Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, je voudrais d'abord vous dire que les chantiers navals STX ne sont pas menacés par des décisions qui seraient prises par le groupe coréen du même nom.
L'activité et le financement de l'entreprise sont en effet indépendants. Comme vous l'avez rappelé à juste titre, la Banque publique d'investissement, c'est-à-dire l'État et les contribuables français, est actionnaire des chantiers navals de Saint-Nazaire à hauteur d'un tiers.
Nous avons décidé d'interroger le gouvernement coréen. Il se trouve qu'hier la Présidente de la République de Corée du Sud était présente à Paris. Avec le Premier ministre, nous l'avons interrogée sur le souhait éventuel de STX Corée de se désengager de STX France.
J'ai moi-même interrogé mon homologue, le ministre de l'industrie coréen, les yeux dans les yeux. Nous avons lu dans la presse – comme vous, monsieur le député – les informations provenant de la banque publique qui détient la holding de STX.
Le ministre nous a dit qu'aucune décision n'avait encore été prise par le groupe. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de décision de retrait. C'est la raison pour laquelle nous nous préparons et travaillons, comme vous le demandez et le souhaitez, à toutes ces éventualités.
En tout état de cause, le Gouvernement souhaite protéger et préserver cet outil technologique industriel performant qui, je le rappelle, est en train de faire la démonstration de ses capacités mondiales, avec un contrat de 1 milliard d'euros portant sur le fameux navire Oasis. Nous espérons qu'il y aura d'autres commandes.
C'est pourquoi, monsieur le député, il est trop tôt pour en parler, mais il n'est pas trop tard pour se préparer.