Christophe PriouMa question s'adresse à M. le Premier ministre.
Je voudrais revenir sur les graves événements de samedi dernier à Nantes et rendre hommage à la mobilisation des services de l'État et à l'action des forces de l'ordre qui, au péril de leur intégrité physique, ont protégé les personnes et les biens du centre-ville de Nantes.
Plusieurs questions, monsieur le Premier ministre. D'abord, des chiffres et des faits : 200 squatters internationaux dans une zone de non-droit, que les riverains de Notre-Dame-des-Landes doivent supporter, au mépris de l'État de droit et de l'ordre républicain ; 20 000 manifestants pacifiques qui ont été piégés dans le scénario du pire ; 1 000 casseurs d'extrême gauche.
Ma première question est la suivante : monsieur le Premier ministre, comptez-vous dissoudre ces groupements armés, comme vous l'avez fait à juste titre avec les groupuscules d'extrême droite, qui sont - je vous cite - « contraires aux valeurs et aux lois de la République » ?
Deuxième question : quand allez-vous donner le feu vert au démarrage des travaux pour un projet que vous soutenez depuis plus de vingt-cinq ans ? Le débat a eu lieu, les recours sont désormais épuisés, avec cinquante-deux décisions juridictionnelles favorables au projet.
Troisième question : pourquoi ne pas avoir fait preuve de la même autorité à l'endroit de la ministre du logement, alors que Mme Delphine Batho a été débarquée simplement pour avoir dit la vérité sur le budget 2014 ? Quel crédit accorder à de tels réflexes de survie politique, à quelques semaines des municipales ?
Monsieur le Premier ministre, mieux vaut perdre une élection que perdre son âme. Vous êtes responsable et coupable de ces situations, vous pensez acheter la paix sociale et politique. Aujourd'hui, par votre attentisme et votre laxisme, vous instituez la prime à la casse !