Marie-Jo ZimmermannMonsieur le Premier ministre, vous lancez un grand débat sur la fiscalité car vous êtes confronté au spectre du matraquage fiscal. Espérons qu'il n'aboutira pas à une nouvelle augmentation d'impôts !
Dans de nombreux domaines, votre souhait le plus cher est de permettre la concertation et le dialogue entre les différents acteurs : on ne peut que s'en satisfaire. Mais aujourd'hui, une réforme cristallise l'opinion contre elle : celle des rythmes scolaires. Enseignants, psychologues, parents d'élèves, élus locaux : tout le monde est vent debout contre cette réforme ; les manifestations n'en finissent plus de se développer, commune après commune ; 70 % des Français sont favorables à sa suppression. Le premier syndicat d'enseignants du primaire appelle à la grève le 5 décembre prochain.
Alors que les parents d'élèves continuent d'exprimer leur mécontentement, alors que les maires vous ont fait part de leur colère d'être taxés de délinquants civiques, ne trouvez-vous pas qu'il est urgent que vous preniez cette affaire en main, et qu'un vrai débat s'instaure sur cette question ?
Aucune loi n'a été votée : c'est un décret ministériel qui impose une réforme préjudiciable à l'intérêt des enfants – les rapports de nombreux psychologues le prouvent –, qui entraîne un bouleversement de la vie familiale et qui aura aussi un impact inévitable sur tous les contribuables. En effet, vous ne pourrez pas subventionner à l'infini les communes qui ont choisi de mettre en œuvre la réforme : elles seront donc obligées d'augmenter les impôts locaux. Ma question est très simple et constitue un appel urgent : quand allez-vous reprendre les choses en main et organiser la remise à plat de la réforme des rythmes scolaires avec tous les acteurs, dans le respect de chacun et avec comme seul objectif l'intérêt supérieur de l'enfant ?