Jean-Charles TaugourdeauMonsieur le Premier ministre, je vais vous offrir cet objet : c'est un attrape-rêves. Je vous recommande d'en accrocher partout autour de Matignon et, surtout, de l'Elysée pour enfin écouter les rêves des Français.
Car « moi président » et vous-même, vous vous êtes trompés dans la panoplie des outils pour réenchanter le rêve. C'est un cauchemar, que dis-je, ce sont des cauchemars que vous faites vivre à 64 millions de Français tous les jours, et particulièrement dans les campagnes.
N'entendez-vous pas les vétérinaires, les entreprises, les transports de santé, les artisans, les métiers d'art, les cavaliers, les agriculteurs, les auto-entrepreneurs, les commerçants, les transporteurs ? Sans oublier les policiers, les gendarmes et les militaires, qui souffrent mais qui, eux, sont tenus au silence ?
Vous ruinez les Français, et vous les divisez. Pour la ville, nos moyens ; pour la campagne, vos dettes… Nous voulons avoir le choix de vivre et de travailler à la campagne et ne pas juste mourir au fond des bois.
Je n'ose même pas évoquer les rythmes scolaires, qui, apparemment, ne changent pas le rythme des grèves mais qui vont éliminer les petites écoles dans les communes qui ne pourront pas financer et organiser le périscolaire.
Le vote contestataire, partout en France et en milieu rural, n'est pas le signe d'une montée du racisme ; c'est celui d'un ras-le-bol des inégalités et des injustices sociales et fiscales.
La révolte gronde dans nos campagnes, dans nos régions. Cessez de diviser les Français. Ceux qui grondent aiment la France. Quand allez-vous cesser de mentir aux Français ? Quand allez-vous chasser nos cauchemars ? Quand allez-vous avoir le courage d'enrayer cette chienlit puisque, paraît-il, rien ne vous impressionne ? Quand allez-vous enfin réenchanter les rêves des Français ?