Aurélie Filippetti,
Ministère de la culture et de la communication •
20 sept. 2016L'importance des bilans régionaux, tels que prévus par la circulaire ministérielle de 2004, est régulièrement réaffirmée par les services du ministère de la culture et de la communication, mais cette tâche ne peut s'accomplir qu'en fonction des moyens disponibles et des autres priorités. Leur élaboration s'effectue en collaboration avec tous les acteurs de la recherche archéologique (Centre national de la recherche scientifique, Université, services déconcentrés du ministère de la culture et de la communication, services archéologiques des collectivités territoriales, chercheurs individuels…). Ce travail de longue haleine permet un partage des connaissances et des problématiques entre tous les chercheurs, notamment au sein des unités mixtes de recherche. Par ailleurs, la plupart des services régionaux de l'archéologie publie également, depuis 1991, un « Bilan scientifique régional (BSR) », largement diffusé à titre gratuit. L'ensemble de ces BSR représente aujourd'hui près de 60 000 pages. En ce qui concerne les opérateurs d'archéologie préventive, le ministère envisage, d'une manière plus générale, dans le cadre de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, et des textes qui seront pris pour son application, de renforcer l'exigence de présentation de bilans scientifiques pour les structures qui souhaitent obtenir – et a fortiori renouveler – l'agrément d'opérateur.