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🧭Gouvernement Valls
Manuel Valls
, Premier ministre
Laurent Fabius
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Ségolène Royal
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Benoît Hamon
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Christiane Taubira
, Ministère de la justice
Michel Sapin
, Ministère des finances et des comptes publics
Arnaud Montebourg
, Ministère de l'économie, du redressement productif et du numérique
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales et de la santé
François Rebsamen
, Ministère du travail, de l'emploi et du dialogue social
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de la défense
Bernard Cazeneuve
, Ministère de l'intérieur
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation, de la réforme de l'État et de la fonction publique
Aurélie Filippetti
, Ministère de la culture et de la communication
Stéphane Le Foll
, Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Sylvia Pinel
, Ministère du logement et de l'égalité des territoires
George Pau-Langevin
, Minsitère des outre-mer
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation et de la fonction publique
💬aide juridictionnelle
Thierry Robert
2 juil. 2014justicefinancementréforme


M. le président. La parole est à M. Thierry Robert, pour le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste.

M. Thierry Robert. Madame la garde des sceaux, je vous interpelle aujourd'hui sur un sujet qui a trait à l'égalité des citoyens devant l'accès à la justice et à son financement II s'agit bien évidemment de la question de la réforme de l'aide juridictionnelle. En effet, celle-ci est mise en danger par plusieurs facteurs : le poids financier croissant de cette aide et une proportion accrue des justiciables éligibles à celle-ci.

Une réforme est donc nécessaire, mais que la chancellerie envisage d'abonder le budget par un prélèvement sur le chiffre d'affaires des professionnels du droit et de la comptabilité semble bien mal inspiré. Pour certains jeunes avocats, notamment, l'aide juridictionnelle représente la quasi-totalité des dossiers traités et celle-ci les rémunère déjà très en deçà des tarifs habituels.

Nous connaissons la difficulté que peut représenter la régulation d'une activité libérale remplissant des missions de service public. Mais comment pourrait-on leur reprocher de ne pas vouloir de ce dispositif ? Si l'on taxe leur chiffre d'affaires, autant leur dire qu'ils auront un certain nombre de dossiers à traiter gratuitement chaque année.

L'impact d'une telle mesure serait tout à fait dramatique du point de vue de l'égalité dans l'accès à la justice. Un justiciable modeste aurait plus de difficultés à trouver un avocat acceptant son dossier, donc à se défendre.

Dans certains territoires de notre République, tels les outre-mer, l'aide juridictionnelle représente plus de 50 % des dossiers traités. La conséquence d'une telle orientation serait l'avènement d'une justice à deux vitesses, une justice dans laquelle les plus modestes ne pourront pas se défendre comme il se doit. C'est une idée qui est contraire aux valeurs fondamentales de notre pays.

Cela m'amène à vous demander, madame la ministre, de bien vouloir exposer à la représentation nationale vos intentions concernant cette réforme. (Applaudissements sur les bancs du groupe RRDP.)

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement.

M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement. Monsieur le député, depuis plus de dix ans, de nombreux rapports signalent un système à bout de souffle, tant du point de vue financier que de la gouvernance du dispositif administratif.

De nombreux rapports, notamment celui du Conseil national des barreaux, sont intervenus sur ce sujet. Cette question est importante. Il s'agit, d'une part, d'assurer l'accès au droit des justiciables dont les revenus sont inférieurs à 936 euros par mois, d'autre part, d'améliorer la gestion du système, en concertation avec la profession d'avocat. L'activité de nombreux jeunes avocats relève en effet presque exclusivement de l'aide juridictionnelle. Les données relatives à l'impact financier de l'aide sur la profession d'avocat sont pourtant rares et difficiles à établir.

Néanmoins, je relève les chiffres de l'Union nationale des Carpa – la caisse des règlements pécuniaires des avocats – où seulement 7 % des avocats accomplissent 57 % des missions d'aide juridictionnelle, alors que la part de cette aide dans le chiffre d'affaires de la profession est de 2,96 %. Cela révèle une concentration importante des missions de l'aide juridictionnelle sur un petit nombre de cabinets, ce qui pose le problème de la dépendance économique de ces cabinets.

Dans ce contexte d'économies budgétaires, le Gouvernement veut assurer la pérennité de l'aide juridictionnelle et garantir l'accès au droit de tous les justiciables. Il n'exclut aucune piste et le Premier ministre a accepté le principe d'un financement complémentaire par un prélèvement obligatoire. Nous verrons avec vous, monsieur le député, comment le rendre opportun sans les inconvénients que vous signalez.

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