Hervé MaritonVous parlez de confiance, monsieur le Premier ministre. Il faut, pour cela, proposer un cap et donner du sens. Il faut prendre des mesures de long terme et avoir le courage de prendre des mesures structurelles. Qu'en est-il ? Vous nous parlez retraite. Il n'y a pas de réforme structurelle, mais une désindexation. Vous nous parlez fonction publique. Il n'y a pas de réforme structurelle, mais des recrutements et la désindexation. S'agissant des prestations sociales, vous ne nous parlez ni de réformes structurelles ni de responsabilité, mais encore de désindexation.
Concernant la protection sociale, seule la mystérieuse modernisation de la politique familiale apparaît comme étant votre victime obsessionnelle ! Pour ce qui est du chômage, sur la commande des intermittents du spectacle, Mme Filippetti, ce matin, a battu retraite sur une rare réforme structurelle proposée ces dernières semaines. Monsieur le Premier ministre, vous esquivez, vous vivez d'expédients. La désindexation est peut-être nécessaire, mais elle ne fait pas une politique.
Vous demandez un effort aux Français, faut-il encore qu'il ait un sens, qu'il serve à quelque chose ! Vous risquez de gaspiller cet effort. Alors, monsieur le Premier ministre, dites la vérité aux Français !