Arnaud Montebourg, ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique. Monsieur le député, je voudrais vous rassurer : notre politique industrielle vise, comme celle de tous les États du monde, à accroître notre base industrielle, à augmenter notre puissance économique dans le monde et à nous armer dans la mondialisation. C'est la raison pour laquelle nous accueillons de nombreux investissements étrangers en France. Nous sommes la première destination d'investissements américains en Europe.
Je voudrais d'ailleurs saluer General Electric qui, dans cette affaire, a été très correct, et les remercier de l'intérêt qu'ils portent à la France. Si l'allemand Siemens emploie 8 000 personnes sur notre territoire, General Electric en fait travailler 11 000.
Nous l'avons dit, avec le Président de la République, aux deux dirigeants intéressés par Alstom, lorsqu'ils ont été reçus à l'Élysée : nous préférons nouer des alliances plutôt que vendre par pièces détachées un fleuron industriel du secteur de l'énergie, secteur fondamental et stratégique. Je ne pense pas seulement au nucléaire, mais aussi aux énergies renouvelables, à la fabrication de turbines, aux transports car le transport représente l'avenir. Pour toutes ces raisons, nous leur souhaitons la bienvenue en France.
En revanche, nous souhaitons que soient nouées des alliances car notre économie, nos entreprises, ne sont pas des proies, mais des entités puissantes capables d'affronter avec des alliés dans le monde, le monde tel qu'il est.
Voilà, monsieur le député, la politique industrielle du Gouvernement.