Christian JacobMonsieur le Premier ministre, samedi matin, votre ministre de l'intérieur promettait la plus grande sévérité aux participants de la « Manif pour tous ». À sa décharge, nous reconnaissons qu'il est beaucoup plus facile de stigmatiser des citoyens pacifiques et honnêtes plutôt que de traquer les délinquants qui pourrissent la vie des Français
Dimanche, il récidivait dans la stigmatisation outrancière en se posant en premier flic des consciences , invoquant « les forces sombres de la division », « le climat des années 1930 ». Par ces mots blessants et insultants, il cherche à discréditer des millions de Français et avec eux, l'opposition parlementaire qui combat votre politique familiale.
Monsieur le Premier ministre, nous nous opposerons à votre matraquage fiscal des familles, nous nous opposerons à la théorie du genre , nous nous opposerons à la PMA pour convenance personnelle, sans raison médicale , nous nous opposerons à la gestation pour autrui.
Monsieur le Premier ministre, dans ce combat politique, nous défendons nos convictions. Nous n'avons pas à être insultés ou caricaturés, ni par vous, ni par votre ministre de l'intérieur, ni par aucun de vos ministres.
Monsieur le Premier ministre, j'ai deux questions à vous poser. Partagez-vous, oui ou non, l'opinion de M. Valls selon laquelle les Français qui ont manifesté dimanche sont des anti-républicains ?