équilibre des trois axes essentiels du concept stratégique de 2010 : la défense collective, la gestion des crises et la sécurité coopérative. Face à la multiplication actuelle des menaces et des risques, la France a rappelé la pertinence de la dissuasion nucléaire, ce que le document final traduit fidèlement. S'agissant de la réflexion portant sur un éventuel élargissement de l'OTAN, la France a continué de plaider en faveur d'une approche réaliste de ce processus, fondée sur l'appréciation des mérites des pays candidats et des progrès accomplis par ces derniers, mais aussi sur la stabilité à moyen et long termes des intérêts de l'Alliance. Enfin, le sommet de Newport a été l'occasion des premières réunions multilatérales concernant la réponse collective à apporter à la menace représentée au Moyen-Orient, et plus largement dans le monde, par « Daesh », et a permis d'intenses consultations sur la politique à adopter vis-à-vis de la Russie dans la suite de la crise qui frappe l'Ukraine.
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