Aurélie Filippetti,
Ministère de la culture et de la communication •
13 sept. 2016D'une manière générale, chacun doit se réjouir de la diversité des acteurs publics qui doit contribuer à renforcer la discipline. En ce sens, il paraît important à la ministre de la culture et de la communication de développer le caractère interministériel de la gouvernance de l'archéologie et cette coordination interministérielle doit s'exercer avec l'appui du Conseil national de la recherche archéologique (CNRA), dont la représentation plurielle se prête à l'exercice et lui semble indispensable pour un encadrement pertinent et efficace de la recherche archéologique. Les auteurs du livre blanc prennent acte du fait que de nombreuses collectivités territoriales ont manifesté le souci de leur patrimoine en créant des services d'archéologie, et notamment depuis 2003, parfois agréés pour réaliser des diagnostics et des fouilles. Loin de représenter des concurrents de l'opérateur public créé par l'État, elles constituent au contraire de solides partenaires du service public de l'archéologie, souvent dotés de moyens exemplaires, animés par des archéologues reconnus au sein de la profession et à même d'apporter un soutien et une expertise scientifique. Ces partenaires doivent être confortés. Pour autant, personne ne contestera que l'Institut national de recherches archéologiques préventives occupe une place singulière dans le paysage de l'archéologie nationale et il semble en effet essentiel de réaffirmer sa responsabilité particulière dans le dispositif national de la recherche archéologique.