Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du budget. Monsieur le député, je ne peux pas dire que c'est l'esprit de nuance ni l'esprit de vérité qui ont présidé à la formulation de votre question. En l'entendant, je me suis demandé si vous n'aviez pas relu, encore et encore, ces vers de Baudelaire : « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle / Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis. » Nous avons eu le sentiment, en vous entendant, que nous étions vraiment confrontés à une photographie qui ressemble étrangement à l'état de la France telle que vous nous l'avez laissée. Je veux reprendre chacun des arguments que vous avez développés et y apporter la juste réponse.
D'abord, vous parlez des impôts. Monsieur Robinet, je vais vous redonner la séquence des prélèvements fiscaux de manière à ce que vous ayez bien à l'esprit ce qui a été fait et que vous puissiez sortir de cet hémicycle avec la part de responsabilité qui vous incombe. En 2011, vous avez prélevé 20 milliards d'euros sur les Français, et vous l'avez fait dans la plus grande injustice fiscale, puisque vous l'avez fait en désindexant le barème de l'impôt sur le revenu et en mettant fin à la demi-part des veuves. Vous avez augmenté massivement les impôts sur les Français et vous avez ajouté à votre matraquage fiscal l'injustice fiscale que nous nous employons à corriger.