Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur. Je vous remercie pour votre question, monsieur le député. Je n'en ai pas entendu la fin, mais j'en ai compris le sens ! Vous m'interrogez sur la fusion entre l'Alsace et la Lorraine et sur l'esprit de la réforme territoriale annoncée par le Président de la République et par le Premier ministre. Je voudrais vous répondre avec précision.
Tout d'abord, vous évoquez la perspective de la fusion des deux départements du Rhin avec la région Alsace. Comme vous le savez, ce sujet a donné lieu dans votre région à un référendum. Certes, le taux d'abstention fut important, au-delà de 60 %, mais les résultats sont nets : cette perspective a été rejetée par 55 % des électeurs alsaciens. J'en conclus que la solution que vous privilégiez n'est pas souhaitée par les électeurs du territoire que vous représentez.
Ensuite, je comprends de votre question que vous souhaitez qu'il n'y ait aucune incompatibilité entre l'identité de l'Alsace, qui est une réalité ancrée dans l'histoire, et son avenir. Or, si nous faisons cette réforme qui intéresse les Français parce qu'ils veulent des régions fortes, monsieur le député, c'est précisément pour donner à ces régions inscrites dans l'histoire une puissance économique et un avenir.