Manuel Valls, ministre de l'intérieur. Dans le vent mauvais qui, parfois, souffle sur notre pays, monsieur le député, il y a évidemment la responsabilité de ceux qui exercent un mandat d'élu, et je regrette toujours que la caricature prédomine, notamment sur la sécurité.
Je peux vous rassurer sur un point : les forces de l'ordre, policiers et gendarmes, ne sont pas anesthésiés, et ceux qui ont reçu les coups et subi la violence de l'extrême-droite dimanche dernier, à qui je rends hommage, ne l'étaient pas davantage.
Le nombre de cambriolages a explosé dans ce pays depuis cinq ans, augmentant de 18 % entre 2007 et 2012, de 44 % pour les résidences principales, mais mon problème n'est pas de rappeler votre échec au cours de ces dernières années. Ma mission, c'est de faire en sorte que le nombre de cambriolages dans notre pays diminue ; c'est tout le sens du plan anti-cambriolages que nous avons lancé au mois de septembre dernier. Même si c'est difficile, même s'il faut du temps, nous obtenons des résultats, notamment en zone de gendarmerie. Au cours du dernier trimestre de l'année 2013, oui, le nombre de cambriolages a baissé.