Jean-Yves Le Drian,
Ministère de la défense •
16 déc. 2014Les externalisations ne doivent obérer ni les capacités nationales d'entrée en premier sur un théâtre d'opération, ni celles d'un soutien autonome pendant la durée nécessaire, au regard des caractéristiques spécifiques de chaque zone d'intervention et notamment de l'évolution du contexte sécuritaire. Le maintien de ces capacités passe par la préservation d'un savoir-faire sur le terrain et l'accomplissement en régie de certaines fonctions critiques. Sur un théâtre d'opération stabilisé, l'externalisation des fonctions liées à l'approvisionnement peut être très rapidement envisagée. Certaines prestations de service comme l'acheminement du personnel, l'accueil et le filtrage, la maintenance des installations, le nettoyage des effets ou la restauration ne peuvent pour leur part être confiées à des organismes extérieurs qu'à la condition que la sécurité des militaires soit entièrement garantie. S'agissant en particulier de la restauration, la préservation d'un savoir-faire propre aux armées s'avère indispensable, ce qui impose de continuer à assurer cette mission en régie sur certains sites tels que Gao au Mali actuellement ou Niamey au Niger prochainement.