Gilles CarrezMonsieur le Premier ministre, je veux vous faire part de mon extrême inquiétude sur le dérapage des comptes publics en 2013 : le déficit budgétaire de l'État augmente de 13 milliards d'euros par rapport à la prévision ; les recettes fiscales s'effondrent, avec 15 milliards de moins que prévu sur la TVA, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu. C'est le résultat de l'overdose fiscale Les entreprises, les ménages n'investissent plus, l'économie est à l'arrêt : trop d'impôt tue l'impôt ! Les dépenses de l'État ne sont pas maîtrisées. Ainsi, les dépenses réelles en 2013 ont augmenté de 2 milliards par rapport à 2012. Où sont donc, mes chers collègues, les économies ?
Avec des résultats pour 2013 aussi accablants, peut-on encore croire dans la promesse du Président de la République de baisser de 30 milliards d'euros les charges des entreprises et dans celle du ministre du budget de baisser les impôts des ménages ? Je rappelle qu'en 2014, les impôts des ménages vont augmenter de 12 milliards d'euros. La France est dans l'incapacité de tenir ses engagements de réduction du déficit public : celui-ci devait être de 3 % du PIB en 2013, et sera probablement de 4,3 %.
Dans ces conditions, croyez-vous encore, monsieur le Premier ministre, dans votre promesse de réduire le déficit à 3,6 % en 2014 et à 3 % en 2015 ? Allez-vous maîtriser l'endettement croissant de notre pays ? Ne me répondez pas en parlant du passé ou de l'héritage. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2013, c'est vous, le Gouvernement, votre majorité, qui avez été les seuls responsables de la dégradation des comptes publics !