Aurélie Filippetti,
Ministère de la culture et de la communication •
13 sept. 2016La proposition visant à établir une stratégie concertée en matière de formation théorique et pratique aux métiers de l'archéologie entre les ministères en charge de la culture et de l'enseignement supérieur reflète une préoccupation bien réelle, mais ne réclame pas de modifier les textes existants. Ce sujet est complexe, car la formation théorique initiale est dispensée dans les universités qui sont aujourd'hui dotées d'une large autonomie. Il est débattu au sein de plusieurs instances de réflexion sur l'archéologie, et notamment au Comité de l'archéologie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), où sont représentés le ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNRS et Université), le ministère chargé des affaires étrangères, pour les fouilles françaises à l'étranger, et le ministère de la culture et de la communication. Le constat de la nécessité d'une réflexion commune sur les besoins de formation de l'archéologie française est désormais partagé. Les sections concernées du Conseil national des universités et du Centre national de la recherche scientifique réfléchissent au sujet et vont transmettre à leurs instances des propositions en ce sens. Le Conseil national de la recherche archéologique, qui s'est saisi de cette question, formulera des propositions que la ministre s'attachera à traduire dans les faits, en lien avec les différents partenaires concernés du secteur.