William DumasMa question s'adresse à Mme la ministre du logement et de l'égalité des territoires.
Pays à la démographie dynamique, la France a pris ces vingt dernières années un retard considérable en matière de construction. C'est ce retard que nous tentons aujourd'hui de rattraper pour résoudre une crise du logement qui, après l'emploi, est devenue l'un des principaux sujets de préoccupation de nos concitoyens.
Madame la ministre, la semaine dernière, vous avez réuni le Conseil national de l'habitat : l'occasion pour vous de faire un point sur la situation et d'engager de nouvelles initiatives. L'analyse est connue : les difficultés économiques et réglementaires ont limité les mises en chantier à 330 000 l'an passé. Les initiatives, elles, portent la marque de la détermination et d'un volontarisme que nous saluons.
Vous avez annoncé deux grandes priorités qui sont liées l'une à l'autre. Premièrement, accélérer la construction de logements avec notamment l'annonce avant l'été de cinquante mesures de simplification et la mobilisation du foncier public. Deuxièmement, améliorer le pouvoir d'achat par la baisse des charges liées au logement.
Ces deux dimensions sont essentielles, elles touchent le cœur du quotidien des Français. Depuis dix ans, l'explosion des prix de l'immobilier et des charges qui y sont liées sont insupportables et pèsent sur le budget des ménages, notamment les plus jeunes et les précaires.
Madame la ministre, vous avez ainsi raison d'affirmer votre volonté de « développer l'offre de logements pour encourager la baisse des prix et redonner un souffle au secteur de la construction et de la rénovation ». Pouvez-vous détailler à la représentation nationale le sens et les objectifs de l'ambitieuse feuille de route présentée la semaine passée ?