Jean-Marc Ayrault, Premier ministre . J'ai commencé à consulter les partenaires sociaux, les représentants du patronat comme ceux des salariés. C'est, du point de vue démocratique, un moment extrêmement apprécié, mais il n'aura de sens que s'il est complété par la consultation et la contribution des groupes parlementaires, de la majorité comme de l'opposition, je le répète.
Vous m'interrogez sur le niveau de la fiscalité. Vous êtes bien placé pour en parler : sous la majorité précédente, l'ancien président s'était engagé à une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires et ils ont augmenté de 1,5 point ! Vous voyez, vous aurez certainement un espace de clarification.
Quant à nous, je me suis engagé à stabiliser les prélèvements obligatoires, et nous y sommes quasiment. Nous avons même l'objectif de les faire baisser d'ici à la fin du quinquennat.
Monsieur le président Jacob, vous demandez des baisses d'impôts, mais quand vous votez des amendements, il s'agit d'augmenter la dépense. Où est donc la cohérence ? Que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat, et encore en ce moment sur le projet de loi de finances, vous avez voté, avec, j'en suis désolé pour eux, les sénateurs communistes, 13 milliards d'augmentation des dépenses. Où est votre cohérence ?
Il ne suffit pas de demander des baisses de dépenses, il faut dire lesquelles, combien et comment ! Voilà la réponse que j'attends et que, je n'en doute pas, vous m'apporterez lorsque nous nous rencontrerons lundi prochain.