Christophe CavardMa question s'adresse à M. le ministre du travail.
En période de crise, le débat sur le point de savoir si l'on doit ou non travailler le dimanche est à nouveau ouvert, orchestré par les grandes enseignes qui veulent ouvrir toujours plus, pour toujours plus de profit. On nous ressort encore une fois la même rengaine dépassée du « travailler plus pour gagner plus », pourtant battue en brèche en 2012.
Le rapport de M. Bailly confirme le fait que l'ouverture des magasins le dimanche ne sera pas systématique, et restera dérogatoire et encadrée par l'État. C'est une très bonne chose.
Notre rôle, c'est de défendre le vivre-mieux plutôt que le tout-consommation. Si nous ne sommes pas vigilants, la société de consommation continuera d'envahir les quelques moments dédiés à la vie sociale, familiale et aux loisirs qu'il nous reste. Je préfère que nos concitoyens puissent profiter de leur dimanche pour découvrir les paysages de leur région, plutôt que les zones commerciales uniformes de leur ville.
Je le dis très clairement : le travail du dimanche est symptomatique d'un modèle économique archaïque, à bout de souffle, que nous devons dépasser. En Italie, le patronat reconnaît lui-même que la déréglementation a provoqué la fermeture de commerces et la perte d'emplois.