Arnaud Robinet…locaux insuffisants, et un manque de moyens financiers que vous refusez de voir. L'État contribue à hauteur de 50 euros par élève, alors qu'au moins 150 euros seraient nécessaires. En tout, 500 millions d'euros manquent à votre financement.
Résultats : vous allez créer des inégalités profondes entre villes riches et villes pauvres, entre communes rurales et grandes agglomérations ; vous humiliez les enseignants, les parents, les enfants ; vous mettez en péril le budget de nos communes. Aujourd'hui, pour les maires et les contribuables, la réforme Peillon s'écrit « payons » ! Cette réforme n'est pas mûre. Monsieur le Premier ministre, la politique idéologique doit être remise au placard. Alors écoutez et ouvrez les yeux. Aujourd'hui 69 % des Français sont pour l'annulation ou le report de votre réforme.
Laissez aux communes le choix d'appliquer ou non votre réforme, c'est tout le sens de la proposition de loi déposée par Xavier Bertrand et certains de nos collègues sur les bancs de l'opposition. Ma question est simple. Sur ce sujet comme sur d'autres, vous naviguez à vue : allez-vous, oui ou non, entendre ce que les élus de France, le corps enseignant et les familles vous disent, et revenir sur cette réforme que vous voulez imposer à tout prix ?