Rudy SallesJe ne suis pas sûr que les vociférations de M. Cazeneuve soient convaincantes ! Monsieur le Premier ministre, après avoir lancé le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi en novembre 2012, puis le pacte d'avenir en octobre 2013, le Président de République a annoncé, en janvier 2014, un énième pacte : le pacte de responsabilité. Vous avez ensuite annoncé la mise en place d'un observatoire des contreparties et le Président de République a présidé, hier, un conseil stratégique de l'attractivité. Monsieur le Premier ministre, il est grand temps de passer des pactes aux actes !
Alors que le Gouvernement accumule les déclarations d'intention, la France souffre. Tous les indicateurs sont au rouge : le taux de chômage ne cesse d'exploser, en dépit de la promesse du Président de la République d'en inverser la courbe en 2013. Le matraquage fiscal des entreprises a eu des effets désastreux sur leur compétitivité et leur taux de marge est à son plus bas niveau depuis 1985, très loin derrière nos voisins européens.
L'absence totale de cap, le mensonge sur la pause fiscale et des déclarations hostiles aux créateurs de richesses ont fait fuir les investisseurs. Les investissements étrangers en France ont chuté de 77 % en 2013 par rapport à 2012, alors qu'ils augmentaient de 500 % en Allemagne !
Oui l'attractivité de la France est bien un enjeu majeur, mais il faudra plus, bien plus qu'une mise en scène et de belles paroles pour recréer les conditions d'une confiance durable. Il est vital que vous décidiez, enfin, d'une baisse immédiate et massive des charges qui pèsent sur les entreprises et sur le pouvoir d'achat des salariés !