Michel Sapin, ministre . …puisque le chômage des jeunes de moins de vingt-cinq ans a reculé, puisqu'il y a moins de chômeurs de moins de vingt-cinq ans aujourd'hui qu'il n'y en avait il y a un an. en même temps, au même moment, il nous faut faire en sorte que, dans les entreprises, dans les filières, dans les territoires, l'activité économique et la création d'emploi repartent, et ce sur des bases saines, des bases solides, des bases qui préparent de nouveaux emplois, de nouvelles filières, celles que vous évoquez, dans le domaine de l'écologie, mais aussi beaucoup d'autres aussi, de nouvelles filières qui peuvent nourrir en profondeur nos territoires et permettre aux jeunes et aux moins jeunes d'avoir des emplois durables. C'est tout l'enjeu du pacte de responsabilité proposé par le Président de la République et qui a donné lieu hier, sous la présidence du Premier ministre, à des contacts avec les partenaires sociaux.
Oui, monsieur le député, des engagements, des engagements fermes, mesurables, doivent être pris par l'État, mais aussi par l'ensemble des partenaires sociaux, en premier lieu par ceux qui dirigent, qui animent le tissu économique et les entreprises, des engagements sur des quantités d'emplois. Ce n'est pas moi qui portais sur mon veston un pin's sur lequel était écrit « un million d'emplois » ; c'est le président du MEDEF, qui s'engage ainsi à faire en sorte qu'une mobilisation crée un million d'emplois. Puisqu'il l'arbore ainsi, à sa boutonnière, cela doit aussi être consigné par écrit, précisément, faire l'objet de véritables engagements avec les partenaires sociaux.
Mais c'est aussi en termes de formation, de qualité, de lutte contre la précarité que des engagements doivent être pris. C'est l'objet des discussions engagées. Les partenaires sociaux auront à en parler, et cela nourrira le pacte de responsabilité.