🤔grande distributionM. Charles de La Verpillière appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social sur le projet de fermeture de deux bases logistiques Intermarché, à Miribel (Les Echets) et Reyrieux, dans le département de l'Ain. Le groupe Intermarché souhaite en effet regrouper l'ensemble des activités sur un site unique. Faute d'avoir pu acquérir le terrain nécessaire, soit aux Echets, soit à Reyrieux, il a choisi Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère. Les deux bases de l'Ain vont donc être abandonnées. Cette décision prendra effet en 2017. Au total, 525 salariés sont concernés. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est en cours de négociation, que de nombreux salariés et l'intersyndicale de l'entreprise contestent. Selon le projet de PSE, 280 salariés auront une proposition de reclassement sur le nouveau site, et 145 salariés subiront malheureusement un licenciement sec. Deux problèmes majeurs sont soulevés par les salariés. Le premier concerne l'insuffisance de l'indemnité supra légale de licenciement économique. D'autres PSE similaires dans le département de l'Ain ont prévu une indemnité supra légale plus importante d'un mois de salaire par année d'ancienneté. Compte tenu des difficultés à retrouver un emploi, notamment pour les salariés les plus anciens, une telle mesure tient de la logique et non de la générosité. Le deuxième sujet concerne l'indemnisation des kilomètres supplémentaires du trajet domicile-travail qu'effectueront les salariés reclassés sur le site de Saint-Quentin-Fallavier. Cette prise en charge n'est prévue que pour une durée de deux ans, dont une année avec une prise en charge partielle à 50 %. Compte tenu de l'éloignement (53 km par rapport à Reyrieux, 36 km par rapport aux Echets) et de la faiblesse de cette indemnisation, il n'est pas assuré que les salariés, dont beaucoup sont rémunérés au SMIC ou juste au-dessus, pourront joindre leur emploi sur le nouveau site. En effet, une telle mobilité géographique, et les frais qu'elle engendre, signifiera pour certains d'entre eux une perte importante de pouvoir d'achat, sans parler des difficultés familiales que le transfert provoquera. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il lui demande ce que les pouvoirs publics comptent faire face à cette situation, tant du point de vue de l'emploi que du dialogue social.